Harry Potter ‭–‬ 06 ‭–‬ Harry Potter et le prince de sang-mêlé ‭:‬ J.K. Rowling [LC avec Bianca]

Titre : Harry Potter ‭–‬ 06 ‭–‬ Harry Potter et le prince de sang-mêlé

Auteur : J.K. Rowling
Édition : Folio Junior (2017) – 752 pages
Édition Originale : Harry Potter, book 6: Harry Potter and the Half-Blood Prince (2005)
Traduction : Jean-François Ménard

Résumé :
Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione.

Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ?

Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l’entraîner ?

Critique :
Ma relecture de la saga Harry Potter se poursuit et cela m’aura appris plusieurs choses : mon tome préféré est toujours « Le Prisonnier d’Azkaban ».

Ensuite, j’ai mieux compris le comportement d’ado chiant de Harry dans « La Coupe De Feu » (nous avons tous et toutes été des ados chiants).

Quant à « L’ordre du Phoenix », que j’avais moyennement apprécié lors de sa lecture, est passé maintenant dans ceux que j’ai adorés.

Je me demandais donc ce qui allait ressortir de la relecture du tome 6, un tome important puisque l’avant-dernier…

À l’époque, je l’avais dévoré dès sa sortie, voulant tout savoir, me demandant bien qui pouvait être ce Prince de Sang-Mêlé, ce qu’était un horcruxe, pestant sur les autres qui n’écoutaient pas Harry qui leur disait que Malfoy mijotait des trucs louches et vouant aux gémonies Rogue, tout comme Harry.

Et puis, dans la bataille finale, ma gorge s’était serrée et des vilaines poussières dans mes yeux les avaient fait couler. Cet instant-là, cette scène-là, c’est comme si l’autrice avait pris une batte de base-ball et m’avait frappé en plein ventre. Rowling venait de me tuer…

J’avais hurlé de rage, fâchée contre tous ceux qui n’avaient pas écouté, une fois de plus, les mises en garde de Harry (tel Cassandre, condamné à ne jamais être cru), quant à Rogue, je l’avais traité de fils de femme de petite vertu et de tout un tas de nom d’oiseaux que je n’oserais jamais répéter ici.

Déjà que tout au long de ma découverte de la saga, j’avais souhaité à Rogue moult sorts, dont le pire étant celui du « Loréal Paskeje Levobien » afin de rendre ses cheveux brillants et non gras.

Lors de ma relecture, tout a changé, rien n’était le même : fini le mystère autour du livre des potions ayant appartenu au « Prince de Sang-Mêlé », fini les émotions de tristesse, de chagrin, lors de la perte d’un personnage, puisque « je le savais » et que j’avais connaissance aussi du « pourquoi ». Fini d’insulter la pauvre mère de Rogue de prostituée et par là même, son rejeton de : « fils de ».

Maintenant que je savais ce que je savais, j’ai relu ce tome avec un autre esprit et au lieu de me braquer sur certains personnages que je détestais (Malefoy et Rogue), je les ai vus sous un autre jour, celui de ce qu’ils étaient vraiment.

Ok, Malefoy reste un sale gamin de merde qui se la joue, qui se la pète, qui crâne et qui n’a rien dans le bide. Toujours envie de lui en foutre une sur la gueule. Pour Rogue, c’était différent (sauf pour ses cheveux gras – Beurk).

En règle générale, je ne fais jamais de relectures (sauf exceptions) : toutes les perceptions changent, comme les émotions, les ressentis, ce que l’on pensait des personnages…

Si dans ce tome, Harry semble être un emmerdeur, contestant tous les ordres ou ce que les autres lui répondent, je trouve qu’en fait, il n’en est rien (moi aussi je sais contester).

Il soupçonne certains de fomenter des trucs pas nets, il sait que Voldemort est puissant, il sait aussi surtout que personne ne l’écoutait lorsqu’il disait qu’il était de retour. Faire l’autruche est tellement plus facile pour tout le monde. Hélas, on ne croit jamais les porteurs de mauvaises nouvelles ou ceux qui voient des dangers arriver.

Moi, j’ai toujours fait confiance à Harry, mais à l’époque où j’avais lu ce nouveau roman, j’aurais dû aussi faire confiance à la sagacité de Dumbledore. Hélas, les événements auxquels j’avais assisté de visu m’avaient fait craindre qu’il n’avait pas mis sa confiance dans de bonnes mains.

Une fois à Poudlard, tout s’enchaîne, sans pour autant filer à la vitesse d’un balai « Éclair de Feu ». Rowling nous décrit la vie à Poudlard, qui à repris et si Ron était enchanté d’avoir plus de temps libre entre les cours pour se la couler douce (on dirait un peu moi), il n’en fut rien, vu la tonne de devoirs que les élèves de 6è auront à rendre.

Dans la saga HP, il y a plusieurs choses appréciables : les tomes montent en puissance, suivant l’âge des lecteurs des premiers jours.

Les personnages ne sont pas figés, ils sont ambivalents, ambigus (certains), ils peuvent, de temps en temps, nous exaspérer, mais ils restent réalistes, notamment en grandissant et en prenant de l’âge. Nous aussi nous changions très vite, à ces âges-là. Les sentiments amoureux commençaient à arriver, avec leur cortège de crétineries, de serments pour la vie et de jalousie quant l’être aimé discutait avec d’autres personnes.

Les références à notre monde sont aussi très bien faite, notamment avec ce ministère qui ne se bouge pas trop le cul, mettant sa tête dans le sable, accusant Harry d’être un fanfaron, un menteur, alors qu’il avait raison (moi, ça me met toujours en rage d’être traitée de menteuse ou accusée à tort).

