Sherlock, Lupin & moi – Tome 1 – Le Mystère de la dame en noir : Irene Adler

Titre : Sherlock, Lupin & moi – Tome 1 – Le Mystère de la dame en noir

Auteur : Irene Adler
Édition : Albin Michel (02/01/2017)

Résumé :
Eté 1870, Sherlock Holmes, Arsène Lupin et Irene Adler font connaissance à Saint-Malo. Les trois amis espèrent profiter de leurs vacances en bord de mer, mais le destin en a décidé autrement.

Un corps s’est échoué sur une plage voisine et les trois camarades se retrouvent au beau milieu d’une enquête criminelle. Un collier de diamants a disparu, le mort semble avoir deux identités et une sombre silhouette rôde, la nuit, sur les toits de la ville.

Trois détectives ne seront pas de trop pour résoudre l’énigme de Saint-Malo !

Critique :
Ce ne sera pas le polar de l’année, mais niveau fraicheur et plaisir de lecture, il a fait son job ! What’else ?

De plus, son postulat de départ n’avait pas encore été proposé, du moins, pas à ma connaissance.

Et si Sherlock Holmes avait bien connu Arsène Lupin lorsqu’ils étaient de jeunes garçons en villégiature à Saint-Malo ? Et si, dans ce duo, c’était rajouté la jeune Irene Adler ??

C’est sans aucun doute tout à fait impossible dans l’absolu, mais puisqu’on a le droit de violer l’Histoire pour lui faire de beaux enfants, alors, allons-y gaiement et prenons plaisir à découvrir leurs aventures au bord de la mer.

C’est de la littérature jeunesse, le style est donc adapté pour les plus jeunes, cela étant, il n’est pas gnangnan non plus ou bas de plafond. Je dirais qu’il est tout ce qu’il y a de plus normal étant donné que le récit est raconté par la jeune Irene Adler.

Un agréable petit roman policier qui se lit en quelques heures et qui ravira les plus jeunes, comme les vieux cadors du polar tel que votre serviteur qui ne cherchait qu’à se faire plaisir et prendre un peu d’air frais après un roman noir oppressant.

Nous sommes loin des énigmes de la mère Agatha (Christie), le but n’étant pas de construire un mystère obscur et une enquête de malade puisque nous sommes face à trois jeunes qui veulent enquêter sur une mort mystérieuse et rien de plus. Restons cohérent, donc.

Les personnages sont fidèles à ce qu’ils auraient pu être dans leur jeunesse, Holmes est déjà le futur détective qu’il sera, Lupin est agile et Irene a une belle voix qui charmera ses deux compagnons de vacances.

De plus, elle nous annonce quelques petits secrets sur elle-même qu’elle a appris bien plus tard et dont elle nous révèle durant son récit.

C’est plaisant à lire, vite lu, on en ressort avec un sourire de contentement d’avoir pris un bon bol d’air en compagnie de nos jeunes amis et on n’a qu’une seule envie, découvrir la suite de leurs aventures, qui, je l’espère, seront traduites intégralement car je ne saurais pas les lire dans leur V.O qui est l’Italien.

Pas le polar de l’année, ni l’énigme du siècle, mais le but du roman n’est pas là. Quant à sa mission qui était de me divertir et de me changer les idées, elle est réussie pleinement.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Sherlock Holmes – Tome 5 – Le Vampire du West End : Jean-Pierre Croquet & Benoît Bonte

Titre : Sherlock Holmes – Tome 5 – Le Vampire du West End

Scénariste : Jean-Pierre Croquet
Dessinateur : Benoît Bonte

Édition : Soleil (2002)

Résumé :
Alors que Bram Stocker, l’auteur de Dracula, lance les premières représentations de l’adaptation théâtrale de son roman, plusieurs corps vidés de leur sang sont retrouvés à proximité dudit théâtre.

Des témoins parlent d’un homme vêtu d’une cape doublée de soie rouge, comme le fameux héros de Stocker. Les victimes ont toutes une trace de morsure à la carotide.

Le « vampire du West End » terrifie à tel point qu’il pourrait mettre en faillite le théâtre. L’acteur principal, Irving, décide de faire appel à Sherlock Holmes pour résoudre l’affaire.

