L’Histoire Secrète – Tome 05 – 1666 : Jean-Pierre Pécau et Léo Pilipovic

Titre : L’Histoire Secrète – Tome 05 – 1666

Scénariste : Jean-Pierre Pécau
Dessinateur : Léo Pilipovic

Édition : Delcourt – Série B (2006)

Résumé :
Londres, 1666. Erlin sert aujourd’hui les intérêts de la couronne d’Angleterre. Une succession de crimes étranges mettent l’Archonte sur la piste de Dyo, censé pourtant avoir disparu au cours du siège de Magdebourg.

L’alliance de Dyo avec les frères rouges de Guillaume de Lecce expliquerait la présence de moines mystérieux qui hantent les sous-sols des bouges londoniens.

Critique :
Effectivement, ce n’est pas très malin de commencer une série bédé par le cinquième tome.

Cela freine la compréhension puisque l’on ne sait pas ce qu’il s’est passé avant (même si on a un résumé des derniers tomes).

Si je l’ai sélectionné, c’est pour le fait qu’il se déroulait à Londres et que c’était parfait pour le Mois Anglais.

Cette saga est avant tout dans le fantastique, l’ésotérique et la dystopie.

Londres, 1666. Une nouvelle théorie pour le grand incendie. Ces derniers jours, cela fait déjà la deuxième sur le même sujet (et toujours dans l’axe du fantastique).

Si j’ai trouvé les couleurs des premières pages assez criardes, j’ai été rassurée en comprenant que ce n’était que pour les explications du début, ensuite elles sont tout à fait normales et tant mieux pour mes yeux.

Les dessins sont bien exécutés eux-aussi et j’ai apprécié déambuler dans ce Londres entièrement en bois même en sachant comment ça allait se terminer.

En ce qui concerne les sociétés secrètes, je n’ai pas tout compris puisque je n’ai pas encore lu les premiers tomes, mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture et les différents personnages, notamment Isaac Newton et le huguenot George Soubise, celui qui doit être apparenté aux castors, vu comment il travaille avec sa queue.

Le mystère a leu du côté du Club Hellfire où les prostituées disparaissent mystérieusement et où le lecteur apercevra des être bizarres dont on a fermé tous les orifices (oui, tous !).

Ma foi, on aurait pu avoir du plus horrifique que ce que j’ai lu puisque nous avions ces espèces d’onculus, des goules, des morts-vivants, des immortels, des vampires d’un autre genre…

Bref, si le plaisir de lecture est au rendez-vous, si l’action était présente, les chocottes n’y étaient pas. Les temps morts non plus, ce qui est toujours une bonne chose.

Attention, la bédé n’est clairement pas pour les petits n’enfants… Nous avons tout de même une Bellepaire de Loches et des fesses bien fournies (mais pas de bite, hélas, les femmes sont les grandes perdantes dans le voyeurisme).

La collection comportant 36 tomes (pour le moment), je ne pense pas que je vais la suivre, mais je lirai au moins les premiers tomes afin d’en savoir plus sur les archontes.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°299], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°52], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 48 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Les traqueurs – Tome 3 – La dernière chasse : David Muñoz et Tirso

Titre : Les traqueurs – Tome 3 – La dernière chasse

Scénariste : David Muñoz
Dessinateur : Tirso

Édition : Glénat (21/08/2019)

Résumé :
On ne contrôle pas impunément l’arme des dieux… Le Cerbère des dieux a été capturée et rapportée en Angleterre. Grâce au pouvoir de Mara, qui le contrôle, le roi souhaite en faire son arme suprême pour mettre un terme à la guerre qui l’oppose aux hollandais.

Mais aveuglé par sa soif de conquête, il ne compte pas en rester là et projette même d’envoyer d’autres traqueurs capturer toujours plus de créatures. Mais il ignore qu’on ne contrôle pas impunément l’arme des dieux…

Critique :
♫ Gare au gorille ♫ Ou plutôt, gare à la bête, au cerbère des dieux qui vient d’arriver à Londres.

Nous sommes en 1666 et lorsque j’ai vu cette date sur la case, j’ai eu un flash et me suis demandée si les auteurs allaient nous donner une nouvelle interprétation de ce qu’il se passa à Londres à cette date.

La couverture est en elle-même un sacré indice ! D’ailleurs, j’ai envie de chanter du Johnny ♫ Allumer le feu ♪

Minute culturelle : j’ai appris dernièrement que Paris aurait eu plus de mal à finir comme Londres en 1666 grâce au plâtre dont était recouvert ses murs.

Les dés sont jetés, les acteurs doivent assumer leur choix et asseoir leur position, quel qu’en soit le prix à payer. Le roi d’Angleterre veut asservir l’Europe (no brexit) et ça coince un peu dans la gorge des anglais que la bête soit commandée par une femme.