Puis, comme tous les gouvernements, ensuite, ils viennent vers vous, la bouche en cul de poule, minaudant pour vous demander des services. Va à la merde ! Harry a eu raison de les envoyer chier, avec plus de formes, bien entendu.

Voldemort est un vrai tyran, un dictateur, qui, comme eux, s’entourent, en vrac, de personnes fortes, de celles qui veulent être protégées en appartenant à un groupe « fort ». N’ayant aucun ami, aucune personne de confiance, parce que le tyran est un parano, se créant bien souvent lui-même les ennemis qui le mettront au sol.

Oui, on peut dire ce que l’on veut, mais cette saga est bien faite, réfléchie, intelligente et contrairement à ce que pourraient penser des illuminés qui sont contre la magie, Harry Potter, ce n’est pas des romans où l’on se jette des sorts à la gueule durant 600 pages. Non, c’est plus profond que ça. Mais pour le savoir, il faut les lire.

Si je ne fais jamais de relecture des livres que j’ai adoré (hormis ceux d’Agatha Christie et de Conan Doyle – les exceptions), relire la saga d’Harry Potter, en sachant tout, en connaissant les véritables raisons de certains, est tout de même bénéfique, car maintenant, j’ai une autre vision de ces gens.

Les émotions ne sont plus les mêmes, elles ne sont plus « brutes de décoffrage », puisque « je sais ». Tout comme pour les mystères, qui n’existent plus maintenant.

Ces émotions importantes pour moi sont différentes ou absentes et cela m’a permis de me concentrer sur d’autres détails, sur d’autres choses, de voir le récit autrement, un peu comme quand je relis un Hercule Poirot et que je me souviens de l’identité du coupable : à ce moment-là, on voit les indices laissés pas l’autrice, on comprend où l’on s’est fait berner et la lecture est différente.

C’est la même histoire, mais ce n’est plus tout à fait la même non plus…

Une relecture que j’ai bien fait de refaire. Une LC de plus réussie avec Bianca, qui préfère le tome 6 au 5…

#MoisAnglais2022</a

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°2XX], Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book) et Le pavé de l’été 2022 (Sur mes Brizées).

Hercule Poirot (BD) – Tome 5 – La Mystérieuse affaire de Styles : Jean-François Vivier, Romuald Gleyse et Agatha Christie

Titre : Hercule Poirot (BD) – Tome 5 – La Mystérieuse affaire de Styles

Scénariste : Jean-François Vivier (d’après Agatha Christie)
Dessinateur : Romuald Gleyse

Édition : Paquet – Agatha Christie (05/08/2020)

Résumé :
1917, le capitaine Hastings, blessé au combat, est rapatrié en Angleterre et vient passer sa convalescence à Styles Court, dans la demeure familiale de son ami John Cavendish.

L’ambiance est lourde car Emily, la mère de John, s’est remariée avec l’antipathique Alfred Inglethorp, plus jeune qu’elle.

Et quand Emily meurt, empoisonnée, le hasard fait bien les choses avec la présence sur les lieux d’un ancien policier belge, un ami du capitaine Hastings. Hercule Poirot saura-t-il démêler le vrai du faux et confondre le coupable ?

Critique :
Cette mystérieuse affaire de Styles, je l’ai lue d’abord en roman, lorsque j’étais gamine, puis j’ai vu plusieurs fois d’adaptation télé avec David Suchet dans le rôle de Poirot, je l’ai vue adaptée par « Les petits meurtres d’Agathe Christie », je l’ai relue en roman et maintenant, je me la fait en version bédé.

Pas de surprise à avoir, je me souviens encore de la résolution de l’affaire. Néanmoins, j’apprécie toujours une relecture, quelle qu’elle soit, d’un roman d’Agatha Christie.

La première chose qui m’a frappée, dans cette adaptation, ce sont les dessins, notamment celui du capitaine Hastings qui, avec son uniforme militaire et son képi, avait un petit air de ressemblance avec Francis Blake (E.P Jacobs). Ensuite, ça sautera moins aux yeux.

En tout cas, je ne serai pas fan des illustrations qui m’ont donné l’impression d’être enfantine. Elles auraient mieux collé à une bédé d’humour qu’à une adaptation d’un roman policier. Hercule Poirot n’est pas bien réalisé, il lui manque son élégance, sa raideur, son côté guindé.

Malgré ces défauts, l’adaptation est bien faite, même si, du fait de ses 64 pages, il a fallu tailler dans le scénario original. Cela donne du rythme à l’ensemble, certes, mais cela paraît aussi être trop précipité à un moment donné.

Les explications de Poirot sont claires, détaillées, pas de soucis pour ceux ou celles qui ne connaîtraient pas l’histoire et la découvriraient pour la première fois.

Cette adaptation n’entrera pas dans les plus réussies (ce n’est que mon avis), malgré tout, bien que les dessins m’aient semblés simplistes, le corps du roman est respecté, malgré les coupes scénaristiques. C’est ce qui est le plus important, à mon sens.

Cette bédé policière pourra faire le bonheur des lecteurs et lectrices qui n’ont pas encore découvert l’univers d’Agatha Christie et qui n’ont pas le courage (ou l’envie) de se lancer dans ses romans (ce ne sont pas des pavés, je vous rassure).

Malgré tout, je privilégierais la découverte par le biais des romans originaux ou, au pire, par l’excellente série télé avec David Suchet (oui, j’adore son interprétation de Poirot).

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°252], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 64 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Sa Majesté mène l’enquête – 02 – Bain de minuit à Buckingham : S.J. Bennett

Titre : Sa Majesté mène l’enquête – 02 – Bain de minuit à Buckingham

Auteur : S.J. Bennett
Édition : Presses de la cité (2022)
Édition Originale : A Three Dog Problem (2021)
Traduction : Mickey Gaboriaud

Résumé :
L’année 2016, marquée par le référendum sur le Brexit, s’annonce difficile pour Elizabeth II : l’un de ses tableaux préférés, mystérieusement disparu de sa collection privée des années plus tôt, réapparaît dans une exposition.

