Agatha Christie – Tome 9 – L’Affaire Protheroe : Norma et William Maury

Titre : Agatha Christie – Tome 9 – L’Affaire Protheroe

Scénariste : Norma et Agatha Christie
Dessinateur : William Maury

Édition : Proust Éditions (2005)

Résumé :
Meurtre au presbytère ! Le Pasteur à déjà sa petite idée sur l’identité du meurtrier du colonel.

Au fil de l’enquête, le portrait du militaire se dessine : un être odieux qui ne comptait que des ennemis…

À l’heure du thé, les langues se délient. Miss Marple entre en scène pour dénouer les fils de l’intrigue.

Critique :
Comme je n’ai lu qu’un seul Miss Marple de ma vie (alors que j’ai lu tous les Hercule Poirot), je ne connaissais pas du tout cette histoire, si ce n’est son adaptation dans « Les petits meurtres d’Agatha Christie » où Protheroe était un salopard de chez salopard à tel point qu’on aurait aimé le tuer nous-même.

Il me fut difficile d’entrer dans cette version tant celle de la télé était toujours ancrée dans mon crâne. Notamment la solution du meurtre…

Alors oui, j’ai été troublée dans un premier temps par le fait que l’assassiné, le colonel Protheroe, ne soit pas montré avant son assassinat comme le salopard qu’il était, même si ensuite, les personnages avoueront qu’il était un homme détestable, mais sans jamais trop appuyer sur le fait.

Les décors étaient so british au possible : un petit village, des commères, des bigotes, des querelles de voisinage, un manoir somptueux, bref, toute la vie d’un petit village dans les années 30. Sans oublier les préjugés avec un vieux colonel qui pense que miss Marple, étant vieille fille, sera impressionnée par la police… Bonjour les clichés, mon colon !

Non, non miss Marple, au port de tête royal, sorte de reine Elizabeth II du crime, est loin d’être une vieille mamie rabougrie qui serait impressionnée par la police. Que du contraire, même.

Dommage que l’album mette plus en scène le pasteur que notre détective en jupes. Pour une enquête de miss Marple, elle n’est pas la reine de cette bédé.

Les dessins des personnages étaient bien réalisés, par contre, les couleurs étaient fort sombres lorsqu’il fallait illustrer la fin de soirée et là, il était plus difficile de restituer les visages, sauf à se concentrer. Heureusement, il y en avait peu.

Malheureusement, en 48 pages, il n’est pas possible de développer plus et la conclusion de l’intrigue arrive fort vite, presque comme un cheveu dans la soupe, sans que le lecteur ait eu le temps de rassembler tous les indices. Ah mince alors, on arrive déjà à la fin et il faut conclure.

Une adaptation qui est trop courte et ne permet pas de développer tout le génie d’Agatha Christie, tout les pièges mis en place pour les lecteurs et de ce fait, la résolution tombe rapidement puisque nous arrivons au bout du quota de pages.

Protheroe était plus marqué « salopard que l’on a envie de flinguer » dans l’adaptation télé française que dans cette bédé où son caractère de chien reste suggéré par des témoins, mais sans plus. Il me faudrait vérifier comment l’auteure le présentait dans son roman (que je n’ai pas lu, je rappelle) ainsi que pour comprendre ce qu’il a manqué aussi dans l’enquête.

Malgré tout, l’adaptation n’est pas mauvaise et donne envie de se tourner vers le roman pour combler les lacunes dues au nombre de pages imposées.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°283], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°36], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 48 pages), et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Blake et Mortimer – Tome 24 – Le testament de William S. : Yves Sente et André Juillard (Edgar P. Jacobs)

Titre : Blake et Mortimer – Tome 24 – Le testament de William S.

Scénariste : Yves Sente
Dessinateur : André Juillard

Édition : Blake et Mortimer (2016)

Résumé :
Nos héros les plus british mènent l’enquête sur le plus british des dramaturges : William Shakespeare of course ! Mais qui est-il vraiment ?

Entre l’Angleterre et l’Italie, Philip Mortimer et Elizabeth, la fille de Sarah Summertown, résolvent des énigmes plus ardues les unes que les autres.

Entre-temps, Francis Blake enquête sur une bande organisée de Hyde Park. Une course contre la montre et des révélations en série : un très grand Blake et Mortimer signé Yves Sente et André Juillard !

Critique :
Être ou ne pas être, telle est la question… L’autre grosse question concerne la paternité des textes de William Shakespeare.

Est-ce bien lui qui les a écrit ou était-ce un autre ? Comment ce petit campagnard a-t-il pu avoir accès à la culture nécessaire pour écrire toutes ses œuvres ? Mystère !

Cet album portant sur Shakespeare va tenter de résoudre cette énigme au plus vite car le chrono tourne et le délai de 100 ans touche à sa fin.

