The Big Sky – Tome 1 – La Captive aux yeux clairs : Alfred Bertram Guthrie

Titre : The Big Sky – Tome 1 – La Captive aux yeux clairs

Auteur : Alfred Bertram Guthrie
Éditions : Actes Sud L’Ouest, le vrai (2014) / Babel (2016)
Édition Originale : The Big Sky (1947)
Traduction : Jean Esch

Résumé :
En 1832, Boone Caudill et ses amis trappeurs rejoignent une expédition vers le Haut-Missouri, vaste région sauvage où vivent les Indiens Blackfeet.

Teal Eye, une jeune Blackfoot, fait partie du voyage. Va-t-elle pouvoir servir de “cadeau” pour les Indiens qui défendent farouchement leur territoire ?

Critique :
La conquête de l’Ouest comme si nous y étions, mais au lieu d’aller de l’Est en Ouest en chariot et de faire le cercle lors des attaques, on va voguer sur le Missouri.

Nous sommes en 1830, toujours avec des fusils à silex, les six-coups qui peuplent nos films western ne sont pas encore inventés.

Le territoire est dangereux, peuplés d’Indiens, de bisons, de castors…

Les paysages sont décrits de façon majestueuse et mon seul regret sera de ne pas les voir en vrai, tant l’auteur les décrit avec force et passion. Mon imagination a fait le travail.

Chez Guthrie, tout est fait avec justesse, sans dichotomie aucune entre les pionniers qui seraient tous gentils et les Indiens tous méchants. Non, non, avec l’auteur, on ne mange pas de ce pain-là et tout est réaliste dans les portraits de chacun qu’il dresse avec finesse.

Je suis juste restée étonnée que les Indiens, dans le roman, ne se soient pas plus inquiétés que ça des massacres de bisons que l’on accomplissait déjà à cette époque. Pensaient-ils aussi que les bisons étaient inépuisables et que l’on pouvait en décimer des tonnes sans que cela ait un impact dans le futur ?

Anybref, dans ce roman dense, l’auteur fait parler sa plume comme d’autres font parler la poudre : ça claque. Les paysages sont grandioses, bien décrits, les trappeurs sont sauvages comme le gibier qu’ils chassent, tout le monde pue le chacal mouillé, les territoires Indiens ne sont pas encore envahis comme ils le seront ensuite…

Comme Boone, on s’en désole à l’avance, on a le coeur serré. C’est la fin d’une époque, le début d’une nouvelle ère et les colons sont tout fous à l’idée de prendre et d’exploiter à mort ces territoires sauvages sur lesquels les Indiens vivent et se déplacent.

Ça commence à sentir mauvais pour les prochaines années…

Un grand roman sur la conquête de l’Ouest où tout est authentique.

Le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Indian creek – Un hiver au coeur des Rocheuses : Pete Fromm

Titre : Indian Creek – Un hiver au coeur des Rocheuses 

Auteur : Pete Fromm
Éditions : Gallmeister Nature writing (2016) / Gallmeister Totem (2010/2017)
Édition Originale : Indian Creek Chronicles (1993)
Traduction : Denis Lagae-Devoldère

Résumé :
Pete Fromm s’apprête à vivre un long hiver, seul, au coeur des montagnes Rocheuses. L’auteur livre dans ce récit son témoignage, véritable hymne aux grands espaces sauvages de l’Idaho.

« Indian Creek » est un captivant récit d’aventures et d’apprentissage, un Walden des temps modernes. Ce classique contemporain a établi Pete Fromm comme une des grandes voix de l’Ouest.

Critique :
Quelle idée folle a eu le jeune Pete Fromm, étudiant, d’aller passer 7 mois dans les montagnes Rocheuses, durant l’hiver, pour surveiller des œufs de saumons ?

Faut oser ! Ou alors, faut être un peu fou sur les bords car même si Pete avait fait du camping et lu des récits de trappeurs ou autres aventuriers, ça ne fait pas de vous un homme des bois.

N’écoutant que sa folie et son envie de passer 7 mois en solitaire, notre jeune homme va plaquer ses études à l’université de Missoula et partir, totalement à l’aventure et découvrir petit à petit la dure vie dans les montagnes Rocheuses.

Nous sommes en 1978, dans cette partie de l’Idaho, le mercure peut descendre à -40° et la neige recouvre tout… Niveau confinement, ça pose son homme ! Surtout qu’il n’y a pas de supermarché dans le coin et que les provisions apportées devront être complétées avec autre chose, comme le produit de la chasse…

C’est un fameux récit initiatique que Pete Fromm nous raconte. Ici, la Nature est sauvage, rude, ne fait pas de cadeau et si vous n’avez pas coupé assez de bois ou bien mis à l’abri vos provisions, la Mort vous attend à l’entrée de votre tente.