La reine confie à Rozie, sa secrétaire particulière adjointe, la mission de le récupérer, de préférence avec des explications. Pour couronner le tout, l’ambiance au palais de Buckingham est gangrenée par une vague de lettre anonymes.

Lorsque l’une de ses femmes de chambre est retrouvée morte, exsangue, au bord de la piscine, c’en est trop pour la souveraine, qui décide d’intervenir.

Tremblez corbeaux, meurtriers, voleurs et autres pourfendeurs de la royauté : Sa Majesté mène l’enquête !

Critique :
Sherlock Holmes parlait d’un problème à trois pipes, pour Elizabeth II, ce sera un problème à trois chiens (titre V.O : A Three Dog Problem).

Allez hop, direction Buckingham Palace pour un bain de minuit avec Sir Simon.

Sur le bord de la piscine, il découvre quelque chose qui n’a pas à s’y trouver, que la piscine soit chez une reine ou chez une personne lambda : un cadavre ! Shocking _

Accident ou meurtre, c’est ce que Rozie, la secrétaire d’Elizabeth II, va devoir élucider, sans oublier le problème de cette petite toile que la reine a vue dans une expo et déclaré qu’elle était à elle.

Oui, elle lui appartient bien, mais que fout-elle au ministère alors qu’elle était au mur devant la royale chambre ?

Comme pour le premier tome, celui-ci prend aussi son temps. Le temps de présenter rapidement les personnages, mais surtout, le fonctionnement de Buckingham. Alternant les points de vue afin de donner la plus grand vue d’ensemble, l’autrice nous introduira dans les pensées de la reine, de sa secrétaire, des membres du personnel.

Les enquêtes vont aussi à leur rythme, rien ne sert de courir, mais surtout, il faut rester discrète, autant pour la reine qui aime résoudre des énigmes, que pour Rozie, qui semble avoir donné un coup de pied dans une fourmilière.

Évidemment, lorsque l’autrice donne la parole à la reine, qui est limitée dans son rayon d’action et qui, en plus, a du mal à caser quelques minutes de tranquillité dans son agenda plus que surchargé, cela ralentit le rythme, qui n’était déjà pas rapide.

Vous l’aurez compris, on ne lit pas ce roman pour avoir de l’action, en aucun cas la reine de ne sautera en parachute, façon James Bond. Par contre, si vous aimez lire un cosy mystery se déroulant dans un palais royal et côtoyer Lilibeth, il sera parfait pour vous.

Nul besoin d’être plus royaliste que le roi ou la reine, pas besoin d’avoir lu l’intégrale des Points de Vue ou d’avoir participé aux petites sauteries des têtes couronnées pour apprécier les ambiances particulières du palais royal, de la fonction de reine, des potins de couloirs et des misères que tous les membres du personnel peuvent se faire, quel que soit leur employeur.

Le final est un poil tarabiscoté, mais tout compte fait, on s’en moque un peu, le plaisir étant ailleurs.

Les enquêtes de Sa Majesté sont un peu comme un gâteau que l’on apprécie : on sait que l’on ne devrait pas se resservir, que ce n’est pas sérieux que c’est juste de la gourmandise,…

Puisque c’est un plaisir qui est régressif, qu’il fait le job de nous rendre heureuse, on se dit qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien, de temps en temps et de fermer les yeux sur les imperfections.

Je ne lirais pas ça tous les jours, mais une fois par an, ça fait du bien au moral, même si les problèmes de société se retrouvent toujours partout, même à Buckingham, surtout à Buckingham…

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°245] et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

La Messagère des Ombres – 01 – Londres : Morgan Rice

Titre : La Messagère des Ombres – 01 – Londres

Auteur : Morgan Rice
Édition : Morgan Rice Books (2021)
Édition Originale : Shadowseer, book 01: London (2021)
Traduction : ??

Résumé :
Londres, 1850, époque victorienne : Kaïa n’aspire qu’à fuir cet horrible orphelinat, découvrir qui étaient ses parents, comprendre pourquoi elle perçoit la présence des fantômes, pourtant invisibles aux yeux d’autrui. Kaïa va connaître la rudesse des rues de Londres, aussi sordides que son ancien orphelinat.

Kaïa subit un revers pire encore : la voici en état d’arrestation. L’Inspecteur Pinsley, 45 ans, remarque une marque étrange sur son bras, peut-être la clé permettant de résoudre une affaire étrange et mystérieuse.

Des cadavres sont retrouvés dans Londres, œuvre d’un tueur en série détraqué ou autre, Pinsley est dubitatif … Les méthodes utilisées sont pour le moins inhabituelles, tout comme la capacité du meurtrier à tromper la mort.

Deux alternatives s’offrent à Kaïa : l’aider à résoudre l’affaire ou finir enfermée à Bedlam, le célèbre asile de fous.

Kaïa et Pinsley, duo insolite voué à une méfiance mutuelle, vont faire équipe et parcourir quartiers mal famés et rues pavées dans le Londres du XIXe siècle, en quête d’indices. Une découverte choquante et terrifiante les attend.

Critique :
« La dark fantasy se drape de mystère avec LA MESSAGÈRE DES OMBRES, un thriller envoûtant et captivant, fourmillant de détails d’époque authentiques, riche en rebondissements et suspense à couper le souffle. Vous tomberez sous le charme de Kaïa, héroïne orpheline qui lutte pour s’en sortir et résoudre des crimes insolubles. »

Voilà ce qui était dit pour promouvoir ce roman auto-édité, puisque son autrice a décidé de se passer des éditeurs traditionnels pour ses romans à destination des jeunes adultes.

