L’habitude des bêtes : Lise Tremblay

Titre : L’habitude des bêtes

Auteur : Lise Tremblay
Édition : Delcourt (22/08/2018)
Édition Originale :
Traducteur :

Résumé :
« J’avais été heureux, comblé et odieux. En vieillissant, je m’en suis rendu compte, mais il était trop tard. Je n’avais pas su être bon. La bonté m’est venue après, je ne peux pas dire quand exactement. »

C’est le jour sans doute où un vieil Indien lui a confié ce chiot, Dan. Lorsque Benoît Lévesque est rentré à Montréal ce jour-là, il a fermé pour de bon la porte de son grand appartement vide. Ce n’était pas un endroit pour Dan, alors Benoît est allé s’installer dans son chalet du Saguenay, au cœur du parc national.

Mais quand vient un nouvel automne, le fragile équilibre est rompu. Parce que Dan se fait vieux et qu’il est malade. Et parce qu’on a aperçu des loups sur le territoire des chasseurs. Leur présence menaçante réveille de vieilles querelles entre les clans, et la tension monte au village…

Au-delà des rivalités, c’est à la nature, aux cycles de la vie et de la mort, et à leur propre destinée que devront faire face les personnages tellement humains de ce roman au décor grandiose.

Critique :
Voilà un roman qui fait comme une petite bulle de calme entre deux lectures, un petit roman qui se lit trop vite, où à peine après avoir fait connaissance des personnages, on les quitte déjà car 124 pages, ça fait comme une grosse nouvelle (ou un petit roman).

Pourtant, dans ces 124 pages, il y a des choses qui nous sont habituelles, comme ces chasseurs qui deviennent un peu fous avant la chasse, comme ce petit village où tout se sait, où tout se murmure, où même après 20 ans, vous n’êtes toujours pas d’ici…

Et surtout ce qui est vieux comme le monde : un homme qui fait sa loi et qui intimide tellement les autres que tout le monde s’écrase et la ferme, de peur des représailles.

Non, ce type n’a pas une mèche blonde peroxydée… Mais si on mettait ce potentat local à la tête du pays, m’est avis qu’il se comporterait comme le rustre qui a élu résidence à la White House.

Dans ces montagnes, tout va moins vite qu’à la ville, on prend le temps de vivre, de se laisser aller et notre ancien dentiste, Benoît Lévesque, qui vivait à 200 à l’heure avant, a trouvé agréable de regarder le temps d’écouler sans courir derrière lui.

Le moment le plus pénible de ma lecture fut pour l’agonie du chien de Benoît car je ne sais que trop bien ce que c’est de voir son vieux compagnon dépérir, n’être plus l’ombre que de lui-même alors qu’il fut l’ombre de votre ombre.

J’ai perdu mon chien il y a 8 ans et dernièrement, ce fut la grande chienne de chez mes parents qui était, elle aussi, toujours dans mes pas. Heureusement, l’auteure n’a pas trop épilogué sur la fin du chien, ce qui m’a évité les chutes du Niagara.

La souffrance et le vide ressentit par Benoît, je l’ai ressenti aussi dans mon être car je sais que l’on peut s’attacher un peu trop à nos bêtes.

De plus, pour Benoît, ce chien l’avait changé, avait fait de lui un autre homme, un homme plus attaché aux autres, alors qu’avant, il se fichait des autres, autant de sa femme que de sa fille, qui en a souffert et en souffre encore.

Dans ce roman, on dirait qu’il ne passe pas grand-chose, pourtant, de manière sous-jacente, l’auteure nous invite à la réflexion sur ce Monde qui va trop vite, sur ces gens qui ne vivent plus selon le rythme des saisons, qui ne vivent que pour le superficiel, sur ceux qui pensent que tout leur est dû et qu’ils doivent être les seuls prédateurs dans ces montagnes, quitte pour cela à faire souffrir les loups.

Non, il ne se passe pas grand-chose dans ce petit roman, si ce n’est la vie qui passe et des portraits à la serpe des habitants de ce village perdu et qui ont l’accent du Québec.

Un roman qui fiche tout de même un sacré petit coup de blues à la fin de sa lecture, surtout qu’on a l’impression qu’il y avait encore tant à dire, tant à apprendre d’eux.

Un roman trop vite terminé…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

Publicités

La Louve et la croix : S. Andrew Swann

Titre : La Louve et la croix

Auteur : S. Andrew Swann
Édition : Milady (2010)

Résumé :
1220. Au cœur des sombres forêts des Carpates, frère Semyon von Kassel, chevalier de l’ordre de l’Hôpital Sainte-Marie-des-Allemands de Jérusalem, court comme s’il avait le diable aux trousses. Une bête monstrueuse, mi-homme mi-loup, a décimé ses compagnons.

Grâce à lui, l’Église va en faire une arme à son service : les chevaliers Teutoniques recueillent et dressent clandestinement ces terrifiantes créatures pour terroriser les païens.