Le chrono tourne peut-être, mais nos amis n’ont pas l’air d’être speedés plus que ça. Ils auraient plutôt tendance à appliquer le Keep Calm et à rester zen en toutes circonstances…

C’est bien, mais pour le lecteur, l’impression de course contre la montre est loupée, le tout manque de dynamisme, c’est mou, fort mou et pour donner un peu d’action, on ajoute des agressions dans le parc et un évitement d’accident avec un camion. Mouais, peu mieux faire, non ?

Autre problème : la présence d’Olrik ! Nom de Zeus, on ne pouvait pas le laisser à la niche, celui-là ?? Il est en prison mais ce méchant éternel et increvable arrive encore à tirer les ficelles et franchement, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase car il ne sert à rien, il n’apporte rien à l’histoire qui aurait pu se suffire à elle-même sans lui mais avec des nouveaux méchants, comme ceux qui se trouvent déjà dans le récit.

En plus de ne pas servir à grand-chose (si ce n’est nous montrer sa tronche), au niveau de ses expressions, elles sont fades, notamment celle où il est en colère… Tout en retenu, sa colère, on est loin de celles de Joe Dalton.

Les grandes perdantes de cet album sont les femmes. Où sont les femmes ? (comme le chantait si bien Patrick Juvet). Oui, elles sont présentes, mais pas vraiment mises en valeur comme elles auraient pu l’être (même si, à l’époque où est sensé se dérouler l’action, elles n’avaient pas vraiment de visibilité).

L’érudite en Shakespeare se tord la cheville, se déchirant un ligament à Hyde Park et hop, on remplace la vioque de 50 ans par sa fille qui ne servira pas à grand-chose non plus, si ce n’est à accompagner Mortimer dans son enquête.

Oui, elle sert juste l’accompagner. J’ai eu l’impression durant ma lecture que le barbu aurait pu se démerder tout seul comme un grand garçon. Ah pardon, j’allais oublier qu’elle lui servira de moteur de recherche sur Shakespeare ! Google avant l’heure ou Siri (au choix).

Les dessins sont toujours en lignes claires, comme les anciens dessins de Edgar P. Jacobs et les couleurs sont fort claires, elles manquent de peps (je me plaignais dernièrement des couleurs trop criardes de « L’inconnue de Tower Bridge).

À propos de Tower Bridge, il y a un bel anachronisme dans le récit : on voit Tower Bridge, dont le début de la construction date du 21 juin 1886 (et dure 8 ans) pour illustrer le récit qu’un personnage fait de la Grande puanteur de Londres de juillet 1858. Oups.

L’autre chose qui m’ennuie toujours dans les récits, ce sont les méchants qui arrivent à s’introduire partout et à écouter aux portes ou derrière des panneaux amovibles. C’est d’un lassant ! Nos amis racontent tout et les autres écoutent, tranquillement. Vieux comme le monde et trop souvent usité.

Anybref, cet album a tout de même des bons côtés : l’explication du pourquoi du comment William Shake, petit provincial sans culture, a réussi à écrire des pièces aussi brillantes, des textes aussi éclairés. Ne connaissant rien de l’histoire du dramaturge, je ne saurais me prononcer quand à la pertinence des explications présentées, mais vu ainsi, elles me plaisent bien.

L’enquête a l’air assez compliquée, lorsqu’on lit les énigmes, mais nos protagonistes arrivent toujours à tout trouver et ce, assez facilement.

Hélas, le récit manque de dynamisme et peut-être d’un chrono au-dessus de certaines cases afin de mieux illustrer le temps qui passe et l’échéance qui se rapproche afin de ne pas donner cette impression de fausse tranquillité.

Un album qui aurait pu être beaucoup mieux avec plus de rythme, plus de femmes fortes avec un vrai rôle et pas celui d’accompagnatrices. Un album où Blake est fort en retrait puisque c’est Mortimer qui a le beau rôle, où les méchants sont discrets comme un coup de poing dans la gueule (on les repère de suite dans les cases) et manquent de charisme.

Bref, pas le meilleur album, mais pas le pire non plus… À lire sans prise de tête.

PS : notons au passage un petit hommage au capitaine Haddock (qui lui au moins avec de la verve, des colères monumentales et plus qu’une seule expression sur le visage, bref, moins raide que nos Blake & Mortimer).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°282], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°35], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 64 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Golden Dogs – Tome 2 – Orwood : Stephen Desberg et Griffo

Titre : Golden Dogs – Tome 2 – Orwood

Scénariste : Stephen Desberg
Dessinateur : Griffo

Édition : Le Lombard (22/05/2014)

Résumé :
Ils étaient quatre, deux filles et deux garçons. Voleurs, escrocs, faussaires, ils unirent leurs talents pour devenir ensemble les plus célèbres voleurs de Londres.

Critique :
♫ Caramels, bonbons et chocolats ♪ Voilà ce que pourrait chanter Fanny à Orwood qui leur a fait de belles paroles, paroles et encore des paroles, qu’il a semé au vent car leur association de malfaiteurs n’a pas fait long feu.