Morgan Rice, l’autrice, est super prolifique, d’après ce que j’ai vu en ouvrant ce premier tome d’une nouvelle saga. Tous ses titres y étaient repris, agrémentés de critiques dithyrambiques, le tout avant que ce roman ne commence. Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’avais envie de découvrir certaines de ses sagas, vu ce que les critiques en disaient.

Bon, si ses autres romans sont dans la même veine que celui-ci, je pense que je vais les oublier tout de suite et les rayer de ma wish ! Le roman n’est pas épais, à peine 230 pages et durant la moitié du récit, je me suis ennuyée !

Si les lieux visités par l’enquêteur Pinsley et la jeune Kaïa (purée, son prénom ressemble au cri de guerre d’un ninja) étaient intéressants, notamment la visite de l’asile de Bedlam, je ne pourrais pas dire que l’autrice m’a fait rêver avec ses descriptions de la ville de Londres. Il y en a peu. Trop peu.

Ses deux personnages principaux n’incitent pas à la sympathie tant je les ai trouvé fadasses au possible.

Pourtant, il y avait matière à faire de Kaïa (non, un chat ne s’est pas coincé la queue dans la porte) une jeune fille marquante, vu son parcours (orpheline évadée de l’orphelinat). Rien… Nous étions loin d’une héroïne marquante tel que Kya (Là où chantent les écrevisses), de Turtle Alveston (My absolute darling), de Harley McKenna (Mon territoire) ou de Betty Carpenter (Betty).

Idem avec l’enquêteur qui se la joue un peu à la Holmes, sans le panache, sans le charisme et sans son esprit de déduction.

L’écriture m’a semblée simpliste. Attention, pas au point de penser que l’autrice s’adressait à un lectorat peu intelligent (ou fainéant du cerveau). Juste que sa plume m’a semblé insipide, plate, sans pep’s.

Plusieurs fois j’ai été tentée d’arrêter ma lecture, tant je n’y trouvais aucun plaisir. Voulant tout de même connaître la fin de ce premier tome, je me suis accrochée, j’ai sauté des passages et hop, on a droit à un final qui se remue les puces (au moins je n’ai pas tout perdu), à un coupable de mis sous les verrous, mais il reste encore bien des questions ouvertes sur l’étrange don de Kaïa, dont nous aurons les réponses dans les tomes suivants.

M’en fiche, ce sera sans moi. Comme quoi, la pub, c’est utile, c’est ce qui m’a fait choisir ce roman fantastique, mais le produit n’était pas à la hauteur de mes attentes.

Heureusement, aucun arbre ne semble avoir été abattu pour éditer ce roman…

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°232] et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Agatha Christie (BD) – Tome 5 – Mister Brown : François Rivière, Frank Leclercq et Agatha Christie

Titre : Agatha Christie (BD) – Tome 5 – Mister Brown

Scénariste : François Rivière (d’après Agatha Christie)
Dessinateur : Frank Leclercq

Édition : Emmanuel Proust (22/03/2003)

Résumé :
Dans cette Angleterre des années 20, un jeune couple décide de créer une agence de détectives privés  » Les Jeunes Aventuriers et compagnie « .

En se lançant à la poursuite d’une Américaine disparue avec des documents secrets, ils vont croiser la route du mystérieux Mister Brown, le chef d’un gang international. Le danger guette nos candides détectives…

La découverte de deux héros injustement méconnus de la reine du crime dans un récit d’aventure et d’espionnage adapté par François Rivière, le spécialiste français d’Agatha Christie.

Critique :
N’ayant jamais lu les enquêtes des Beresford (Tommy et Tuppence), j’ai pensé que les découvrir en adaptation bédé serait une bonne idée.

Caramba, encore raté ! Pardon, je devrais dire « Damned, encore raté ». Pourtant, je ne baisse pas les bras avec les adaptations faites par la maison d’édition Emmanuel Proust et malgré tout, jusqu’à présent, c’est bérézina.

Les dessins ne sont pas supers, pour ne pas dire qu’ils sont moches, quant aux couleurs, nous allons éviter d’en parler, merci.

Le récit est alambiqué au possible, les dialogues ne sont pas terribles, les personnages nombreux, tout s’enchaîne très vite, sans que l’on y comprenne grand-chose, l’affaire tournant autour d’un récit d’espionnage.

On court partout, sans laisser le temps de souffler un peu, cela frise le rocambolesque et j’ai lu cette bédé en ayant l’impression d’avoir été larguée à un moment donné et de n’être jamais revenue dans le récit.

Puisque je n’ai pas lu le roman, je ne sais pas où ont été faites les coupes dans l’histoire originale, mais après avoir lu cette bédé, j’hésite fortement à m’engager dans le récit originel (et pourtant, j’adore les romans d’Agatha Christie).

Sans doute que ce roman faisait partie de ceux qui étaient difficilement adaptable en bédé, ou alors, il fallait plus que les 46 pages pour y arriver correctement.

Bref, une fois de plus, c’est un rendez-vous manqué !

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°225], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 46 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Black Butler – Tome 31 : Yana Toboso

Titre : Black Butler – Tome 31

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana Dark (15/04/2022)

Résumé :
Afin de mettre un terme aux collectes de sang organisées par son frère et ses alliés, Ciel et ses partisans infiltrent 4 lieux suspects répartis sur le territoire britannique.

Mais alors que May et Ranmao semblent en mauvaise posture, Ciel et Sebastian découvrent un enfant dont la capacité pourrait être un atout décisif.

Critique :
L’arc narratif sur les collectes de sang se poursuit…

Dans le numéro 30, nous avions laissé May et Ranmao en mauvaise posture. Leur mission auprès du baron de Heathfield est terminée.

De leur côté, Ciel et son diable de majordome continuent d’infiltrer la société qui collecte du sang et ils envoient tout le monde en mission.