Or l’un de ces loups-garous, une fille nommée Lilly, réussit à s’échapper et trouve refuge auprès d’un jeune paysan qui fera tout pour la protéger des Templiers. mais aussi d’elle-même.

Car la sauvagerie du meurtre est la seule vie que Lilly ait jamais connue et si le jeune homme ne parvient pas à percer les ténèbres de son âme, il sera sa prochaine victime.

Critique :
Ce roman a une histoire : il avait fait partie des tous premiers livres que j’avais ajouté à ma wish-list lors de mon inscription sur Babelio, en mars 2012. C’est vous dire si je désirais ardemment le lire !

N’arrivant jamais à mettre la main dessus, j’avais fini par l’enlever de cette liste « pense-bête » jusqu’au jour où je lui suis tombée sur le paletot, dans la plus grande librairie de plein-pied du monde !

Entre l’achat en juillet 2015 (le ticket était toujours dedans), et sa lecture, il s’est passé du temps aussi… La faute à un HAL dantesque.

Mais maintenant que je l’avais extrait de ma biblio, on allait voir ce qu’on allait voir ! J’allais ENFIN le lire ! Les mains un peu moites car une si grande attente débouche parfois sur des désillusions…

Surtout lorsqu’il est question de loups-garou…

Bon, ce ne sera pas le chef-d’œuvre de la littérature fantasy, il est bourré de défauts, il n’a pas la profondeur d’un « L’Heure du loup », il frôle même parfois le gnangnan ou la praline, mais dans l’ensemble, si on ne fait pas la difficile, ça passe.

Ça est même bien passé puisqu’après avoir lu les 100 premières un jour, j’ai englouti les 378 le lendemain soir. Ne pas être en forme a du bon, niveau bouffage de pages.

Après un début tonitruant (non, ce n’est pas le petit nom d’un mafiosi), on se calme un peu lorsque Lilly, la louve-garoute (on dit loup-garou ?) rousse qui vient de s’évader se retrouve à poil devant le pauvre Udolf, 18 ans, un bras en moins, mais du cœur à revendre.

Nous sommes dans une région de la Prusia, en 1230, et quasi toute la région est sous la botte des Chevaliers Teutoniques et du très Saint Empire Germanique.

Ceci n’est pas divulgâcher la chose que de vous dire que l’histoire d’amour entre Lilly et Udolf est téléphonée et qu’on l’a voit venir de tellement loin qu’on se demande comment eux-mêmes ne s’en sont pas rendu compte plus vite. Y’a pas que ça que j’avais compris bien avant Udolf, moi.

Niveau écriture, on n’entrera pas à l’Académie, elle est d’un niveau accessible pour tous et toutes, sans poésie, sans belles tournures de phrases et le dictionnaire n’est pas nécessaire à la compréhension des mots alignés pour faire des phrases.

Les seuls qu’on a du mal à comprendre, ce sont les titres allemands des chevaliers Teutons ou autres chefs de fief ou comté. Là, on sent que l’auteur a potassé son « Petit chevalier sans peine ».

Les personnages auraient mérités un peu plus de profondeur et un peu moins de dichotomie parce qu’ici, les Bons sont très gentils et les Méchants sont très méchants, carrément méchants, jamais contents ♫

Quant à Lilly, la loup-garou (l’Académie pourrait-elle me dire si on le féminise ou pas ?), elle a tout pour affoler le compteur Geiger spécial Mary-Sue ! Wiki étant mon ami, je t’ai mie le lien, cher lecteur, chère lectrice (l(écriture inclusive aux chiottes !), au cas où tu serais fatigué à l’idée de devoir taper le mot dans ta Sidebar de Google  !

Donc, chers amis lecteurs et trices, vous l’aurez compris, le roman ne brille pas par son originalité, ni par ses personnages principaux, ses méchants ou ses envahisseurs.

La seule chose que je soulignerai, c’est le tacle de l’auteur vis-à-vis d’une certaine Église Chrétienne et sa propension à vouloir convertir tout le monde de force, dans le sang et les tripes, surtout les païens qui croyaient en plusieurs dieux.

L’auteur montre bien à un certain moment que les chrétiens convertis doivent toujours en faire plus pour prouver qu’ils sont bien chrétiens. C’est à la limite si on ne leur demande pas de se faire plus chrétien que le pape ou plus catholique que le Bon Dieu lui-même !

Quoiqu’ils fassent, ce n’est jamais assez, et s’ils se montrent trop zélés et arrivent au niveau de l’envahisseur, ça risque aussi de se retourner contre eux car l’Homme n’aime pas que ceux qu’ils pensent plus bas qu’eux se hissent à leur niveau.

Un peu comme on fait avec d’autres, que ce soit niveau religieux ou de l’intégration d’autres cultures. On leur demande des efforts et s’ils tendent à nous égaler, alors, ça ne va plus.