Le seul homme qui peut la commander est considéré comme un traître puisqu’il ne veut pas que le cerbère des dieux servent à des dessins de conquête et d’extermination des ennemis.

Les dessins sont toujours agréables et bien exécutés, la vieille Londres est bein représentée, le côté fantastique passe comme une lettre à la poste et les personnages au pouvoir sont cupides à souhait, ne pensant jamais que la bête pourrait se retourner contre eux.

C’est comme posséder l’arme nucléaire, on oublie trop souvent qu’elle peut nous péter à la gueule et que nous n’avons aucun contrôle, juste une très haute opinion de nous-même, de notre savoir, de nos compétences. Comme nos anglais de 1666…

Il y a du suspense, de la tension dramatique, les ennemis d’hier doivent s’entraider, les amis d’hier se sont séparés, bref, on a rabattu les cartes et le jeu a changé. En possession d’une arme absolue, rien n’est jamais garanti et l’amour exclusif de la patrie n’est jamais une bonne chose.

Jonas prend de l’ampleur dans ce dernier tome, il s’affirme, il n’est plus le jeune gamin du début, sous l’autorité de son oncle. Les personnages ont évolués, montrés leur vrais visages et j’ai apprécié le voyage aux côtés de certains.

J’avais peur que le final ne parte en carabistouilles, mais non, il est logique, bien exécuté et tout se termine dans ce troisième tome, tout en laissant une porte ouverte à de nouvelles aventures…

Une série qui est montée en puissance au fil des tomes, un scénario qui s’est affiné et si j’avais quelques réserves après le premier tome, la suite m’a prouvé le contraire. En un mot, j’ai eu raison de pousser la curiosité à poursuivre la lecture de cette série, qui, contrairement à la saga « L’Or des fous », a progressée vers le beaucoup mieux !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°268], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°17], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages), Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°59]  et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Les Traqueurs – Tome 01 – L’arme perdue des dieux : David Muñoz et Tirso

Titre : Les Traqueurs – Tome 01 – L’arme perdue des dieux

Scénariste : David Muñoz
Dessinateur : Tirso

Édition : Glénat Grafica (2017)

Résumé :
Londres, milieu du XVIIe siècle. Depuis la mort de son père, le candide Jonas, botaniste et naturaliste émérite, pratique sa passion dans la grande serre de son oncle.

Ce dernier prépare une périlleuse expédition en Nouvelle-Espagne à la recherche d’une créature fantastique issue tout droit des légendes aztèques.

Une arme perdue des dieux, une curiosité scientifique ou une juteuse attraction pour le public européen, et qui suscite bien des convoitises.

Grâce à ses compétences, Jonas va prendre part à l’aventure et embarquer, alors que les eaux des Caraïbes sont envahies par les pirates et les navires de guerre anglais et hollandais qui se disputent le contrôle des mers, à la rencontre d’un danger plus terrible encore…

Critique :
Est-ce l’homme qui prend la mer ou la mer qui prend l’homme ?

En tout cas, la mer, les Anglais et les Hollandais se la disputent, voulant être le meilleur et surtout avoir le monopole des routes et comptoirs commerciaux.

Bref, sur la mer que l’on voit danser le long des golfes clairs, ça bastonne à tour de bras et quand l’un des deux protagonistes n’a plus de bateaux, ben il n’a plus de bateaux !

1664, l’Angleterre n’a plus de navires et seul le résultat d’une expédition menée en Nouvelle-Espagne pourrait les sauver car si les Anglais mettent la main sur l’arme fabuleuse qui s’y trouve cachée, plus personne n’osera les attaquer et il n’y aura plus de guerre.

D’après les Anglais, il vaut mieux que l’arme tombe dans leurs mains que dans celles des autres… Vous avez envie de crier « Mon cul » vous aussi ? Oui, ça me fait toujours cet effet là à moi aussi ce genre de discours.

Si le scénario est un peu tarabiscoté avec les multiples flash-back qui l’encombre, une fois remis les pièces du puzzle dans le bon ordre, il ne devrait pas y avoir de problèmes de compréhensions.

Le découpage aurait peut-être dû être amené d’une autre manière car au départ, ça fait un peu fouillis car il y moult événements qui se produisent en peu de pages.

Pour un premier album, cela fait beaucoup de choses à avaler et si je peux saluer le fait que les auteurs aillent droit au but sans trop perdre de temps à chipoter, l’inconvénient est que cela donne l’impression que les personnages ont été survolés, pas assez approfondis (oui, je sais, jamais contente !), limite clichés.

