La proie – Benny Griessel 06 : Deon Meyer

Titre : La proie – Benny Griessel 06

Auteur : Deon Meyer
Édition : Gallimard Série noire (13/08/2020)
Édition Originale : The Last Hunt (2018)
Traduction : Georges Lory

Résumé :
Au Cap, Benny Griessel et Vaughn Cupido, de la brigade des Hawks, sont confrontés à un crime déconcertant : le corps d’un ancien membre de leurs services, devenu consultant en protection personnelle, a été balancé par une fenêtre du Rovos, le train le plus luxueux du monde.

Le dossier est pourri, rien ne colle et pourtant, en haut lieu, on fait pression sur eux pour qu’ils lâchent l’enquête.

À Bordeaux, Daniel Darret, ancien combattant de la branche militaire de l’ANC, mène une vie modeste et clandestine, hanté par la crainte que son passé ne le rattrape. Vœu pieux : par une belle journée d’août, un ancien camarade vient lui demander de reprendre du service.

La situation déplorable du pays justifie un attentat. Darret, qui cède à contre cœur, est aussitôt embarqué, via Paris et Amsterdam, dans la mission la plus dangereuse qu’on lui ait jamais confiée.

Traqué par les Russes comme par les services secrets sud-africains, il ne lâchera pas sa proie pour autant…

Critique :
Lire un roman Noir, c’est plonger de plein pieds dans une atmosphère particulière et choisir un roman Noir sud africain apportera une ambiance qu’on ne retrouvera nulle part ailleurs.

Chaque « nationalité » de roman noir a sa propre saveur et ce que je trouve chez Deon Meyer, je ne le croiserai jamais dans un roman Noir américain, anglais, ni même russe.

Pas besoin d’avoir lu les précédents romans mettant en scène Benny Griessel, l’auteur nous le présente en quelques mots, son enquête achèvera le portrait que l’on se fait de l’homme et assurément, c’est un enquêteur avec ses fêlures, ses blessures, ses doutes, ses démons et s’il a laissé tomber l’alcool, les tentations sont parfois encore là.

Un meurtre a eu lieu dans un train de luxe, le Rovos. Niveau luxe, il vaut bien l’Orient-Express mais ici, point d’Hercule Poirot, ni de neige bloquant le train : Benny Grisel et son acolyte Vaughn Cupido, tous deux de la brigade des Hawks, vont avoir bien du mal à résoudre cette enquête car il semblerait que des certaines personne ne veulent pas que ce meurtre en soit un…

Bref, on aurait retrouvé le corps de Johnson Johnson (oui, des parents méritent un procès) lardé de douze coups de couteau différents dans le dos que certains déclareraient tout de même un suicide.

Cette enquête de plus de 500 pages ne se concentre pas uniquement sur la mort bizarre du gars dans le train, mais nous entraînera aussi à Bordeaux, auprès de Daniel Darret. Au départ, on ne comprend pas très bien le rapport mais on se laisse porter par l’histoire, par le personnage, sympathique, agréable, avec ses secrets bien enfouis.

Ce ne sera que sur le final que les deux histoires se suivront sans temps mort, vous faisant faire un grand écart en l’Afrique du Sud post Mandela et la France, dans un rythme endiablé qui vous interdira de respirer.

Le scénario a l’air simple, au départ, mais l’auteur est un homme qui connait son affaire, son pays, ses problèmes et sous le couvert d’une enquête policière, il en profitera pour nous en parler de son pays qui a connu l’apartheid et qui, maintenant connait les magouilles qui, comme ailleurs, minent le pays.

Un excellent roman Noir sud-africain à découvrir, si ce n’est pas encore fait !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°127].

Nains – Tome 18 – Ararun du Temple : Nicolas Jarry et Paolo Deplano

Titre : Nains – Tome 18 – Ararun du Temple

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Paolo Deplano

Édition : Soleil (26/08/2020)

Résumé :
La cité d’Ysparh est rongée par la corruption. Elle ne tient que grâce à la détermination de sa garde à maintenir l’ordre et l’équité.

Le nain Ararun et l’elfe bleue Antalya en sont les redoutés capitaines, l’un pour la finesse de son esprit, l’autre pour le fil de son épée et les deux pour leur obstination légendaire.

Alors, quand l’un des princes est assassiné avant des élections, ils sont les seuls capables de démêler cette affaire.

Critique :
Sherlock Holmes et Watson en version badass ! Et aussi en version Nain et Elfe, mais ceci est un détail…

Oups, pardon, dans ce cas de figure-ci, Watson, l’Elfe, est une femme…

Mais croyez-vous, faut pas essayer de la lui faire à l’envers ou la sous-estimer, car il vous en cuira…

N’essayez pas non plus de sous-estimer Ararun Sherlock Holmes, le nain, son tranchoir vous coupera en deux.