Un roman de fantasy qui aurait être plus profond, plus travaillé, avec un scénario moins éculé, moins téléphoné. Un roman qui, si on n’est pas trop regardant, peut vous faire passer quelques heures bienheureuses, dans une époque reculée où je n’aurais pas aimé vivre.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le challenge US (2017-2018) chez Noctembule, Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°6 – Ligue des rouquins – Un des personnages principaux est roux) et le Challenge Totem (Loup-Garou) chez Lili Galipette.

Une nuit éternelle : David S. Khara [Critique – Défi CannibElphique]

Titre : Une nuit éternelle

Auteur : David S. Khara
Édition : Fleuve Editions (13/11/2014)

Résumé :
Barry Donovan, policier new yorkais, résout désormais ses enquêtes en équipe avec Werner von Lowinsky, un vampire aux méthodes particulières peu appréciées.

Ainsi lorsqu’un crime barbare est commis à l’encontre d’un pasteur noir et de son fils, Barry demande à son ami de rester en dehors de l’enquête, car seul un monstre de l’espèce de Werner peut être à l’origine de ce type de meurtres.

Critique :
— Bonsoir, monsieur le vampire, que vous me semblez beau et élégant… Je serais tentée par le fait que vous me fassiez la conversation, mais voyez-vous, je crains pour mon joli cou fragile… Entre nous, je vous déconseillerais fortement de vous abreuver de mon sang qui doit charrier mille produits mauvais pour la santé ou autres insecticides dû à l’ingestion d’une nourriture que l’on m’a vantée comme bonne pour ma santé…

— Rassurez-vous, chère Belette, mon créateur m’a doté d’autres attributs et a fait en sorte que je ne ressemble pas aux vampires des vos livres : je ne dors pas dans un cercueil, le crucifix m’est égal et, désolé pour les midinettes, mais je ne suis pas prêt de tomber amoureux d’une mortelle !

Proposer un autre regard sur la condition de vampire, David Khara n’est ni le premier, ni le dernier à le faire, mais, contrairement à une certaine mode qui fait des vampires des êtres choupis et kawaï, lui nous propose une créature cultivée, avec une part d’ombre et ne devant pas s’abreuver sans cesse d’hémoglobine.

Et si un certain vampire Edward (pas celui aux mains d’argent) aimait une Bêla (on dit Bella ?), notre créature de la nuit, lui, s’est lié d’amitié avec un homme, un flic, et de ce binôme improbable va naître une fantastique enquête qui va les mener aux confins des portes de l’enfer, au propre comme au figuré.

David Khara possède un style d’écriture bien à lui et cette première lecture d’un de ses romans me laisse augurer encore quelques heures de plaisir livresque en poursuivant la découverte de tout ses romans.

Il y a de l’humour, du sérieux, du fantastique, des mythes et des légendes qui se croisent et se mêlent avec la réalité, augmenté de quelques récits dignes des plus grandes sagas, qu’elles soient réelles ou inventées.

Les personnages et l’histoire auraient pu bénéficier de quelques pages de plus afin que le plaisir dure plus longtemps, mais je ne dois pas me plaindre car en un peu plus de 300 pages, l’auteur arrive donner une densité énorme à ses personnages, un comme si nous les connaissions déjà, hors ce n’était pas mon cas.

Et bien oui, si au lieu de commencer – imbécile que je suis – par le tome 2, j’avais démarré par le tome 1, ces personnages seraient vraiment devenu des vieilles connaissances.

Pas de bol, suite à mon erreur lamentable, tout suspense me sera refusé lorsque j’ouvrirai le premier tome, puisque maintenant je sais tout du traitre qui arpentait les pages dans « Les Vestiges de l’Aube ».

L’humour de l’auteur parsème les pages avec quelques petites saillies dans les dialogues, quelques réparties pas piquées des vers, ainsi que ces private joke envers quelques membres de la Ligue de l’Imaginaire : Bauwen en prend pour son grade, on aura aussi la bijouterie Loevenbruck’s et la ville imaginaire de Chatham.

Sans révolutionner le genre vampirique ou le roman fantastique, sans en chambouler les codes mais en les revisitant, on peut tout de même convenir que Khara nous offre là un petit roman bourré d’adrénaline, d’humour, de fantastique et de réalisme, avec des personnages que l’on apprécierait retrouver dans d’autres aventures (appel du pied) tant ils m’ont conquise.

Le Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) , Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

Pourquoi je l’ai choisi (par Stelphique) :

J’avais beaucoup aimé le premier tome, parce que avant, tout je l’ai trouvé original, donc à sa sortie en poche, dès le premier jour, j’ai couru en librairie, mais bon, on le sait maintenant, c’est la PAL qui a un super pouvoir et nous vampirise à sa façon…Cette LC avec ma binomette adorée était la plus que bienvenue!!!