Après quelques coups de maîtres magnifiques, des vols audacieux et rempli d’intelligence, nos Golden Dogs n’ont pas réussi à tenir autant que l’autre bande, les Blackbirds et bardaf, ce fut l’embardée.

Ils étaient exceptionnels, mais ça n’a duré que le temps que durent les roses et je m’attendais à continuer dans la montée en puissance de nos Dogs, pas à ce qu’ils chutent aussi vite.

Les dessins sont toujours très agréables pour les yeux, les couleurs sont toujours bien attribuées selon les ambiances et là où le bât blesse un peu, c’est que ce deuxième tome consacré à Orwood ne nous en apprend pas beaucoup sur lui et c’est Fanny que nous allons suivre dans ses tribulations après le démantèlement de la bande par le juge Aaron.

Lario, le castrat et Lucrèce sont sous représentés dans cet album et c’est bien dommage car ce sont deux personnages sur lesquels j’aimerais en savoir plus.

Suivre Fanny était intéressant, elle s’est révélée être une parfaite détective et une vraie business woman, mais je n’ai guère appris de choses dans ce tome sur les personnages principaux, si ce n’est que Orwood n’a pas tenu toutes ses promesses (du moins, vu comment le récit nous est présenté).

Dans cet album on nous parle toujours d’un traître à la bande (et ce, depuis la première case du premier album) mais jusqu’à présent, nous restons sur notre faim.

Comme sur l’épaisseur des personnages puisque les auteurs nous livrent des bribes d’informations tellement maigres que je trépigne d’impatience d’en apprendre plus, croisant les doigts qu’il soit bien prévu au programme des deux derniers albums que l’on nous dévoile un peu leur passé, sinon, je resterai sur ma faim.

En ce qui concerne les parties de jambes en l’air, là, tout le monde est rassasié ! Mais dans cette bédé, ce qui m’intéresse, ce sont des infos sur les personnages, pas sur leurs fesses !

Un deuxième tome pas tout à fait à la hauteur du premier, fort creux dans sa seconde partie et ça casse le rythme. Gageons que dans le suivant, tout cela remonte un peu et que nous en apprenions un peu plus sur les Golden Dogs.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°280], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°33], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages), et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Basil et Victoria – Tome 2 – Jack : Edith Grattery et Yann

Titre : Basil et Victoria – Tome 2 – Jack

Scénariste : Yann
Dessinateur : Edith Grattery

Édition : Les Humanoïdes Associés (1992/2003)

Résumé :
Basil et Victoria font partie de ces milliers de gamins livrés à eux-mêmes, entre vente de rats et menus larcins, avec pour seule demeure les docks des quais. Aidé par Cromwell, leur fidèle molosse, ils arpentent ainsi White Chapel pour trouver de quoi se nourrir.

Critique :
Les crimes de Whitechapel vu de l’intérieur (si je puis me permettre pareille expression scabreuse), ça pouvait être intéressant puisque d’habitude, nous sommes du côté de la police ou d’un enquêteur.

Avec Basil & Victoria, nous sommes dans les taudis, dans les pensions pour indigents, remplie de crasses, de bestioles et de misère humaine, nous fréquentons les bouges infâmes, croisons des prostituées, des pédophiles,…

Bref, cette bédé nous montre l’autre côté de Londres, sa face cachée, son côté obscur, loin des cartes postales sépia ou noir et blanc de l’époque.

Les dessins de cette bédé ne sont toujours pas ma tasse de thé, mais ils ont ça de bien qu’ils rendent honneur à la misère des taudis de Whitechapel. Les couleurs dans des tons gris ou sépias rendent les ambiances glauques encore plus.

Nos deux jeunes ont agrandi leur bande en prenant Sāti avec eux (Tome 1) et Kangourou fait son entrée aussi. C’est un gamin Noir débrouillard qui gagne sa vie en faisant des numéros dans un cabaret.

Victoria pète une nouvelle fois les plombs et comme dans le tome 1 et toujours avec un malheureux chien… Elle a beau regretter ensuite son geste, le mal était fait. Déjà qu’elle avait envoyé leur chien Cromwell à la mort dans le tome 1 (ouf, sauvé ensuite par Sāti).

Au final, Basil est bien plus « gentil » qu’elle, bien que nos garnements ne soient pas tout blancs ou tout noir, dans l’histoire, mais Victoria est celle qui est la plus expéditive quand elle a une crise de jalousie.

Ce qui est expédié aussi, c’est le dénouement… À force de s’amuser dans les rues de Whitechapel, on ne se rend pas compte qu’on arrive au bout de son quota de pages et hop, on envoie le final en quelques cases.

Déjà que nous avions une resucée du bon vieux complot royal qui ne tient pas la route une seconde car des bâtards royaux, ça n’a pas de quoi faire trembler une monarchie puisqu’ils sont sans droits.