Nos deux enquêteurs qui bossent dans la garde de la cité d’Ysparh sont appelés pour un crime qui semble avoir eu lieu en chambre close : fenêtres fermées, grande hauteur, sortilèges de protection. L’homme était en politique et se présentait aux élections pour devenir le dirigeant de la cité.

Qui a fait le coup et comment ? Le colonel Moutarde semble innocent et il va falloir interroger tous les malfrats de la ville pour savoir où se cache l’assassin avec lequel notre Ararun Holmes a croisé le fer.

Plus qu’une enquête, c’est aussi une plongée dans la politique et ses magouilles, dans ce que l’Elfe a de plus sombre : son côté obscur. Dans tous les sens du terme.

— Je suis un courtard de terrain, Seigneur Mestre. Si je me lève chaque matin, c’est pas pour administrer les chamailleries entre puissants, c’est pour rendre la justice.

Nos deux incorruptibles forment un duo comique, sans pour autant nous donner des éclats de rire, mais leurs réparties sont amusantes et on les sent complices depuis leur rencontre inopinée quelques années plus tôt.

Les dessins sont un régal pour les yeux, les décors sont remplis de finesse et le scénario n’est pas resté aux abonnés absents car le scénariste a fait ce qu’il fallait pour nous proposer une enquête aux rebondissements multiples, avec de l’action, de la baston, une touche d’humour mais aussi de mélancolie.

Nos deux personnages principaux sont travaillés, nous n’en sauront pas plus pour le moment mais ce qu’il nous est donné est suffisant pour nous faire une idée et s’en faire des amis durablement.

D’ailleurs, je ne suis pas contre une nouvelle aventure de nos deux compères car il y a de la profondeur dans cette bédé et ceux ou celles qui disent que les bédés sont pour les enfants ou sont sans intérêt, passé un certain âge (celui de 12 ans), et bien, ils se fourrent le doigt dans le nez jusqu’au cul !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°126].

 

Le mystère de la main rouge – Le Loup des Cordeliers 02 : Henri Loevenbruck [LC avec Bianca]

Titre : Le mystère de la main rouge – Le Loup des Cordeliers 02

Auteur : Henri Loevenbruck
Édition : Xo Editions (22/10/2020)

Résumé :
Juillet 1789.

La Bastille vient de tomber. Danton, Desmoulins et Robespierre entrent dans l’Histoire. Au milieu du tumulte, le jeune et brillant journaliste Gabriel Joly a découvert l’identité du Loup des Cordeliers, ce mystérieux justicier qui hante, la nuit, les rues de Paris. Mais alors qu’il est sur le point de le confondre, voilà que celui-ci disparaît !

La course-poursuite s’engage, menant Gabriel jusque dans les maquis de l’île de Corse, sur les traces de la Main rouge, étrange société secrète dont les membres tentent d’influer sur la Révolution en cours.

Accompagné du pirate Récif et de l’intrépide Théroigne de Méricourt, Gabriel parviendra-t-il à retrouver le Loup des Cordeliers et à découvrir ses plus noirs secrets ?

Entre complots et trahisons, il devra faire usage de sa plus grande sagacité pour résoudre l’énigme de la Main rouge.

Critique :
C’est avec les souvenirs encore chauds que j’ai commencé à dévorer la suite du Loup Des Cordeliers puisque j’avais lu le premier opus début octobre.

Ce deuxième tome est différent du premier, même si l’auteur continue l’Histoire avec les mêmes personnages (et quelques nouveaux) et que nous sommes toujours durant la Révolution de 1789.

Le premier était punchy à fond, je dirais même plus, il était « Green, green, green », même « super green », pour paraphraser Ruby Rhod (5ème élément).

Attention, je ne dis pas que ce nouvel opus est nul ou ennuyeux, loin de là, il est juste différent et il punch moins que le premier, mais tout aussi instructif et nous avons beau nous situer après la prise de la Bastille, ça reste toujours chaud chaud dans les rues où les lanternes servent plus à pendre haut et court qu’à éclairer les cerveaux.