Vous êtes seul, juste avec un chien et des œufs de saumons à surveiller une fois par jour, afin que la glace soit brisée là où ils grandissent. Non, vous n’avez pas emporté des masses de livres, juste quelques uns, des récits de trappeurs, de chasseurs…

La Nature est grandiose, j’ai vibré avec l’auteur qui, finalement, ne sera pas toujours aussi seul qu’il le voudrait… C’est toujours pareil, lorsque vous être tranquilles, vous râlez quand un chasseur ou autre vient vous rendre visite, mais si vous vous cassiez la jambe, vous aimeriez que tout le staff déboule chez vous !

Bon sang, nous, on se casse la gueule en glissant sur un bête rocher et on fini à l’hosto et notre Pete, lui, il affronte des tas de dangers, la Nature Sauvage, manque plusieurs fois de passer par le petit trou de la serrure et, chance de pendu/cocu, il ne se cassera rien alors qu’il était dans un milieu extrême, à des températures extrêmes, loin de toute civilisation, là où les mecs du 112 ne pourrait même pas te retrouver si tu les appelais avec ton smartphone hyper connecté !

J’ai dévoré le récit de Pete Fromm, j’ai dégusté ses descriptions de la Nature sous la neige, ses angoisses, ses questionnements, son amour pour la solitude, pour cette Nature sauvage. Comme nous durant le confinement, il a rêvé d’aller faire un tour en ville, de revoir du monde et, quand il a pu y aller, il était tout content de rentrer dans sa tente perdue au milieu de tout. Comme nous, comme moi…

Ce récit, c’est magnifique, grandiose, superbe. Son histoire nous fait vibrer, en entre en osmose avec l’auteur, on imagine ce qu’il a vécu même si avec le soleil qui brille dehors, on ressent moins la morsure du vent glacial.

Ce roman, c’est aussi une ode à la Nature, cette Nature merveilleuse que l’Homme fout en l’air. Pete Fromm se désole aussi du tourisme de masse qui pollue les endroits les plus reculés. Ce qu’il a vécu, il l’a fait avec innocence et la folie de sa jeunesse, mais il l’a vécu dans ses tripes, ce que les suivants ne feront pas.

La solitude dans la Nature et dans le froid, ça a du bon… Même si tu dois dégeler tes pancakes sous tes aisselles…

PS : et pour une saucisse, on la met où pour la dégeler ???

Le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Les aventures de Tintin – Tome 07 – L’île Noire : Hergé

Titre : Les aventures de Tintin – Tome 07 – L’Île Noire

Scénariste : Hergé
Dessinateur : Hergé

Édition : Casterman (1965)

Résumé :
En se promenant dans la campagne avec son chien Milou, Tintin est blessé par de mystérieux aviateurs tombés en panne.

Ses amis les détectives Dupond et Dupont lui rendent visite à l’hôpital et se renseignent sur l’avion suspect, qui s’est finalement écrasé à Eastdown, dans le Sussex en Angleterre.

Après leur départ, Tintin décide de retrouver lui-même la piste de ses agresseurs.

Critique :
La dernière fois que j’ai lu un Tintin, c’était il y a…. Trèèèès longtemps !

Autant où j’aimais ses aventures lorsque j’étais gosse, en grandissant, j’ai commencé à trouver Tintin trop lisse alors que ce n’est jamais arrivé avec le capitaine Haddock…

Loin de ma chronique les polémiques ou des scandales qui entourent certains des albums d’Hergé ou de sa personne, je les connais mais je ne vais pas brûler mes bédés pour autant.

Je ne le fais pas pour tous, mais ici, je vais séparer l’oeuvre de l’auteur.

Si j’ai ressorti de ma biblio cet album, c’est avant tout parce que je l’ai toujours bien aimé et qu’en plus, il se déroulait en très grande partie en Angleterre.

De plus, mes albums Tintin sont des madeleines de Proust qui me rappellent mon grand-père maternel, ce pauvre homme à qui je demandais sans cesse de me lire mes bédés (à 5 ans, je ne lisais pas encore !).

Malgré les années qui avaient passées, les souvenirs de cet album étaient toujours vivaces et en tournant les premières pages, des tas de détails me sont revenus en mémoire.

Enfant, je trouvais la couverture fascinante, pleine de mystères, de promesses d’aventures et sans aucun doute, de frissons (et pas que sous le kilt de Tintin, mais ça, c’est une pensée d’adulte), d’angoisses avec ce château entouré d’oiseaux et perché sur un promontoire rocheux.

Je la trouve toujours géniale, même si les angoisses seront inexistantes en tant qu’adulte.

L’humour est présent, mais de manière grossière avec des éclaboussures, des glissades, Milou qui adore le whisky Loch Lomond, l’os que Milou ramène tout le temps, les Dupont-Dupond et leurs conneries habituelles,…

Pas de quoi se rouler au sol mais à l’âge de 5 ans, ça devait me faire pisser de rire l’eau qui sort du tuyau et arrose le pompier. Entre nous, j’ai souri devant certains gags, preuve que j’ai gardé une âme d’enfant.