Que l’on étouffe le scandale du 19, Cleveland Street où des messieurs allaient jouer avec des jeunes garçons et où l’héritier de la couronne aimait aller tremper son biscuit, je le conçois car ce genre de relations n’étaient pas bien vues du tout (même entre deux hommes majeurs, c’était super mal vu à l’époque), mais pas pour un bâtard.

En ce qui concerne les descriptifs de la condition humaine miséreuse, cette bédé se pose et en impose, mais pour le scénario de Jack, là, elle s’est égarée dans la pire théorie possible et la plus risible.

Puisque le scénariste a pris énormément de libertés avec la réalité de 1888, autant proposer une autre théorie que celle qui est éculée de chez éculée et qui, si elle fonctionnait à l’époque dans le film « Meurtre par décret », on sait que maintenant elle n’a aucune raison d’être et est pure fantasmagorie.

Bref, je vais l’oublier, ce tome (ou alors, je m’en souviendrai pour les erreurs !).

Ajoutons les horribles erreurs ou les libertés prises avec l’Histoire :

  • 3 shillings pour dormir dans un dortoir commun ? Fort cher, impossible pour les indigents de trouver une pareille somme. Un pain coûtait 4 pences et il fallait 6 pences pour se faire une prostituée (certains parlent de 2 pences). À 3 shillings la chambrée en asile de nuit, elles auraient du faire des passes toute la sainte journée pour réunir une telle somme ! Dans « Le peuple de l’abyme » de Jack London, voilà ce qui est dit pour les loyers des chambres (pour une famille complète) : Lorsque l’on sait que de telles chambres se louent de trois à six shillings par semaine, il faut bien admettre qu’un locataire, chaudement recommandé, peut avoir une petite place sur le plancher pour, mettons, huit pence à un shilling. Jack London donne le prix du lit du soir à l’asile : […] que je mis six pence de côté pour mon lit du soir. » Ou encore « Tenez, voilà six pence, et vous trouverez un lit. »
  • Le nom de Jack The Ripper n’a pas été donné dès le premier meurtre du 31 août 1888. C’est seulement le 27 septembre 1888 qu’une lettre arrive à l’agence de presse « Central News Agency » et était signée « Yours truly Jack the Ripper » autrement dit : « Votre dévoué Jack L’Éventreur ».
  • 1 shilling et 10 pences pour une gazette ? Mazette ! Imprimée sur des feuilles d’or, sans aucun doute.
  • On n’a pas offert 10.000£ pour la capture de Jack après le premier meurtre du 31 août 1888 ! Il mourrait tellement de prostituées, à cette époque, que le crime de Mary Anne Nichols n’a été commenté qu’en raison de la violence de son mode opératoire.
  • Une gamine pauvre des rues qui offre une guinée pour un renseignement, ça fait cher, non ?? Et offrir directement 3£ à un vieil indigent pour qu’il dévore votre rivale, pour une gamine des rues, c’est toujours une fortune !
  • Les chiens limiers n’ont pas été utilisés après le premier crime non plus, mais plus tard, dont après le meurtre de Mary Jane Kelly.
  • Ce n’est pas non plus après l’assassinat d’Annie Chapman (8 septembre 1888) que l’Éventreur se vantera d’avoir mangé la moitié d’un rein, mais c’est dans la lettre « From Hell », envoyée le 16 octobre (« Monsieur, je vous envoie une moitié du rein que j’ai pris à une femme que j’ai gardée pour vous l’autre, je l’ai frite et mangée c’était très bon »).
  • Nos 5 prostituées dans la bédé sont bien en chair, ce qui va à l’encontre de leur mode de vie d’indigentes qui ne mangent pas à leur faim tous les jours et qui boivent et qui reboivent…
  • On ressort le vieux complot royal qui ne tient pas la route une seule seconde. J’aurais apprécié avoir du neuf sous le soleil.
  • Jack London dit encore, à propos des prostituées : Des femmes flétries par la maladie et la boisson n’arrivaient même pas, dans leur décrépitude pourrissante, à obtenir deux pence pour le commerce de leurs charmes passés.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°279], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°31], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 48 pages), et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Golden Dogs – Tome 1 – Fanny : Stephen Desberg et Griffo

Titre : Golden Dogs – Tome 1 – Fanny

Scénariste : Stephen Desberg
Dessinateur : Griffo

Édition : Le Lombard (24/01/2014)

Résumé :
Ils étaient quatre, deux filles et deux garçons. Voleurs, escrocs, faussaires, ils unirent leurs talents pour devenir ensemble les plus célèbres voleurs de Londres.

Critique :
Londres et ses bas-fonds… Si je n’y descends pas régulièrement durant le Mois Anglais (et durant l’année), il me manque quelque chose.

Non pas que j’apprécie voir la misère humaine mais les bas-fonds sont le pendant de cette société londonienne que l’on disait riche et puissante. Pas pour tout le monde.