Synopsis :

Barry Donovan, policier new yorkais, résout désormais ses enquêtes en équipe avec Werner von Lowinsky, un vampire aux méthodes particulières peu appréciées. Ainsi lorsqu’un crime barbare est commis à l’encontre d’un pasteur noir et de son fils, Barry demande à son ami de rester en dehors de l’enquête, car seul un monstre de l’espèce de Werner peut être à l’origine de ce type de meurtres.

Ce que j’ai ressenti :… Une nuit sang pour sang amitié….

Un duo que j’adore retrouver ! Cette amitié qui va au delà du réel et des conventions: mon cœur devient guimauve… Mais pas le temps de s’attendrir dans ce nouveau roman de David Khara car les meurtres sordides frappent encore New-York et que les mystères s’épaississent quand le fantastique s’en mêle…

Toujours en alternant les points de vues de Barry et Werner, on ressent en deux temps, une vision panoramique sous l’œil de faucon et une sensation plus urgente dans les actions, les causes et conséquences de cette résolution…

Un Coeur n’a pas besoin de battre pour saigner. Le mien saigne depuis un siècle et demi.

Un vampire qui se repend avec un flic qui culpabilise, ça fait beaucoup d’émotions qui bouillonnent, mais les voir s’entraider, chacun à leur échelle, cela donne un joli cocktail d’aventures et j’ai adoré où ils m’ont menée : rien de moins que la légende des Templiers et une jolie virée dans le passé de Werner, tout en résolvant une affaire plutôt corsée aux rituels étranges…

J’aime à voyager dans le temps, et avec un personnage aussi charismatique et érudit que Werner, le voyage est d’autant plus palpitant…

Je ne crois pas au bonheur comme état permanent. Tout au plus pouvons-nous prétendre à des instants de joie. À nous de les saisir, de les goûter et les savourer, sous peine de voir les affres incontournables de l’existence nous entraîner inexorablement vers le cynisme et la désespérance.

Au vu du quatuor qui clôt ce roman je peux vous dire que j’ai très envie de voir une suite arriver !!! J’ai été charmée par ce libraire, féru de légendes moyenâgeuses, et la jeune médecin, dépassée par les péripéties en cours…

Je vois bien là, une saga prometteuse parce que cet auteur a su créer des personnages attachants, mais aussi, une veine de thrillers entre rétro et modernisme qui s’entrechoquent, tout en y mettant une foison d’émotions… Forcement, qu’on en redemande !!!!

La peine ne se hiérarchise pas.

Si jamais le cœur vous en dit, et que vous voulez que votre sang ne fasse qu’un tour en lisant ce policier fantastique, je vous recommande chaudement cette lecture!

J’aurai mis le monde à feu et à sang pour partager Ne fût-ce qu’une seconde avec elle.

Petit plus : Clairement, lire ce roman en Lecture Commune avec ma binomette, c’est un moment de complicité et d’amitié à l’image de ces deux personnages, et ça c’est juste extraordinaire !

Quand je vous le dis, que mon cœur devient guimauve… Je souhaiterai une vie éternelle de lecture commune, nourries de cafés, de cornes de gazelles et de fous rires… Merci à ma Belette pour ces échanges: tu es la meilleure des coéquipières de lecture ! ❤

(PS : mais de rien, le plaisir est partagé – Cannibal)

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Fables – Tome 11 – Le bon prince : Bill Willingham & Mark Buckingham

fables-tome-11

Titre : Fables – Tome 11 – Le bon prince

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham – Aaron Alexovich
Édition : Vertigo Classiques

Résumé :
Les batailles opposant les forces de l’Adversaire aux Fables retranchés dans le monde des Communs s’intensifient. Dorénavant, la suite des évènements repose sur le modeste concierge Gobe-Mouche, jadis grand Prince des Fables.

Frappé d’amnésie il y a des siècles, il se lance aujourd’hui dans une nouvelle épreuve, de celles qui le mèneront des terres maudites de l’ennemi au cœur même de son Royaume.

album-page-large-22041Critique :
Bufkin, le singe volant, celui qui classe tous les livres a fait une sacrée gaffe en faisant tomber l’armure du chevalier parjure.

Grosse gaffe puisque nos fables doivent fermer le bureau des affaires courantes, les pièces de l’armure étant remplie de magie pure.

Voilà encore un tome que j’ai dévoré à pleines dents car il met en avant un autre personnage que j’apprécie beaucoup : Gobe-Mouche, ou Ambrose de son vrai nom.

L’auteur aimant nous réserver des surprises, c’en fut une de taille de voir notre nettoyeur préféré, le Mouche qui avait l’air un peu niais, être un Prince et de le voir accomplir la mission que Lance lui a confié.

Une tâche d’une ampleur importante, ou moult dangers l’attendent, mais n’écoutant que son courage et sa gentillesse, notre Mouche va être plus qu’un caillou dans l’engrenage de l’Empereur.