Verdict ? Si la magie n’est plus la même, cet album marche toujours et rempli son rôle d’envoyer le lecteur/trice dans une aventure folle, dans une enquête qui nous fera traverser la Manche pour aller chez nos voisins anglais, qui, miracle, parlent à Tintin en français !

Milou ajoute une touche d’humour bon enfant, nous avertit même des dangers de la consommation d’alcool et sur l’addiction à laquelle il mène, sans compter l’air débile que l’on a quand on a bu.

Les méchants ne sont pas très profonds, mais ils ont la tronche de l’emploi, comme la plupart des méchants dans les bédés de cette époque. De toute façon, le Bien triomphe toujours et notre vieil écossais nous l’avait bien dit…

Le monstre présent dans le château n’était pas Nessie, bien entendu, Hergé ayant détourné une partie de la légende pour l’adapter à son album. Mais si quelqu’un pouvait m’expliquer QUI a fait le bandage du bras de la bête, ça me ferait plaisir car ça reste un mystère.

Pourrait-on aussi dire aux malfrats de ne jamais laisser traîner une liste avec tous les noms et adresses des complices, aussi ? Purée, ça ne m’étonne pas qu’ils se soient laissé démanteler par le reporter belge, bêtes comme ils étaient !

Si cette aventure, dessinée en « ligne claire », ne révolutionne pas le monde, elle diverti tout de même celui ou celle qui la lira avec son regard d’enfant, mettant de côté les incohérences ou les facilités avec lesquelles Tintin résout toute cette sombre affaire.

Une lecture en mode *souvenirs, souvenirs*. On ne pourra jamais m’enlever cette partie merveilleuse de mon enfance, quoi qu’on dise sur l’auteur et quoi qu’il ait fait de « pas net ».

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°242, Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°11] et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

 

Jungle : Miguel Bonnefoy

Titre : Jungle

Auteur : Miguel Bonnefoy
Édition : Paulsen (2016) / Rivages Poche (2017)

Résumé :
Prenez un jeune écrivain couvert de louanges, couronné de nombreux prix littéraires.

Plongez-le sans autre préparation au milieu de la jungle vénézuélienne. II devra parcourir la montagne (Auyantepuy), escalader des crêtes, s’enfoncer dans la mousse, traverser des torrents, ouvrir des sentiers à la machette…

Et s’élancer dans le Salto Angel, un rappel vertigineux de neuf cent cinquante mètres, dans le fracas de la plus haute cascade du monde.

Laissez frémir quatorze jours, et faites revenir.

Vous obtiendrez Jungle, un texte joliment ciselé par le vent, perlé par les marécages, le récit d’un jeune homme qui s’abandonne à la nature et confirme son talent pour la littérature.

Critique :
Je ne sais pas ce que j’ai ces derniers temps mais j’en suis à ma 3ème déception lecture ! L’une à la suite de l’autre…

Pourtant, ce roman parlant d’un trek de 15 jours dans la jungle vénézuélienne, au milieu d’une flore et d’une faune méconnue par nous, avec grimpette de la montagne Auyantepuy et la redescente en rappel par la gorge du Diable, la où se situe la cascade la plus haute du monde, le Kerepakupai Venà, avait tout pour me plaire.

Une fois de plus, je suis restée quasi de marbre devant les mots de l’écrivain, lisant sans lire, n’arrivant pas à me projeter dans cette jungle.

Sans doute que, comme l’auteur, j’ai compris que la littérature n’arriverait jamais à retranscrire avec les mots juste la beauté de la Nature. L’auteur ne me contredira pas, lui qui s’est renseigné dans les livres sur son périple et qui a avoué ensuite que toutes les pages de bibliothèque ne pouvaient rien devant l’architecture d’une fleur.

Avant le départ, je lus tout ce que je trouvais sur le sujet. Du vieux manuscrit jusqu’au traité de biodiversité, je m’enfermai dans des bibliothèques et des librairies, je rencontrai des archéologues et des géographes, des journalistes spécialisés dans les exploitations minières et des poètes de Ciudad Guayana. J’abattis le travail de plusieurs hommes pour dresser une monographie régionale de la Gran Sabana. Je dois confesser ici que, lorsque je posai le premier pied dans la jungle, je compris que mon effort avait été vain. Toutes les pages des bibliothèques ne peuvent rien devant l’architecture d’une fleur.

Et bien, j’ai dû souffrir du même syndrome aussi car mon petit coeur de lectrice n’a pas vibré dans cette nature luxuriante, dans ces chemins escarpés, ne s’est pas décroché lors de la descente en rapper de la cascade la plus haute du monde.