Dans cet album qui se déroule peu après 1820, je vais m’accoquiner avec une bande de quatre malfrats, les Golden Dogs.

D’entrée de jeu, le ton est donné avec le tabassage en règle d’un pauvre bougre qui a voler de quoi nourrir sa famille qui crève la dalle. Le juge Aaron estimant que la richesse est un don de Dieu, il n’admet pas qu’un pauvre se serve dans les futures richesses dévolues à la haute.

Le graphisme de Griffo m’a bien plu, sans mauvais jeu de mots, j’apprécie sa griffe. Les couleurs oscillent entre des tons gris ou des plus chaleureux, selon les ambiances.

Clairement, ce n’est pas une bédé pour les petits enfants ! On a du sang, des meurtres, des assassinats, du sperme, des prostituées (dont Fanny à 5 pennies parce qu’elle est une déesse – ne me demandez pas ce qu’elle est capable de faire), de la violence, des pendus, des truands, des voleurs, bref, le genre de monde que l’on ne dédaigne pas côtoyer dans la littérature mais pas en réalité.

Si le scénario ne manque pas d’action et d’ambition, l’intrigue reste néanmoins assez simple mais s’avère efficace et ce premier tome fait passer un moment de lecture fort agréable.

Par contre, nos quatre mousquetaires de la cambriole – version intelligente et rusée – manquent un peu de profondeur et sont esquissés un peu trop rapidement, même Fanny, qui pourtant est l’héroïne de l’album.

James Orwood, le meneur, le cerveau, est le plus mystérieux de tous, tout en étant beau comme un démon. Entre nous, avec moins de scène de sexe, on aurait pu en profiter pour les habiller et les étoffer au lieu de les foutre à poil pour baiser.

On apprend quelques détails de leur passé, mais leur caractère, ce qu’ils sont vraiment, reste encore mystérieux dans ce premier album. En espérant qu’ils soient développés dans les suivants.

Pas de cliffhanger sur le final de ce premier album, mais j’ai apprécié ma lecture et j’ai envie de lire la suite pour voir où nos cocos vont nous entraîner, quels seront leurs prochains vols audacieux et comment tout le monde va évoluer.

PS : c’est pour demain matin, la surprise pour les petits enfants !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°277], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°29], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Le gardien des ténèbres : Rodolphe et Isaac Wens

Titre : Le gardien des ténèbres

Scénariste : Rodolphe
Dessinateur : Isaac Wens

Édition : Glénat Grafica (30/05/2007)

Résumé :
Le mystérieux carnet rouge à l’écriture toujours étrange possède des fragments écrits par une autre main en grec ancien. Ils font allusion à Charles Darwin et à sa visite à Monham.

London est approché par l’inquiétant Ptah qui souhaite acquérir le carnet, offre qu’il refuse.

Sur les traces de Brewser, ancien secrétaire de Darwin, Mort London apprend qu’il dirige un cirque ambulant sous le nom de Docteur Ward. Alors qu’il obtient de Ward le nom de Monham, la belle Victoria est chargée par Bram Stoker de séduire PTAH qui l’entraîne de nuit au Bristish Museum…

Un ultime épisode qui conclut avec éclat cette remarquable trilogie flirtant agréablement avec les romans gothiques des grands auteurs britanniques.

Critique :
Cette bédé fait suite à la série « London », même si pour autant il n’est pas noté que c’est le tome 3…

Ici Londres ! Fin XIXe siècle. Mortimer London (Mort) est entré en possession d’un étrange carnet rouge dont il ne comprend pas un traître mot.

Bram Stoker, qui lui donne un coup de main, peut juste lui dire que l’ami qui a tenté de le déchiffrer a juste réussi à lire du grec ancien et la signature de son auteur : Charles Darwin himself !

À travers le court récit qui explique la visite que fit un jour Charles Darwin à un inconnu, on comprend facilement que ça l’a marqué, ébranlé, qu’il a failli remettre en question ses théories.

Une fois de plus, les auteurs surfent sur l’élément fantastique sans vraiment le faire apparaître car rien du visage de la personne rencontrée par Darwin ne sera montré. Vu les commentaires de Mort qui vit la photo et les tableaux, on se doute que ce n’est pas joli joli à voir et qu’il aurait sa place dans la foire aux monstres.

Mais avant d’arriver à ce point final, Mort va enquêter, se faire cambrioler, se faire agresser, mais aussi se faire aider de la belle Victoria. Fil après fil, il va dénouer cet écheveau sans jamais que le lecteur ne sache vraiment qui sont ces autres créatures qui ont arpenté la Terre du temps des premiers Hommes…

Je pestai dans mon coin car j’aurais aimé voir, savoir ce à quoi j’avais affaire comme créature, supprimant d’office les vampires (puisqu’ils ne sont, en principe, pas horrible à regarder) et éliminant Néandertal puisqu’il n’est pas capable de vivre plus de 300 ans (et ne possède pas non plus une peau de serpent).