Critique :
Vu le titre et vu le niveau des 4 précédents opus, je m’attendais au pire et donc, je n’avais jamais cherché activement ce dernier tome de la série éditée par Soleil dans les années 2000.

Il y a peu, elle a surgit devant mon nez et je suis dis « Allez va, puisqu’il le faut pour ta collection ».

Là, je suis étonnée car au final, ce dernier tome ne se révèle pas si catastrophique que ça. Du moins, bien moins pire que ces prédécesseurs.

Nous commencerons avec un vampire, certes, mais c’est un de théâtre..

Et si des victimes semblent bien avoir été mordues par un vampire qui les aurait laissées exsangues et mortes, on ne laisse pas le fantastique prendre le dessus sur l’enquête et on gardera les pieds sur terre, sauf la populace et les feuilles de choux, mais de ce point de vue là, ça ne change jamais.

Les dessins sont corrects, les ambiances et la ville de Londres sont bien mis en valeur, j’ai apprécié le clin d’œil à l’Illustrated News Police, avec des dessins ressemblant trait pour trait à ceux publiés par ce même papier, en 1888, avec Jack.

Les seuls qui me gênent un peu, ce sont ceux de Holmes qui a toujours une tête qui ne me revient pas, et un docteur Watson ventripotent, comme toujours. Mais au moins, il n’a pas le rôle de faire-valoir ou d’imbécile de service, et là, je dis merci.

Si Holmes enfilera une fois de plus les horribles deerstalker et macfarlane alors qu’il n’est pas à la campagne, il sera le plus souvent en costume haut-de-forme, tenue la plus naturelle pour un gentleman à la ville.

L’enquête est intéressante, avec quelques rebondissements afin de laisser planer plus longtemps le mystère et le suspense et j’ai lu la bédé avec infiniment plus de plaisirs que les précédentes, alors que sincèrement, jamais je ne l’aurais pensé une seule seconde.

Par contre, j’ai trouvé que la baronne Ebezert avait un accent à la Ming Li Foo, le blanchisseur chinois du 20ème de cavalerie (Lucky Luke) avec ses « l » en lieu et place des « r », ce qui ne fait pas très pays de l’Est comme ses origines.

Au final, on obtient une bédé agréable à lire, une enquête bien ficelée, plus de trucs bizarres comme dans les 4 autres, hormis une petite chose mais qui, je trouve, ajoute du piment à la légende.

Sherlock Holmes – Tome 9 – Le signe des quatre : André-Paul Duchâteau & Bruno Di Sano

Titre : Sherlock Holmes – Tome 9 – Le signe des quatre

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Bruno Di Sano

Édition : Claude Lefrancq – Bdétectives (1998)

Résumé :
Sherlock Holmes s’ennuie, il espère une enquête mais John Watson, pas encore remis de la campagne d’Afghanistan, ne veut pas user de ses forces.

« Ah, une enquête, une belle et étonnante enquête, Watson ! C’est un stimulant pour la clarification de mon esprit et tous les dangers afférents me paraissent négligeables. […] Donnez-moi une énigme, une belle énigme à résoudre ! Et je cesserai de m’ennuyer ! »

Critique :
OUI !! Enfin une bédé de cette série sur Sherlock Holmes dont le scénario est conforme à l’esprit holmésien et ne lorgne pas du côté du fantastique ou du porte nawak !

Évidemment, quand on dessine un album et qu’il faut suivre le canon holmésien, c’est plus difficile de faire ce que l’on veut…

C’est donc, dans toute cette série de 9 tomes, un des seuls (avec Le Chien des Baskerville) à ne pas présenter un scénario loufoque et ça fait du bien.

L’histoire est conforme à celle de Conan Doyle, bien que raccourcie puisque bien obligé.

Si Watson tombe amoureux de Mary Morstan, nous n’aurons pas droit à ses pensées amoureuses et à leur rapprochement durant l’enquête puisque le format bédé ne permet pas de pareils épanchements.

Niveau dessins, on a connu mieux au niveau de l’interprétation visuelle de Holmes et  de Watson puisque le détective arbore, une fois de plus, l’horrible deerstalker et la macfarlane pour se déplacer en ville et que le docteur Watson est un peu trop gras à mon goût et d’après le canon.