Là, il est plus que temps que j’aille voir un médecin, je dois souffrir d’un virus de lectrice blasée ou alors, le roman et moi n’étions pas fait pour nous rencontrer.

Le Mois Espagnol et Sud-Américain chez Sharon – Mai 2020 [Lecture – 08].

 

Jours barbares : William Finnegan

Titre : Jours barbares

Auteur : William Finnegan
Édition : du sous-sol (16/03/2017) / Points (2018)
Édition Originale : Barbarian Days (2015)
Traduction : Frank Reichert

Résumé :
Le surf ressemble à un sport, un passe-temps. Pour ses initiés, c’est bien plus : une addiction merveilleuse, une initiation exigeante, un art de vivre.

Élevé en Californie et à Hawaï, William Finnegan a commencé le surf enfant. Après l’université, il a traqué les vagues aux quatre coins du monde, errant des îles Fidji à l’Indonésie, des plages bondées de Los Angeles aux déserts australiens, des townships de Johannesburg aux falaises de l’île de Madère.

D’un gamin aventureux, passionné de littérature, il devint un écrivain, un reporter de guerre pour le New Yorker.

À travers ses mémoires, il dépeint une vie à contre-courant, à la recherche d’une autre voie, au-delà des canons de la réussite, de l’argent et du carriérisme ; et avec une infinie pudeur se dessine le portrait d’un homme qui aura trouvé dans son rapport à l’océan une échappatoire au monde et une source constante d’émerveillement.

Ode à l’enfance, à l’amitié et à la famille, Jours Barbares formule une éthique de vie, entre le paradis et l’enfer des vagues, où l’océan apparaît toujours comme un purgatoire.

Un livre rare dont on ne ressort pas tout à fait indemne, entre Hell’s Angels de Hunter S. Thompson et Into The Wild de Jon Krakauer.

Critique :
Si tenir debout sur une planche de surf au milieu des vagues ou des tempêtes est une belle métaphore de nos vie, j’aurais dû penser à me munir d’un gilet de sauvetage car je me suis noyée à la moitié du livre.

Le surf n’est pas un sport que je pratique (déjà que je ne tiens pas super bien sur un skate) mais puisque d’autres l’avaient lu et apprécié et que ces derniers n’étaient que des surfeurs du web, je m’étais dit que moi aussi j’allais aller taquiner les vagues.

Si au départ la mer était joueuse et que j’avançais bien, à un moment, c’est comme si on avait relié une ancre à ma planche, comme si je ramais à contre-courant : plus rien n’avançait et les pages se tournaient doucement, trèèèès doucement…

Alors que je me devais d’être vigilante, je piquais du nez en plein océan !

Tant que l’auteur me parlait de sa jeunesse, à Hawaï, fin des années 50, tout allait bien et même si les termes utilisés dans le surf étaient présents en masse, j’étais tout de même captivée par ces jeunes qui étaient prêt à tout pour surfer sur les vagues, à tout moment.

Ce n’est pas la première fois que je bois la tasse avec un roman, le plus chiant est que ce roman faisait partie de ma PAL Pedigree, celle des champions, celle qui se compose de livres que je veux absolument lire, ceux qui sont les plus susceptibles de me procurer des coups de coeur.

Loupé !

À la recherche de Dracula – Carnet de voyage de Jonathan Harker : Pascal Croci et Françoise-Sylvie Pauly

Titre : À la recherche de Dracula – Carnet de voyage de Jonathan Harker

Scénariste : Françoise-Sylvie Pauly
Dessinateur : Pascal Croci

Édition : Le Pré aux Clercs (2008)

Résumé :
En 1999, le jeune Miles Alastair James effectue un remplacement à la bibliothèque d’Exeter, dans le Devon.

Il passe ses journées aux archives, où il a la charge de trier les ouvrages les plus détériorés. Au cours d’une séance de « dépoussiérage », il découvre un singulier journal, celui d’un certain Jonathan Harker, lequel inspira l’écrivain Bram Stoker pour l’écriture de son roman Dracula, publié en 1897.

La lecture de ce carnet nous plonge au cœur du mythe du vampire ; jour après jour, sans le savoir, Jonathan s’enfonce un peu plus dans les ténèbres…

Critique :
En cherchant de quoi lire pour m’occuper, mes yeux sont tombés sur cet ouvrage, publié au format dit « à l’italienne » et j’ai eu envie de me replonger dans ce livre graphique qui m’avait fait de l’oeil en bouquinerie, il y a longtemps.

Cela faisait 8 ans que je l’avais lu et mes souvenirs étant réduit à néant, le moment était idéal pour se replonger dans du vampire comme je l’aime.

La première fois que l’on prend cette bédé graphique dans les mains, on ne peut s’empêcher de la feuilleter, de l’admirer, de piocher des images de-ci de-là. C’est un très bel ouvrage et des années après, la magie opère toujours.