Les graphismes sous forme d’aquarelles sont magnifiques, surtout quand ce sont des plans des navires ou des paysages. Les couleurs, dans des tons chauds, illuminent certaines planches et j’avais envie de les découper pour les mettre dans un cadre (moi qui aime les bateaux).

Par contre, certains visages des personnages changent d’une case à l’autre, ce qui énervant pour le lecteur, surtout lorsqu’on a eu des planches qui étaient de très belle facture, dont une avec un saut de baleine.

Ce qui m’a attiré dans cette saga, c’est le côté fantastique, la légende Aztèque de cette créature fabuleuse et qui entraîne les hommes à la recherche pour l’asservir et l’utiliser contre leurs ennemis (comme d’habitude). Au départ, nous ne savons pas s’ils poursuivent une chimère ou pas. La dernière planche laissera les lecteurs sur un beau cliffhanger et la résolution du mystère.

Anybref, on ne refera pas le Monde, l’Homme ne changeant jamais au fil des siècles, mais l’apport du fantastique dans un récit qui fleure bon les expéditions vers le Nouveau-Monde, les Cités d’Or (sans l’or) ou les flibustiers, pourrait lui donner une direction moins conventionnelle.

À voir si cela se produit dans les albums suivants…

Le Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2021 et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 54 pages.

Patagonie, route 203 : Eduardo Fernando Varela

Titre : Patagonie, route 203

Auteur : Eduardo Fernando Varela
Édition : Métailié (20/08/2020)
Édition Originale : La marca del viento (2019)
Traduction : François Gaudry

Résumé :
Perdu dans l’immensité du paysage, il se trouve confronté à des situations aussi étonnantes et hostiles que le paysage qui l’entoure.

Saline du Désespoir, La Pourrie, Mule Morte, Indien Méchant et autres lieux favorisent les rencontres improbables avec des personnages peu aimables et extravagants : un journaliste qui conduit une voiture sans freins et cherche des sous-marins nazis, des trinitaires anthropophages qui renoncent à la viande, des jumeaux évangéliques boliviens gardiens d’un Train fantôme, un garagiste irascible et un mari jaloux…

Au milieu de ces routes où tout le monde semble agir avec une logique digne d’Alice au pays des merveilles, Parker tombe amoureux de la caissière d’une fête foraine.

Mais comment peut-on suivre à la trace quelqu’un dans un monde où quand on demande son chemin on vous répond : « Vous continuez tout droit, le jeudi vous tournez à gauche et à la tombée de la nuit tournez encore à gauche, tôt ou tard vous allez arriver à la mer » ?

Ce fabuleux premier roman est un vrai voyage à travers un mouvement perpétuel de populations dans un paysage dévorant, auquel le lecteur ne peut résister.

Critique :
Prêt pour un road-trip loufoque, dingue, déjanté à travers une contrée immense et perdue au bout du monde ?

Où ? En Patagonie. Non, non, pas celle de Florent Pagny, celle de la pampa, des routes sans fin où les indications se résumeront à des « le jeudi, tu tourneras à gauche » ou tout simplement à des « c’est par là, là-bas »…

— C’est loin, Teniente Primero López ?
— Deux jours, s’il n’y a pas de vent. Tu files tout droit et demain tu tournes à gauche, tu traverses la colline, puis encore à gauche pendant une demi-journée, plus ou moins.

Bien installée dans le camion de Parker, je suis allée à la rencontre de gens totalement barjes, dingos, déjantés, dont on n’est jamais sûr qu’ils plaisantent où sont sérieux.

Parker est un camionneur dont on ne croisera que peu souvent la route, tellement il est atypique. Transportant des marchandises pas déclarées, il prend les petites routes pour éviter les douaniers et dort à la belle étoile après avoir installé ses meubles dehors. Atypique, je vous dis.

Je n’ai pas osé rire de son prénom, Parker, car il était tellement fier de porter le nom d’un célèbre marque de stylo (oserais-je lui dire que j’en possède toujours un ?).

Les pieds sur le tableau de bord, je me suis laissée bercer par ce voyage en absurdie, croisant la route d’un chercheur d’U-Boots nazis (ils auraient accostés en Argentine), qui cherche aussi des galions remplis d’or échoués sur une plage ; de deux employés du train fantôme pas des plus fûtés ; d’un garagiste qui semblait se foutre de nous et j’ai même taillé un bout de gras avec un néo-nazi pas si méchant que ça (qui l’eut cru ?).

Hélas, malgré la magnificence des paysages, ces espaces immenses, arides, ces terres désolées, inhospitalières et sublimes (Florent n’y chantait pas ses murs porteurs), malgré les routes droites, malgré les portraits hauts en couleurs de personnages croisés au fil de notre périple, malgré une histoire d’amour toute bêêêllle (mais pas Harlequin !), à un moment donné, à un arrêt, Parker est reparti sans moi et j’ai eu beau courir derrière le camion, jamais je n’ai réussi à me réinstaller dans la cabine.

