Dans la combi de Thomas Pesquet : Marion Montaigne

Titre : Dans la combi de Thomas Pesquet

Scénariste : Marion Montaigne
Dessinateur : Marion Montaigne

Édition : Dargaud(24/11/2017)

Résumé :
Le 2 juin 2017, le Français Thomas Pesquet, 38 ans, astronaute, rentrait sur Terre après avoir passé 6 mois dans la Station spatiale internationale.

La réalisation d’un rêve d’enfant pour ce type hors-norme qui après avoir été sélectionné parmi 8413 candidats, suivit une formation intense pendant 7 ans, entre Cologne, Moscou, Houston et Baïkonour.

Dans cette bande dessinée de reportage, Marion Montaigne raconte avec humour, sa marque de fabrique, le parcours de ce héros depuis sa sélection, puis sa formation jusqu’à sa mission dans l’ISS et son retour sur Terre.

Critique :
Ou, de novembre 2016 à juin 2017, j’étais cachée dans une grotte au Boukistan oriental soit je souffre précocement d’Alzheimer car je n’ai aucun souvenir d’un français ayant été dans la station orbitale ISS durant 6 mois !

Pourtant, le battage médiatique devait être là pour me le faire savoir, mais non, rien de rien, zéro souvenir.

Pas de panique, avec la bédé de Marion Montaigne, j’allais tout savoir sur ce grand voyage, sa préparation, bref, elle allait me raconter, avec humour, la vie de l’astronaute Thomas Pesquet avant, pendant et après son départ sur la station spatiale internationale.

Lorsque les scientifiques causent à la télé (ou dans des journaux), j’ai souvent l’impression qu’ils parlent une autre langue que la mienne car je n’y comprend pas grand-chose ! Avec Marion Montaigne, je comprend tout puisqu’elle vulgarise la science et je comprend tout !

C’est bourré d’humour, de trucs croustillants, de choses scatologiques (mais faut bien que l’on sache comment on fait ses besoins dans une station orbitale), mais c’est surtout hyper bien mis en page et bougrement intelligent !

Oui, on peut s’instruire en rigolant, ça rentre même mieux là où ça doit rentrer, c’est-à-dire dans la tête (et ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit mais que vous avez pensé, bougre de petits obsédés !).

Vulgarisation ne veut pas dire que l’on va niveler par le bas ou nous prendre pour des crétins congénitaux. Non, cela veut juste dire qu’on va mettre toutes ces infos rébarbatives et lourdes à digérer à notre niveau, nous qui ne sommes pas astronautes, même si nous avons tous et toutes été de nombreuses fois dans la lune.

Ça se lit tout seul, ça se dévore, les dessins sont bourrés de petits détails qui font rire (on retrouve madame Pichon, bien connue), les dialogues ne sont pas neuneus, sont composés de running gags (Ah, Youri !) et de petites anecdotes très instructives qui peuvent être ressortie à l’occasion d’un repas en famille (ok, pour le moment, c’est un peu loupé avec le covid).

J’ai fait durer mon plaisir sur plusieurs jours afin d’en profiter un maximum et c’est avec un sourire immense que j’ai refermé cette bédé où, une fois de plus, le talent de conteuse de Marion Montaigne ne s’est pas démenti.

 

L’axe du loup – De la Sibérie à l’Inde, sur les pas des évadés du Goulag : Sylvain Tesson

Titre : L’axe du loup – De la Sibérie à l’Inde, sur les pas des évadés du Goulag

Auteur : Sylvain Tesson
Édition : Robert Laffont (2004) / Pocket (2012/2014)

Résumé :
Pendant huit mois, Sylvain Tesson a refait le long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale qu’effectuaient naguère les évadés du Goulag.

Pour rendre hommage à ceux dont la soif de liberté a triomphé des obstacles les plus grands, seul, il a franchi les taïgas, la steppe mongole, le désert de Gobi, les Hauts Plateaux tibétains, la chaîne himalayenne, la forêt humide jusqu’à la montagne de Darjeeling.

À pied, à cheval, en vélo, sur six mille kilomètres, il a connu ce qu’il a cherché de plein gré : le froid, la faim, la solitude extrême.

La splendeur de la haute Asie l’a récompensé, comme les mots d’une très ancienne déportée heureuse de se confier à lui : « On a le droit de se souvenir. »

Critique :
Envie d’évasion ? Rien de tel que d’ouvrir un livre de Sylvain Tesson pour ressentir le frisson de la grande aventure, la frénésie du voyage et l’envie d’aller respirer un autre air.

Oui, bon, voyager ainsi c’est bien, mais je ne me sens pas capable de le faire à la manière de monsieur Tesson !

Avaler 40 km par jour (parfois plus), seule, en refaisant le chemin pris par les évadés des goulags, très peu pour moi ! J’aurais les chocottes et je n’en suis pas capable.

Tandis que, assise dans un fauteuil, au chaud, les pieds bien calés dans les pantoufles fourrées, du thé ou du café à proximité, je me sens capable de le suivre au bout du monde.

Sylvain est un aventurier un baroudeur, rien ne lui fait peur et il a l’envie des grands espaces et surtout, il avait l’envie de refaire le chemin pris par Slawomir Rawicz et les autres évadés du goulag et que cet officier polonais racontait dans « À marche forcée » (un coup de cœur, cette lecture, même si Slavomir Rawicz n’est sans doute pas l’homme qui a réalisé cette évasion et cet exploit, mais faudra que je vous en parle un autre jour).

Partant de Iakoutsk (en Sibérie), il a suivi le lit de la Léna, traversé des marais, des fleuves, fait des rencontres un peu folles de Russes imbibés d’alcool et parlant de leur pays, des goulags, vivant chichement. Longe le lac Baïkal, frappe sur sa gamelle pour éloigner les ours, traverse le désert de Gobi en Mongolie, puis celui en Chine, traverse le Tibet et termine son périple à Calcutta, en Inde.

Son récit de voyage est un plaisir à lire tant l’aventurier solitaire manie la plume aussi bien que le bâton de marche et jamais on ne trébuche sur des phrases mal placées, jamais on ne se tord le pied sur des passages ardus, jamais on ne s’endort devant son feu de camp et aucune ampoule à répertorier après la lecture de ces 280 pages et ces 6.000 km à pied, à cheval ou à vélo.

Des emmerdes, il en aura eu, comme de devoir revenir sur ses pas à une frontière et de contourner ce point interdit, avec des moyens motorisés, en perdant le moins de jours possible pour reprendre son périple à 200 mètres de là où on l’avait empêché de passer.

Durant son voyage, Sylvain Tesson a cherché des indices sur l’évasion de Slavomir Rawicz et force est de constater qu’il n’a rien trouvé… Pour la défense de Rawicz, il n’avait pas de carnet avec lui pour prendre des notes sur le chemin suivi durant leur évasion et il a raconté son histoire deux ans après son arrivée à Calcutta, à un journaliste, qui a pu enjoliver le récit.

Sylvain Tesson préfère penser que Rawicz a bien fait ce voyage, cette évasion, car il est plus beau de penser à cette liberté prise qu’à un faux récit, une invention. Je le rejoindrai car si Rawicz n’a pas fait cette évasion lui-même, d’autres l’ont faite et ça, ça n’a pas de prix. Moi, je n’aurais pas eu les vous-savez-quoi pour m’évader et arriver au bout du voyage.

Une belle évasion que je viens de faire en compagnie de Sylvain Tesson, un voyage magnifique, des paysages que j’aurais aimé voir de visu, mais là, j’ai dû me contenter des descriptions de l’auteur, qui valent bien des images. Et au moins, je n’ai pas dormi dehors, ni eu froid, ni mal au genou…

Oui, je laisse ça aux vrais aventuriers, moi, je suis une aventurière de salon qui aime son petit confort. Je vis l’aventure par procuration sans mettre du pain sur mon balcon.

Merci à l’auteur pour ce récit de voyage.

 

Ekhö, Monde miroir – Tome 10 – Un fantôme à Pékin : Christophe Arleston et Alessandro Barbucci

Titre : Ekhö, Monde miroir – Tome 10 – Un fantôme à Pékin

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (25/11/2020)

Résumé :
Pour un prochain grand show à Broadway, Fourmille, Youri et Sigisbert se rendent à Pékin afin d’y recruter des artistes de cirque.

Mais les plus doués viennent d’un monastère Shaolin et il leur faut entreprendre le voyage jusqu’aux portes du Tibet.

Critique :
Ekhö est un monde parallèle au nôtre, mais sans la technologie, sans l’électricité et pourvu d’animaux pour le moins étrange.

Fourmille continue de l’arpenter et pour cette dixième aventure, elle nous emmène à Shangaï avant de faire un crochet par le Tibet et ensuite par Pékin.

L’aventure est amusante, les personnages sont toujours aussi plaisants à retrouver, les dessins, les couleurs, tout ça, c’est génial, mais…

Ben oui, encore un « mais »…

On dirait que tout cela s’essouffle et on est loin des fourmillements géniaux du début, de la satire qu’étaient les premiers tomes, des enquêtes géniales qu’il fallait mener pour résoudre la mort d’une personne (dont le fantôme prenait possession de Fourmille).

L’auteur dénoncera les gigantesques ateliers qui naissent dans la ville de Pékin, de ces gens qui quittent les campagnes pour venir travailler à la ville, mais rien de plus, alors qu’il y avait tant à dire sur Pékin, tant de petits coups sous la ceinture à donner.

Mais voilà, nos personnages passent plus de temps à voyager vers les monts Shaolin et à courir jusque Pékin que de dénoncer les travers de nos sociétés.

Heureusement, on a toujours la présence des petits clins d’œils à notre monde, comme les éléphants chars d’assaut et le petit livre rouge, notamment.

Alors oui, l’album est amusant, j’ai souri, le moment « détente lecture » était au rendez-vous, mais il m’a laissé une dent creuse et l’impression de ne pas avoir été rassasiée comme avec les premiers albums.

Dommage parce que j’avais adoré ma première rencontre avec l’univers de Fourmille, dans le Lanfeust Mag, j’avais trouvé ce nouvel univers foisonnant de références au notre, rempli de belles promesses, j’en ai eu beaucoup, mais là, le tome 8 m’avait déjà fortement déçu et ça continue avec le 10 (oui, j’ai sauté le 9, un oubli que je vais réparer de suite).

Arleston, tu peux faire mieux, tu es un scénariste de talent, et Fourmille mérite mieux que ces albums en demi-teinte. Ekhö est un monde aussi vaste que les terres d’Arran, que celui de Troy, alors, on va éviter de nous la faire façon naufragés d’Ythaq qui sont en train de tourner en rond depuis quelques albums…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°144].

Les vieux fourneaux – Tome 6 – L’Oreille bouchée : Wilfrid Lupano et Paul Cauuet

Titre : Les vieux fourneaux- Tome 6 – L’Oreille bouchée

Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Paul Cauuet

Édition : Dargaud (06/11/2020)

Résumé :
Mimile a eu l’idée du siècle : inviter ses vieux amis à le rejoindre en Guyane pour un séjour mystérieux.

Antoine, qui n’a jamais voyagé, est aux anges. Pierrot, qui n’a jamais voyagé non plus, n’a pas l’intention de laisser l’exotisme et l’aventure saper sa proverbiale mauvaise humeur.

Les voyages forment la jeunesse, pas les vieux, pense-t-il. Il se trompe pourtant, car c’est bien l’enfance qui les attend au détour du fleuve Maroni.

La jeunesse de Guyane, mais aussi la leur, celle des vertes années dans le Sud-Ouest, lorsque les trois amis jouaient aux pirates et rêvaient à des coffres remplis d’or !

Douchés par les pluies tropicales, menacés par les bestioles hostiles de la jungle et enivrés par leurs souvenirs, voilà les trois amis embarqués dans un voyage initiatique qui leur fera découvrir que la fièvre, en Amazonie, n’est pas transmise que par les moustiques.

Entre une ex-prétendante de Pierrot, une pièce de théâtre improvisée et la sacrée surprise de Mimile… ce voyage est une pépite !

Avec l’humour et l’engagement qui les caractérisent, Lupano et Cauuet rempilent pour un sixième tome des Vieux Fourneaux. Une aventure aux accents écologiques dans le berceau de l’or jaune…

Critique :
La Guyane ! Ça te dépayse un Vieux Fourneau ! Loin de Paris, Pierrot est encore de plus mauvaise humeur que d’habitude, c’est vous dire !

Dans la jungle tropicale, sous les pluies, nos deux amis y ont rendez-vous avec Mimile, le tatoué. Il a des surprises pour eux et personne ne sait de quoi il va en retourner.

James Bond disait que les diamants étaient éternels, oubliant d’ajouter qu’ils étaient aussi plein de sang…

L’or est une valeur refuge durant les temps troublés, facilement négociable, joli à porter autour du cou, à ses doigts, mais c’est aussi plein de sang et on y ajoutera du mercure et de l’arsenic… Fini pour moi, l’or, même si j’en ai peu.

Les auteurs nous parlent d’écologie, de militantisme, taclent là où ça fait mal, nous montre ce qu’est devenue la Guyane avec les chercheurs d’or qui font ça à la sauvette et en dégueulassant tout partout, laissant la merde ensuite à ceux qui habitent dans le coin. ♫ Comme d’habitude ♪

Nos vieux contestataires sont toujours incisifs, surtout Pierrot qui n’arrête jamais de militer avec son association de vieux « Ni yeux ni maîtres », même si je l’ai trouvé moins mordant, moins caustique qu’autrefois.

Attention, Pierrot ne dort pas, ses réparties sont toujours aussi piquantes, surtout à l’aéroport, devant les flics, qu’il déteste, dois-je vous le rappeler ? Eux sont rhabillés pour l’hiver, en tout cas… Le tout avec des mots qui font bien souvent plus mal qu’un coup de pied aux fesses.

Une aventure qui nous emmène dans un coin qui pourrait un paradis sur terre mais qui ne l’est pas, loin de là, à cause de la cupidité, de la voracité de l’Homme et de sa propension à tout prendre de force et à laisser ensuite la merde sur son passage, partant ailleurs la foutre, la merde.

Des petits vieux toujours caustiques, qui se rappelleront leurs souvenirs de jeunesse, joueront au théâtre, se prendront de la pluie sur la tronche et qui verront aussi des horreurs commise par ceux qui cherchent le métal jaune autrement qu’avec un tamis au milieu d’une rivière.

Des petits vieux en forme, qui n’en ratent pas une, qui nous font rire, sourire, avant de nous laisser muet devant ce qu’ils dénonceront.

Un excellent album, différent des trois premiers, mais toujours dans la même veine humoristique des militants anarchistes qui se battent pour les bonnes causes en ouvrant grand leurs gueules pour dénoncer les inégalités, les saloperies de ce Monde.

Les Aventures de Lucky Luke (d’après Morris) – Tome 8 – Un cow-boy à Paris : Jul et Achdé

Titre : Les Aventures de Lucky Luke (d’après Morris) – Tome 8 – Un cow-boy à Paris

Scénariste : Jul
Dessinateur : Achdé

Édition : Lucky Comics (02/11/2018)

Résumé :
Le sculpteur français Auguste Bartholdi fait une tournée spectaculaire aux États-Unis pour lever des fonds qui lui permettront d’achever la future Statue de la liberté.

Mais plusieurs incidents visent la statue et même directement Bartholdi. Lucky Luke est missionné pour escorter le Français, et ce, jusqu’à Paris.

C’est un choc culturel pour le cow-boy qui, non content de traverser l’Atlantique pour la première fois, découvre la splendeur de la ville lumière, et le mode de vie de ses autochtones, les parisiens.

Critique :
Et bien voilà, ce n’était pas si compliqué que ça que d’arriver à faire un Lucky Luke post Morris qui tienne la route et qui ait des petits airs de ce que nous avions avant.

Hélas, pas de petits jeux de mots savoureux comme Goscinny savait en faire (même si Morris ne le laissait pas faire, ayant les jeux de mots en horreur et n’en voulant pas dans ses Lucky Luke)…

Malgré tout, on a un comique de situation, des petits travers soulignés, comme avec certains parisiens n’aimant pas les touristes, des personnages connus qui traversent les nouveaux pavés devant la Sorbonne et des petits traits d’humour en droite ligne de notre époque à nous (grève des cheminots, fouilles à l’entrée des prisons,…).

Le voyage de Lucky Luke à Paris ne dure pas tout l’album, avant qu’il ne mette les pieds (et les sabots) dans la ville lumière, il parcourra le far-west avec le sculpteur Bartholdi et la main de la statue de la liberté afin de récupérer des sous pour sa construction.

On reste dans la tradition des Lucky Luke avec les saloons et les types louches, le goudron et les plumes, les danseuses légères, les tirs plus vite que son ombre… Bref, du classique de chez classique, mais ça marche toujours parce que c’est ce qui lui sied le mieux.

Juste une petit interrogation : lorsque Bartholdi et Lucky Luke arrivent à Titusville, célèbre ville de l’album « À l’ombre des derricks » (qui se déroule chronologiquement avant la construction de la statue de la liberté), notre cow-boy explique au sculpteur qu’il s’agit d’une ville qui vit du pétrole mais ne fait aucune allusions au fait qu’il a bien connu la ville !

Pour les puristes, nous sommes loin d’un album Morris/Goscinny au faîte de leur art, mais ne boudons pas notre plaisir lorsque l’album est correct, amusant, drôle, bourré de références en tout genre, de comique de situation et de tout ce qui fait que Lucky Luke est savoureux à lire.

Des comme ça, moi, j’en redemande !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°1XX] et Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

La Franc-maçonnerie dévoilée : Philippe Bercovici et Arnaud de La Croix

Titre : La Franc-maçonnerie dévoilée

Scénariste : Arnaud de La Croix
Dessinateur : Philippe Bercovici

Édition : Le Lombard (16/10/2020)

Résumé :
Sulfureuse, mystérieuse, mystique, obscure, la franc-maçonnerie continue aujourd’hui encore d’alimenter tous les fantasmes. Réseau d’influences, société secrète ou discrète, liens avec les Illuminati, origine templière : nombreuses sont les rumeurs qui courent à son sujet.

Mais de quoi s’agit-il exactement ? Qu’est-ce qui peut être assez important pour réunir des personnalités aussi différentes que Benjamin Franklin, Mirabeau, Mozart, Rudyard Kipling, Maria Deraismes ou encore Himmler ?

L’historien Arnaud De La Croix et l’auteur de BD Philippe Bercovici nous font pénétrer dans les coulisses de l’ordre maçonnique à l’échelle internationale.

Ils dévoilent la réalité derrière le mythe, en approchant dix-huit personnages-clés, célèbres ou méconnus, qui ont compté dans l’histoire de la maçonnerie et pour qui la maçonnerie a compté.

Critique :
La franc-maçonnerie, on a dit tout et son contraire sur elle et ses membres, les francs-maçons.

Le mystère attire les ragots autant que le miel attire les insectes et moins les gens en savent et plus ils en parlent. Oui, ce sont ceux qui en savent le moins qui en parlent le plus et jamais à bon escient.

Moi-même, passionnée par la chose et qui ai lu bien des ouvrages, j’ai encore découvert des choses et des mythes sont tombés.

La légende était plus belle que la réalité, alors, on a imprimé la légende. John Ford avait raison dans « L’homme qui tua Liberty Valence ».

Le dessinateur Bercovici, je le connais de longue date et ses dessins sont toujours facilement repérables pour moi qui ai lu « Les femmes en blanc », « Le Boss », « Cactus Club » et « Adostars ». Bref, j’étais en terrain connu, le sujet m’intéressait au plus haut point et puisque j’avais accès aux librairies du royaume, je l’ai ajouté à ma pile.

En feuilletant l’album bien épais (240 pages, de quoi occuper ses soirées de lockdown), j’avais remarqué que l’auteur ne perdait pas son temps avec les folklore inutiles et que le scénario n’avait rien d’un « Le Symbole perdu » (Dan Brown) où les Illuminatis sont à chaque coin de rue.

Le titre est presque trompeur car les auteurs ne révèlent pas les rites secrets et  les coutumes de la franc-maçonnerie mais nous en content l’Histoire à travers 18 portraits de personnages aussi divers que variés, connus (Benjamin Franklin, Rudyard Kipling, Heinrich Himmler et Hugo Pratt) ou moins connus (Villard de Honnecourt, William Schaw, Robert Moray, Jean Théophile Désaguliers, Andrew Ramsay,..).

Cet album se lit à son aise car il contient assez bien d’informations mais elles ne sont jamais indigestes car les auteurs ont résumé chaque portrait par des dates clés et par les actions le plus importantes du personnage.

Anybref, c’est instructif, on se cultive à fond, le tout s’en sans rendre compte et avec plaisir. Oui, je sais, tout le contraire de la plupart de nos cours à l’école.

Exit le mythe fondateur, exit toutes les couillonnades ! Sauf pour signaler que ce sont des mythes tenaces ou des couillonnades… On a même des complotistes dans le lot, dont l’abbé Barruel qui imputa la Révolution Française aux francs-maçons et illuminatis seuls, mettant de côté tous les autres facteurs qui y avaient menés.

Chaque portrait se termine par une note qui résume le personnage, nous apprend deux ou trois petites autres choses avant de lancer le personnage suivant. C’est précieux ces petits résumés et une excellente idée.

Il y a souvent une petite note d’humour dans les dialogues, le personnage s’adresse parfois aux lecteurs, ce qui crée un lien entre nous et l’album et rend la lecture encore plus attrayante. On se dit : « Allez, encore un personnage et puis je vais bosser » et finalement, on se fait plusieurs portraits.

C’est didactique, bien fait, adapté autant aux adultes ayant une connaissance de la franc-maçonnerie qu’aux autres qui ne connaissent rien ou aux plus jeunes d’entre nous.

Même si on n’est pas passionné par le sujet de la franc-maçonnerie, le côté Historique est intéressant car c’est 800 ans d’Histoire dont on suit le fil, passant de Paris à Londres et à Boston, survolant des hauts faits Historiques dans le monde, ce qui n’est jamais à négliger pour sa propre culture générale.

Une enquête sur la franc-maçonnerie menée de main de maître, sans surfer sur le côté sulfureux des Illuminatis, une exploration de l’Histoire plus qu’intéressante, des mythes que l’on passe à la moulinette et des explications didactiques, intelligentes, sans jamais que les explications deviennent fades, insipides, indigestes. Bref, une réussite.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°118].

The Big Sky – Tome 1 – La Captive aux yeux clairs : Alfred Bertram Guthrie

Titre : The Big Sky – Tome 1 – La Captive aux yeux clairs

Auteur : Alfred Bertram Guthrie
Éditions : Actes Sud L’Ouest, le vrai (2014) / Babel (2016)
Édition Originale : The Big Sky (1947)
Traduction : Jean Esch

Résumé :
En 1832, Boone Caudill et ses amis trappeurs rejoignent une expédition vers le Haut-Missouri, vaste région sauvage où vivent les Indiens Blackfeet.

Teal Eye, une jeune Blackfoot, fait partie du voyage. Va-t-elle pouvoir servir de “cadeau” pour les Indiens qui défendent farouchement leur territoire ?

Critique :
La conquête de l’Ouest comme si nous y étions, mais au lieu d’aller de l’Est en Ouest en chariot et de faire le cercle lors des attaques, on va voguer sur le Missouri.

Nous sommes en 1830, toujours avec des fusils à silex, les six-coups qui peuplent nos films western ne sont pas encore inventés.

Le territoire est dangereux, peuplés d’Indiens, de bisons, de castors…

Les paysages sont décrits de façon majestueuse et mon seul regret sera de ne pas les voir en vrai, tant l’auteur les décrit avec force et passion. Mon imagination a fait le travail.

Chez Guthrie, tout est fait avec justesse, sans dichotomie aucune entre les pionniers qui seraient tous gentils et les Indiens tous méchants. Non, non, avec l’auteur, on ne mange pas de ce pain-là et tout est réaliste dans les portraits de chacun qu’il dresse avec finesse.

Je suis juste restée étonnée que les Indiens, dans le roman, ne se soient pas plus inquiétés que ça des massacres de bisons que l’on accomplissait déjà à cette époque. Pensaient-ils aussi que les bisons étaient inépuisables et que l’on pouvait en décimer des tonnes sans que cela ait un impact dans le futur ?

Anybref, dans ce roman dense, l’auteur fait parler sa plume comme d’autres font parler la poudre : ça claque. Les paysages sont grandioses, bien décrits, les trappeurs sont sauvages comme le gibier qu’ils chassent, tout le monde pue le chacal mouillé, les territoires Indiens ne sont pas encore envahis comme ils le seront ensuite…

Comme Boone, on s’en désole à l’avance, on a le coeur serré. C’est la fin d’une époque, le début d’une nouvelle ère et les colons sont tout fous à l’idée de prendre et d’exploiter à mort ces territoires sauvages sur lesquels les Indiens vivent et se déplacent.

Ça commence à sentir mauvais pour les prochaines années…

Un grand roman sur la conquête de l’Ouest où tout est authentique.

Le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Indian creek – Un hiver au coeur des Rocheuses : Pete Fromm

Titre : Indian Creek – Un hiver au coeur des Rocheuses 

Auteur : Pete Fromm
Éditions : Gallmeister Nature writing (2016) / Gallmeister Totem (2010/2017)
Édition Originale : Indian Creek Chronicles (1993)
Traduction : Denis Lagae-Devoldère

Résumé :
Pete Fromm s’apprête à vivre un long hiver, seul, au coeur des montagnes Rocheuses. L’auteur livre dans ce récit son témoignage, véritable hymne aux grands espaces sauvages de l’Idaho.

« Indian Creek » est un captivant récit d’aventures et d’apprentissage, un Walden des temps modernes. Ce classique contemporain a établi Pete Fromm comme une des grandes voix de l’Ouest.

Critique :
Quelle idée folle a eu le jeune Pete Fromm, étudiant, d’aller passer 7 mois dans les montagnes Rocheuses, durant l’hiver, pour surveiller des œufs de saumons ?

Faut oser ! Ou alors, faut être un peu fou sur les bords car même si Pete avait fait du camping et lu des récits de trappeurs ou autres aventuriers, ça ne fait pas de vous un homme des bois.

N’écoutant que sa folie et son envie de passer 7 mois en solitaire, notre jeune homme va plaquer ses études à l’université de Missoula et partir, totalement à l’aventure et découvrir petit à petit la dure vie dans les montagnes Rocheuses.

Nous sommes en 1978, dans cette partie de l’Idaho, le mercure peut descendre à -40° et la neige recouvre tout… Niveau confinement, ça pose son homme ! Surtout qu’il n’y a pas de supermarché dans le coin et que les provisions apportées devront être complétées avec autre chose, comme le produit de la chasse…

C’est un fameux récit initiatique que Pete Fromm nous raconte. Ici, la Nature est sauvage, rude, ne fait pas de cadeau et si vous n’avez pas coupé assez de bois ou bien mis à l’abri vos provisions, la Mort vous attend à l’entrée de votre tente.

Vous êtes seul, juste avec un chien et des œufs de saumons à surveiller une fois par jour, afin que la glace soit brisée là où ils grandissent. Non, vous n’avez pas emporté des masses de livres, juste quelques uns, des récits de trappeurs, de chasseurs…

La Nature est grandiose, j’ai vibré avec l’auteur qui, finalement, ne sera pas toujours aussi seul qu’il le voudrait… C’est toujours pareil, lorsque vous être tranquilles, vous râlez quand un chasseur ou autre vient vous rendre visite, mais si vous vous cassiez la jambe, vous aimeriez que tout le staff déboule chez vous !

Bon sang, nous, on se casse la gueule en glissant sur un bête rocher et on fini à l’hosto et notre Pete, lui, il affronte des tas de dangers, la Nature Sauvage, manque plusieurs fois de passer par le petit trou de la serrure et, chance de pendu/cocu, il ne se cassera rien alors qu’il était dans un milieu extrême, à des températures extrêmes, loin de toute civilisation, là où les mecs du 112 ne pourrait même pas te retrouver si tu les appelais avec ton smartphone hyper connecté !

J’ai dévoré le récit de Pete Fromm, j’ai dégusté ses descriptions de la Nature sous la neige, ses angoisses, ses questionnements, son amour pour la solitude, pour cette Nature sauvage. Comme nous durant le confinement, il a rêvé d’aller faire un tour en ville, de revoir du monde et, quand il a pu y aller, il était tout content de rentrer dans sa tente perdue au milieu de tout. Comme nous, comme moi…

Ce récit, c’est magnifique, grandiose, superbe. Son histoire nous fait vibrer, en entre en osmose avec l’auteur, on imagine ce qu’il a vécu même si avec le soleil qui brille dehors, on ressent moins la morsure du vent glacial.

Ce roman, c’est aussi une ode à la Nature, cette Nature merveilleuse que l’Homme fout en l’air. Pete Fromm se désole aussi du tourisme de masse qui pollue les endroits les plus reculés. Ce qu’il a vécu, il l’a fait avec innocence et la folie de sa jeunesse, mais il l’a vécu dans ses tripes, ce que les suivants ne feront pas.

La solitude dans la Nature et dans le froid, ça a du bon… Même si tu dois dégeler tes pancakes sous tes aisselles…

PS : et pour une saucisse, on la met où pour la dégeler ???

Le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Les aventures de Tintin – Tome 07 – L’île Noire : Hergé

Titre : Les aventures de Tintin – Tome 07 – L’Île Noire

Scénariste : Hergé
Dessinateur : Hergé

Édition : Casterman (1965)

Résumé :
En se promenant dans la campagne avec son chien Milou, Tintin est blessé par de mystérieux aviateurs tombés en panne.

Ses amis les détectives Dupond et Dupont lui rendent visite à l’hôpital et se renseignent sur l’avion suspect, qui s’est finalement écrasé à Eastdown, dans le Sussex en Angleterre.

Après leur départ, Tintin décide de retrouver lui-même la piste de ses agresseurs.

Critique :
La dernière fois que j’ai lu un Tintin, c’était il y a…. Trèèèès longtemps !

Autant où j’aimais ses aventures lorsque j’étais gosse, en grandissant, j’ai commencé à trouver Tintin trop lisse alors que ce n’est jamais arrivé avec le capitaine Haddock…

Loin de ma chronique les polémiques ou des scandales qui entourent certains des albums d’Hergé ou de sa personne, je les connais mais je ne vais pas brûler mes bédés pour autant.

Je ne le fais pas pour tous, mais ici, je vais séparer l’oeuvre de l’auteur.

Si j’ai ressorti de ma biblio cet album, c’est avant tout parce que je l’ai toujours bien aimé et qu’en plus, il se déroulait en très grande partie en Angleterre.

De plus, mes albums Tintin sont des madeleines de Proust qui me rappellent mon grand-père maternel, ce pauvre homme à qui je demandais sans cesse de me lire mes bédés (à 5 ans, je ne lisais pas encore !).

Malgré les années qui avaient passées, les souvenirs de cet album étaient toujours vivaces et en tournant les premières pages, des tas de détails me sont revenus en mémoire.

Enfant, je trouvais la couverture fascinante, pleine de mystères, de promesses d’aventures et sans aucun doute, de frissons (et pas que sous le kilt de Tintin, mais ça, c’est une pensée d’adulte), d’angoisses avec ce château entouré d’oiseaux et perché sur un promontoire rocheux.

Je la trouve toujours géniale, même si les angoisses seront inexistantes en tant qu’adulte.

L’humour est présent, mais de manière grossière avec des éclaboussures, des glissades, Milou qui adore le whisky Loch Lomond, l’os que Milou ramène tout le temps, les Dupont-Dupond et leurs conneries habituelles,…

Pas de quoi se rouler au sol mais à l’âge de 5 ans, ça devait me faire pisser de rire l’eau qui sort du tuyau et arrose le pompier. Entre nous, j’ai souri devant certains gags, preuve que j’ai gardé une âme d’enfant.

Verdict ? Si la magie n’est plus la même, cet album marche toujours et rempli son rôle d’envoyer le lecteur/trice dans une aventure folle, dans une enquête qui nous fera traverser la Manche pour aller chez nos voisins anglais, qui, miracle, parlent à Tintin en français !

Milou ajoute une touche d’humour bon enfant, nous avertit même des dangers de la consommation d’alcool et sur l’addiction à laquelle il mène, sans compter l’air débile que l’on a quand on a bu.

Les méchants ne sont pas très profonds, mais ils ont la tronche de l’emploi, comme la plupart des méchants dans les bédés de cette époque. De toute façon, le Bien triomphe toujours et notre vieil écossais nous l’avait bien dit…

Le monstre présent dans le château n’était pas Nessie, bien entendu, Hergé ayant détourné une partie de la légende pour l’adapter à son album. Mais si quelqu’un pouvait m’expliquer QUI a fait le bandage du bras de la bête, ça me ferait plaisir car ça reste un mystère.

Pourrait-on aussi dire aux malfrats de ne jamais laisser traîner une liste avec tous les noms et adresses des complices, aussi ? Purée, ça ne m’étonne pas qu’ils se soient laissé démanteler par le reporter belge, bêtes comme ils étaient !

Si cette aventure, dessinée en « ligne claire », ne révolutionne pas le monde, elle diverti tout de même celui ou celle qui la lira avec son regard d’enfant, mettant de côté les incohérences ou les facilités avec lesquelles Tintin résout toute cette sombre affaire.

Une lecture en mode *souvenirs, souvenirs*. On ne pourra jamais m’enlever cette partie merveilleuse de mon enfance, quoi qu’on dise sur l’auteur et quoi qu’il ait fait de « pas net ».

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°242, Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°11] et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

 

Jungle : Miguel Bonnefoy

Titre : Jungle

Auteur : Miguel Bonnefoy
Édition : Paulsen (2016) / Rivages Poche (2017)

Résumé :
Prenez un jeune écrivain couvert de louanges, couronné de nombreux prix littéraires.

Plongez-le sans autre préparation au milieu de la jungle vénézuélienne. II devra parcourir la montagne (Auyantepuy), escalader des crêtes, s’enfoncer dans la mousse, traverser des torrents, ouvrir des sentiers à la machette…

Et s’élancer dans le Salto Angel, un rappel vertigineux de neuf cent cinquante mètres, dans le fracas de la plus haute cascade du monde.

Laissez frémir quatorze jours, et faites revenir.

Vous obtiendrez Jungle, un texte joliment ciselé par le vent, perlé par les marécages, le récit d’un jeune homme qui s’abandonne à la nature et confirme son talent pour la littérature.

Critique :
Je ne sais pas ce que j’ai ces derniers temps mais j’en suis à ma 3ème déception lecture ! L’une à la suite de l’autre…

Pourtant, ce roman parlant d’un trek de 15 jours dans la jungle vénézuélienne, au milieu d’une flore et d’une faune méconnue par nous, avec grimpette de la montagne Auyantepuy et la redescente en rappel par la gorge du Diable, la où se situe la cascade la plus haute du monde, le Kerepakupai Venà, avait tout pour me plaire.

Une fois de plus, je suis restée quasi de marbre devant les mots de l’écrivain, lisant sans lire, n’arrivant pas à me projeter dans cette jungle.

Sans doute que, comme l’auteur, j’ai compris que la littérature n’arriverait jamais à retranscrire avec les mots juste la beauté de la Nature. L’auteur ne me contredira pas, lui qui s’est renseigné dans les livres sur son périple et qui a avoué ensuite que toutes les pages de bibliothèque ne pouvaient rien devant l’architecture d’une fleur.

Avant le départ, je lus tout ce que je trouvais sur le sujet. Du vieux manuscrit jusqu’au traité de biodiversité, je m’enfermai dans des bibliothèques et des librairies, je rencontrai des archéologues et des géographes, des journalistes spécialisés dans les exploitations minières et des poètes de Ciudad Guayana. J’abattis le travail de plusieurs hommes pour dresser une monographie régionale de la Gran Sabana. Je dois confesser ici que, lorsque je posai le premier pied dans la jungle, je compris que mon effort avait été vain. Toutes les pages des bibliothèques ne peuvent rien devant l’architecture d’une fleur.

Et bien, j’ai dû souffrir du même syndrome aussi car mon petit coeur de lectrice n’a pas vibré dans cette nature luxuriante, dans ces chemins escarpés, ne s’est pas décroché lors de la descente en rapper de la cascade la plus haute du monde.

Là, il est plus que temps que j’aille voir un médecin, je dois souffrir d’un virus de lectrice blasée ou alors, le roman et moi n’étions pas fait pour nous rencontrer.

Le Mois Espagnol et Sud-Américain chez Sharon – Mai 2020 [Lecture – 08].