La théorie de l’évolution est peut-être vraie pour le corps humain mais pas pour son cerveau, sa manière d’agir, de réfléchir, de ne pas se laisser manipuler…

Emporté par la foule, les têtes roulent et se retrouvent sur des piques, après que des Trolls aient agités et excités les esprits déjà en surchauffe et assoiffés de vengeance (et de sang) sur les sites Internet de l’époque : DansLaRue et SurLaPlacePublique. ♫ Non, non, rien n’a changé ♪ On continue de lyncher ♪ Hé, hé ♪

Les personnages clés sont toujours bien travaillés, je les adore et les personnages fictifs côtoient toujours les personnages réels comme si tous étaient de notre monde. La partie Historique est inséré dans l’histoire normale et je n’ai pas eu l’impression que le cours était assommant, que du contraire, j’ai aimé apprendre, en immersion totale, comme si je vivais en direct la Révolution Française (et sans danger).

La société secrète de La Main Rouge ajoutera une petite touche d’ésotérisme, sans que jamais cela ne vire à du Dan Brown. L’auteur s’est documenté et ça se sent dans son récit, lui donnant la couleur du réalisme, ce qui ajoute du plaisir à la lecture.

Alors même s’il était moins punchy que le premier, même s’il est un peu moins « green, super green », il n’en reste pas moins un excellent roman Historique, un polar addictif, instructif, qui nous permet de vivre la Révolution de 1789 comme si nous y étions (le risque de perdre la tête en moins) aux côtés de personnages ô combien attachants, travaillés, réalistes, même les fictifs.

N’hésitez pas à venir à l’abordage de cette saga et d’embarquer pour un voyage fabuleux dans le Paris et la France de 1789. Le seul Récif de ce roman est un personnage et il est l’homme qu’on a envie d’avoir à ses côtés pour cette aventure de capes et d’épées qui fait mouche !

Une LC avec Bianca réussie, une fois de plus car nous avons toutes deux apprécié l’aventure. Juste que n’étant pas à la maison le dimanche, je n’ai pas vu son MP qui me disait : publication demain. Autrement dit, lundi… Voici l’origine du décalage de publication.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°125].

Atom Agency – Tome 2 – Petit hanneton : Yann & Olivier Schwartz

Titre : Atom Agency – Tome 2 – Petit hanneton

Scénariste : Olivier Schwartz
Dessinateur : Yann

Édition : Dupuis (16/10/2020)

Résumé :
Depuis la fin de la guerre, personne n’a revu Annette, la belle ambulancière : une héroïque « Rochambelle », cette unité féminine intégrée à la 2e division blindée du général Leclerc.

Cinq ans plus tard, c’est l’ébullition au 36 Quai des Orfèvres : le commissaire Vercorian est sur le point de coffrer l’ennemi public n°1.

Alors quand un ancien compagnon de la 2e DB vient lui demander son aide pour retrouver Annette, il se débarrasse de l’affaire en vantant les mérites de son fils, le détective privé de l’Atom Agency.

Critique :
Comme j’ai un gros faible pour les séries policières se déroulant dans les années 50-60, j’ai tout de suite matché avec la nouvelle bédé Atom Agency qui, de par ses personnages, a quelques airs de ressemblance avec Gil Jourdan, le rire débile de Libellule et les conneries de l’inspecteur Crouton en moins.

Atom est issu de la diaspora arménienne et les auteurs n’hésitent pas à nous immerger dans les coutumes de ce peuple dont nous savons peu en nous les montrant dans leur vie de tout les jour et en émaillant les dialogues de mots arméniens, certains traduits et d’autres pas car trop insultant (zut, j’aurais aimé).

Atom, fils de Tigran Vercorian, commissaire au 36, a du mal à trouver sa place et ses bons résultats dans l’enquête des bijoux de la Bégum lui ont valu de pouvoir ouvrir une agence de détective privé avec une secrétaire et un ancien catcheur.

Ce deuxième album commence avec des scènes de la seconde guerre mondiale puisque leur enquête sera de découvrir ce qui est arrivé à une infirmière apprécié de tous, Petit Hanneton, qui disparu totalement alors qu’elle conduisait son ambulance.

Les clients de Atom ne sont pas n’importe qui : Jean Gabin et Jean Marais qui ont fait la guerre et ont connu Annette, dite Petit Hanneton. Mais il n’y aura pas que cette enquête car d’autres mystères vont venir se greffer sur celle-ci et se poursuivront dans le tome 3, sans aucun doute.

Les auteurs ont planté le décor d’un Paris en 1950 de plus intrigant : des bouchers pas content qui s’expriment en louchébem, leur argot personnel pas toujours évident à comprendre, hormis « en loucedé » (en douce) que j’utilise souvent et « loufoque » passé dans le langage courant (fou), des sales gueules de bandits sorti du passé de son paternel, des flics qui courent après l’ennemi public n°1…

J’ai vraiment apprécié cette immersion dans une époque où les téléphones étaient à pièces dans les cafés, l’Internet inexistant, les habits différents et où tout le monde fume dans la salle du 36 ! Je suis non fumeuse mais ça ne me dérange pas les personnages de bédé qui fument, ça ne m’a jamais incitée à le faire.