Ce tome 31, après avoir mis fin à la partie consacrée à nos deux drôles de dames, met à l’honneur le cuisinier Bard et Lau, personnage ambigu que j’apprécie : ils doivent s’infiltrer dans un sanatorium où l’on ne badine pas avec l’hygiène !

On a du rythme, de l’action, les personnages féminins ne sont jamais en reste, même si, avec le mangaka, soit elles sont de gentilles petites filles ou alors, des femmes de combat ! Pas de juste milieu.

On reste dans des scénarios très sombres et l’on comprend pourquoi il est noté que ce manga est pour un public averti. Mon clavier est azerty et moi, je suis avertie depuis le départ.

Les petits travers de la société victorienne sont bien représentés, détaillés, sans que l’on s’appesantisse dessus. Pas besoin d’en rajouter, on comprend très bien ce qui est dit, montré, expliqué, notamment en ce qui concerne les différences de classes et la misère dans Londres.

La série ne flanche pas, même si certains arcs narratifs m’ont moins bien plu dans le passé. Celui avec les collectes de sang est important, puisqu’il dure depuis longtemps, tout en étant attaché à d’autre au paravent.

Oui, il y a aussi une continuité dans les différents tomes, que ce soit au niveau des personnages que l’on recroise, ou au niveau des scénarios qui sont dans le prolongement les uns des autres.

Une série manga que je vais continuer de suivre parce que j’adore ça !

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°217] et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Commissaire Montalbano – 06 – La démission de Montalbano : Andrea Camilleri

Titre : Commissaire Montalbano – 06 – La démission de Montalbano

Auteur : Andrea Camilleri
Édition : Pocket (2013)
Édition Originale : Gli arancini di Montalbano (1999)
Traduction : Serge Quadruppani

Résumé :
N’écoutant que son devoir, un berger, de son téléphone portable, alerte la police : il vient de découvrir dans un bunker abandonné le cadavre d’une femme.

Comme toujours dans les récits de Camilleri, il ne faut pas se fier aux apparences, ce berger a sans doute quelque mobile caché, et c’est tant mieux.

Ainsi commence l’une des histoires auxquelles le commissaire Montalbano nous convie ici, entre dégustation d’arancini et de rougets, méditation sur la plage et accès de mauvaise humeur météorologique.

Une fois de plus, Montalbano se régale à mener l’enquête au sein des pittoresques habitants de Vigàta, ce bourg imaginaire de Sicile orientale rendu bien réel pour des millions de lecteurs sous la plume d’Andrea Camilleri.

Critique :
Comme promis, après le mauvais temps de la ville de Londres en 1380, je me suis envolée pour le soleil de Vigàta, en Sicile. Pas de chance, lors de la première nouvelle, il pleuvait !

Le format des nouvelles va comme un gant au commissaire Montalbano, ne donnant jamais l’impression qu’on n’en a pas eu assez.

La première nouvelle n’est pas une enquête à proprement parler, c’est un mystère mystérieux qu’on a soumis à la sagacité du commissaire. Plus un épisode de la vie qu’autre chose.

Par contre, ensuite, nous avons des vrais petites enquêtes, dont pour certaines, j’avais trouvé la solution avant le commissaire. Ok, je ne chanterai pas trop fort, il me dépasse pour tout puisque lui, il trouve toujours la solution.

Ce qui est plaisant, dans les Montalbano, ce sont les personnages, hauts en couleurs (ah, Catarella !), les descriptions de la vie de tous les jours, les petits mystères que le commissaire veut toujours résoudre et qui, bien souvent, commencent de manière très bizarre, comme avec cet homme qui conserve tout… Oui, tout !

La traduction du titre en français est différente de l’originale puisque en V.I (version italienne), on parle d’arancini (boules de riz panées, farcies de mozzarella et de sauce bolognaise et cuitent dans la friteuse) et c’est un met que j’adore (je m’en suis faite péter lors de mon voyage en Sicile).

En fait, la démission de Montalbano n’en est pas vraiment une… Dans une des nouvelles, on a un meurtre violent, beaucoup de sang, éviscération et cannibalisme… Heu, on est dans un Montalbano, là ? Notre commissaire va briser le 4ème mur et sonner les cloches à son auteur. Oui, moyen. La seule qui m’a moins plu.

Lire un Montalbano, c’est une lecture reposante, agréable, une sorte de doudou pour les moments où l’on n’a pas le moral, pas envie de lire autre chose.

Montalbano, il a un caractère entier, c’est un personnage hors norme, mais l’auteur a fait en sorte qu’il partage la vedette avec ses adjoints, dont certains sont pirsonnellement en pirsonne plus grave que d’autres. Catarella bien entendu. Mimi est le dragueur de ces dames et Fazio a le complexe de l’état civil.

L’autre avantage de Montalbano, c’est qu’il ne court pas, qu’il prend le temps de réfléchir en mangeant à toutes les bonnes tables du coin, faisant honneur à la cuisine sicilienne et notamment aux poissons.

Le plus gros bémol de cette série, c’est que le village de Vigàta n’existe pas, donc, la tratoria San Calogero non plus et santa madonna, jamais je ne pourrai aller y déguster les mets exquis que le commissaire s’enfile !!!

Là-dessus, pour noyer mon chagrin, il ne me reste plus qu’à me suicider en dégustant une pizza Buitoni à la bactérie E.coli, le tout recouverte de lazagnes hennissante de chez Findus (viande en provenance de Veviba, à Libramont ?) et en dessert, je me ferai une overdose de Kinder Surprise et autres Choco-Beurk de l’usine Ferrero d’Arlon, parfumés à la salmonelle.

Si avec tous ces scandales alimentaires, je ne trépasse pas, alors c’est que je suis costaude !