Jusqu’à ce que j’arrive à la fin, je pensais que je resterai sur ma fin… Mais l’ultime indice viendra de Victoria, partie en Amérique s’occuper d’un jeune garçon. Le tête du gamin, plus sont prénom peu courant m’ont sauté aux yeux et j’ai compris. Si besoin est, le nom de famille est lui aussi divulgué, sans compter l’indice flagrant dans la couverture, que j’ai remarqué ensuite.

Un récit bourré de mystère, de suspense, des graphismes agréables à regarder avec des couleurs qui ajoutent une ambiance gothique à cette bédé.

Anybref, sans révolutionner le genre, cette saga se laisse lire et la conclusion, même si elle laisse bien des portes ouvertes et qu’elle ne montre pas la tête du « monstre », donne tout de même de gros indices tout en mettant à l’honneur deux monuments de la littérature fantastique.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°275], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°25], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 62 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Les enquêtes du commissaire Raffini – Tome 11 – L’inconnue de Tower Bridge : Rodolphe et Christian Maucler

Titre : Les enquêtes du commissaire Raffini – Tome 11 – L’inconnue de Tower Bridge

Scénariste : Rodolphe
Dessinateur : Christian Maucler

Édition : Tartamudo (2014)

Résumé :
Avec ce nouvel album, L’Inconnue de Tower Bridge , le commissaire Raffini fait sa première incursion hors de l’hexagone. Scotland Yard vient en effet de récupérer le cadavre d’une jeune femme bloquée contre les piles du Tower Bridge.

L’examen des vêtements laisse entendre qu’il pourrait s’agir d’une Française. Aussi, la collaboration de la police française est-elle souhaitée.

Le commissaire divisionnaire, qui sait que Raffini ne parle pas un traître mot de la langue de Shakespeare et déteste cordialement tout ce qui est thé à 5 heures, conduite à gauche et autres comportements et pratiques grotesques, le choisit aussitôt pour la mission.

Ainsi démarre cette enquête qu’en son for intérieur Raffini a rebaptisé  »Raffini chez ces Foutus Rosbeefs » !

Complété par un cahier de 19 pages « Le dossier Raffini », reprenant l’histoire du commissaire Raffini et de l’ensemble des albums.

Critique :
On a retrouvé le corps noyé d’une femme contre un des piliers de Tower Bridge.

Les deux hommes en croient pas à un suicide puisque les suicidés n’ont jamais l’idée de s’enrouler dans un sac qu’ils ficèleraient après.

Comme la victime est française, on envoie un enquêteur français, of course et c’est le commissaire Raffini qui s’y colle.

Mes premières impressions n’ont pas été les meilleures à cause des couleurs de l’album qui ont tendance à faire mal aux yeux. Elles sont criardes, dans des tons rougeâtres et ne mettaient pas les dessins en valeur du tout.

Heureusement que les bâtiments de Londres sont bien exécutés et que leurs couleurs ne tirent pas dans les tons rouges-jaunes comme ailleurs. Grâce à eux, j’ai pu reposer mes yeux de temps en temps avant de me reprendre un flash de couleurs horribles.

L’inspecteur Mc Gregor (Scotland Yard) qui enquêtera aux côtés de Raffini est assez stéréotypé et aurait eu sa place dans Astérix chez les Bretons, sans aucun doute. La couleur rousse de ses cheveux et de sa moustache n’a pas aidé aux repos des yeux, ni à faire ressortir son visage des murs rouges.

C’est aussi un autre reproche que je ferai à cette bédé : les visages sont parfois peu marqués et ne ressortent pas des décors, comme s’ils se fondaient dedans. Il faut plisser les yeux pour distinguer les expressions et bon sang, à force, c’est le rencart chez l’ophtalmo qu’il va me falloir. Par contre, dans d’autres cases, les visages étaient bien marqués et ressortaient des décors ambiants.

Du côté du scénario, c’est assez bien ficelé, plusieurs pistes se dégagent de l’inconnue de Tower Bridge et pour son identité, les enquêteurs ne savent plus à quel saint se vouer. Là, les auteurs marquent un bon point.

L’avantage de la bédé, c’est qu’elle se déroule dans les années 50 et donc, pas d’informatique pour aider nos limiers, on fait tout à l’ancienne. L’absence de smartphone, c’est une chose que j’apprécie toujours dans une enquête.

Par contre, ensuite, tout va très vite dans la résolution de l’affaire et ça tombe à plat car c’est un tuyau anonyme qui va envoyer nos poulets sur le lieu de rendez-vous pas très catholique et s’ils trouvent le coupable de cette affaire, ce ne sera pas grâce à leur perspicacité mais plutôt grâce à ce coup de fil.