Le vent n’a pas soufflé dans la bonne direction une fois passé la moitié du livre, il me soufflait dans la gueule et j’ai terminé ce roman à l’arrache.

Dommage parce que notre histoire avait bien commencée et le côté loufoque, décalé, me plaisait beaucoup.

 

Dans la combi de Thomas Pesquet : Marion Montaigne

Titre : Dans la combi de Thomas Pesquet

Scénariste : Marion Montaigne
Dessinateur : Marion Montaigne

Édition : Dargaud(24/11/2017)

Résumé :
Le 2 juin 2017, le Français Thomas Pesquet, 38 ans, astronaute, rentrait sur Terre après avoir passé 6 mois dans la Station spatiale internationale.

La réalisation d’un rêve d’enfant pour ce type hors-norme qui après avoir été sélectionné parmi 8413 candidats, suivit une formation intense pendant 7 ans, entre Cologne, Moscou, Houston et Baïkonour.

Dans cette bande dessinée de reportage, Marion Montaigne raconte avec humour, sa marque de fabrique, le parcours de ce héros depuis sa sélection, puis sa formation jusqu’à sa mission dans l’ISS et son retour sur Terre.

Critique :
Ou, de novembre 2016 à juin 2017, j’étais cachée dans une grotte au Boukistan oriental soit je souffre précocement d’Alzheimer car je n’ai aucun souvenir d’un français ayant été dans la station orbitale ISS durant 6 mois !

Pourtant, le battage médiatique devait être là pour me le faire savoir, mais non, rien de rien, zéro souvenir.

Pas de panique, avec la bédé de Marion Montaigne, j’allais tout savoir sur ce grand voyage, sa préparation, bref, elle allait me raconter, avec humour, la vie de l’astronaute Thomas Pesquet avant, pendant et après son départ sur la station spatiale internationale.

Lorsque les scientifiques causent à la télé (ou dans des journaux), j’ai souvent l’impression qu’ils parlent une autre langue que la mienne car je n’y comprend pas grand-chose ! Avec Marion Montaigne, je comprend tout puisqu’elle vulgarise la science et je comprend tout !

C’est bourré d’humour, de trucs croustillants, de choses scatologiques (mais faut bien que l’on sache comment on fait ses besoins dans une station orbitale), mais c’est surtout hyper bien mis en page et bougrement intelligent !

Oui, on peut s’instruire en rigolant, ça rentre même mieux là où ça doit rentrer, c’est-à-dire dans la tête (et ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit mais que vous avez pensé, bougre de petits obsédés !).

Vulgarisation ne veut pas dire que l’on va niveler par le bas ou nous prendre pour des crétins congénitaux. Non, cela veut juste dire qu’on va mettre toutes ces infos rébarbatives et lourdes à digérer à notre niveau, nous qui ne sommes pas astronautes, même si nous avons tous et toutes été de nombreuses fois dans la lune.

Ça se lit tout seul, ça se dévore, les dessins sont bourrés de petits détails qui font rire (on retrouve madame Pichon, bien connue), les dialogues ne sont pas neuneus, sont composés de running gags (Ah, Youri !) et de petites anecdotes très instructives qui peuvent être ressortie à l’occasion d’un repas en famille (ok, pour le moment, c’est un peu loupé avec le covid).

J’ai fait durer mon plaisir sur plusieurs jours afin d’en profiter un maximum et c’est avec un sourire immense que j’ai refermé cette bédé où, une fois de plus, le talent de conteuse de Marion Montaigne ne s’est pas démenti.

 

L’axe du loup – De la Sibérie à l’Inde, sur les pas des évadés du Goulag : Sylvain Tesson

Titre : L’axe du loup – De la Sibérie à l’Inde, sur les pas des évadés du Goulag

Auteur : Sylvain Tesson
Édition : Robert Laffont (2004) / Pocket (2012/2014)

Résumé :
Pendant huit mois, Sylvain Tesson a refait le long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale qu’effectuaient naguère les évadés du Goulag.

Pour rendre hommage à ceux dont la soif de liberté a triomphé des obstacles les plus grands, seul, il a franchi les taïgas, la steppe mongole, le désert de Gobi, les Hauts Plateaux tibétains, la chaîne himalayenne, la forêt humide jusqu’à la montagne de Darjeeling.

À pied, à cheval, en vélo, sur six mille kilomètres, il a connu ce qu’il a cherché de plein gré : le froid, la faim, la solitude extrême.