Anybref, une bédé d’ambiance années 50 où les détectives font le boulot à l’ancienne, menant l’enquête, arpentant les trottoirs, cherchant un peu partout les indices et remontant la piste lentement mais sûrement.

Je serai au rendez-vous pour le tome 3, en espérant qu’il soit pré-publié dans mon cher Spirou du mercredi.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°123].

Sherlock Holmes et le pont du diable : Christine Muller

Titre : Sherlock Holmes et le pont du diable

Auteur : Christine Muller
Édition : Le Verger – Les enquêtes rhénanes (17/05/2019)

Résumé :
Hiver 1899. Sherlock Holmes et le docteur Watson reçoivent un appel au secours à Saverne, en Alsace, dans les ruines du château du Haut-Barr, un frère et une sœur sont morts tous les deux, à quinze jours d’intervalle, et de la même étonnante manière : ils sont tombés de la passerelle qui relie deux rochers dans la haute ruine, qu’on appelle le pont du diable.

Une mystérieuse lettre anonyme affirme qu’ils ont été assassinés. Holmes et Watson ne sont pas au bout de leurs surprises.

Leur enquête dans la cité alsacienne va les amener à croiser un mystérieux chevalier d’opérette, un séducteur invétéré, un aubergiste plein de ressources, un cordonnier irascible, un industriel, une couturière…

Les intrigues se multiplient à l’ombre du pont du diable pour la plus grande joie du détective, qui prend un évident plaisir à les démêler.

Critique :
Ce n’est pas la première fois que je le lis les aventures de Sherlock Holmes en Alsace et je dois dire que j’apprécie la région vue aux travers des enquêtes de mon détective préféré, même si je préférerai toujours Londres comme théâtre de ses exploits.

Ce n’est pas la première fois que je lis l’auteure, j’avais même discutée avec elle sur le forum de Jeremy Brett dont elle faisait partie.

Ce deuxième tome n’est pas composé de nouvelles mais d’une enquête longue de 200 pages et il n’en faut pas plus pour Holmes plus adapté au format des nouvelles que du roman. Mais dans ce cas-ci, ce n’est ni trop ni trop peu.

Pas vraiment de temps mort, même si vous le savez, Holmes ne cavale pas comme un imbécile un peu partout ni à la Jack Bauer de 24h chrono.

Holmes enquête avec minutie, prend son temps, sans trop en perdre et si nous pataugeons dans tout ça comme ce brave Watson, ne voyant rien ou débridant un peu trop son imagination, notre limier se gardera bien de nous donner des indications, ou alors, elles seront vagues.

Bien entendu, une fois tout expliqué, la lumière se fera dans nos petits esprits et on se dira que tout compte fait, c’est simple. Nous sommes mauvaises foi, nous, les pauvres Watson qui n’avons rien vu venir !

Les dialogues ne sont pas neuneus, ils ont du peps, Holmes a de la répartie, s’inquiète pour Watson lorsque celui-ci est blessé au genou (la pommade du médecin locale est miraculeuse car il se remet vite, j’en veux un pot !!) et contrairement au précédent opus, on parle moins du maroquin contenant le seringue et la fameuse solution de cocaïne.

Par contre, le style de l’auteure n’a pas changé, elle utilise des comparaisons et l’une d’entre elle m’a fait penser à du Frédéric Dard dans le texte (ou du moins, le père de San-Antonio ne l’aurait pas reniée). Cela ajoute de l’humour mais à la fin, ces comparaisons pourraient devenir lourdes…

Il écrasa ensuite sa cigarette dans une coupelle en fer blanc posée sur un guéridon instable d’une laideur à décourager un usurier.

Elle s’empara de ma flasque de spiritueux et y téta avec une voracité de nourrisson affamé.

Malgré mes petits bémols, ce polar historique est bien construit, a du suspense, du mystère et jusqu’au bout je n’ai pas eu l’ombre d’un soupçon quant à la résolution, ce qui montre que je suis loin d’être une disciple valable pour le Maître.

C’est plaisant de lire une nouvelle enquête de Sherlock Holmes, accompagné de son fidèle Watson, dans un récit qui n’a rien de fantastique et dépourvus de monstres.

Bref, une enquête classique, plaisante, amusante, qui ne révolutionne pas le roman policier mais qui a réussi tout de même à me surprendre puisque je n’avais rien vu venir.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°122].