— Et toi, Gobe-Mouche ? Quels crimes commis dans ton ancienne vie avais-tu besoin de te faire pardonner dans la nouvelle ? De quels forfaits l’amnistie t’a-t-elle blanchi ? … Ne dis rien, vieux. La question était purement rhétorique. Je connais déjà la réponse. […] En fait, tu es le seul Fable de ma connaissance qui n’avait rien à se faire pardonner, à étouffer ou à dissimuler. Tu étais pur, bon et innocent quand tu as débarqué chez nous. C’est pour ça que je ne t’apprendrai jamais à faire couler le sang… même si c’est nécessaire ou mérité. […] Comment pouvais-tu t’imaginer que j’allais pervertir le seul Fable honnête parmi nous… le seul que j’ai toujours admiré sans réserve ?

Mon coup de gueule sera pour le dessinateur Aaron Alexovitch qui dans l’épisode 64 « Interlude » nous offre des personnages horribles à tel point que je ne reconnaissais pas Rose, Boy Blue et les louveteaux !!

Hormis ces horribles dessins, tout le reste est conforme à ce que j’ai depuis le départ : un scénario extra, des personnages que l’on découvre un peu plus chaque fois, la résistance qui se met en place, des vieilles connaissances qu’on aurait mieux aimé ne pas revoir et de la stratégie militaire qui vous fait gagner des batailles sans verser le sang.

Rien à dire, cette série, c’est de la balle !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Totem » par Liligalipette (Loups) et le RAT a Week, le marathon de l’épouvante Édition 2016 chez Chroniques Littéraires (228 pages).

Enregistrer

Fables – Tome 10 – Les fils de l’empire : Bill Willingham & Mark Buckingham

fables_tome_10-les_fils_de_l_empire_

Titre : Fables – Tome 10 – Les fils de l’empire

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateurs : Middleton Joshua – Inaki Miranda – Mark Buckingham – Allred Mikael

Édition : Panini France (2010) / Vertigo Classiques (2013)

Résumé :
Les Fables, exilés dans le monde des Communs, viennent de porter un coup fatal à l’Adversaire en détruisant l’un des plus précieux trésors de l’Empire. Pendant que le chef des Royaumes panse ses plaies et retrouve des forces, les citoyens de Fableville profitent du bref moment d’accalmie que leur accorde cette victoire.

Mais chacun sait que la trêve ne durera pas. La tempête couve déjà, et les vents eux-mêmes devront choisir leur camp.

12042_t10Critique :
Comment détruire Fableville et en même temps le monde des Communs (des humains) ? Pas de soucis, la Reine des Neiges a un plan encore plus diabolique que de chanter « Libérée, délivrée » durant 365 jours, 24h sur 24, volume à fond…

Quoi ? Mais quel pourrait être ce plan encore plus inhumain que ce truc que même à Guantánamo ils n’osent pas faire, tant c’est horrible ??

Oh, juste la broutille des Quatre Fléaux : la pestilence, le feu, l’hiver non stop et la famine. On a échappé au pire !

Voilà un tome qui ne fait pas beaucoup avancer le Schmilblic mais qui repose un peu le lecteur fortement éprouvé par les tomes précédents.

Tandis que cette salope de Reine des Neiges expose son plan pour nous exterminer jusqu’au dernier, c’est Noël à Fableville et nous avons droit à quelques scènes de vie courante chez Blanche Neige et Bigby et leur six louveteaux.

Alors qu’on sourit et qu’on se dit que là, on va se la couler douce, le scénariste – le fourbe – nous sort de notre torpeur bienveillante pour nous emmener, nous et toute la famille du Grand Méchant Loup, chez son père, Mr North, vent du Nord de son état et que Bigby, son rejeton, déteste au plus haut point.

Une fois de plus je n’ai pas vu le temps passer ! Même si l’histoire ne progresse guère, on apprend d’autres faits sur nos Fables et on est toujours étonné de ce que l’on découvre, souvent à l’opposé de ce que l’on imaginait.

Le seul bémol sera pour les dessins de Michael Allred dont le trait est fort simpliste, même si Bigby est plus beau sous son trait que celui qui nous le dessine avec les lèvres rentrées.

Par contre, son Pinocchio, j’ai failli ne pas le reconnaître tant il était différent de l’habituel !

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Totem » par Liligalipette (Loups) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Lone Ranger

Fables – Tome 9 – Les Loups : Bill Willingham & Mark Buckingham

les_loups_fables_tome_9

Titre : Fables – Tome 9 – Les Loups

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham – Jim fern – Shawn McManus

Édition : Panini France (2010)

Résumé :
La communauté des Fables, installée en secret parmi nous, a été frappée de plein fouet par l’Adversaire, son ennemi de longue date.

Mais l’heure de la vengeance a sonné. Dernier bastion à résister, Fableville entend bien rester libre et en faire voir de toutes les couleurs au conquérant assoiffé de pouvoir.