Bardaf, fin de l’épisode alors qu’il reste encore plein de pages… Celles-ci sont consacrées au commissaire Raffini, ses différentes enquêtes, qui il est, des esquisses de l’album et un petit gag (19 pages !!).

Sincèrement, j’ai l’impression de m’être faite gruger avec cette bédé, aussi bien point de vue des couleurs criardes, que certaines esquisses des visages qui se fondaient dans le décor, sans oublier des erreurs de proportions et de perspectives qui parsèment l’histoire.

Le scénario, qui partait d’un bon pied avec des fausses pistes et du mystère, tombe totalement à plat dans sa résolution qui tient plus du hasard (un coup de fil qui change une vie) que d’une investigation. Tout s’enchaîne un peu trop rapidement à tel point que nos deux enquêteurs donnent l’impression qu’ils sont bousculés et ne s’attendaient pas à un tel dénouement.

Anybref, on va l’oublier très vite, cette bédé, sauf pour mes yeux qui en pleurent toujours.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°272], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°22], et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 46 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

London – Tome 02 – Le carnet volé : Rodolphe et Isaac Wens

Titre : London – Tome 02 – Le carnet volé

Scénariste : Rodolphe
Dessinateur : Isaac Wens

Édition : Glénat – Grafica (2005)

Résumé :
Etre le majordome d’un aristocrate anglais se révèle plus passionnant que prévu pour Mort London. Il partage son temps à travailler et à combler les désirs érotiques de l’épouse délaissée de son patron.

Parallèlement, il découvre de mystérieux secrets qui entourent la famille Trelawny. Il n’est pas le seul puisque Scotland Yard et Sir Charles s’y intéressent de près également. Et notamment à propos d’un certain Sir Arthur, frère jumeau de Sir Charles, dont la mort a été annoncée quatre années auparavant, lors d’un combat en Afrique

Mais qui peut bien alors habiter cette pièce glauque que Mort découvre ?

Les énigmes dont regorge le manoir ne peuvent laisser indifférent, surtout lorsque Londres tremble sous la menace d’un meurtrier, digne héritier des méthodes de Jack l’éventreur !

Critique :
Dans ce deuxième tome, l’enquête progresse à grand pas, nos deux détectives en herbe trouve ce qui se cachait derrière la fenêtre fantôme.

De l’autre côté, nous suivons les tribulations de deux hommes patibulaires à la recherche d’un carnet volé par une prostituée nomme MJK et qui se fit assassiner le 9 novembre 1888…

Par contre, j’ai hurlé en découvrant le tarif demandé par la belle rousse : 12 shillings ?? Quand on sait qu’une £ sterling vaut 20 shillings et que les prostituées, du temps de Jack The Ripper (et même avant) ne touchait que quelques pences…

Les graphismes ne sont toujours pas ma tasse de thé, mais ils collent toujours bien à l’ambiance sombre et glauque de cette bédé. Attention, pas glauque dans le mauvais sens du terme, juste dans le bon.

Les auteurs ne nous font pas mariner durant plusieurs albums et dans ce deuxième tome, tout s’accélère, les histoires du premier tome qui semblaient sans rapports l’une avec l’autre se rejoignent et on a une belle vue d’ensemble de toute l’affaire.

Une fois de plus, le suspense est maîtrisé, pas de temps mort, des cadavres semés dans un parc et un tueur en cavale qui semble avoir pris la direction des marais où il fait super pour chasser le canard mais aussi pour y paumer son cheval, embourbé…

Ça sent bon le bourbier de Grimpen et le chien des Baskerville ! Et si vous aviez des doutes, une flèche indique le village de Harkeville…

Tous les mystères ne sont pas levés dans ce deuxième volume, mais j’ai appris qu’il en existait un troisième, bien que ne portant pas ce même titre de la série et je vais me mettre en quête afin de connaître tout le fin mot de l’histoire avec le carnet rouge et ses drôles de notes.

Quoiqu’il arrive, on peut aussi stopper l’aventure ici. Tout ce qui a trait à L’Éventreur est clos. Mais on peut poursuivre l’aventure avec « Le gardien des ténèbres » qui met en scène les mêmes protagonistes…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°271], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°21], et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 48 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Les traqueurs – Tome 3 – La dernière chasse : David Muñoz et Tirso

Titre : Les traqueurs – Tome 3 – La dernière chasse

Scénariste : David Muñoz
Dessinateur : Tirso

Édition : Glénat (21/08/2019)

Résumé :
On ne contrôle pas impunément l’arme des dieux… Le Cerbère des dieux a été capturée et rapportée en Angleterre. Grâce au pouvoir de Mara, qui le contrôle, le roi souhaite en faire son arme suprême pour mettre un terme à la guerre qui l’oppose aux hollandais.

Mais aveuglé par sa soif de conquête, il ne compte pas en rester là et projette même d’envoyer d’autres traqueurs capturer toujours plus de créatures. Mais il ignore qu’on ne contrôle pas impunément l’arme des dieux…

Critique :
♫ Gare au gorille ♫ Ou plutôt, gare à la bête, au cerbère des dieux qui vient d’arriver à Londres.