Un conseil, mangez du Montalbano, c’est bien plus sain ! Encore un roman qui chante la Sicile, avec des petites enquêtes intelligentes, surprenantes, agréables à lire, amusantes et remplie de poésie.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°201].

Simulacres martien : Eric Brown

Titre : Simulacres martien

Auteur : Eric Brown
Édition : Le Bélial’ Une Heure Lumière (20/01/2022)
Édition Originale : The Martian Simulacra: A Sherlock Holmes Mystery (2017)
Traduction : Michel Pagel

Résumé :
Londres, 1907. Dix ans après la reddition terrienne. Alors que l’humanité vit sous la férule de ses conquérants, Gruvlax-Xenxa-Schmee, vice-ambassadeur de Mars en Grande-Bretagne, vient frapper à la porte du 221b, Baker Street. Il faut dire que l’affaire est d’importance, et quand les maîtres de la Terre vous réclament, se dérober n’est pas une option.

Ainsi le docteur Watson et le plus célèbre des enquêteurs humains, Sherlock Holmes, se trouvent-ils propulsés au sein d’une enquête épineuse, dans les méandres désertiques de la Planète Rouge, avec pour compagnon nul autre que l’impétueux professeur Challenger.

Leur mission ? Résoudre une énigme improbable et assurer la paix entre les mondes. À moins qu’un terrifiant secret ne se dissimule derrière les intentions prétendument louables des nouveaux seigneurs de la Terre.

Car après tout, sur Mars, les apparences peuvent s’avérer trompeuses…

Critique :
Sherlock Holmes sur Mars ! Fallait le faire. Toute la Terre est occupée par les Martiens. Toute ?

Oui, toute… Pas d’irréductibles qui résistent encore et toujours à l’envahisseur.

Holmes et son fidèle Watson sont appelés sur Mars pour résoudre le meurtre d’un philosophe.

Qu’est-ce que ça donne le mélange des genres ? Le polar et la SF… Ou, Sherlock Holmes et les envahisseurs martiens de H.G Wells.

Le mélange aurait pu être casse-gueule, il évite de se prendre les pieds dans le tapis et offre un divertissement fort agréable. Les lecteurs/lectrices qui ne sont pas familiarisés avec le genre SF ne s’y perdront pas et pourraient même passer un chouette moment de lecture tout en quittant leurs sentiers habituels.

Le format des novellas va comme un gant aux enquêtes de Sherlock Holmes : 129 pages, c’est la bonne proportion qu’il faut pour monter un univers, présenter les personnages et mener l’enquête, sans que cela ne devienne trop long. Et pour une fois, ce n’est pas trop court. Zéro frustration.

Alors que je m’attendais à une enquête de Holmes sur la planète Rouge, c’est tout autre chose qui s’est déroulé, me surprenant, ce qui était très agréable. A contrario, si vous étiez à la recherche des déductions holmésiennes, faudra faire une croix dessus, puisqu’elles sont peu nombreuses.

Malgré tout, sans l’intelligence de Holmes et de ces petits détails qui ont attiré son attention, le docteur Watson se serait retrouvé dans une fâcheuse situation. Heureusement que sur Mars, il y avait une autre personne pour leur donner un coup de main…

Voilà donc une novella de SF qui met Sherlock Holmes à l’honneur, face aux Martiens de La Guerre des Mondes, ceux de la deuxième vague, la première ayant perdu face à un virus terrien. Ces autres Martiens, vaccinés, se disent plus doux que les premiers et qui veulent mettre notre Terre sous protectorat de Mars. Dites merci !

C’est un récit correct, amusant, qui nous fera voyager au-delà de notre bonne vieille Terre. Une novella avec de l’action, de l’aventure, du suspense, du mystère et qui pourra se laisser lire par tout le monde, même les allergiques au genre SF.

Ni trop court, ni trop long, c’est le format parfait pour débuter avec de la SF. De plus, ça se lit tout seul et c’est comme un petit gâteau auquel on ne peut résister de venir reprendre un morceau.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°175].

Sherlock Holmes et la Bête des Stapleton : James Lovegrove

Titre : Sherlock Holmes et la Bête des Stapleton

Auteur : James Lovegrove
Édition : Bragelonne (02/02/2022)
Édition Originale : Sherlock Holmes and the Beast of the Stapletons (2020)
Traduction :

Résumé :
1894. Voilà cinq ans que le monstrueux chien des Baskerville et son maître, le naturaliste Jack Stapleton, sont morts. Sir Henry Baskerville vit heureux dans son manoir ancestral avec son épouse Audrey et leur fils.

Du moins jusqu’au jour où l’on retrouve sur la lande le corps exsangue d’Audrey. Une nouvelle créature démoniaque hanterait-elle le Dartmoor ?

Lorsqu’on les appelle à la rescousse, Sherlock Holmes et le Dr Watson sont confrontés à une véritable créature de cauchemar. Il semblerait que Jack Stapleton ait survécu et qu’il soit décidé à se venger…

Critique :
Sherlock Holmes qui retourne sur les terres des Baskerville, non pas pour traquer le chien maudit, mais une autre créature qui a tué l’épouse de Sir Henry Baskerville.

Le côté fantastique est présent puisque l’animal qui persécute ainsi la famille, suçant le sang des animaux ou de l’épouse, est d’une taille gigantesque.

Une sorte de grosse mite (gaffe à la prononciation) aux yeux rouges. Une phalène, pour être exacte.

Si l’enquête m’a bien plu, il y a néanmoins quelques petits détails qui m’ont déplus…

Le premier est que Watson, suite à un soucis avec un chien dans le parc, refuse de partir avec Holmes enquêter sur la mystérieuse bestiole dans le Dartmoor. Dans la version du Chien, Holmes ne partait pas, mais c’était pour mieux enquêter incognito là-bas. Ici, notre brave Watson restera la cul dans le sofa. C’est Holmes qui lui racontera tout à son retour. Bof, ça craint.