Sous le parapluie d’Adélaïde : Romain Puértolas

Titre : Sous le parapluie d’Adélaïde

Auteur : Romain Puértolas
Édition : Albin Michel (30/09/2020)

Résumé :
Le matin du 25 décembre, alors que le spectacle de Noël bat son plein sur la place de la ville de M, Rose Rivières, une jeune femme, est assassinée au beau milieu de la foule.

Le comble est que sur les cinq cents personnes présentes, aucune n’a vu ni entendu quoi que ce soit. Sauf peut-être, cet insolite témoin, abrité sous le parapluie d’Adélaïde…

Romain Puertolas est décidément un maître des coups de théâtre. De fausse piste en rebondissement, tel un Sherlock Holmes, il poursuit une enquête littéraire qui vous mènera là où vous ne vous y attendiez pas !

Critique :
J’avais dit, après le premier opus (La police des fleurs, des arbres et des forêts), qu’on ne m’y reprendrais plus car j’avais trouvé le truc dès le départ : la faute au quatrième de couverture trop bavard.

Mais après la lecture du dernier Marc Levy, j’avais envie de fraîcheur, de simplicité et de tester ma sagacité légendaire (on ne rigole pas).

Ma sagacité a une fois de plus parlé et j’ai senti l’oignon dans le pâté (pour rester polie), sauf que cette fois-ci, cela n’a pas gâché ma lecture.

L’immersion dans les années 20 dépourvues de moyens techniques était une vraie bouffée d’oxygène après un techno thriller et je me suis attachée à cette avocate commise d’office.

Déjà, dans les années 20, être avocate, c’était rare mais en plus, Martine Moinard est une battante, une Sherlock Holmes qui ne renonce jamais et qui enquête afin de prouver l’innocence de son client.

Ce roman policier se lit tout seul, les pages se tournent, sous nos yeux appréciateurs car la plume de l’auteur nous gratifie de quelques touches d’humour de-ci de-là tout en nous contant la vie difficile dans les campagnes en 1920.

Pour être parfaitement honnête, un indice m’avait mis la puce à l’oreille et j’avais mon coupable mais je n’arrivais pas à trouver la totalité du modus operandi. Il me manquait un détail et mon cerveau ne le trouvait pas. Bon sang, mais c’est bien sûr ! Ma sagacité en a pris un coup car c’était simple tout en étant bien fichu. La mère Agatha aurait apprécié sans doute.

Par contre, moi qui voulait un peu de douceur dans ce monde de brutes et qui pensait ricaner un bon coup comme dans le premier, j’en ai été pour mes frais car certains passages sont émouvants, tristes et nous remette les idées en place : il y a 100 ans à peine, les conditions et les droits des femmes étaient inexistants et elles étaient à la merci de leurs époux. Toujours de nos jours, pour certaines.

Non, ce n’est pas qu’un agréable petit roman policier qui fait passer le temps, il y a aussi des messages et le final est tout sauf drôle. C’est touchant, émouvant, triste.

Mon seul bémol ira pour une action que notre avocate battante n’a pas tentée, après l’affaire du compartiment de train… Là, elle m’a déçue car il y avait matière à déposer une plainte et ne pas rester les bras ballants. Une preuve de plus que la femme n’était que peu de choses en 1920 ?

Un charmant roman policier qui se lit agréablement en cherchant l’endroit où l’auteur va jouer avec nous. Si chez Agatha Christie c’était imperceptible, ici, une fois de plus, ça m’a sauté aux yeux et j’ai de suite compris l’entourloupe.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°117].

 

Octobre : Søren Sveistrup [LC avec Bianca]

Titre : Octobre

Auteur : Søren Sveistrup
Édition : Albin Michel (2019) / Livre de Poche (2020)
Édition Originale : Kastanjemanden (2018)
Traduction : Caroline Berg

Résumé :
Début octobre. La police fait une découverte macabre dans une banlieue de Copenhague. Une jeune femme a été tuée et abandonnée sur un terrain de jeu. On l’a amputée d’une main et au-dessus de sa tête pend un petit bonhomme en marrons.

On confie l’affaire à la jeune inspectrice Naia Thulin, à qui on donne comme coéquipier un inspecteur en burn out, Mark Hess.

Ils ne tardent pas à découvrir que le bonhomme en marrons est porteur de mystérieuses empreintes, celle de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte. Mais un suspect a déjà avoué avoir assassiné la fillette et le dossier semble clos.