L’auteure s’affranchi ici de l’histoire conventionnelle telle que nous la connaissons dans le roman de Bram Stoker, même si elle reprend tous les personnages connus (hormis Arthur). Elle développe une toute autre aventure, nous la présentant sous la forme du récit de Jonathan Harker qui nous conte son voyage jusqu’au château de Dracula.

Oubliez le roman de Stoker et voyez celui-ci comme un récit de voyage fait par Jonathan et donné ensuite à Bram Stoker.

Il y a là, dans son carnet, la matière pour faire un livre sur les vampires, même si jamais le mot n’est prononcé. L’atmosphère fantastique est présente, le mystère aussi et si nous ne connaissions pas l’existence des suceurs de sang, nous serions perplexes, comme ce pauvre Jonathan.

Agrémentant son carnet de croquis, de recettes de cuisine, de cartes géographique qui nous montre le voyage, la topographie des lieux, le tout dans des tons sépias ou gris, donnent, à ce livre, des airs de carnet de voyage où le possesseur aurait ajouté des tas d’annotations.

Vu la manière dont on nous présente ce carnet (une trouvaille du jeune Miles Alastair James effectue un remplacement à la bibliothèque d’Exeter, section archives), on a vraiment l’impression d’être face à ce qui a servi de base pour le roman de Stoker, comme une mise en abyme qui nous prouverait, noir sur blanc, que tout n’est pas sorti de l’imagination de Stoker mais d’une histoire vraie.

Sans jamais parler de vampirisme, l’auteure arrive à nous les faire sentir, à nous les présenter sans que l’on sache jamais si nous sommes bien en présence des vampires (parce que nous les connaissons, nous) ou si nous sommes face à des phénomènes bizarres, étranges, oniriques et que c’est nous qui nous faisons un film.

Sans notre connaissance de l’existence des vampires, nous penserions comme Jonathan être face à des êtres étranges, bizarres, excentriques ou que nous avons bu un coup de trop…

Un beau roman/bédé graphique, qui est du plus bel effet dans une biblio et qui est à réserver aux amateurs de suceurs de sang.

Ma relecture fut un plaisir pour les yeux.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°206.

Dans les forêts de Sibérie : Sylvain Tesson

Titre : Dans les forêts de Sibérie

Auteur : Sylvain Tesson
Édition : Folio (2011/2013/2016/2019)

Résumé :
Assez tôt, j’ai compris que je n’allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m’installer quelque temps, seul, dans une cabane.

Dans les forêts de Sibérie. J’ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j’ai tâché d’être heureux.

Je crois y être parvenu.

Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie. Et si la liberté consistait à posséder le temps ?

Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ?

Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.

Critique :
Oui, je dois être prise de folie pendant ce confinement (qui est plus doux que celui de mes voisins français) puisque après avoir lu des romans traitant de la peste et du choléra, voilà que je me suis plongée dans un roman qui traite d’un isolement choisi.

Quelle idée folle que celle d’aller s’enterrer 6 mois dans une cabane en bois, au fond de la Sibérie, le long du lac Baïkal ?

D’accord, tout comme Sylvain Tesson, j’ai des lectures en retard, mais jamais de le vie je n’irais m’exiler, seule, en Sibérie…

Merde, Sylvain Tesson, tu m’as donné envie d’y aller, maintenant ! Mais pour mon cas, il faudrait un semi-remorque pour transporter les livres que je veux lire…

Des mauvaises langues pourraient penser que la méditation le long du lac Baïkal est un truc de fainéant, mais je les détrompe de suite…

Là-bas, si tu ne coupes pas ton bois pour faire du feu, personne ne le fera à ta place ! Si tu ne pêches pas tes poissons, Ordralphabétix ne t’en vendra pas sur la place du village puisque ton plus proche voisin est à 5h de marche !

Ce que j’aime, dans les récits de Tesson, c’est que non seulement il nous emmène loin de toute civilisation, mais aussi qu’il parsème ses romans d’aphorismes en tout genre, d’extraits des romans qu’il a lus et se sont toujours des phrases qui donnent à réfléchir.

Ici, la Nature est LE personnage principal. Les ours, les poissons, les cerfs, la neige, la glace, le froid, la solitude sont à prendre en compte. Mais avec des litres de vodka et des cigares, on vient à bout de tout. Même des -30°. Vaut mieux le lire au soleil, à l’abri du vent, sinon, le froid s’insinuera dans vos os.

Un roman dépaysant, où les alternances entre le récit de la description du quotidien alterne avec des moments grandioses de poésie, d’éclair de génie, de phrases magnifique.

Un roman où l’Homme est peu de choses face à la Nature, même si, avec les nouvelles technologies, l’Humain se fraye de plus en plus un chemin dans ces grandes étendues désertiques.