La splendeur de la haute Asie l’a récompensé, comme les mots d’une très ancienne déportée heureuse de se confier à lui : « On a le droit de se souvenir. »

Critique :
Envie d’évasion ? Rien de tel que d’ouvrir un livre de Sylvain Tesson pour ressentir le frisson de la grande aventure, la frénésie du voyage et l’envie d’aller respirer un autre air.

Oui, bon, voyager ainsi c’est bien, mais je ne me sens pas capable de le faire à la manière de monsieur Tesson !

Avaler 40 km par jour (parfois plus), seule, en refaisant le chemin pris par les évadés des goulags, très peu pour moi ! J’aurais les chocottes et je n’en suis pas capable.

Tandis que, assise dans un fauteuil, au chaud, les pieds bien calés dans les pantoufles fourrées, du thé ou du café à proximité, je me sens capable de le suivre au bout du monde.

Sylvain est un aventurier un baroudeur, rien ne lui fait peur et il a l’envie des grands espaces et surtout, il avait l’envie de refaire le chemin pris par Slawomir Rawicz et les autres évadés du goulag et que cet officier polonais racontait dans « À marche forcée » (un coup de cœur, cette lecture, même si Slavomir Rawicz n’est sans doute pas l’homme qui a réalisé cette évasion et cet exploit, mais faudra que je vous en parle un autre jour).

Partant de Iakoutsk (en Sibérie), il a suivi le lit de la Léna, traversé des marais, des fleuves, fait des rencontres un peu folles de Russes imbibés d’alcool et parlant de leur pays, des goulags, vivant chichement. Longe le lac Baïkal, frappe sur sa gamelle pour éloigner les ours, traverse le désert de Gobi en Mongolie, puis celui en Chine, traverse le Tibet et termine son périple à Calcutta, en Inde.

Son récit de voyage est un plaisir à lire tant l’aventurier solitaire manie la plume aussi bien que le bâton de marche et jamais on ne trébuche sur des phrases mal placées, jamais on ne se tord le pied sur des passages ardus, jamais on ne s’endort devant son feu de camp et aucune ampoule à répertorier après la lecture de ces 280 pages et ces 6.000 km à pied, à cheval ou à vélo.

Des emmerdes, il en aura eu, comme de devoir revenir sur ses pas à une frontière et de contourner ce point interdit, avec des moyens motorisés, en perdant le moins de jours possible pour reprendre son périple à 200 mètres de là où on l’avait empêché de passer.

Durant son voyage, Sylvain Tesson a cherché des indices sur l’évasion de Slavomir Rawicz et force est de constater qu’il n’a rien trouvé… Pour la défense de Rawicz, il n’avait pas de carnet avec lui pour prendre des notes sur le chemin suivi durant leur évasion et il a raconté son histoire deux ans après son arrivée à Calcutta, à un journaliste, qui a pu enjoliver le récit.

Sylvain Tesson préfère penser que Rawicz a bien fait ce voyage, cette évasion, car il est plus beau de penser à cette liberté prise qu’à un faux récit, une invention. Je le rejoindrai car si Rawicz n’a pas fait cette évasion lui-même, d’autres l’ont faite et ça, ça n’a pas de prix. Moi, je n’aurais pas eu les vous-savez-quoi pour m’évader et arriver au bout du voyage.

Une belle évasion que je viens de faire en compagnie de Sylvain Tesson, un voyage magnifique, des paysages que j’aurais aimé voir de visu, mais là, j’ai dû me contenter des descriptions de l’auteur, qui valent bien des images. Et au moins, je n’ai pas dormi dehors, ni eu froid, ni mal au genou…

Oui, je laisse ça aux vrais aventuriers, moi, je suis une aventurière de salon qui aime son petit confort. Je vis l’aventure par procuration sans mettre du pain sur mon balcon.

Merci à l’auteur pour ce récit de voyage.

 

Ekhö, Monde miroir – Tome 10 – Un fantôme à Pékin : Christophe Arleston et Alessandro Barbucci

Titre : Ekhö, Monde miroir – Tome 10 – Un fantôme à Pékin

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (25/11/2020)

Résumé :
Pour un prochain grand show à Broadway, Fourmille, Youri et Sigisbert se rendent à Pékin afin d’y recruter des artistes de cirque.

Mais les plus doués viennent d’un monastère Shaolin et il leur faut entreprendre le voyage jusqu’aux portes du Tibet.

Critique :
Ekhö est un monde parallèle au nôtre, mais sans la technologie, sans l’électricité et pourvu d’animaux pour le moins étrange.

Fourmille continue de l’arpenter et pour cette dixième aventure, elle nous emmène à Shangaï avant de faire un crochet par le Tibet et ensuite par Pékin.