Quelques jours plus tard, on découvre une deuxième femme assassinée et au-dessus de sa tête, un autre bonhomme en marrons sur lequel se trouvent à nouveau les empreintes de Kristine Hartung. Thulin et Hess cherchent un lien entre l’affaire de la disparition de la fille de la ministre, les femmes mortes et l’assassin qui sème la terreur dans tout le pays, et s’engagent dans une course contre la montre.

Car ils en sont convaincus : le meurtrier est en mission et il n’en a pas encore terminé…

Critique :
Ce roman, c’est comme un paquet de Dragibus (ou autre bonbon) : on ne sait plus s’arrêter une fois que l’on a ouvert le paquet, ou alors, avec beaucoup d’abnégation.

Il est tellement addicitf que l’on devrait prévenir les lecteurs avec un bandeau rouge vif « Attention, avec ce roman, vous en oublierez de manger/bouger ».

Dès l’ouverture, vous serez plongé en 1989 et dans un bain de sang, avant de repasser de nos jours pour une série de meurtres sordides où les policiers perdent leur latin (ou leur danois).

Je me suis attachée de suite aux enquêteurs principaux : Naia Thulin, jeune femme forte qui doit supporter Mark Hess, un ancien d’Europol qui a été mis dehors. Leur duo fonctionne bien car notre duo réserve quelques surprises et évolutions inattendues.

Les chapitres sont courts, rythmés, bourrés de suspense, de mystère, de questionnements sur les crimes sordides, sans compter qu’une affaire classée semble vouloir refaire surface… L’a-t-on classée trop vite ? Ou bien le meurtrier joue avec les kloten (cojones)  des flics ?

Pas le temps de s’embêter dans ce policier danois, les pages se tournent toutes seules, le récit se dévore et l’auteur a fait en sorte que nous ayons tout le temps envie de continuer l’enquête car à aucun moment il ne relâche la pression (ou si peu) tout en en gardant sous la pédale.

Suspectant tout le monde à la fois, je n’ai rien vu venir quand l’auteur m’a envoyé la balle dans le figure. Le genre de chose que j’apprécie toujours dans un polar.

Octobre a tenu ses promesses, il m’a tenu en haleine, m’a fait passer l’heure du dîner (midi) sans aucun souci puisque je dévorais à pleines dents ce thriller policier si bien construit que l’on ne voit pas le temps passer.

Je me remercie ma copinaute Bianca de m’avoir proposé cette LC au pied levé car ce polar m’a sorti de mon marasme littéraire de ces derniers jours où ce que je lisais manquait de saveur. La machine est relancée ! Elle aussi a adoré, d’ailleurs, elle l’a eu terminé avant moi, ce qui est un exploit.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°114].

Sherlock, Lupin & moi – Tome 9 – Partie de chasse mortelle : Irene Adler

Titre : Sherlock, Lupin & moi – Tome 9 – Partie de chasse mortelle

Auteur : Irene Adler (Iacopo Bruno)
Édition : Albin Michel Jeunesse (02/09/2020)
Édition Originale : Caccia alla volpe con delitto (2015)
Traduction : Béatrice Didiot

Résumé :
Londres, hiver 1872. Irene propose à son père un séjour à la campagne afin de lui changer les idées.

Au cours d’une partie de chasse, un homme disparaît mais personne ne semble s’en inquiéter.

Irene contacte Sherlock et Lupin pour qu’ils l’aident à mener l’enquête.

Critique :
Sortez les fusils de chasse car Lord Ingletorpe a l’autorisation de faire une chasse au renard hors saison !

Attention, les fusils que je vous demande de sortir, ce n’est pas pour tirer sur le pauvre renard que l’on va poursuivre à cheval, mais sur les chasseurs…

Visez bien, il ne s’agirait pas de tuer un cheval dans l’histoire.

Il est des amis que l’on aime retrouver, même si c’est pour aller au fin fond du trou du cul de l’Angleterre juste en compagnie d’Irene, de son père et de leur domestique Horatio (qui ne porte pas de lunettes de soleil comme celui des Experts Miami).

Quand Irene prend quelques jours de détente en compagnie de son père, c’est comme quand Hercule Poirot va quelque part : un crime à lieu ! Ces gens sont des dangers publiques, ils attirent les assassins comme le miel attire les insectes.

J’aurais aimé avoir des potes comme elle : un message au sujet d’un truc louche qui semble s’être déroulé et voilà Sherlock et Lupin qui rappliquent dard-dard (jeu de mot suite à l’utilisation de miel plus haut et il n’y a pas d’autres sous-entendus).

Des suspects, on en aura des flagrants, comme toujours. Mais est-ce le personnage le plus louche qui est coupable ou pas ?