Cependant, le seul capable de mener à bien le plan de représailles a pris la clé des champs, et même si l’agent chargé de le retrouver réussit sa mission, il aura du mal à le convaincre de revenir. Sauf si le retour de Bigby Wolf s’assortit d’un bonus…

11614_t9Critique :
♫ Qui craint le grand méchant loup ♪
C’est p’têt’ vous, c’n’est pas nous ♪

Non, c’est sûrement pas Mowgli qui a peur de Bigby Wolf, le Grand Méchant Loup de Fableville qui a décidé de disparaître de la surface de la terre.

En véritable petit Sherlock Holmes, notre beau Mowgli va remonter sa piste jusqu’en Russie, où elle s’arrête, discuter avec des loups, se battre avec leur Alpha et arriver enfin à une bonne déduction au sujet de l’endroit où se trouve Bigby !

Là, je suis contente de revoir un peu plus mes deux préférés que sont Blanche-Neige et Bigby !

Ce tome met notre Loup à l’honneur avec une mission, qui, si vous l’acceptez, consistera à infiltrer les anciens Royaumes pour tenter de mettre l’Adversaire à mal. Mission phallique puisque notre loup devra grimper le long du Haricot magique de Jack…

Une fois de plus j’ai aimé les ambiances, les dialogues, les situations, les personnages qui évoluent, qu’on prend plaisir à revoir, à découvrir sous un autre jour ou à faire plus ample connaissance.

Par contre, je me dis qu’à la Ferme les habitants manquent de logique : ils ont interdit à Bigby d’y mettre les pieds, normal vous me direz, c’est le Méchant Loup, mais se trouvait déjà, à la Ferme des Fables, la panthère Bagheera et le tigre Shere-Khan et maintenant, les 6 rejetons de Blanche, des louveteaux et pire, monsieur North, le papa de Bigby !

Oui, Bigby, tu es en droit de te poser des questions sur la logique de tes semblables. Mais que veux-tu, tu es victime de leur peurs primales et ancestrales et toi, tu n’as pas le droit de mettre une patte à la Ferme alors que tu n’en mangerais aucun.

En plus d’avoir passé un excellent moment avec la piste de Mowgli (mdr), la mission d’infiltration de Bigby et la surprise finale, j’ai eu aussi bien du plaisir avec la mission de Cendrillon.

Allez, vivement la suite pour voir si le plan pour contrer l’Adversaire va fonctionner…

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Elementary

 

 

Fables – Tome 8 – Les mille et une nuits (et jours) : Bill Willingham & Mark Buckingham

fables-tome-8-les-mille-et-une-nuits-et-jours

Titre : Fables – Tome 8 – Les mille et une nuits (et jours)

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham, Lan Medina & Jim Fern

Édition : Panini Comics (2009) / Vertigo Classiques (2013)

Résumé :
Maintenant qu’ils connaissent la véritable identité de l’Adversaire, les Fables fourbissent leurs armes pour défendre leur bastion dans le monde des Communs et cherchent à forger de nouvelles alliances avec les Royaumes jusque-là épargnés par l’ennemi.

Mais l’arrivée à Fableville d’une délégation venue d’Arabie démontre à quel point la formation d’une coalition peut s’avérer délicate – surtout quand l’un des deux camps dissimule des armes de destruction magique !

9782365772129_p_6Critique :
Exit mes personnages préférés que sont Le Grand méchant Loup Bigby et Blanche, qui est un peu en retrait…

Même si on a droit à sa présence avec ses 6 rejetons tout poilus sous la surveillance de tante Rose !

Par contre, cet album est l’occasion pour nous découvrir deux sexy baby en les personne de Mowgli et de Sinbad…

Oups, pardon, je me laisse aller !

Je disais donc que ce huitième tome était aussi l’occasion pour nous et les habitants de Fableville de découvrir d’autres Fables, en provenance direct d’Orient.

En effet, la précédente mission de Mowgli, touriste perpétuel, consistait à faire venir une délégation des Fables des terres arabes afin de créer une sorte d’alliance.

Et là, je me pose quelques questions… La délégation arabe est représentée de manière fort caricaturale avec son harem, ses esclaves et sa manie de traiter les Fables de New-York de chiens d’infidèles, de pouilleux ou autres mots doux…

Non, je ne nierai pas que certains dignitaires contemporains se déplaçent avec ce que nous appellerons des esclaves modernes, on n’a rien inventé dans la fiction, la réalité la dépassera toujours.

Certes, on a le côté burlesque d’un Yusuf, bras droit de Sinbad, qui essaie de parler anglais et qui utilise les mauvais mots, on aussi une belle preuve de l’incurie du nouveau Maire, le Prince Charmant, mais même si Sinbad évolue, ça reste malgré tout une caricature assez exagérée.

Maintenant, l’auteur a-t-il caricaturé ce qu’il pense être la manière de vivre des gens du Moyen-Orient ou bien est-ce juste la caricature des personnages de Fables puisque ceux que nous avons en face de nous n’existent que dans les contes !