L’aventure est amusante, les personnages sont toujours aussi plaisants à retrouver, les dessins, les couleurs, tout ça, c’est génial, mais…

Ben oui, encore un « mais »…

On dirait que tout cela s’essouffle et on est loin des fourmillements géniaux du début, de la satire qu’étaient les premiers tomes, des enquêtes géniales qu’il fallait mener pour résoudre la mort d’une personne (dont le fantôme prenait possession de Fourmille).

L’auteur dénoncera les gigantesques ateliers qui naissent dans la ville de Pékin, de ces gens qui quittent les campagnes pour venir travailler à la ville, mais rien de plus, alors qu’il y avait tant à dire sur Pékin, tant de petits coups sous la ceinture à donner.

Mais voilà, nos personnages passent plus de temps à voyager vers les monts Shaolin et à courir jusque Pékin que de dénoncer les travers de nos sociétés.

Heureusement, on a toujours la présence des petits clins d’œils à notre monde, comme les éléphants chars d’assaut et le petit livre rouge, notamment.

Alors oui, l’album est amusant, j’ai souri, le moment « détente lecture » était au rendez-vous, mais il m’a laissé une dent creuse et l’impression de ne pas avoir été rassasiée comme avec les premiers albums.

Dommage parce que j’avais adoré ma première rencontre avec l’univers de Fourmille, dans le Lanfeust Mag, j’avais trouvé ce nouvel univers foisonnant de références au notre, rempli de belles promesses, j’en ai eu beaucoup, mais là, le tome 8 m’avait déjà fortement déçu et ça continue avec le 10 (oui, j’ai sauté le 9, un oubli que je vais réparer de suite).

Arleston, tu peux faire mieux, tu es un scénariste de talent, et Fourmille mérite mieux que ces albums en demi-teinte. Ekhö est un monde aussi vaste que les terres d’Arran, que celui de Troy, alors, on va éviter de nous la faire façon naufragés d’Ythaq qui sont en train de tourner en rond depuis quelques albums…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°144].

Les vieux fourneaux – Tome 6 – L’Oreille bouchée : Wilfrid Lupano et Paul Cauuet

Titre : Les vieux fourneaux- Tome 6 – L’Oreille bouchée

Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Paul Cauuet

Édition : Dargaud (06/11/2020)

Résumé :
Mimile a eu l’idée du siècle : inviter ses vieux amis à le rejoindre en Guyane pour un séjour mystérieux.

Antoine, qui n’a jamais voyagé, est aux anges. Pierrot, qui n’a jamais voyagé non plus, n’a pas l’intention de laisser l’exotisme et l’aventure saper sa proverbiale mauvaise humeur.

Les voyages forment la jeunesse, pas les vieux, pense-t-il. Il se trompe pourtant, car c’est bien l’enfance qui les attend au détour du fleuve Maroni.

La jeunesse de Guyane, mais aussi la leur, celle des vertes années dans le Sud-Ouest, lorsque les trois amis jouaient aux pirates et rêvaient à des coffres remplis d’or !

Douchés par les pluies tropicales, menacés par les bestioles hostiles de la jungle et enivrés par leurs souvenirs, voilà les trois amis embarqués dans un voyage initiatique qui leur fera découvrir que la fièvre, en Amazonie, n’est pas transmise que par les moustiques.

Entre une ex-prétendante de Pierrot, une pièce de théâtre improvisée et la sacrée surprise de Mimile… ce voyage est une pépite !

Avec l’humour et l’engagement qui les caractérisent, Lupano et Cauuet rempilent pour un sixième tome des Vieux Fourneaux. Une aventure aux accents écologiques dans le berceau de l’or jaune…

Critique :
La Guyane ! Ça te dépayse un Vieux Fourneau ! Loin de Paris, Pierrot est encore de plus mauvaise humeur que d’habitude, c’est vous dire !

Dans la jungle tropicale, sous les pluies, nos deux amis y ont rendez-vous avec Mimile, le tatoué. Il a des surprises pour eux et personne ne sait de quoi il va en retourner.

James Bond disait que les diamants étaient éternels, oubliant d’ajouter qu’ils étaient aussi plein de sang…

L’or est une valeur refuge durant les temps troublés, facilement négociable, joli à porter autour du cou, à ses doigts, mais c’est aussi plein de sang et on y ajoutera du mercure et de l’arsenic… Fini pour moi, l’or, même si j’en ai peu.

Les auteurs nous parlent d’écologie, de militantisme, taclent là où ça fait mal, nous montre ce qu’est devenue la Guyane avec les chercheurs d’or qui font ça à la sauvette et en dégueulassant tout partout, laissant la merde ensuite à ceux qui habitent dans le coin. ♫ Comme d’habitude ♪

Nos vieux contestataires sont toujours incisifs, surtout Pierrot qui n’arrête jamais de militer avec son association de vieux « Ni yeux ni maîtres », même si je l’ai trouvé moins mordant, moins caustique qu’autrefois.

Attention, Pierrot ne dort pas, ses réparties sont toujours aussi piquantes, surtout à l’aéroport, devant les flics, qu’il déteste, dois-je vous le rappeler ? Eux sont rhabillés pour l’hiver, en tout cas… Le tout avec des mots qui font bien souvent plus mal qu’un coup de pied aux fesses.

Une aventure qui nous emmène dans un coin qui pourrait un paradis sur terre mais qui ne l’est pas, loin de là, à cause de la cupidité, de la voracité de l’Homme et de sa propension à tout prendre de force et à laisser ensuite la merde sur son passage, partant ailleurs la foutre, la merde.

Des petits vieux toujours caustiques, qui se rappelleront leurs souvenirs de jeunesse, joueront au théâtre, se prendront de la pluie sur la tronche et qui verront aussi des horreurs commise par ceux qui cherchent le métal jaune autrement qu’avec un tamis au milieu d’une rivière.

Des petits vieux en forme, qui n’en ratent pas une, qui nous font rire, sourire, avant de nous laisser muet devant ce qu’ils dénonceront.

Un excellent album, différent des trois premiers, mais toujours dans la même veine humoristique des militants anarchistes qui se battent pour les bonnes causes en ouvrant grand leurs gueules pour dénoncer les inégalités, les saloperies de ce Monde.

Les Aventures de Lucky Luke (d’après Morris) – Tome 8 – Un cow-boy à Paris : Jul et Achdé

Titre : Les Aventures de Lucky Luke (d’après Morris) – Tome 8 – Un cow-boy à Paris

Scénariste : Jul
Dessinateur : Achdé

Édition : Lucky Comics (02/11/2018)

Résumé :
Le sculpteur français Auguste Bartholdi fait une tournée spectaculaire aux États-Unis pour lever des fonds qui lui permettront d’achever la future Statue de la liberté.

Mais plusieurs incidents visent la statue et même directement Bartholdi. Lucky Luke est missionné pour escorter le Français, et ce, jusqu’à Paris.

C’est un choc culturel pour le cow-boy qui, non content de traverser l’Atlantique pour la première fois, découvre la splendeur de la ville lumière, et le mode de vie de ses autochtones, les parisiens.

Critique :
Et bien voilà, ce n’était pas si compliqué que ça que d’arriver à faire un Lucky Luke post Morris qui tienne la route et qui ait des petits airs de ce que nous avions avant.

Hélas, pas de petits jeux de mots savoureux comme Goscinny savait en faire (même si Morris ne le laissait pas faire, ayant les jeux de mots en horreur et n’en voulant pas dans ses Lucky Luke)…

Malgré tout, on a un comique de situation, des petits travers soulignés, comme avec certains parisiens n’aimant pas les touristes, des personnages connus qui traversent les nouveaux pavés devant la Sorbonne et des petits traits d’humour en droite ligne de notre époque à nous (grève des cheminots, fouilles à l’entrée des prisons,…).

Le voyage de Lucky Luke à Paris ne dure pas tout l’album, avant qu’il ne mette les pieds (et les sabots) dans la ville lumière, il parcourra le far-west avec le sculpteur Bartholdi et la main de la statue de la liberté afin de récupérer des sous pour sa construction.

On reste dans la tradition des Lucky Luke avec les saloons et les types louches, le goudron et les plumes, les danseuses légères, les tirs plus vite que son ombre… Bref, du classique de chez classique, mais ça marche toujours parce que c’est ce qui lui sied le mieux.

Juste une petit interrogation : lorsque Bartholdi et Lucky Luke arrivent à Titusville, célèbre ville de l’album « À l’ombre des derricks » (qui se déroule chronologiquement avant la construction de la statue de la liberté), notre cow-boy explique au sculpteur qu’il s’agit d’une ville qui vit du pétrole mais ne fait aucune allusions au fait qu’il a bien connu la ville !

Pour les puristes, nous sommes loin d’un album Morris/Goscinny au faîte de leur art, mais ne boudons pas notre plaisir lorsque l’album est correct, amusant, drôle, bourré de références en tout genre, de comique de situation et de tout ce qui fait que Lucky Luke est savoureux à lire.

Des comme ça, moi, j’en redemande !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°1XX] et Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

La Franc-maçonnerie dévoilée : Philippe Bercovici et Arnaud de La Croix

Titre : La Franc-maçonnerie dévoilée

Scénariste : Arnaud de La Croix
Dessinateur : Philippe Bercovici

Édition : Le Lombard (16/10/2020)

Résumé :
Sulfureuse, mystérieuse, mystique, obscure, la franc-maçonnerie continue aujourd’hui encore d’alimenter tous les fantasmes. Réseau d’influences, société secrète ou discrète, liens avec les Illuminati, origine templière : nombreuses sont les rumeurs qui courent à son sujet.

Mais de quoi s’agit-il exactement ? Qu’est-ce qui peut être assez important pour réunir des personnalités aussi différentes que Benjamin Franklin, Mirabeau, Mozart, Rudyard Kipling, Maria Deraismes ou encore Himmler ?

L’historien Arnaud De La Croix et l’auteur de BD Philippe Bercovici nous font pénétrer dans les coulisses de l’ordre maçonnique à l’échelle internationale.

Ils dévoilent la réalité derrière le mythe, en approchant dix-huit personnages-clés, célèbres ou méconnus, qui ont compté dans l’histoire de la maçonnerie et pour qui la maçonnerie a compté.

Critique :
La franc-maçonnerie, on a dit tout et son contraire sur elle et ses membres, les francs-maçons.

Le mystère attire les ragots autant que le miel attire les insectes et moins les gens en savent et plus ils en parlent. Oui, ce sont ceux qui en savent le moins qui en parlent le plus et jamais à bon escient.

Moi-même, passionnée par la chose et qui ai lu bien des ouvrages, j’ai encore découvert des choses et des mythes sont tombés.

La légende était plus belle que la réalité, alors, on a imprimé la légende. John Ford avait raison dans « L’homme qui tua Liberty Valence ».

Le dessinateur Bercovici, je le connais de longue date et ses dessins sont toujours facilement repérables pour moi qui ai lu « Les femmes en blanc », « Le Boss », « Cactus Club » et « Adostars ». Bref, j’étais en terrain connu, le sujet m’intéressait au plus haut point et puisque j’avais accès aux librairies du royaume, je l’ai ajouté à ma pile.

En feuilletant l’album bien épais (240 pages, de quoi occuper ses soirées de lockdown), j’avais remarqué que l’auteur ne perdait pas son temps avec les folklore inutiles et que le scénario n’avait rien d’un « Le Symbole perdu » (Dan Brown) où les Illuminatis sont à chaque coin de rue.

Le titre est presque trompeur car les auteurs ne révèlent pas les rites secrets et  les coutumes de la franc-maçonnerie mais nous en content l’Histoire à travers 18 portraits de personnages aussi divers que variés, connus (Benjamin Franklin, Rudyard Kipling, Heinrich Himmler et Hugo Pratt) ou moins connus (Villard de Honnecourt, William Schaw, Robert Moray, Jean Théophile Désaguliers, Andrew Ramsay,..).

Cet album se lit à son aise car il contient assez bien d’informations mais elles ne sont jamais indigestes car les auteurs ont résumé chaque portrait par des dates clés et par les actions le plus importantes du personnage.

Anybref, c’est instructif, on se cultive à fond, le tout s’en sans rendre compte et avec plaisir. Oui, je sais, tout le contraire de la plupart de nos cours à l’école.

Exit le mythe fondateur, exit toutes les couillonnades ! Sauf pour signaler que ce sont des mythes tenaces ou des couillonnades… On a même des complotistes dans le lot, dont l’abbé Barruel qui imputa la Révolution Française aux francs-maçons et illuminatis seuls, mettant de côté tous les autres facteurs qui y avaient menés.

Chaque portrait se termine par une note qui résume le personnage, nous apprend deux ou trois petites autres choses avant de lancer le personnage suivant. C’est précieux ces petits résumés et une excellente idée.

Il y a souvent une petite note d’humour dans les dialogues, le personnage s’adresse parfois aux lecteurs, ce qui crée un lien entre nous et l’album et rend la lecture encore plus attrayante. On se dit : « Allez, encore un personnage et puis je vais bosser » et finalement, on se fait plusieurs portraits.

C’est didactique, bien fait, adapté autant aux adultes ayant une connaissance de la franc-maçonnerie qu’aux autres qui ne connaissent rien ou aux plus jeunes d’entre nous.

Même si on n’est pas passionné par le sujet de la franc-maçonnerie, le côté Historique est intéressant car c’est 800 ans d’Histoire dont on suit le fil, passant de Paris à Londres et à Boston, survolant des hauts faits Historiques dans le monde, ce qui n’est jamais à négliger pour sa propre culture générale.

Une enquête sur la franc-maçonnerie menée de main de maître, sans surfer sur le côté sulfureux des Illuminatis, une exploration de l’Histoire plus qu’intéressante, des mythes que l’on passe à la moulinette et des explications didactiques, intelligentes, sans jamais que les explications deviennent fades, insipides, indigestes. Bref, une réussite.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°118].