Espérons qu’un jour il n’y aura pas d’embouteillage comme sur les sommets qui ne sont plus immaculés mais maculés de déchets. Hélas, sur ces étendues sauvages, les Chinois lorgnent , pour la déforester…

Un roman sur un confinement voulu, prévu, mis en place car rêvé par Sylvain Tesson qui est allé jusqu’au bout de son rêve. Bon, d’accord, lui, il pouvait sortir prendre l’air et arpenter les étendues glacées !

Le Hussard sur le toit : Jean Giono

Titre : Le Hussard sur le toit

Auteur : Jean Giono
Édition : Folio (1995)

Résumé :
Le hussard sur le toit : avec son allure de comptine, ce titre intrigue.

Pourquoi sur le toit ? Qu’a-t-il fallu pour l’amener là ? Rien moins qu’une épidémie de choléra, qui ravage la Provence vers 1830, et les menées révolutionnaires des carbonari piémontais.

Le Hussard est d’abord un roman d’aventures : Angelo Pardi, jeune colonel de hussards exilé en France, est chargé d’une mission mystérieuse. Il veut retrouver Giuseppe, carbonaro comme lui, qui vit à Manosque.

Mais le choléra sévit : les routes sont barrées, les villes barricadées, on met les voyageurs en quarantaine, on soupçonne Angelo d’avoir empoisonné les fontaines !

Seul refuge découvert par hasard, les toits de Manosque !

Entre ciel et terre, il observe les agitations funèbres des humains, contemple la splendeur des paysages et devient ami avec un chat.

Critique :
Hé oui, c’est tout moi, ça ! On est en pleine épidémie de covid19 et moi, je ne trouve rien de mieux que de lire un roman qui parle d’épidémie de choléra…

Niveau puissance mortelle, choléra est un serial-killer qui vous fera sortir une espèce de bave blanche de la bouche, comme si vous recrachiez votre riz au lait.

Je sais, c’est pas très frais… L’auteur a réussi à nous donner l’impression que les cadavres nous entourent et que partout où se pose notre regard, un cadavre ou plus y jonche.

Autre chose qui m’a frappée, c’est la manière dont les gens réagissent à cette maladie qui les frappent sournoisement : hormis le PQ et les réseaux sociaux, on dirait nous face au covid 19…

Les remèdes miracles qui fleurissent, du genre de ceux qui devraient nous faire lever un sourcil de scepticisme (ail, eau de mer, soleil,…), les théories du complot sont de sortie (eau empoisonnée par le gouvernement), les gens qui fuient pour aller voir ailleurs si le choléra leur lâchera les baskets, les hausses des prix, les magouilles, la quarantaine à la va-comme-je-te-pousse, les gens qui prennent les armes, l’égoïsme et la violence qui sort par toutes les pores de la peau.

Alors que je suis indulgente avec les gens qui ont vécu des grandes épidémies aux siècles derniers parce qu’ils étaient dans l’ignorance la plus totale, autant je suis moins indulgente avec mes contemporains qui courent fou, tels des poulets sans tête pour se gaver de papier chiotte, de pâtes, de riz et de patates (bonjour les repas équilibrés).

Bref, en ce qui concerne la description du genre humain et de ses travers, on est dans le réalisme le plus total, surtout que je peux constater tout cela de visu.

Les gens intelligents ou ceux qui me connaissent bien (le cumul est permis) sentent venir l’oignon, la couille dans le potage…

Bon sang, les dialogues ! Mais quelle théâtralité, nom d’une pipe. Autant où il y avait du réalisme dans le comportement des gens, autant il n’y en avait pas dans les dialogues et aussi dans la manière d’agir du personnage principal, Angelo Pardi.

Dans l’adversité, on a les égoïstes et ceux qui donnent de leur personne, je suis d’accord et heureusement, d’ailleurs. Mais là, notre Angelo, il en fait trop. Et trop is te veel. On peut aider son prochain, mais face au choléra, désolée, mais je n’ai pas trop envie de chipoter aux cadavres ou d’essayer de sauver des vies.

La chance peut frapper une fois à la porte et vous faire éviter cette saloperie alors que vous venez de traverser un territoire rongé par le choléra, de chipoter à des malades, de boire au goulot de la bouteille d’un autre… Oui, une fois… Pas toutes les fois !

On a une redondance de ce genre d’aventures hautement dangereuses et notre Angelo, tel un Super Man immunisé contre la kryptonite, s’en sors toujours sans le moindre symptôme. À la fin, ça devient lassant et irréaliste.

Il ne manquait pas beaucoup à Angelo pour qu’il devienne un personnage auquel on s’accroche, qui marque, qui laisse une trace. Idem pour Pauline, je l’ai appréciée, mais je vais l’oublier aussi sec car elle n’a pas été marquante pour moi. Dommage.