Je pencherais pour la représentation des personnages fictifs des fables et non d’une grossière représentation des gens existant réellement, même si ce genre d’hurluberlus esclavagistes existent bel et bien (mais ne sont pas la majorité, heureusement).

Malgré ce petit côté caricatural, je reste sur une très bonne impression de cet album, les dessins de Lan Medina étant sublimes tandis que ceux de Jim Fern pour la dernière partie (la balade de Rodney et June) sont fort simplistes avec peu de nuances dans les couleurs des arrières-plans.

Ce tome 8 nous réserve encore quelques belles surprises niveau traitrise et Frau Totenkinder joue un rôle central dans leur lute contre un ennemi introduit sournoisement avec les émissaires des Fables d’Arabie.

Et puis, l’introduction des nouveaux Fables est bien réalisée, on les juge, on les découvre sous un autre jour, on les apprécie, et l’avenir nous dira si nous avons bien fait ou pas, parce que ce n’est pas le premier Fable à qui je donnerais le bon Dieu sans confession et qui est un traitre fini.

D’autres évoluent dans le bon sens, comme Rose-Rouge et Boy Blue qui sont plus matures et plus courageux qu’on aurait pu le croire au départ, quand au Prince Charmant, il est pareil à lui même et à voulu être maire à la place du Roi Cole juste pour lui ravir son titre, son joujou, comme il fait avec les femmes… Après, il se rend compte qu’il n’est pas fait pour le poste.

Vivement les prochains tomes que je les dévore à pleines dents !!

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Eagle+flag

Fables – Tome 7 – Les royaumes : Bill Willingham & Mark Buckingham

fables-tome-7

Titre : Fables – Tome 7 – Les royaumes

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham & David Hahn

Édition : Panini France (2008)

Résumé :
Après avoir repoussé la première incursion de l’Adversaire dans leur communauté, les habitants de Fableville fourbissent leurs armes, conscients que la guerre est imminente.

Mais l’un d’eux fait cavalier seul et s’aventure dans les anciens Royaumes, au cœur même du territoire ennemi, où il découvre enfin la véritable identité de l’Adversaire.

9782809406740-14026-large-fables-tome-7-les-royaumesCritique :
Deux histoires s’entremêlent dans ce tome 7 : celle de Jack, parti pour Hollywood et l’incursion de Boy Blue dans les territoires possédés par l’Adversaire.

S’il y a bien une chose que j’apprécie aussi dans cette série, en plus des scénarios maitrisés et des personnages bien travaillés, c’est qu’ils ne restent pas figés !

Lorsque je voyais Boy Blue, je le voyais en pleutre, en couard, juste bon à jouer de la trompette… Il m’avait déjà étonné dans « Le dernier bastion », mais ici, il m’a troué le cul !

Son incursion dans les territoires conquis par l’Adversaire est tout simplement époustouflante, héroïque et au final, c’est lui qui découvre l’identité de l’Adversaire.

— J’ai du mal à croire que tu étais un valeureux guerrier avant notre rencontre à Fableville. Et tous les exploits que tu as accomplis pour arriver jusqu’ici… La vache, mec ! Tu es un méga-super-héros !

Un grand pas en avant, donc, dans ce septième tome : nous avons l’identité de celui qui fit la guerre aux Fables, nous savons comment tout à commencé, qui sont ses complices et nous savons aussi qui est l’Empereur.

L’autre personnage mis à l’honneur dans ce tome, c’est Jack, qui a quitté Fableville pour monter à Hollywood et accéder à plus de puissance.

Si certains de mes favoris sont un petit peu mis en retrait (Blanche, Rose Rouge, Bigby) c’est pour mieux faire avancer les autres personnages qui restaient dans l’ombre jusqu’à présent.

Franchement, l’auteur a du mérite d’arriver à nous présenter tout un panel de personnages, de les faire évoluer en bien ou en mal, de nous les présenter sous un jour et puis de nous étonner en nous les montrant sous un autre éclairage, tout en préservant leur essence même, à savoir leur comportement propre, leurs tics, leurs manies…

Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Elementary

Fables – Tome 6 – Cruelles saisons : Bill Willingham & Mark Buckingham

cruelles_saisons_fables_tome_6

Titre : Fables – Tome 6 – Cruelles saisons

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham & Tony Akins

Édition : Panini France (2008)

Résumé :
Il était une fois…

Après avoir réussit à gagner la Bataille sans éveiller les soupçons des Communs, les Fables se consacrent à la réparation des dégâts, tout en interrogeant l’agent de l’Adversaire et en suivant de près l’accouchement de Blanche Neige.

Tandis que Bigby Wolf, le père des enfants à naître, rend visite à un vieil ami avec lequel il évoque une guerre ancienne et meurtrière, et que le maire de Fableville prend conscience de la dure réalité de ses fonctions, Blanche Neige donne naissance dans la douleur… et la surprise…

Petit Plus : « Fables – Cruelles Saisons » regroupe les épisodes 22 et 28-33 de la légendaire série Vertigo de Bill willingham, illustré par Mark Buckingham, Steve Leialoha, Tony Akins et Jimmy Palmiotti.

fables-tome-6_-plancheCritique :
Chouette, mon Bigby préféré est mis à l’honneur avec une partie de sa vie durant la Seconde Guerre Mondiale, derrière les lignes ennemies, infiltrant l’ennemi SS dans son château !