C’est toujours frais, amusant, enlevé et ça fait un bien fou au moral. L’inconvénient est que ça se lit trop vite.

Mon petit bémol concernera Sherlock qui, repartant enquêter à Londres, ne nous fera vivre ses pérégrinations et déductions que par procuration (sans mettre du vieux pain sur son balcon), lorsqu’il passera la porte pour désigner le coupable.

Zut alors, moi j’aurais bien aimé suivre mon jeune détective en herbe dans les rues de Londres… Puisque la narration est pour Irene, ce que font ses amis, nous ne le savons jamais qu’après. C’était aussi un moyen simple et efficace pour l’auteur de ne pas nous mettre trop vite la puce à l’oreille.

Les indices récoltés m’avaient permis de désigner la bonne personne mais il me manquait le mobile et sans les explications de Sherlock, je ne l’aurais pas trouvé… Seule son enquête à Londres le permettait.

Une fois de plus, c’est un chouette moment que je viens de passer en compagnie de mes vieux amis et j’ai hâte de les retrouver dans de nouvelles aventures policières.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°108].

Joseph Laflamme – Tome 3 – Maria : Hervé Gagnon [LC avec Bianca]

Titre : Joseph Laflamme – Tome 3 – Maria

Auteur : Hervé Gagnon
Édition : 10/18 (2020)

Résumé :
Montréal, janvier 1836. Un livre bouleverse la ville : il relate de sordides histoires de fornication entre les Hospitalières de l’Hôtel-Dieu et les Sulpiciens, évoquant au passage profanation, assassinats et débauche.

La bonne société montréalaise est en émoi, et l’évêque de Montréal doit défendre la réputation de son diocèse.

Montréal, septembre 1892. Un charnier d’enfants est découvert fortuitement, rue Le Royer.

Puis, le corps mutilé d’un banquier est retrouvé à Griffintown et deux fillettes portant de terribles traces d’abus sexuels sont repêchées dans le fleuve, près de la rue de la Commune.

Les trois affaires ne semblent pas liées, jusqu’à ce qu’un vieux prêtre remette à Joseph Laflamme un exemplaire du livre de 1836, en lui laissant entendre que l’histoire se répète.

Pour réussir à dénouer l’intrigue, Laflamme, l’inspecteur Marcel Arcand et le reste du groupe devront pénétrer dans un univers de corruption aux ramifications insoupçonnées et déterrer un scandale enfoui depuis un demi-siècle.

Critique :
Décidément, la société est perverse et sordide. Notre Joseph Laflamme va le découvrir une fois de plus, aux côtés de l’inspecteur Marcel Arcand, en enquêtant sur des morts horribles.

Heureusement que toutes ces affaires sordides et glauques sont contrebalancées par des petites touches d’humour ou de scènes de la vie quotidienne, ce qui allège l’ambiance sombre de ce récit.

C’est avec grand plaisir que j’ai renoué avec notre petite troupe d’enquêteurs, avec ce groupe hétéroclite que je prends plaisir à suivre depuis maintenant trois romans.

Âmes sensibles, attention, ce roman est assez glauque dans ses crimes et dans les situations décrites. J’ai quelques fois fermé les yeux et respiré un grand coup. La perversion des Humains est sans limite, comme la connerie, et dans ce récit, on pourrait y aller à grands coups de #BalanceTonPervers.

Si dans ce troisième roman nous n’avons rien de neuf sous le soleil, c’est la palette des personnages qui m’a fait passer un bon moment de lecture.

Joseph, notre journaliste, commence à diminuer la boisson, il est amoureux, sa sœur est heureuse, elle sort progressivement de la misère noire et l’inspecteur Marcel Arcand est un policier dont j’apprécie la droiture.

L’auteur prend aussi le temps de nous décrire la ville de Montréal en 1892 ainsi que sa société bien pensante d’un côté et miséreuse de l’autre. L’Angleterre victorienne n’est jamais très loin tant les mentalités coincées des Canadiens ressemblent à celle des Anglais. La misère étant internationale (sans mauvais jeu de mot), elle est cousine de celle qui régnait dans les bas-fonds de Londres.

Une enquête sans temps morts, sans pour autant que l’on coure partout, mais l’auteur a monté son histoire de sorte que le lecteur (lectrice) ne s’ennuie pas durant les moments plus calmes, les tranches de vie de notre groupe d’amis venant les meubler agréablement. Ils évoluent tous, ce qui est agréable.