Nous sommes en 1666 et lorsque j’ai vu cette date sur la case, j’ai eu un flash et me suis demandée si les auteurs allaient nous donner une nouvelle interprétation de ce qu’il se passa à Londres à cette date.

La couverture est en elle-même un sacré indice ! D’ailleurs, j’ai envie de chanter du Johnny ♫ Allumer le feu ♪

Minute culturelle : j’ai appris dernièrement que Paris aurait eu plus de mal à finir comme Londres en 1666 grâce au plâtre dont était recouvert ses murs.

Les dés sont jetés, les acteurs doivent assumer leur choix et asseoir leur position, quel qu’en soit le prix à payer. Le roi d’Angleterre veut asservir l’Europe (no brexit) et ça coince un peu dans la gorge des anglais que la bête soit commandée par une femme.

Le seul homme qui peut la commander est considéré comme un traître puisqu’il ne veut pas que le cerbère des dieux servent à des dessins de conquête et d’extermination des ennemis.

Les dessins sont toujours agréables et bien exécutés, la vieille Londres est bein représentée, le côté fantastique passe comme une lettre à la poste et les personnages au pouvoir sont cupides à souhait, ne pensant jamais que la bête pourrait se retourner contre eux.

C’est comme posséder l’arme nucléaire, on oublie trop souvent qu’elle peut nous péter à la gueule et que nous n’avons aucun contrôle, juste une très haute opinion de nous-même, de notre savoir, de nos compétences. Comme nos anglais de 1666…

Il y a du suspense, de la tension dramatique, les ennemis d’hier doivent s’entraider, les amis d’hier se sont séparés, bref, on a rabattu les cartes et le jeu a changé. En possession d’une arme absolue, rien n’est jamais garanti et l’amour exclusif de la patrie n’est jamais une bonne chose.

Jonas prend de l’ampleur dans ce dernier tome, il s’affirme, il n’est plus le jeune gamin du début, sous l’autorité de son oncle. Les personnages ont évolués, montrés leur vrais visages et j’ai apprécié le voyage aux côtés de certains.

J’avais peur que le final ne parte en carabistouilles, mais non, il est logique, bien exécuté et tout se termine dans ce troisième tome, tout en laissant une porte ouverte à de nouvelles aventures…

Une série qui est montée en puissance au fil des tomes, un scénario qui s’est affiné et si j’avais quelques réserves après le premier tome, la suite m’a prouvé le contraire. En un mot, j’ai eu raison de pousser la curiosité à poursuivre la lecture de cette série, qui, contrairement à la saga « L’Or des fous », a progressée vers le beaucoup mieux !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°268], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°17], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages), Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°59]  et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

The London Mystery Club – Tome 1 – Le Loup-garou Hyde Park : Davide Cali et Yannick Robert

Titre : The London Mystery Club – Tome 1 – Loup-garou Hyde Park

Scénariste : Davide Cali
Dessinateur : Yannick Robert

Édition : ABC Melody (15/09/2016)

Résumé :
Quatre collégiens, à la tête d’un blog spécialisé dans les phénomènes étranges et paranormaux, mènent l’enquête.

Pour leur première affaire à résoudre, Kyle, Ashley, Zoey et Tyler vont devoir faire face à d’inquiétants loups-garous qui envahissent Hyde Park… Au fil des indices, cette aventure les mènera dans les endroits les plus mystérieux de Londres!

Une BD passionnante et pleine de suspense pour les apprentis-détectives.

Critique :
Voilà une courte bédé qui fera plaisir aux plus jeunes, sans risquer de leur faire peur car je rassure les plus trouillards : vous ne verrez pas le poil d’un seul loup-garou !

Mais il y a pourtant une épidémie de loups-garous et les gens qui en souffrent le disent dans les journaux. L’un d’eux est même venu trouver Kyle pour qu’il l’aide puisque ce dernier a un blog qui traite du paranormal.

L’enquête est rapide, simpliste aussi, nos jeunes enquêteurs trouvant assez vite le fil de laine qui mène à la résolution de l’énigme.

C’est clairement une bédé jeunesse pour les 8-11 ans, les anciens tels que nous trouverons ça fort simpliste et trop léger.

Rien de compliqué dans ces pages, les lecteurs peuvent même se prêter au jeu de l’enquête avec les personnages, même si nous n’avons qu’à les suivre pour tout comprendre.

Les dessins sont sympas, colorés et les personnages sont agréables à suivre dans leurs pérégrinations. Ils sont jeunes et ont des rêves de gosses, tels que nous avions à leur âge.

Bah, je suis retombée en enfance le temps d’une lecture et je suis quasi sûre qu’elle plaira au public qu’elle vise car le fantastique est toujours attirant.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°267], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages), Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°16]  et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.