Au moins, dans ce tome-ci, on dirait que Holmes a moins des épaules de déménageur que dans les précédents. Il était temps !

Dommage que le reste de la collection ne soit pas dans cette veine-là et que tous les scénarios non canoniques aient viré du côté du fantastico-burlesque même pas drôle, le tout avec des explications bâclées en fin d’album.

Ici, on est dans un bon album au scénario maîtrisé puisque conforme à celui de l’auteur, Sir Arthur Conan Doyle.

Et nom de dieu, ça fait du bien !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Arsène Lupin contre Herlock Sholmès – Tome 2 – La lampe juive : Takashi Morita

Titre : Arsène Lupin contre Herlock Sholmès – Tome 2 – La lampe juive

Scénariste : Takashi Morita d’après l’oeuvre de Maurice Leblanc
Dessinateur : Takashi Morita

Édition : Kurokawa (10/12/2015)

Résumé :
Le détective Herlock Sholmes reçoit un jour de la part d’un baron une demande d’enquête pour résoudre une affaire de vol dont il a été victime.

En parallèle, Lupin va user de tous les stratagèmes pour tenir Sholmès à distance de l’enquête. Les deux cerveaux vont ainsi s’affronter dans l’affaire de la lampe juive !

Critique :
♫ C’est un truand ♪Un gentleman ♫Un bon vivant ♪ Étourdissant ♫Jamais perdant ♪ Toujours gagnant ♪
L’Arsène ♫

Arsène, ZE gentleman-cambrioleur, n’a jamais eu mes faveurs littéraires, bien que j’ai lu quelques unes de ses aventures dans mon jeune temps, après les Hercule Poirot et mon cher (Lock) Holmes.

Allez savoir pourquoi, je ne me suis jamais attachée à luiet je n’ai jamais lu l’intégralité de ses aventures.

Quant à celles où le détective anglais était présent sous le nom de Herlock Sholmès, elles ne m’avaient pas emballées plus que ça puisque l’Homme du 221b y était brocardé et moqué.

C’est donc avec des hésitations certaines que j’ai acheté ce manga puisqu’il y était de nouveau question d’un combat entre Arsène Lupin et celui que Maurice Leblanc dû rebaptiser Herlock Sholmès.

Niveau dessins, j’ai apprécié ceux du détective de Londres (hormis ses oreilles pointues comme celles des elfes) car les traits étaient plus anguleux que ceux habituellement réalisé par les mangakas.

Quant à Watson… oups, pardon, Wilson, il n’avait rien d’un gros balourd ventripotent, même si niveau intelligence, l’auteur aurait pu lui en accorder un peu plus, car dans ces pages, il n’est qu’un faire-valoir au tout petit rôle. Dommage, il mérite mieux car il était loin d’être un imbécile.

L’enquête de Holmes, oups, de Sholmès est correcte, même si notre homme fera peu de déductions en observant les gens, le tout se présentant comme un mystère authentique et la résolution n’étant pas aussi simple que l’on pourrait penser de prime abord.

Le véritable Holmes disait parfois qu’il pouvait faire plus de mal en arrêtant le véritable coupable plutôt qu’en le laissant gambader librement… Et il n’avait pas tort !

Et l’Arsène dans tout ça ? C’est un bon vivant, un marrant, un type qui a l’éclat de rire aux lèvres, qui a du respect pour son adversaire, un véritable gentleman avec les femmes, mais un voleur.

Ne me souvenant pas assez de l’original, je ne saurais juger de la justesse du personnage, mais il me semble plus « gamin effronté » que dans les romans de Maurice Leblanc.

Une lecture rafraichissante, agréable, avec une petite dose de mystère, de suspense, de course-poursuite, de tours pendables réalisés par le gentleman cambrioleur envers la maréchaussée et une conclusion aux antipodes de ce que j’aurais pu penser au départ.

Si il y a d’autre tomes qui mettent en scène Herlock Sholmès, je les prendrai bien volontiers, et, ma foi, je me ferai bien les autres aussi, ceux avec rien que Arsène Lupin…

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict.

Baker Street – Tome 4 – Sherlock Holmes et l’ombre de M : Pierre Veys & Nicolas Barral

Titre : Baker Street – Tome 4 – Sherlock Holmes et l’ombre de M

Scénariste : Pierre Veys
Dessinateur : Nicolas Barral

Édition : Delcourt (27/05/2003)

Résumé :
Sherlock Holmes, Watson, Clipton et compagnie sont enfin arrivés à Ceylan.

Mais le testament de l’oncle facétieux stipule que son héritier doit retourner à Londres, se faire engager dans un cirque, et jouer un spectacle de clown en présence de la reine elle-même.
Dans le camp adverse, le bras droit de Teawings a embauché l’ignoble professeur Moriarty pour contrecarrer Holmes.

Plus qu’un simple voyage, c’est une terrible lutte, un combat titanesque, sans merci et dont l’issue du monde dépend, qui va s’engager entre les deux hommes.

Critique :
Je n’ai pas trainé pour lire la suite de ce dyptique des aventures hilarantes et burlesques du génial Docteur Watson et de Sherlock Holmes !

— Je le hais ! Oh, que je le hais !
— Réveillez-vous, honorable professeur…
— C’est pas juste : lui il a le docteur Watson, tandis que moi je dois traîner un boulet…
— Professeur !

Résultat : une lecture avec un sourire béat affiché de la première à la dernière page.

Après toutes leurs péripéties et leurs ruses pour arriver à Ceylan, les voici obligés de refaire le chemin dans l’autre sens, et le plus vite possible, sans oublier le gage que l’oncle défunté à imposé à son neveu pour que les plantations de thé lui reviennent.

Vois Holmes affalé dans un transat comme une méduse échouée sur la plage pendant que le terrible professeur Moriarty l’espionne donne de nouveau lieu à des dialogues rempli d’humour et de drôlerie.

Nous ne savions pas à ce moment, que nous étions espionnés par le plus terrible criminel d’Angleterre… heu… du Monde ! (L’étroitesse géographique peut provoquer certaines rancœurs).

Surtout que ni l’un ni l’autre ne veut prononcer le nom de son ennemi car cela donne lui à des crises ressemblant à celles de Joe Dalton lorsque l’on parle de Lucky Luke. Mais ici, contrairement au lonesome cow-boy, Holmes pique lui aussi de telles crises.

Au final, chacun parle de l’autre en disant « machin » ou « bidule », interdit à tout le monde de prononcer le nom de celui dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ou réclame une pièce dans le cochon à chaque mention du nom honni.

— On ne sait jamais sur quel pied danser avec ce Sherlock Hol… Zut, je l’ai dit… [Mettant ensuite une pièce dans une tirelire présentée par Moriarty] Vous êtes sévère…
— Chaque fois qu’on prononce son nom, on met une pièce dans le cochon, c’est la punition !
— Et « Watson », on a le droit ?

Le plan machiavélique mis au point par Holmes pour semer Moriarty, son bras-droit gourmand, ainsi que monsieur Teawings et ses sbires chinois était du grand n’importe quoi, mais on dirait que ça ne marche plutôt pas mal pour nos amis et cela nous procure quelques autres moments de sourire.

— Mais où est passé Lestrade ?
— Un gros python l’a attrapé tout à l’heure et l’a hissé dans les arbres…
— C’est maintenant que vous le dites ?
— Heu, oui… Pourquoi, c’est important ?
— Ça va le serpent a dû le relâcher… Rien d’étonnant..

Dans cette bédé, il n’y a pas que les dialogues entre Holmes et Watson qui sont déjantés et drôles, les petits apartés des autres personnages le sont aussi. Quant aux répliques des sbires chinois et de leur patron Teawings, elles sont un moment de pur bonheur.

Pas besoin d’être une fan des aventures de Sherlock Holmes pour lire et apprécié ces albums, il suffit d’aimer la parodie, le burlesque, l’humour, les répliques assassines et les situations cocasses. De plus, voir la reine Victoria jurer est un plaisir de fins gourmets…

Par contre, vaut mieux éviter la cuisine de Madame Hudson, ainsi que son thé…

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Baker Street – Tome 3 – Sherlock Holmes et les hommes du Camellia : Pierre Veys & Nicolas Barral

Titre : Baker Street – Tome 3 – Sherlock Holmes et les hommes du Camellia

Scénariste : Pierre Veys
Dessinateur : Nicolas Barral

Édition : Delcourt (28/01/2002)

Résumé :
Un certain Clipton désire embaucher Holmes et Watson pour assurer sa protection lors d’un périlleux voyage. Il a six semaines pour arriver Ceylan et devenir propriétaire des plantations qu’il a héritées de son oncle.

Celles-ci lui permettront de se lancer dans la production de thé. Mais la compagnie Teawings, leader du marché, est prête à tout pour l’empêcher de parvenir à destination. Le périple s’annonce agité…

Critique :
Si vous aimez le sérieux, passez votre chemin ! Si les parodies vous filent des boutons, allez voir ailleurs, cette série n’est pas pour vous…

Ou alors, laissez-vous guider au pays de la drôlerie et du « pas sérieux » et quittez pour quelques instants cet air guindé que vous avez emprunté à Mycroft de la série Sherlock BBC !!

Ce que j’aime dans cette série parodique de l’univers du plus célèbre détective, c’est qu’en plus de ne pas se prendre au sérieux, de me faire rire, de parodier Holmes et Watson avec humour et talent, c’est qu’elle sait toujours me surprendre au fil des tomes.

« Est-ce qu’on pourrait enfin vider notre vessie en paix ? » est la question que Holmes et Watson auraient pu se poser dans cet album, s’ils n’avaient pas été des gentleman…

Voyez-vous, nos deux amis prenaient leur petit déjeuner ailleurs qu’au 221b car leur pochetronne de logeuse n’a rien d’un cordon bleu ! Mais voilà qu’en sortant du resto, après avoir fait un gros rot dans la rue, nos deux amis se font enlever par des chinois qui les abreuvent de thé.

Et le thé, tout le monde le sait, c’est diurétique ! Donc, on se dépêche d’arriver le premier au W.C du 221b afin de faire pleurer fauvette le premier. Las, des hindous les détournent du lieu d’aisance et les abreuvent de thé, eux aussi…

— Moi d’abord, Watson !!!
— Non, moi !! Ça presse trop !

Non mais c’est fini oui ?? On peut aller se la vider, maintenant ? On n’est pas à une tea party, nom d’une théière !

La guerre du thé est déclarée sur un ton décalé, avec un Holmes toujours aussi de mauvaise foi, avec un caractère de cochon, une jalousie exacerbée envers un Watson au faîte de sa popularité, faisant de l’ombre au célèbre détective et ne crachant pas sur la gaudriole et la boisson alcoolisée.

Les visages sont toujours aussi expressifs, les dialogues remplis de sarcasmes ou d’humour, des situations cocasses avec un Lestrade con comme un balai et une madame Hudson qui sait se transformer en femme d’action une fois qu’elle a bu des litres de café afin de dessouler.

— Oh, permettez-moi de vous présenter son altesse le maharadjah Lahssiotah… Monsieur Sherlock Holmes.
— Sherlock Holmes ? Ça me dit quelque chose… Mais oui ! Mais alors… [se tournant vers Watson] Vous devez être le fabuleux docteur Watson !
— Ouille !
— Qu’y a-t-il, docteur Watson ?
— C’est Holmes… Il… il m’a mordu !

Tout est bien pensé, bien tourné et on passe, une fois de plus, un excellent moment en compagnie de nos deux amis qui vont nous entrainer sur les chemins des Indes pour une aventure de folie.

À noter que leur aventure ne se termine pas à la fin de cet album, mais qu’elle se poursuivra dans le tome 4 que je vais m’empresser de lire !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

La saison 4 de « Sherlock » débute ce soir sur France 4 (16 mars 2017)

Oh putain, je suis à la fête moi, ce jour ! Non seulement c’est ma fête (Oui, Sainte Bénédicte existe !!) et ce sera encore plus mieux car ce soir sur Fr4 à 20h55 est diffusé le premier épisode de la Saison 4 de Sherlock (un Benedict… aussi – Ok, lui il dépend de Saint Benoît).

On dit merci à Ida, un de mes nombreux petits moineaux, de m’avoir prévenue ! Et on oublie pas de regarder l’épisode de ce soir car demain matin, interrogation écrite et gare à celui ou celle qui n’a pas révisé son Sherlock BBC !

Sherlock : Les 6 Thatcher (c’est pour ce soir les z’amis)

Même après sa mort, l’ombre de Moriarty plane toujours… Et Sherlock semble en faire une obsession. Alors, quand dans une affaire banale un détail lui saute aux yeux, il ne peut s’empêcher de penser que c’est son ennemi qui continue de le narguer.

Pourquoi quelqu’un détruit-il les bustes de l’ancien Premier Ministre Margaret Thatcher ? Une affaire plus complexe qu’il n’y paraît et qui semble liée au passé trouble de Mary Watson…

Sherlock, saison 4, dès le jeudi 16 mars à 20h55, sur France 4.

Sherlock Holmes – Tome 3 – Sherlock Holmes et l’Énigme du Jodhpur : Manunta & Seiter

Titre : Sherlock Holmes – Tome 3 – Sherlock Holmes et l’Énigme du Jodhpur

Scénariste : Roger Seiter
Dessinateur : Giuseppe Manunta

Édition : Le Verger (02/08/2016)

Résumé :
Port-Saïd, avril 1892. Le paquebot Jodhpur est en route pour Bombay, avec à son bord Irène Adler et Sherlock Holmes, qui retrouve peu à peu la mémoire après les événements de Retrouvailles à Strasbourg.

Le mari d’Irène a disparu aux Indes depuis de longs mois, et le célèbre détective lui a promis de l’aider à le retrouver. Dans le sillage de Sherlock Holmes, le crime et l’aventure ne sont jamais loin…

Critique :
Hop, on quitte Strasbourg pour aller chercher un peu d’exotisme à Bombay, toujours en charmante compagnie puisque Irene Adler voyage avec Sherlock Holmes que tout le monde croit mort dans les chutes.

Depuis le temps, tout le monde devrait savoir qu’il n’y est pas vraiment tombé… Mdr

Anybref, cette fois-ci, c’est Sherlock qui renvoie l’ascenseur à Irene puisque c’était le deal : elle l’aidait pour son enquête à Strasbourg et lui, il l’aiderait pour tenter de résoudre la mystérieuse disparition de son mari, aux Indes.

Non, Sherlock ne se tape pas les Indes pour rapporter du curry à madame Hudson ! Il enquête, messieurs, dames ! Avec Irene Adler, en plus ! Disons-le de suite, elle a des atouts que Watson ne possède pas…

Et bien oui, nos deux petits coquins se font passer pour mari et femme : les Hansson (♫ Mmmbop ♪). Mais je rassure les puritains qui passeraient dans le coin, ils ont réservé une confortable suite de deux cabines !

Damned, ils font chambre à part ! Mais Irene dort avec une jolie nuisette qui ne cache pas grand-chose de son corps. Je dis ça et je dis rien, Holmes n’avouera jamais ce qu’ils font de leurs nuits car c’est un gentleman. Les paris sont ouverts quand à savoir si oui ou non ils… Ou si l’un(e) voudrait et pas l’autre.

— J’ai une question à vous poser. Quelles sont exactement vos relations avec Irene ? Êtes-vous intimes ?
— Vous êtes sérieux ? Vous penser qu’un gentleman va répondre à une telle question ?

Cette fois-ci, le dessin de Sherlock Holmes m’a plu, avec ses cheveux plus court, il fait plus gentleman qu’avec ses cheveux longs et bouclés. Quant aux couleurs, elles sont chatoyantes et c’est un plaisir de les regarder.

Niveau scénario, ce n’est pas un branquignol qui est aux commandes : comme dans le tome 2, il se tient, on poursuit le mystère de la disparition du mari d’Irene aux Indes et on sent qu’on vient de mettre la main dans un nid de vipères avec ces compagnies du chemin de fer qui veulent être les seules à posséder l’affaire, quitte à magouiller en coulisses, ou plus, si possibilités.

— Tenez Irene. Le bijou est pour vous.
— Mais… Mais je ne peux pas accepter. Ce bracelet a bien trop de valeur !
— Pour vous remercier de m’avoir aidé à redevenir Sherlock Holmes et en témoignage du plaisir que me procure votre compagnie.
— Un plaisir partagé, soyez-en assuré, Sherlock !

L’affaire de la disparition de monsieur Norton ne sera pas résolue dans ce tome-ci, mais pas de panique, on ne glandouillera pas car nous aurons aussi une enquête sur un vol avec violence qui a eu lieu sur le bateau et des retrouvailles avec le Méchant de service qui ne rêve que d’une chose : tuer Lucky Luke !

Pardon, je voulais dire « qui ne rêve que d’une chose : tuer Sherlock Holmes ! ». Autant Jo Dalton était hilarant et plus bête que méchant, autant John Clay est un salopard de première.

Les auteurs nous offrent donc un album avec leur version personnelle du Grand Hiatus, version personnelle qui se tient.

Par ailleurs, nous avons droit à un récit où l’on ne s’embête pas, c’est rempli de mystères, de magouilles, de rebondissements, de situations dangereuse, de déductions et moi je dis « Vivement le prochain épisode » !

— Puis-je vous aider ? [Irene Adler]
— Vous le proposez de remplacer Watson ?… Je vous promets d’y réfléchir.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Sherlock Holmes – Tome 2 – Retrouvailles à Strasbourg : Manunta & Seiter

Titre : Sherlock Holmes – Tome 2 – Retrouvailles à Strasbourg

Scénariste : Roger Seiter
Dessinateur : Giuseppe Manunta

Édition : Le Verger (06/10/2014)

Résumé :
Bruxelles, 28 avril 1891. Un télégramme informe Sherlock Holmes que le professeur Moriarty a lancé à ses trousses tous les criminels d’Europe.

Pour brouiller leur piste, le détective entraîne le docteur Watson dans le premier train en partance. C’est celui de Strasbourg.

Ce démarrage est authentique : il est dans le « Dernier problème » de sir Arthur Conan Doyle, qui ne fait passer à ses héros qu’une nuit à Strasbourg, avant de repartir pour la Suisse. Mais quelle nuit !

Critique :
Vous connaissez mes vices et Sherlock Holmes en fait partie ! Comment résister à une autre bande dessinée sur mon détective préféré ? Impossible !

Pourtant, j’avais l’impasse sur cette série, le premier album étant la mise en bédé d’un roman que je n’avais pas fort apprécié.

Éliminons d’entrée de jeu ce qui fâche : je  n’ai pas aimé la représentation physique que Manunta a faite de Sherlock Holmes, lui dessinant des longs cheveux pas coiffés. Par contre, à la fin de cet album, avec les cheveux recoupés, là j’aime bien !

Autre chose qui me fait froncer les sourcils, c’est la couverture qui reprend une scène qui n’existe pas dans l’album car l’homme avec le manteau brun qui tourne le dos ne menacera pas Holmes d’un révolver mais d’un piolet, cela ne se passera pas sur la place de Strasbourg et Irene Adler ne sera pas présente durant l’affrontement de ces deux hommes puisque ce sera aux chutes de Reichenbach.

Mais revenons à tout ce qui m’a plu dans cette bédé qui commence au moment où Holmes a quitté Londres pour Strasbourg, dans « The Final Problem ». Dans le canon holmésien, nos deux amis n’y restaient que le temps d’une nuit, ici, le scénariste reprend cette nuitée à l’hôtel et extrapole de manière convaincante.

Non, que les fans de yaoi se calment, pas de scènes de cul dans la chambre entre les deux hommes, on se calme, ils ne mangent pas de ce pain là, par contre, Holmes va devoir enquêter pour retrouver son ami et il recevra l’aide de LA femme, Irene Adler en personne.

Canoniquement parlant, le scénario se tient, il est plausible, l’enquête et le relevé des indices sont dignes de Sherlock Holmes et sans l’aide d’Irene Adler, il aurait eu plus de mal à s’en sortir.

Les dialogues entre eux sont savoureux, très corrects, et l’amateur de belles courbes aura même droit à la vision d’Irene Adler se déshabillant derrière son paravent, nous faisant l’honneur de nous montrer les courbes de son corps, de ses fesses et d’un morceau de son opulente poitrine…

— Bonsoir, monsieur Sherlock Holmes !
— Vous ?! Vous ici ?
— Je vois que vous vous souvenez de moi.
— Comment aurais-je pu oublier Irene Adler ?
— À vrai dire, depuis que j’ai épousé Godfrey il y a trois ans à Londres, mon nom est Irene Norton. Dois-je vous rappeler, très cher, que vous avez servi de témoin à cette union ?
— Non, rassurez-vous ! Cela non plus, je ne l’ai point oublié !

Mais revenons à des choses moins opulente pour parler du final de l’album qui est réussi, lui aussi, nous offrant une autre vision du duel Moriarty-Holmes qui reste tout aussi plausible que la version racontée par Watson à son agent littéraire Conan Doyle…

Une bédé qu’on lit d’une traite, un scénario sans temps mort, on bouge et on prend énormément de plaisir à suivre Holmes aidé de LA femme, tentant de retrouver ce pauvre Watson, enlevé par les sbires d’un sbire à Moriarty (oui, le petit personnel) et dont on ne sait pas où il est détenu.

Mais pourquoi ne l’avais-je pas acheté plus tôt, cet album ??

— Je… Je ne m’attendais pas à ce que vous m’offriez un portrait de vous.
— Ce n’est pourtant pas la première fois !
— Que !… Que voulez-vous dire ?
— Je fais allusion à une photographie que vous avez demandée à un monarque de notre connaissance, il y a trois ans… Bien que je doute que vous l’ayez apportée dans vos bagages !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Sherlock – Tome 1 – Une étude en rose : Mark Gatiss, Steven Moffat & Jay [MANGA]

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Titre : Sherlock – Tome 1 – Une étude en rose

Scénaristes : Mark Gatiss & Steven Moffat
Dessinateur : Jay

Édition : Kurokawa (09/02/2017)

Résumé :
Rapatrié d’Afghanistan à cause d’une blessure et de troubles psychologiques, le Dr. Watson retrouve un vieil ami de l’époque de la faculté de médecine qui lui présente son futur colocataire.

D’un seul coup d’oeil, cette personne devine qu’il s’agit d’un médecin militaire de retour du Moyen-Orient, qu’un de ses proches est victime d’alcoolisme ou encore qu’il est suivi par un thérapeute.

Le nom de ce colocataire ? Sherlock Holmes.

sh-9782368524381_pgCritique :
Sherlock Holmes en manga ? Si je veux ? Demande-t-on à un chien s’il veut un os ? Jamais…

Et ici, j’ai eu un bien bel os à ronger durant quelques temps. Pensez-vous, les épisodes du Sherlock de la BBC adapté en manga !

Le genre de chose qui me fait sauter au plafond de bonheur.

L’objet est déjà graphiquement très esthétique : plus grand que le format des mangas habituels, de l’argenté sur la couverture et le sexy Benedict Cumberbatch qui darde ses beaux yeux sur moi.

Et l’intérieur, il est aussi chouette que l’extérieur ?

Oui ! J’ai aimé le trait du mangaka qui a su restituer l’acteur correctement et l’épisode aussi car rien ne diffère de ce que nous avons vu sur le petit écran.

Pourquoi l’acheter et le lire alors ? Tout simplement pour se refaire l’épisode avec un rythme plus lent, en saisir tous les détails à son aise, sans que les images avancent plus vite que nos yeux et notre cerveau.

Mon seul bémol sera pour les dessins des personnages secondaires qui ne sont pas aussi ressemblants que les deux protagonistes principaux. Il manque quelque chose à Mycroft, Lestrade est assez semblable graphiquement à Watson et le visage du chauffeur de taxi n’est pas aussi ressemblant à l’acteur Phil Davis.

Autre petite chose, si les dialogues sont les mêmes que ceux de la série, quelques fois, ils diffèrent et je trouve cela embêtant car, en parfaite petite addict que je suis, certains étaient mémorisés et devenus cultes.

Hormis ces petits bémols, replonger dans la série au travers d’un manga fut un véritable délice.

Le format plus grand permet de mieux mettre en place les personnages et les décors, nous offrant une plus belle vue, même si, du coup, cela rend le prix du manga plus cher.

À moins que je ne meure ou que la série s’arrête avant la publication de tous les épisodes de la série, je compte bien les acheter et les lire tous !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (208 pages).

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