Les meurtres sont sordides, ce qui va en ressortir aussi et l’Humain n’en ressort jamais grandi (du moins, certains). À la fin du roman, le culot d’un personnage m’a même donné envie de le guillotiner, mais hélas, je n’ai pas pu le faire…

Si cette enquête n’amène pas de nouveauté dans le polar, elle reste néanmoins efficace, addictive et une partie du mérite en reviens aux personnages principaux qui sont les moteurs de toute cette aventure.

Une nouvelle fois, c’est une LC réussie avec Bianca. En 3 ans de LC, nous avons eu des abandons, des déceptions (parfois nous n’étions pas en symbiose), mais dans l’ensemble, si on devait tirer un bilan, il serait positif ! Un peu de vert dans tout ce rouge dû au covid, ça fait du bien.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°106].

 

Le Loup des Cordeliers : Henri Loevenbruck [LC avec Bianca]

Titre : Le Loup des Cordeliers

Auteur : Henri Loevenbruck
Édition : XO (2019)

Résumé :
Mai 1789, un vent de révolte souffle sur Paris.

Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.

Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris…

Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l’ambition, le caractère, les plans secrets.

Alors que, le 14 juillet, un homme s’échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l’identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l’un des plus grands complots de la Révolution française ?

UN ENQUÊTEUR REDOUTABLE

Une fresque magistrale des premiers jours de la révolution.

Critique :
— C’est une révolte ?
— Non, Sire, c’est une révolution !

Évidemment, à ce moment-là, personne ne pensait que Louis XVI et Marie-Antoinette perdraient un jour la tête (comme bien d’autres).

Le loup des Cordeliers m’a pris dans ses crocs directement, après quelques lignes. J’étais dans le roman, accrochée aux pages, la bouche ouverte de contentement (honni soit qui mal y pense).

Génial, me suis-je dis, j’allais pouvoir vivre la Révolution de 1789 de l’intérieur ! C’est tout de même assez violent de faire la révolution, la nôtre, en 1830, fut plus calme.

L’auteur a évité tout manichéisme en faisant du peuple qui se révolte le Bon, les Nobles les Méchants et la royauté les Truands… Vous aurez sans doute constaté, tout comme moi, que les révoltés se comportent très vite aussi mal que ceux qui étaient au pouvoir et qu’il ne faut pas beaucoup de temps pour qu’ils copient tous leurs travers.

Ce que j’ai aimé, dans ce récit, c’est que le côté Historique ne bouffe pas le côté enquête mais y soit intégré de manière harmonieuse. J’ai appris des choses, j’ai fait la révolution et cela ne m’a pas semblé insipide ou assommant comme un cours d’Histoire, mais vivant.

Les personnages sont bien campés, réalistes, les fictifs croisant les réels et notre jeune journaliste enquêteur, Gabriel (♫ tu brûles mon esprit, ton amour étrangle ma vie ♪ – je n’ai pas pu résister), doit être un ascendant de Sherlock Holmes car il possède, comme lui, des dons de déduction. Très utile dans la vie et pour son enquête aux côtés d’un ancien pirate (que j’ai adoré aussi).

Notre Gabriel Joly aimerait faire de vrai journalisme et non s’occuper des programmes des spectacles. Lui rêve de raconter les faits depuis l’intérieur de la révolution, dire ce qu’il se passe sans mentir, mais ça fake news de tous les côtés alors qu’il n’y a pas réseaux sociaux, juste des gens qui parlent sans savoir. ♫ Non, non, rien n’a changé ♪

Un polar historique qui mélange habillement l’Histoire et une enquête, sans jamais être rébarbatif ou donneur de leçons, qui vous fait vivre la révolution de l’intérieur, comme si vous aviez le pouvoir d’être avec le peuple mais aussi en compagnie des autres, les nobles et tout ce qui gravite autour de la personne du roi.

Un roman qui vous décrit les rues de Paris comme si vous y étiez, les petits estaminets, les bouges infâmes, les ruelles pavées. Un roman qui vous fera côtoyer les brigands, les pirates et puis le beau linge de la France d’en haut, vous faisant passer de l’un à l’autre sans que cela ne vous choque.

Un excellent roman qui se dévore, bourré de mystères et de suspense, le tout porté par une écriture simple mais jamais simpliste. Une belle réussite, tout simplement.

Une LC réussie avec ma copinaute Bianca qui a adoré ce récit d’aventure révolutionnaire autant que moi.

PS : Ce roman est à suivre, je ne le savais pas en le commençant. Pas un gros problème pour nous deux puisque la suite arrivera bientôt, mais je trouve ça un peu cavalier que la maison d’édition XO n’ait pas signalé sur le roman que c’était en deux tomes… La surprise est de taille lorsqu’on arrive au bout et qu’on ne le sait pas, c’est frustrant.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°101].