Un autre soucis est qu’il n’est pas nécessaire d’être Columbo, Hercule Poirot ou même Holmes pour comprendre le truc derrière l’animal gigantesque. Pire, le coupable que l’on nous donne n’est pas crédible pour deux sous. Niveau mystères insondables, il y avait bien mieux dans « Le démon de Noël ».

Heureusement, Holmes se doute qu’il y a une mite dans le pâté et repart pour le Dartmoor, trop tard seulement pour empêcher la seconde tragédie d’arriver. Mes déductions étaient bonnes et lorsque Madame Barrymore relatera l’enlèvement, un détail me donne de suite la nom du complice. Putain, trop facile !

Si les deux premières parties étaient intéressantes malgré le fait que j’avais déjà compris le truc et l’astuce, la troisième est plus lente et à mon sens, il était tout bonnement inutile de faire traverser l’océan à Holmes, Watson, Baskerville, le caporal Grier et le docteur Mortimer pour poursuivre le kidnappeur.

Une course-poursuite sur la lande sauvage et désertique aurait été très bien. Le voyage en bateau est ennuyeux, il ne passe presque rien, si ce n’est une tentative de meurtre et le fait que Watson n’ait pas compris qui était le complice.

Anybref, pour le suspense, on repassera !

Pour le plongée dans l’époque victorienne, l’auteur fait le minimum syndical avec le côté raciste des Anglais et la ségrégation raciale qui existait, encore et toujours, entre les Blancs et les Noirs (le caporal Grier est Afro-américain). C’est lors de la traversée, sur le bateau, que c’est le plus flagrant avec quelques connards, bien dans leur époque, qui ne se priveront pas de faire des commentaires horribles.

Le final est un peu trop poussé, trop exagéré, trop exotique (nous sommes au Costa Rica) et le lien entre le complice et un célèbre grand méchant bien connu des Holmésiens, est un peu too much. Il n’y avait pas besoin d’en rajouter, ni de faire de ce personnage un vilain pas beau.

Le point fort du roman c’est que le Holmes et Watson sont presque semblables aux originaux, avec la touche de l’auteur en plus, bien entendu. Canoniquement parlant, on est dans le bon, c’est ce que j’apprécie le plus.

Par contre, j’avais été plus bluffée par la résolution de leur précédente enquête, celle avec le Démon de Noël qui réservait quelques surprises inattendues. Malgré tout, comparé aux nombreux pastiches holmésiens que j’ai déjà lus dans ma vie, celui-ci se trouve dans les tiroirs du haut.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°1XX].

Bilan Mois du Polar : Février 2022 [Chez Sharon]

Mince alors, déjà fini le Mois de Février ! Au revoir, cher Mois du Polar adoré !

Une fois de plus, je me suis bien amusée et j’ai fait suer cette pauvre Sharon en lisant comme une dingue (et en lui envoyant tous mes liens de chroniques blog ou Babelio).

Record battu cette année avec 40 fiches ! Il m’en restait encore à publier, mais je les ai gardé sous le coude, pour le mois de mars. 

Comme toujours, j’avais des grandes ambitions pour les romans et je n’ai pas réussi à lire tout ceux que j’aurais aimé lire. Comme d’habitude, j’ai fait une liste et j’y ai dérogé…

J’ai ajouté deux nations à mon planisphère (c’est déjà ça) : le Mali et le Soudan. Je suis retournée en Grèce, en Italie, en Corée du Sud, en Finlande, en Écosse et en Azerbaïdjan.

En février 2023, je reprendrai une partie de la liste et je recommencerai à se jurer que je vais enfin les lire… ♫ Comme d’habitude ♪

J’ai réussi à lire quelques comics (pas autant que je le souhaitais), des mangas (et à poursuivre une série manga commencée en 2021).

Il y a eu quelques déceptions littéraires, dont un foirage total avec le manga « Psychic Detective Yakumo » et le deuxième album des nouvelles aventures de Bruno Brazil. Rien de grave, ça m’arrive souvent.

J’ai loupé aussi quelques lectures dans les romans, comme vous avez pu le lire hier, dans le Bilan Mensuel de Février.

Merci à Sharon d’avoir organisé son Mois du Polar et à l’année prochaine, si elle le veut bien ;-))

Bilan du Mois du Polar Février 2022 : 40 Fiches (12 romans, 20 bédés, 3 mangas, 2 comics et 3 séries)