Et si nous avions perdu, dans les tomes précédents, les annexes avec des informations sur les personnages des contes, nous aurons juste après la fin de la mission de Bigby, quelques notes explicatives sur cette histoire et les libertés prises par l’auteur.

Ensuite, retour dans le présent avec Blanche qui accouche, les élections qui ont lieu et des morts mystérieuses qui donneront lieu à une révélation coup de poing.

Une fois de plus, le scénario et l’univers des Fables sont maitrisés, soignés, remplis de mystères de suspense et de tous les codes qui régissent la vie des Fables à Fableville ou à la Ferme.

Pas le temps de se faire les ongles durant la lecture, les dialogues s’enchainent, pas ou peu de temps mort, de l’humour, des intrigues, des Fables qui se font tuer, d’autres qui mettent les voiles et un nouveau maire qui a promis un peu trop vite que demain, on balancerait des sorts gratis.

Et puis, que de changements dans cet album avec la prise des nouvelles fonctions de la Belle et la Bête qui se rendent compte que le cadeau était empoisonné et que le boulot de Blanche était plus que laborieux (celui de Bigby aussi), mais elle avait eu le temps d’acquérir de l’expérience, elle.

Au final, c’est un tome assez triste car il y a des changements radicaux dans l’univers des Fables et à Fableville et on se doute que rien ne sera plus comme avant…

Pour résumer cette série, je dirais que ses intrigues sont complexes, bien maitrisées, bien menées, que les rebondissements sont présents, pas à toutes les pages mais qu’ils ont l’art de vous surprendre et de relancer l’affaire de plus belle.

Les personnages sont attachants, terriblement humains même en étant immortels, car nos travers se retrouvent chez eux aussi. De plus, ils ne sont pas figés, ils évoluent, on pourrait en aimer un et le découvrir en beau salaud et en détester un autre et voir que tout compte fait, il est fréquentable.

L’ambiance est sombre, loin des licornes ou des Petits Poneys qui bouffent des arcs-en-ciel pour chier des papillons…

Je poursuis donc ma route avec ces contes revisités pour mon plus grand plaisir !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys coucher soleil

Fables – Tome 5 – La marche des soldats de bois : Bill Willingham & Mark Buckingham

la_marche_des_soldats_de_bois_fables_tome_5

Titre : Fables – Tome 5 – La marche des soldats de bois

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham & Tony Akins

Édition : Panini France (2008)

Résumé :
Depuis des siècles, les Fables surveillent les portails entre notre monde et leurs royaumes magiques perdus, à l’affût du moindre signe d’invasion.

Alors qu’ils sont toujours plus divisés en cette période électorale, l’Adversaire envoie ses troupes à la conquête de Fableville. Une opération militaire est en cours, dont l’objectif est la destruction totale de la ville et de ses citoyens.

Après une longue période de tranquillité, les Fables vont de nouveau être confrontés aux dures épreuves de la guerre. Pour affronter les Soldats de Bois, ils devront mettre de côté leurs divergences et unir leurs forces.

Petit Plus : « Fables – La Marche des Soldats de Bois » regroupe les épisodes 23 à 27 de la légendaire série VERTIGO signée Bill Willingham et Mark Buckingham.

9782365770996_p_3Critique :
Je me disais bien que la bouche des trois M.I.B avait un air de famille avec un Fable bien connu ! Bon sang, mais c’est bien sûr !

L’Adversaire ne recule devant aucun sacrifice pour envahir Fableville et c’est toute son armée de soldats de bois qu’il envoie au casse-pipe…

Enfin, on pourrait croire que nos Fables vont gagner, mais le combat est rude, acharné, difficile et violent.

Nos personnages préférés vont en prendre un coup, certains vont même morfler grave et dire que personne n’avait voulu écouter Jack quand il les avait prévenue de la présence d’homme en bois à New-York.

Les dialogues font mouche une fois de plus, on découvre certains autres personnages de Fableville qu’on n’avait pas encore mis sous le feu des projecteurs et la personne qui était traitre a été démasquée. Une belle révélation dans ce cas-ci aussi.

J’ai aimé les bordures autour des pages, la mise en scène, la mise en page, les retournements de situations, Blanche qui perd les eaux et la petite histoire de Cendrillon libertine.

Assurément, un excellent tome une fois de plus et un suspense toujours insoutenable pour savoir QUI est l’adversaire. Bien que, j’aie ma petite idée, maintenant… et si j’ai vu juste, c’est tout simplement un truc de malade !

Notre shérif poilu Bigby va encore devoir se démener pour aider ses semblables !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys