Le Loup des Cordeliers : Henri Loevenbruck [LC avec Bianca]

Titre : Le Loup des Cordeliers

Auteur : Henri Loevenbruck
Édition : XO (2019)

Résumé :
Mai 1789, un vent de révolte souffle sur Paris.

Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.

Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris…

Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l’ambition, le caractère, les plans secrets.

Alors que, le 14 juillet, un homme s’échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l’identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l’un des plus grands complots de la Révolution française ?

UN ENQUÊTEUR REDOUTABLE

Une fresque magistrale des premiers jours de la révolution.

Critique :
— C’est une révolte ?
— Non, Sire, c’est une révolution !

Évidemment, à ce moment-là, personne ne pensait que Louis XVI et Marie-Antoinette perdraient un jour la tête (comme bien d’autres).

Le loup des Cordeliers m’a pris dans ses crocs directement, après quelques lignes. J’étais dans le roman, accrochée aux pages, la bouche ouverte de contentement (honni soit qui mal y pense).

Génial, me suis-je dis, j’allais pouvoir vivre la Révolution de 1789 de l’intérieur ! C’est tout de même assez violent de faire la révolution, la nôtre, en 1830, fut plus calme.

L’auteur a évité tout manichéisme en faisant du peuple qui se révolte le Bon, les Nobles les Méchants et la royauté les Truands… Vous aurez sans doute constaté, tout comme moi, que les révoltés se comportent très vite aussi mal que ceux qui étaient au pouvoir et qu’il ne faut pas beaucoup de temps pour qu’ils copient tous leurs travers.

Ce que j’ai aimé, dans ce récit, c’est que le côté Historique ne bouffe pas le côté enquête mais y soit intégré de manière harmonieuse. J’ai appris des choses, j’ai fait la révolution et cela ne m’a pas semblé insipide ou assommant comme un cours d’Histoire, mais vivant.

Les personnages sont bien campés, réalistes, les fictifs croisant les réels et notre jeune journaliste enquêteur, Gabriel (♫ tu brûles mon esprit, ton amour étrangle ma vie ♪ – je n’ai pas pu résister), doit être un ascendant de Sherlock Holmes car il possède, comme lui, des dons de déduction. Très utile dans la vie et pour son enquête aux côtés d’un ancien pirate (que j’ai adoré aussi).

Notre Gabriel Joly aimerait faire de vrai journalisme et non s’occuper des programmes des spectacles. Lui rêve de raconter les faits depuis l’intérieur de la révolution, dire ce qu’il se passe sans mentir, mais ça fake news de tous les côtés alors qu’il n’y a pas réseaux sociaux, juste des gens qui parlent sans savoir. ♫ Non, non, rien n’a changé ♪

Un polar historique qui mélange habillement l’Histoire et une enquête, sans jamais être rébarbatif ou donneur de leçons, qui vous fait vivre la révolution de l’intérieur, comme si vous aviez le pouvoir d’être avec le peuple mais aussi en compagnie des autres, les nobles et tout ce qui gravite autour de la personne du roi.

Un roman qui vous décrit les rues de Paris comme si vous y étiez, les petits estaminets, les bouges infâmes, les ruelles pavées. Un roman qui vous fera côtoyer les brigands, les pirates et puis le beau linge de la France d’en haut, vous faisant passer de l’un à l’autre sans que cela ne vous choque.

Un excellent roman qui se dévore, bourré de mystères et de suspense, le tout porté par une écriture simple mais jamais simpliste. Une belle réussite, tout simplement.

Une LC réussie avec ma copinaute Bianca qui a adoré ce récit d’aventure révolutionnaire autant que moi.

PS : Ce roman est à suivre, je ne le savais pas en le commençant. Pas un gros problème pour nous deux puisque la suite arrivera bientôt, mais je trouve ça un peu cavalier que la maison d’édition XO n’ait pas signalé sur le roman que c’était en deux tomes… La surprise est de taille lorsqu’on arrive au bout et qu’on ne le sait pas, c’est frustrant.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°101].

Badlands – Tome 1 – L’enfant-Hibou : Eric Corbeyran et Piotr Kowalski

Titre : Badlands – Tome 1 – L’enfant-Hibou

Scénariste : Eric Corbeyran
Dessinateur : Piotr Kowalski

Édition : Soleil (2014)

Résumé :
À la fin du XIXème siècle, Perla Ruiz-Tenguillo sillonne le sud de l’Amérique du Nord à la tête d’un petit groupe d’aventuriers. Son objectif : marcher sur les pas de son ancêtre, l’alchimiste Hernan Ruiz-Tenguillo.

Car le monde invisible vénéré par les Indiens et décrit par son aïeul deux siècles plus tôt n’a pas disparu ! Il a été dissimulé aux yeux des blancs pour éviter que ceux-ci ne s’emparent des pouvoirs qui lui sont associés.

Perla espère bien redécouvrir cet univers situé derrière l’ultime frontière, celle de la réalité…

Critique :
Un western avec une touche de fantastique, ça passe ou ça casse, comme je suis bon public et que j’étais prévenue à l’avance, je ne demandais qu’à voir.

Les dessins étaient très agréables, les couleurs chaudes, les visages bien faits, les décors grandeur nature.

Une femme badass, un Indien et un Noir, un trio pour le moins équilibré puisque toutes les minorités sans droits sont représentées…

On ajoute la touche d’ésotérisme avec un cube que Perla Ruiz-Tenguillo, notre cow-girl badass de service n’arrive pas à ouvrir, même avec l’aide d’un associé/employé qui a tout tenté.

La question que je me pose c’est pourquoi avoir fait Perla en version Tom Raider qui tire avant de discuter et qui menace tout le monde de son gun ?? Pourquoi avoir fait les trois personnages aussi stéréotypés ? Ils sont sympathiques, les deux hommes, mais sans profondeur, sans âme.

La touche fantastique avait été bien amenée avec une légende, celle de l’enfant-hibou, le cube mystérieux, la relation avec le passé au temps des Conquistadors, bref, hormis l’impression que notre héroïne qui fume des cigares en faisait trop en dégainant à tout bout de champ, tout allait bien.

Et puis ce fut l’embardée ! Quand on fait surgir un monstre des profondeurs qui a des airs de Cthulhu (les ailes de chauve-souris en moins), qu’on lui donne des dialogues à sa hauteur, qu’on relève le débat au lieu de l’abaisser à celui qui aura le dernier mot.

De plus, si c’est un esprit, est-ce qu’on peut le découper en morceau façon poulpe à la provençale ?

C’est bien joli tout ça, mais une fois de plus, on précipite le final et on expédie la créature dans une boite Tupperware© en moins de temps qu’il ne m’en faut à Zorro pour couper les bretelles du sergent Garcia et lui faire un grand Z sur le caleçon, le tout sur des dialogues manquant d’épices puisque pas très relevés.

Étalée sur deux albums, cette histoire fantastique aurait pu prendre le temps de développer et cela aurait évité d’avoir une fin précipitée avec un affrontement qui semble si facile à notre héroïne.

Je veux bien qu’il ne faut pas faire durer le suspense juste pour faire des cases, mais tout de même, trop rapide, ce n’est pas crédible.

On verra ce que nous réserve le tome 2. Soit le poulpe esprit revient et lui fout une fessée, soit on partira sur un tout autre sujet. Vous saurez tout à la prochaine autopsie. Si autopsie il y a parce que là, je ne suis pas franchement emballée…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°46] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Loveday & Ryder – Tome 2 – Un pique-nique presque parfait : Faith Martin [LC Bianca]

Titre : Loveday & Ryder – Tome 2 – Un pique-nique presque parfait

Auteur : Faith Martin
Édition : HarperCollins (17/06/2020)
Édition Originale : Ryder and Loveday, book 2: A Fatal Mistake (2018)
Traduction : Alexandra Herscovici-Schiller

Résumé :
Été 1960. Après une fête de fin d’année organisée par les étudiants de St Bede’s College sur les berges d’une rivière, le corps d’un certain Derek Chadworth est retrouvé flottant dans les eaux de Port Meadow.

Et si tous les jeunes gens présents sur les lieux affirment que la mort de Derek est accidentelle, aucun d’entre eux ne peut attester avoir bel et bien aperçu l’étudiant à la fête.

Confronté à des témoignages vagues qu’il juge peu crédibles, le Dr Clement Ryder décide d’ouvrir une enquête, assisté de la jeune policière Trudy Loveday, qui entreprend de se faire passer pour une étudiante de St Bede’s College.

Trudy arrivera-t-elle à gagner la confiance des élèves et percer le mystère qui entoure la mort du jeune homme le plus populaire de l’université ?

Car une chose est sûre : Derek Chadworth n’était pas un étudiant comme les autres…

Critique :
Pour une pique-nique réussi qui marquera les esprits, plongez un cadavre fraîchement assassiné dans une rivière composée de sédiments, laissez flotter lentement avant de le repêcher.

Effet garanti !

Pour prolonger la fête, passez tous et toutes devant le coroner Clement Ryder et faites en sorte de rester évasif dans vos témoignages sur la présence ou non du mort à votre petite sauterie en barque.

À déguster sans modération car ce roman se savoure à toutes heures du jour. Prévoir une tasse de thé.

Les duos homme/femme ne sont pas les plus faciles à réaliser, mais avec Loveday & Ryder, l’auteure a réussi le délicat équilibre et nous donne un mariage parfait entre le vieux briscard bougon et la jeune stagiaire de police qui a encore tout à apprendre.

L’époque est aussi bien choisie : 1960, quand les femmes commencèrent, timidement (et sous les regards désapprobateurs des mâles), à entrer dans la police, ce qui n’était pas toujours bien vu puisque tout le monde s’accordait à dire que la place de la femme était auprès de son mari et de ses enfants.

Une époque délicieusement rétro, surannée (restons vigilantes) et pudibonde. Une époque où les nobles avaient des pouvoirs exagérés et où l’on devait presque faire des courbettes devant eux.

Cette époque, mêlée habillement à la ville d’Oxford, donne un charme fou au récit car l’auteure n’a rien d’une branquignole qui se prendrait les pieds dans le tapis en en faisant trop ou pas assez.

Une fois de plus, c’est équilibré entre l’enquête et tout ce qui concerne les mœurs et les pensées de l’époque, à tel point que l’on croirait le roman écrit en 1960, avec la mentalité de l’époque.

Anybref, un polar historique qui sent bon la ville d’Oxford, les privilèges d’une certaines classes, la société patriarcale où la femme n’a pas trop sa place au travail, la fin des examens et l’école de prestige pour les dirigeants de demain.

Une vraie enquête, avec des pistes à remonter, des témoins à auditionner et d’autres à trouver. Si j’ai eu une révélation sur le modus operandi et l’identité du coupable, cela n’a pas entamé mon plaisir de lecture car derrière ce crime et cette enquête, c’est aussi une critique de la société qui est mise en avant et le fait que les coupables ne sont pas toujours puni pour leurs comportements déplacés.

Une LC où Bianca et moi sommes sur la même longueur d’ondes pour dire que des lectures ainsi, on en veut encore !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°14].

 

Special Branch – Tome 4 – Londres rouge : Roger Seiter et Hamo

Titre : Special Branch – Tome 4 – Londres rouge

Scénariste : Roger Seiter
Dessinateur : Hamo

Édition : Glénat (08/01/2014)

Résumé :
Printemps 1892, Buffalo Bill et toute la troupe du Wild West Show débarquent à Londres pour plusieurs représentations. Charlotte et Robin Molton font partie des quelques privilégiés à avoir reçu une invitation pour le spectacle.

Mais leur plaisir sera de courte durée : un officier anglais, le capitaine James Paterson, est retrouvé mort transpercé d’une flèche Lakota et c’est évidemment l’un des Sioux de la troupe de Buffalo Bill qui est d’abord suspecté.

Mais les membres de la Special Branch ont suffisamment d’expérience pour savoir que, lorsqu’il s’agit d’un meurtre, il ne faut jamais se fier aux apparences…

Critique :
Hé ho, faudrait se remuer un peu le cul, à la Special Branch parce que là, ce sont les autres qui font le job à votre place.

James Paterson, un américain richissime, est retrouvé tué dans les écuries du Wild West Show, cloué au sol par une flèche et scalpé.

Les indices sont gros comme une maison et on retrouve même le scalp de Paterson dans le carquois d’un Lakota nommé Black Elk.

C’est bien l’une de ses flèches qui épinglait le cadavre au sol. Bref, une grosse flèche rouge désigne ce Lakota qui, en plus, a disparu. Pour moi, ça pue le coup fourré.

Heureusement que Buffalo Bill est un peu plus éveillé que les autres et leur fait comprendre que Black Elk est un Indien qui a un cerveau et que jamais de sa vie il ne laisserait autant de traces derrière lui.

La Special Branch le suit mais sans l’intervention de Lord Launceston, leur ami qui a intégré la Special Branch aussi et surtout, sans l’aide d’un gang adverse, jamais ils n’auraient trouvé les exécuteurs.

Quand au commanditaire, je l’ai trouvé de suite sans même chercher midi à quatorze heures. Trop facile.

Autant la première enquête avait pris son temps, était montée en intensité, autant celle-ci est trop dans la précipitation et le coup de pouce du destin. Là, c’est même plus que du gros coup de pouce…

Moi, à leur place, j’aurais été jouer à l’Euro Million tant la chance était de leur côté. Ou alors, tout le monde était cocu, vu la chance dont ils ont bénéficié…

Au rayon des autres bémols, je reparlerai des chevaux dessinés d’une manière pas très élégante, le pire étant pour les chevaux des Indiens dans le Wild West Show qui ont des têtes tellement épaisses et un gabarit tellement large qu’on dirait des chevaux de trait.

Dommage que ce tome soit trop dans la précipitation, que le coupable soit si facilement identifiable et que, sans aide extérieure du gang des Bambous Verts, nos enquêteurs de la Special Branch n’auraient jamais retrouvés les exécuteurs (et Black Elk non plus n’aurais pas retrouvé ces hommes).

Malgré tout, j’ai apprécié ma lecture et la découverte de cette série.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lectures N°05].

Special Branch – Tome 3 – L’éveil du Léviathan : Roger Seiter et Hamo

Titre : Special Branch – Tome 3 – L’éveil du Léviathan

Scénariste : Roger Seiter
Dessinateur : Hamo

Édition : Glénat Grafica (2012)

Résumé :
Le filet se resserre autour de l’amiral Cavanagh : l’enquête menée par Charlotte et Robin Molton les ramène sans cesse à cet homme dont on a retrouvé la photo sur la momie du West Eastern.

Mais lorsque Cavanagh est assassiné à son tour, le doute s’installe : quelqu’un de plus important qu’un amiral tirerait-il les ficelles ? Il faut que cette personne ait gros à perdre pour commanditer des assassinats et dissimuler les preuves d’un forfait commis il y a plus de vingt ans…

Critique :
Enfin j’allais savoir ! Tout savoir… Surtout vérifier si j’avais bien déduis que… Bingo, j’avais bien vu.

Attention, pas de précipitation, pour la résolution, le scénariste a pris le temps avant de nous mener à la résolution et au moins, elle n’est pas simpliste, même si les mobiles sont vieux comme le Monde (en même temps, il n’en existe pas de nouveaux, c’est toujours les mêmes).

La toile d’araignée dans laquelle nos enquêteurs s’étaient empêtrés commençait à casser de partout et les pauvres voyaient les fils remontés mener à des impasses, jusqu’à ce que…

Les dessins dans le style aquarelle est toujours agréable pour les yeux, hormis les dessins des chevaux, que je trouve mal esquissé, mais c’est une question de goût.

Les ramifications de cette vieille enquête étaient nombreuses et il n’était pas facile de résoudre ce cold case puisque bien des pistes menaient à des cul-de-sac ou pire, à une interdiction d’enquêter car la personne suspectée était assise plus haut que son cul…

Heureusement que Robin et Charlotte Molton, nos enquêteurs scientifiques, peuvent compter – sans le savoir – sur un ami à eux qui lui pouvait jouer les Sherlock Holmes puisque non assujetti à la Special Branch et donc libre d’enquêter où il le voulait, lui.

Au final, cette bédé est une belle découverte, avec une histoire et des personnages réalistes, crédibles.

L’enquête a mis trois tomes à être résolue, mais il était important de pouvoir développer tout, d’approfondir un peu les personnages, de planter les décors et surtout, de ne pas donner l’impression qu’on résolvait l’affaire en deux coups de cuillère à pot.

Je n’aime pas les résolution précipitée où l’on balance le tout dans les derniers cases, en vitesse, avant de mettre le mot « Fin » en bas de page. Ici, on piétine d’abord, on remonte des pistes froides ou de celles qui nous claquent dans les mains, et puis, au fur et à mesure, l’intrigue prend de l’intensité et de la densité.

Mon seul bémol sera pour les personnages que j’aurais aimé connaître un peu, que l’auteur leur donne plus d’épaisseur et que le dessinateur donne aussi plus de rythme aux découpages des scènes. On a souvent l’impression que tout est figé, même si, ensuite, cela va mieux et on découvre plus de tonicité dans les cases.

Il me reste le tome 4 à lire, avec une nouvelle enquête qui, je l’espère, sera aussi passionnante que celle-ci (mais elle ne sera qu’en un seul tome).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°292).

 

 

Special Branch – Tome 2 – La course du Léviathan : Roger Seiter et Hamo

Titre : Special Branch – Tome 2 – La course du Léviathan

Scénariste : Roger Seiter
Dessinateur : Hamo

Édition : Glénat (2012)

Résumé :
Robin et Charlotte, enquêteurs de la Special Branch, poursuivent leurs investigations sur un mystérieux meurtre perpétré 22 ans plus tôt à bord du paquebot Great Eastern.

Grâce au témoignage d’un passager de marque (Jules Verne en personne !), à la photo d’un amiral trouvée dans la poche du cadavre et à leurs méthodes scientifiques révolutionnaires pour l’époque, ils vont récolter suffisamment d’indices leur permettant de découvrir l’identité de la victime et le mobile du meurtre.

Mais tandis que ces experts de la police scientifique remuent le passé pour trouver l’assassin, un complot se trame en haut lieu afin que la vérité n’éclate pas au grand jour…

Critique :
22 ans après, ça fait embête toujours certaines personnes que l’on enquête au sujet du cadavre momifié retrouvé enroulé dans un tapis, dans la double coque du Léviathan des mers, le Great Eastern.

On allait le démembrer, le décortiquer et lui, il a recraché un corps de ses entrailles.

Qui est cette personne vu que tout le monde a débarqué à New-York après ce fameux voyage en mars 1867.

L’enquête de la Special Branch se poursuit et nous le savons, ça dérange des gens hauts placés, cette fouille pour retrouver l’identité du cadavre. Les manœuvres sont politiques et tout est mis en oeuvre pour faire taire certains, quitte à les égorger.

Cette fois-ci, nous aurons un récit alternant entre le présent (1889) et le passé (1867), qui va tenter de nous éclairer un peu sur cette croisière où le capitaine Cavanagh se trouvait.

Pour illustrer le passé, les tons sont dans les sépias. Les dessins sont sobres et les décors aussi, c’est ce que je trouve le plus dommage dans cette bédé qui nous plonge dans l’Angleterre victorienne mais sans insister sur les codes « décors ».

L’enquête avance à grands pas, à Liverpool, où l’inspecteur Pilaster joue les Sherlock Holmes (il porte une sorte de macfarlane à carreaux, mais a une carrure de débardeur) et à Londres, où sont repartis Robin et Charlotte Molton.

Un tome 2 qui possède plus de rythme que le premier, où l’on posait les jalons, une enquête qui avance sans pour autant se conclure à la fin de cet album. Fin qui nous laisse sur notre faim.

Ouf, j’ai la suite ! En arrivant longtemps après la sortie de la série, au moins, je ne dois pas attendre un an entre chaque tome, ce qui fait que je peux les lire l’un à la suite de l’autre, sans frustration aucune et en gardant tout en mémoire.

Au moment où je rédige cette chronique, je n’ai qu’une vague idée folle, suite à ce que j’ai vu dans les flash-back. Une idée qui pourrait expliquer bien des choses.

Maintenant, en lisant le tome 3, je vais savoir si j’ai tout d’une détective ou si je peux aller planter des fraises au Boukistan !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°289 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

 

Special Branch – Tome 1 – L’agonie du léviathan : Roger Seiter et Hamo

Titre : Special Branch – Tome 1 – L’agonie du léviathan

Scénariste : Roger Seiter
Dessinateur : Hamo

Édition : Glénat (2011)

Résumé :
Dans un village près de Liverpool, un paquebot échoué est en démantèlement. On y découvre un cadavre qui date d’il y a 20 ans et sur lequel se trouve la photo d’un haut gradé de la Navy.

Parallèlement, un rôdeur assassine un à un les veilleurs qui l’ont surpris sur le bateau. Tout cela dépasse la police locale…

Mais c’est une enquête pour la Special Branch !Cette ramification secrète des services de police anglais utilise des techniques scientifiques très innovantes pour l’époque.

Charlotte et Robin, frère et sœur et éminents membres de la Special Branch sont dépêchés sur les lieux pour élucider le mystère…

Critique :
♫ J’étais un bateau gigantesque ♪ Capable de croiser mille ans ♫ J’étais un géant, j’étais presque ♫ Presqu’aussi fort que l’océan ♪

♫ Ne m’appelez plus jamais « Great Eastern » ♪ L’Angleterre m’a laissé tomber ♪ Ne m’appelez plus jamais « Great Eastern » ♪ C’est ma dernière volonté ♪

Rien de plus désolant que de voir un Léviathan des mers échoué pour être démantelé. Moi, ça me fend le coeur.

Tiens, en parlant de fendre… En ôtant une cloison, on vient de tomber sur une double coque et plus bas, on a un tapis et roulé dedans, un corps momifié ! Ramses II aurait-il été faire les soldes chez Tonton Tapis ?

L’inspecteur Pilaster est sur le coup et une photo lui fait prendre ses précautions : faire appel à la Special Branch, la police secrète et scientifique de la Reine Victoria, mais sans ce cher Thomas Pitt puisque ce sera Robin Molton, accompagné de sa sœur Charlotte, médecin et anthropologue. En 1889, moi je dis bravo mademoiselle.

Nos deux enquêteurs sont sympathiques et on aurait même envie d’aller boire un café avec Charlotte pour en savoir un peu plus sur son parcours scolaire et les embûches qui n’ont pas dû manquer lorsqu’elle a entamé des études de médecine et d’anthropologie.

Les auteurs ne se dispersent pas ailleurs, ils sont concentré sur l’enquête et les mystères qui tournent autour de ce mort momifié, déposé là il y a plus de 20 ans, sans savoir que dans l’ombre, des gens complotent pour leur ravir le cadavre.

Inconvénient, c’est que l’on n’a pas beaucoup de détails sur la psychologie des personnages, mais vu qu’il y a 4 tomes, je suppose (j’espère) que l’on en apprendra un peu plus sur nos deux enquêteurs.

J’allais vous quitter en oubliant de dire un mot sur les dessins : sobres. Ils manquent un peu de dynamisme et la pauvreté des décors m’a parfois fait oublier que j’étais dans une époque victorienne.

Le pire est la manière dont sont dessiné les chevaux… Pas terrible, quasi tous blancs et en plus, aucun réalisme dans leur manière de se déplacer. Ça a choqué mon oeil. On me dira que c’est « accessoire » dans le scénario et l’ensemble des décors, mais je le souligne quand même.

Ma curiosité est piquée, j’ai envie de savoir le pourquoi du comment ce cadavre a atterri là et pourquoi tout ces complots autour. Mystère, mystère ! Je vais lire les albums suivants pour le savoir.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°277 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

 

Dickens & Dickens – Tome 2 – Jeux de miroir : Rodolphe et Griffo

Titre : Dickens & Dickens – Tome 2 – Jeux de miroir

Scénariste : Rodolphe
Dessinateur : Griffo

Édition : Vents d’Ouest (16/08/2017)

Résumé :
Londres, 1852. C’est dans les bas-fonds de la capitale victorienne, où les mauvaises rencontres sont fréquentes, que Charles Dickens fait la connaissance de son double.

Si le premier est un écrivain respectable débattant dans les salons parfumés des beaux quartiers ; le second est une brute épaisse s’encanaillant dans les pires bouges des faubourgs.

Ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau, et pourtant ils n’ont rien en commun.

Mais en se fréquentant, les deux hommes apprennent peu à peu chacun sur eux-mêmes. L’un ne tarde pas à prendre la place de l’autre. Et inversement.

Dickens & Dickens, comme les deux faces d’une même pièce.

Critique :
Pour ce second tome, direction les bordels et les fumeries d’opium où Charles Dickens va découvrir les joies de la pipe (c’était indécent, à cette époque, la fellation) et du sexe.

Notre homme avait une vie assez monotone, niveau cul, avec son épouse… Le lit ne devait pas couiner souvent et madame n’avait jamais grimpé aux rideaux. La jouissance féminine n’était pas à l’ordre du jour.

Justement, pendant que je vous parle et que Dickens se fait turluter le membre par des langues expertes, son épouse découvre elle aussi les joies du sexe et de la petite-mort en compagnie du double de Charles (sans savoir que c’est le double).

Bon, si elle veut le même programme avec le vrai, elle risque la déception !

Si le cinéma a souvent exploité le côté « 24h (ou plus) dans le corps de… » (Freaky friday) où deux personnes échangeaient, suite à une malédiction, leurs corps (ou leurs esprits), ici, puisque nous sommes face à un double parfait, Charlie (le double) vit la vie de Charles (le vrai) et ce dernier a la sensation qu’il n’existe plus car son double est meilleur en bien des choses (hormis l’écriture).

Voir le vrai Dickens devenir une épave a quelque chose de pathétique. On entre en symbiose avec lui et on se demande comment on réagirait si un double, non content de prendre notre vie, la rendait lumineuse devant les autres, prenant une place auprès de notre épouse, nos amis, collègues de travail, que nous n’avons jamais su acquérir.

La question que l’on se pose, durant cette suite, c’est comment Charles va-t-il se débarrasser de la personnalité encombrante de Charlie ou qui des deux va supplanter l’autre ? Charles pourrait tuer son double ou son double prendre définitivement la place de Charles.

La douche glacée arrive au dénouement… Quoi ? Tout ça pour ça ? Monter un pareil scénario avec un double, entraîner les lecteurs/trices dans le Londres de Dickens, dans les maisons closes, dans les fumeries d’opium, tout ça pour en arriver là ? Un dénouement aussi simple, facile ?

Une série qui était partie sur des chapeaux de roues, innovante, bien dessinée, bien scénarisée, avec un parfum de mystère, de fantastique, d’ambiance à la Edgar Allan Poe et bardaf, l’embardée sur le final. Le truc qui tourne en eau de boudin.

Tout était super et quelques cases, quelques dialogues ont tout foutu en l’air, faisant écrouler de suite la belle cotation que je m’apprêtais à lui coller. La déception est à la hauteur du plaisir que j’avais pris à lire la première partie. La résolution a tout niqué, tiens, pour parler comme Charlie.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°274 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

Dickens & Dickens – Tome 1 – Destins croisés : Rodolphe et Griffo

Titre : Dickens & Dickens – Tome 1 – Destins croisés

Scénariste : Rodolphe
Dessinateur : Griffo

Édition : Vents d’Ouest (01/02/2017)

Résumé :
Londres, 1852. Charles Dickens, dont le talent d’écrivain résonne déjà dans toute l’Angleterre, a un problème.

La nuit, lorsqu’il se promène seul dans les rues en quête d’inspiration, une silhouette mystérieuse et insaisissable le suit à la trace. Alors qu’il arrive enfin à lui mettre la main dessus, il découvre que cet homme lui ressemble comme deux gouttes d’eau.

Comme une version maléfique de lui-même… Pire encore, il connait des fragments de la jeunesse de Dickens que celui-ci croyait inconnus de tous ! Qui est cet individu inquiétant et que peut-il bien lui vouloir ?

Critique :
Le oliver Twist de Charles Dickens m’était resté sur l’estomac (Titine, pas frapper), mais cette bédé consacrée à l’auteur fut une belle découverte que je dois à mes recherches pour le Mois Anglais (juin 2020).

Charles Dickens arpente les rues de Londres, la nuit, cherchant la matière à ses prochains romans.

N’escomptez pas parcourir les beaux quartiers, ne seront plus souvent mis face à la misère humaine que face à la richesse, hormis dans le domicile de l’auteur, of course.

Il y a du mystère puisque Charles Dickens est suivi par un sinistre inconnu dans ses pérégrinations nocturnes. Un inconnu qui n’hésite pas à tuer les deux espèces de détectives qu’il avait engagé pour faire la lumière sur cette filature.

Les dessins offrent des couleurs chaude d’ocres ou des tons vert kaki, gris, souvent en adéquation avec la scène qui se déroule sous nos yeux. Le coup de crayon est bien fait, les dessins sont réalistes et les décors n’ont pas été mis de côté, Londres est un personnage à part entière aussi.

Il y a comme une odeur de « la part des ténèbres » de Stephen King, dans cette bédé, sauf que ce n’est pas un tout à fait comme chez le King… Le suiveur ressemble comme deux gouttes d’eau à Charles Dickens et connait même un pan entier de sa vie alors que cette partie-là, il ne l’a jamais racontée à personne.

Mais qui est ce faux Dickens ? Un faux habillement camouflé ou lui-même qui, en tombant un jour à l’eau, s’est dédoublé, une part marchant dans la droiture et la réussite tandis que l’autre a dû marcher dans le vol, les crimes et la roublardise ?

Un habile mélange de fantastique, de bas-fonds londoniens, de Janus, le dieu aux deux visages, de dédoublement de personnalité, de doppelgänger maléfique, de vol d’identité, ce premier tome est une agréable découverte et je me suis réjouie d’avoir le second sous la main afin de connaître le fin mot de l’histoire.

Mon seul bémol sera pour la narration qui est un peu erratique au départ, comme si le scénariste avait voulu insérer un maximum de références, d’anecdotes sur Dickens, ce qui ôte du rythme au récit.

Mais c’est minime et cela permet aussi aux lecteurs/trices qui ne seraient pas familiarisé avec l’auteur à en apprendre un peu plus sur lui sans aller lire sa page Wiki.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°267 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T04 – La vallée de la peur : Ian Edginton et Ian Culbard

Titre : Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T4 – La vallée de la peur

Scénariste : Ian Edginton
Dessinateur : Ian Culbard

Édition : Akileos (30/05/2011)

Résumé :
Sherlock Holmes est intrigué et troublé par la réception d’un message inquiétant : M. Douglas de Birlstone House est en danger.

Avant qu’il ne puisse agir, une nouvelle choquante arrive. Douglas a été trouvé mort, le visage effacé par un fusil de chasse. Scotland Yard est perplexe.

S’agit-il d’un cas de suicide ou d’un assassinat ?

Pour Holmes la réponse ne fait aucun doute quand il reconnaît la carte de visite de son ennemi juré: le professeur James Moriarty…

Critique :
On a beau me dire que « The valley of fear » est un roman noir, entre lui et moi, ce ne sera jamais le grand amour.

La preuve en est que c’est le roman canonique que j’ai le moins relu !

Lu une première fois lorsque je l’avais acheté (j’avais 12/13 ans) et relu pour les besoins du Mois Anglais de Juin 2013 (j’avais la trentaine).

Et entre les deux ? Le néant !

Pourquoi ce désamour du roman ?

Pour plusieurs choses dont l’une est cette absence de logique totale chez Conan Doyle.

Souvenez-vous, dans « The Final Problem », Holmes parlait à Watson du Napoléon du crime : Moriarty. Watson le découvrait en même temps que nous car il n’avait jamais eu vent de l’existence de Moriarty, le génie du mal.

Puis, Holmes se battit avec Moriarty aux chutes de Reichenbach et ils y moururent tous les deux, avant que l’on apprenne que Holmes n’avait pas chu dans les chutes.

Chronologiquement parlant, « The Final Problem » se déroule APRÈS « The valley of fear » (même si l’ordre de parution est inversé).

Là où le bât blesse, c’est que ici, dans « The valley of fear », Watson connait Moriarty, alors que dans « The Final Problem » qui se déroule après, c’est pour lui un inconnu. Donc, avant tu le connais et ensuite, tu l’connais plus ?? Alzheimer mon cher Watson ?

Conan Doyle, en voulant légitimer son Grand Méchant Moriarty que nous avions si peu vu dans « The Final Problem », s’est pris les pieds dans le tapis en nous donnant l’impression que Watson souffrait d’amnésie lorsque Holmes lui en parla dans « The Final Problem » puisque notre brave docteur ne le connaissait point, alors qu’il était sensé en avoir entendu parler dans « The valley of fear » !!!

Vous suivez toujours ?

Pire, dans « The valley of fear », Holmes nous parle qu’il y a la patte de Moriarty dans le meurtre qu’il est chargé de résoudre mais ensuite, on ne verra même pas l’ombre de l’ombre de la main du chien de Moriarty ! On en parlera un peu à la fin du roman, à la va-vite, Holmes reconnaissant la méthode du Napoléon du crime pour se débarrasser d’une personne.

Hé oh ? On ne se foutrait pas un peu du monde, là ?? Le 4ème t’annonce monts et merveilles et ensuite, ça fait pchitttttt…. On te parle de Moriarty et tu ne le vois pas ? On te balance son nom à la fin, comme si dans le feu de l’écriture, Conan Doyle avait oublié de le mettre en scène et, remarquant cela en posant le mot « FIN », avait vite gribouillé pour qu’on parle un peu de lui.

Donc oui, lors de ma première lecture, j’avais été déçue de ne pas avoir eu plus de Moriarty et je m’étais collée une migraine carabinée en tentant de comprendre le pourquoi de l’erreur.

En ce temps-là, pas d’Internet ou de SSHF pour nous parler des erreurs de Conan Doyle… Maintenant, on rigole, on les traque, ça donne un goût d’authenticité aux récits de Watson, comme s’il avait voulu nous cacher des choses…

Malgré ces bémols, la résolution du crime par Holmes est magistrale, excellente et brillante ! Mais ensuite, une fois de plus, nous avons un personnage qui nous parle de son passé, en Amérique et qui est responsable de la suite d’événements qui viennent d’avoir lieu.

Je ne suis toujours pas fan des dessins de Ian Culbard (ben oui, faut bien parler de la bédé car c’est elle que j’ai découverte) mais ça va mieux que pour le premier tome, même si Watson a toujours un air tristounet et le policier un air ahuri.

La preuve avec un extrait de « The Final Problem » :

— Vous n’avez probablement jamais entendu parler du Pr Moriarty ?
— Jamais ! dis-je.
— C’est bien là ce qu’il y a de merveilleux et de génial chez cet homme ! s’écria-t-il. Il règne sur Londres et personne n’a entendu parler de lui. C’est ce qui fait de lui le criminel des criminels. Je n’hésite pas à vous déclarer, Watson, en toute sincérité, que, si je pouvais réduire ce Moriarty à l’impuissance et délivrer de lui la société, je considérerais que ma carrière a atteint son apogée et que je serais tout prêt à adopter un genre de vie plus calme. […]

Hors, dans « La vallée de la peur », publiée APRÈS « Le dernier problème » mais se passant AVANT, Watson connaît Moriarty !

La preuve avec un extrait de « The valley of fear » :

— Vous m’avez entendu parler du professeur Moriarty ?
— Le célèbre criminel scientifique, qui est aussi connu des chevaliers d’industrie…
—Vous allez me faire rougir, Watson ! murmura Holmes d’un ton désapprobateur.
— J’allais dire : « Qu’il est inconnu du grand public. »

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°265 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).