  1. Nos vies en flammes : David Joy
  2. Les enquêtes du commissaire Montalbano – 05 – Un mois avec Montalbano : Andrea Camilleri (Italie)
  3. [SÉRIES] Les Chroniques de Sherlock
  4. Les nouvelles enquêtes de Ric Hochet – Tome 1 – R.I.P. Ric ! : Zidrou et Simon Van Liemt
  5. Les enquêtes du Commissaire Habib – 06 – Meurtre à Tombouctou : Moussa Konaté (Mali)
  6. My Home Hero – T02 : Naoki Yamakawa et Asaki Masashi [MANGA]
  7. Épilogue meurtrier – Trilogie de la crise HS1 : Pétros Márkaris (Grèce)
  8. Agatha Christie‭ – ‬T03‭ – ‬Dix Petits Nègres :‭ ‬François Rivière,‭ ‬Frank Leclercq et Agatha Christie
  9. L’île des chamanes : Jay Kim (Corée du Sud)
  10. My Home Hero – T03 : Naoki Yamakawa et Asaki Masashi [MANGA] [BABELIO]
  11. Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique : Jean-Marc Jancovici et Christophe Blain
  12. A fake story : Laurent Galandon et Jean-Denis Pendanx
  13. Agatha Christie‭ ‬ – T0‬7‭ – ‬Le Crime du Golf :‭ ‬François Rivière,‭ ‬Marc Piskic et Agatha Christie [BABELIO]
  14. Hercule Poirot (BD) – T06 – Le crime du golf : Frédéric Brémaud, Alberto Zanon et Agatha Christie
  15. L’assassinat du père Noël : Didier Convard, Eric Adam, Paul et Pierre Véry
  16. Si vulnérable : Simo Hiltunen (Finlande)
  17. Les nouvelles aventures de Bruno Brazil – Tome 1 – Black Program (1/2) : Laurent-Frédéric Bollée et Philippe Aymond
  18. Les nouvelles aventures de Bruno Brazil – Tome 2 – Black Program (2/2) : Laurent-Frédéric Bollée et Philippe Aymond [BABELIO]
  19. L’eau rouge : Jurica Pavičić (Croatie)
  20. Retour de flammes – Tome 1 – Premier rendez-vous : Laurent Galandon et Alicia Grande
  21. Les Princes de Sambalpur : Abir Mukherjee (Écosse)
  22. L’art du crime – Tome 1 – Planches de sang : Olivier Berlion et Marc Omeyer
  23. Psychic Detective Yakumo – T01 : Manabu Kaminaga et Suzuka Oda [MANGA]
  24. Sherlock, qui est le coupable ? : Vincent Raffaitin et Collectif
  25. Trilogie d’une Nuit d’Hiver – 02 – La Fille dans la tour : Katherine Arden
  26. Les nouvelles enquêtes de Ric Hochet – Tome 2 – Meurtres dans un jardin français : Zidrou et Simon Van Liemt [BABELIO]
  27. Jess Long – Tome 5 – Il était deux fois dans l’ouest / Le saut de la mort : Arthur Piroton et Maurice Tillieux [BABELIO]
  28. Les enquêtes de Frère Athelstan – 04 – La Colère de Dieu : Paul Doherty
  29. Jess Long – Tome 4 – Les masques de mort / La grotte aux crabes : Arthur Piroton et Maurice Tillieux [BABELIO]
  30. [SÉRIES] Miss Marple – Saison 1 – Épisode 1 – Un cadavre dans la bibliothèque (2004)
  31. Batman vs Deathstroke : Christopher Priest, Carlo Pagulayan, Ed Benes et Roberto Viacava [COMICS]
  32. Retour de flammes – Tome 2 – Dernière séance : Laurent Galandon et Alicia Grande
  33. [SÉRIES] Les petits meurtres d’Agatha Christie – Saison 1 – Épisode 9 – Un cadavre sur l’oreiller
  34. Jess Long – Tome 3 – La piste sanglante / L’homme du bout de la nuit : Arthur Piroton et Maurice Tillieux [BABELIO]
  35. Dressé pour tuer ‭–‬ 02 ‭–‬ Une enquête de Drongo, ex-agent du KGB : Tchinguiz Abdoullaïev (Azerbaïdjan)
  36. Deadpool Killogy – Tome 2 – Deadpool massacre les classiques : Cullen Bunn et Matteo Lolli [COMICS] [BABELIO]
  37. Jess Long – Tome 1 – Le bouddha écarlate / Les nouveaux négriers : Arthur Piroton et Maurice Tillieux [BABELIO]
  38. Jess Long – Tome 2 – Les ombres du feu / L’évasion : Arthur Piroton et Maurice Tillieux [BABELIO]
  39. Agatha Christie – Tome 02 – Mort sur le Nil (BD) : François Rivière, Solidor et Agatha Christie [BABELIO]
  40. Ils étaient dix (BD) : Pascal Davoz, Damien Callixte et Agatha Christie [BABELIO]

Ils repartent dans la PAL puisque je n’ai pas su les en sortir ce mois-ci :

  1. Les Patriotes : Sana Krasikov (Ukraine)
  2. Carnets d’enquête d’un beau gosse nécromant : Jung Jae-han (Corée du Sud)
  3. La démission de Montalbano – Montalbano 06 : Andrea Camilleri (Italie)
  4. Les planificateurs : Un-Su Kim (Corée du Sud)
  5. Le portrait de la Traviata : Jinki Do (Corée du Sud)
  6. Le jour du chien noir : Si-woo Song (Corée du Sud)
  7. Ma mémoire assassine : Young-Ha Kim (Corée du Sud)
  8. Génocide(s) : Kazuaki Takano (Japon)
  9. Crime impuni aux monts Wuyi : He Jiahong (Chine)
  10. Le dernier loup : Jiang Rong (Chine)
  11. Sa Majesté mène l’enquête – 02 – Bain de minuit à Buckingham : S.J. Bennett (Angleterre)
  12. Le défi Holmes contre Lupin et les brigades : J-P et A Bouchon (France)
  13. Les vallées du cash : Brian Panowich (États-Unis)
  14. Le serveur de Brick Lane : Ajay Chowdhury (Inde)
  15. Gotham Central – Tome 1 : Ed Brubaker, Greg Rucka et Michael Lark [COMICS]
  16. Bad Ass – Tome 1 – Dead end : Herik Hanna, Bessadi et Georges [COMICS]
  17. Batman – Un Long Halloween : Jeph Loeb et Tim Sale [COMICS]
  18. Preacher (Urban) – Tome 3 : Garth Ennis et Steve Dillon [COMICS]
  19. Batman – Silence : Jeph Loeb et Jim Lee [COMICS]
  20. Noir burlesque – Tome 01 : Enrico Marini [BÉDÉ]
  21. Crime et Châtiment : Hiromi Iwashita & Dostoïevski [MANGA]
  22. La Peau de l’autre – T01 – Pile et face : Le Tendre & Séjourné [BÉDÉ]