L’autre point qui m’a ennuyé, c’est qu’on a souvent des grandes réflexions philosophiques qui ont eu tendance à me faire piquer du nez et sauter des pages, la mention spéciale allant aux deux derniers personnages rencontrés qui m’ont saoulé.

Un roman que je voulais lire en cette période de confinement (même si nous ne sommes pas autant confinés que nos voisins français) pour cause de virus virulent, un roman qui m’a donné quelques sueurs froides, malgré le beau soleil, qui m’a fait constater que ♫ non, non, rien n’a changé ♪ (hormis le papier à s’essuyer le fessier) dans la nature humaine…

Un roman qui m’a laissée froide dans ses dialogues, qui m’a fait soupirer dans ses grands moments de lyrisme ou de philosophie. Les personnages principaux de Angelo et Pauline sont fades, manquant de relief, de caractère et j’ai souvent eu envie de baffer Angelo.

Le mot de la fin sera pour Jacques Brel : Au suivant !

Mictlán : Sébastien Rutés

Titre : Mictlán

Auteur : Sébastien Rutés
Édition : Gallimard La noire (03/01/2020)

Résumé :
À l’approche des élections, le Gouverneur – candidat à sa propre réélection – tente de maquiller l’explosion de la criminalité.

Les morgues de l’État débordent de corps anonymes que l’on escamote en les transférant dans un camion frigorifique. Le tombeau roulant est conduit, à travers le désert, par Vieux et Gros, deux hommes au passé sombre que tout oppose.

Leur consigne est claire : le camion doit rester en mouvement.

Vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sans autre arrêt autorisé que pour les nécessaires pleins de carburant.

Si les deux hommes dérogent à la règle, ils le savent, ils iront rejoindre la cargaison.

Partageant la minuscule cabine, se relayant au volant, Vieux et Gros se dévoilent peu à peu l’un à l’autre dans la sécurité relative de leur dépendance mutuelle.

La route, semée d’embûches, les conduira-t-elle au légendaire Mictlán, le lieu des morts où les défunts accèdent, enfin, à l’oubli ?

Critique :
Une fois de plus, je suis tombée sur un roman noir assez barré, au rythme rapide et à l’écriture qui est comme une rafale de mitraillette et vous empêche de reprendre votre souffle.

Et c’est à prendre au sens propre du terme puisque la première phrase est aussi longue qu’un casier judiciaire d’un membre de gang/mafia et que son point final, bien des pages après, est vécu comme un soulagement.

Purée, il y a plus de points sur les « i » qu’au bout des phrases. Effectivement, ça donne un ton assez spécial à l’histoire, c’est un plongeon directement dans le récit que Gros nous donne, ajoutant à ses pensées des digressions et quelques  gimmicks, dont les fossés avec des capotes usagés en font notamment partie.

Hélas, ça passe ou ça casse. Chez moi, au bout d’un moment, ça a cassé. Hé oui, c’est comme ça la dure vie de lectrice et on se sent un peu seule parmi les avis qui sont bien plus dithyrambique que le mien. La majorité l’emportant, mon avis n’est pas à prendre en compte.

Gros et Vieux, c’est tout ce que nous saurons de leur identité. Au travers de leurs pensées qui iront dans tous les sens, nous en apprendrons un peu plus sur ce pays où on a pas envie d’aller vivre, ni d’y passer ses vacances et qui a tout d’une dictature horriblement sanglante.

Pour être noir, c’est noir. Cherchez même pas la lueur d’espoir, je ne l’ai pas vue… Peut-être une loupiote dans la cabine du camion, lorsqu’on ouvre la porte, et encore.

Je ne remettrai pas en question que le récit est percutant, que le style est spécial et qu’il va comme un gant au récit, lui donnant un côté acéré, violent, déprimant parce que tous ces morts…

Bref, ça te décape le cerveau et ensuite, tu rêves de relire « Martine fait ses courses ». Ah non, pas pour le moment, trop de files !

Un roman noir qui te laisse des traces de cambouis et de sang dans toutes les lignes de ta main et que tout le savon du supermarché du coin ne pourra pas laver. Zut, on me dit qu’il n’y a plus de savon.

Toi qui ouvre ce roman, sache que tu n’entreras pas dans le monde des licornes car dans cette histoire, les licornes, on les tue, comme les enfants, les femmes, les vieillards, ceux qui posent des questions et même ceux qui n’en posent pas.

Ce n’est pas la violence du récit qui m’a bloquée mais le style de l’écriture. Pas de problème, il n’était pas fait pour moi mais d’autres y ont trouvé leur came, comme Dealer de Ligne, pour ne pas citer ma copinaute.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°197.

Astérix – Tome 20 – Astérix en Corse : René Goscinny et Albert Uderzo

Titre : Astérix – Tome 20 – Astérix en Corse

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Albert Uderzo

Édition : Dargaud (1973)

Résumé :
Pour célébrer l’anniversaire de la bataille de Gergovie, les Gaulois accueillent leurs nombreux amis et s’offrent en apéritif les malheureux légionnaires du camp fortifié de Babaorum. Là, ils libèrent Ocatarinetabelatchitchix, chef de clan corse prisonnier des Romains.

Ce dernier, plus fier encore qu’un Gaulois, prétend alors que les Corses sont le « cauchemar des romains ».

Curieux de découvrir comment les Corses pratiquent le latin au quotidien, Astérix et Obélix décident de s’embarquer pour l’île de beauté, histoire de prouver qu’ils sont les seuls à donner d’authentiques sueurs froides aux Romains.

Et ce sont encore ces derniers qui, malgré eux, vont arbitrer les débats…

Critique :
La Corse ! Quel beau pays… Et cet album fait aussi partie de mes préférés de l’ère Goscinny.

Les clichés y sont légion (romaine ?) mais c’est toujours amusant de se moquer des petits travers des autres, de bonne guerre même puisque eux-mêmes ne s’en privent pas.

La susceptibilité des Corses est mise en avant d’une manière subtile, amusante, même si certains légionnaires auront des sueurs froides à cause d’une soeur.

Un plus jeune ne verra peut-être pas le jeu de mot dans le nom du personnage d’Ocatarinetabellatchitchix, ni dans le fait qu’Astérix lui donne du Omarinella (deux chansons de Tino Rossi), ne comprendrons sans doute pas le truc du bourrage des urnes (là où un Russe comprendra de suite) ou les glaives à cran d’arrêt…

Quand je pense qu’on allait faire des élections pour choisir un nouveau chef. Les urnes sont déjà pleines.

La main sur l’estomac, les multiples références à Napoléon (Corse aussi, faut le savoir), les fromages qui puent, les siestes, les vendettas, la rancune, la fainéantise et j’en passe.

Il était devenu tellement bête qu’avant de lui faire comprendre quelque chose, on avait le temps de tuer son âne à coups de figues molles.

— Oui… c’est une grande armée… Ils sont tous là, mes grognards… Regardez là-bas, la colonne qui arrive en retard… Ah, Osterlix, son chef, a du mal à se lever tôt… C’est qu’il est célèbre chez nous, le sommeil d’Osterlix. 

On ne sait plus très bien… Les vieux disent que le grand oncle d’Ocatarinetabellatchixtchix a épousé une fille du clan Talassotérapix dont était amoureux un cousin par alliance d’un aïeul de Figatellix. Mais d’autres assurent que c’est à cause d’un âne que l’arrière grand-père de Figatellix avait refusé de payer au beau-frère d’un ami intime des Ocatarinetabellatchixtchix sous prétexte qu’il était boiteux (l’âne, pas le beau-frère d’Ocatarinetabellatchixtchix)… C’est très grave en tout cas.

— Euh… J’ai du travail pour vous.
— Non seulement tu es un renégat, mais en plus tu dis des gros mots !

Autrement dit, il plaira sans doute plus à des adultes qu’à des enfants, ou alors, faut que ces gosses soient cultivés à mort. Lorsque je le lisais étant jeune, je riais moins, ne comprenant pas toujours tout, même si j’en captais tout de même plus de la moitié.

Adulte, à chaque lecture, je hurle de rire, tournant les pages de tout l’album avec un sourire béat affiché tant il me fait toujours de l’effet.

Un album qui n’a pas pris une ride, qui, tout comme celui en Hispanie commence par un prisonnier à ramener chez lui et un Ocatarinetabellatchitchix qui a de la présence, de la prestance, bref, un personnage qui marque, comme Pepe, sauf que lui ne retient jamais sa respiration.

Ne vous demandez pas si c’est du cochon sauvage ou du sanglier domestique, dans le cochon Corse, tout est bon, sauf pour les Romains…

Les Corses étaient leur cauchemar mais si en plus ils se font aider des Irréductibles Gaulois, la partie va devenir impossible pour eux. Et si en plus il y a du fromage Corse et un maquis, sûr qu’ils sont perdus et foutus !

PS : gaffe à la soeur de Carferrix… Qu’elle vous plaise ou qu’elle ne vous plaise pas, vous êtes fichus ! Mais si vous êtes susceptibles, vous allez leur plaire.

Carferrix : — Tu as parlé à ma sœur.
Sciencinfus : — Ah ?… Je ne savais pas que…
Carferrix : — Je n’aime pas qu’on parle à ma sœur.
Sciencinfus : — Mais… Mais elle ne m’intéresse pas votre sœur. Je voulais simplement…
Carferrix : — Elle te plait pas ma sœur ?
Sciencinfus : — Mais si, bien sûr, elle me plaît…
Carferrix : — Ah, elle te plaît, ma sœur !!! Retenez-moi ou je le tue, lui et ses imbéciles !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°194.