Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 3 : Leiji Matsumoto & Kouiti Shimaboshi

capitaine-albator-dimension-voyage-tome-3-leiji-matsumoto-kouiti-shimaboshi

Titre : Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 3

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana (20/01/2017)

Résumé :
Afin d’enquêter sur la source d’un étrange phénomène, Albator et Tadashi Daiba se rendent sur Terre, dans les Bermudes, et pénètrent dans une mystérieuse pyramide sous-marine.

Ils vont alors découvrir qu’une Sylvidre repose à l’intérieur de celle-ci.

Les Sylvidres seraient-elles déjà sur la Terre depuis la nuit des temps ?

Cette fois, le combat entre Albator et les Sylvidres va enfin commencer pour de bon !

chap-10-pyramide-du-fonds-des-mersCritique :
Si le tome précédent était un peu « mou du genou » à mon goût, ici, ça bouge un peu plus avec, dans les dernières pages, la déclaration de guerre des Sylvidres au capitaine Albator, qui lui réciproque ses bons vœux lui aussi.

M’est avis que dans le tome 4, ça va bastonner entre les Sylvidres (qui veulent l’anéantissement du vaisseau Arcadia) et notre corsaire sexy qui veut dézinguer l’armada des Sylvidres.

Sur Terre, c’est toujours le gros n’importe quoi, le Gouvernement ne veut même pas voir que la planète est menacée et on considère toujours notre corsaire balafré comme un pirate anarchiste et autres noms d’oiseaux.

Notre capitaine au grand cœur est fidèle à lui-même, à ses convictions, il a du respect pour les autres, même pour les sépultures des Sylvidres et on peut dire que c’est un gentleman qu’on apprécierait croiser au détour d’un anneau de Saturne…

Pas de temps mort dans ce troisième tome, quelques mystères de plus, et une confrontation entre Albator et Kirita, le chef de la flotte Gaïa, le seul qui ait envie de se battre pour la Terre, mais qui n’a pas encore capté qu’Albator était de son côté, l’imbécile.

Anybref, un tome bien sympa qui me replonge dans mon enfance et cette série que je dévorais des yeux et que j’adore toujours.

Vivement la suite.

Étoile 3,5

ImageUne-Trailer-Albator-V2captain-harlock-jigen-kokai

Publicités

Capitaine Albator – Dimension Voyage – T2 : Reiji Matsumoto & Kouiti Shimaboshi

Capitaine Albator - Dimension Voyage - T2

Titre : Capitaine Albator – Dimension Voyage – T2

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana (2016)

Résumé :
Plus que jamais décidé à combattre les Sylvidres, Tadashi Daiba rejoint l’équipage de l’Arcadia. Au cours des nombreuses batailles qui l’attendent, il va apprendre à devenir un homme, un vrai !

capitaine Albator plancheCritique :
Le début du chapitre 5 m’a bien plu car nous avons fait un saut dans le temps pour assister à la rencontre de Toshiro Ôyama, Albator/Harlock, Esmeralda et de l’oiseau bizarre qui sera souvent perché sur l’épaule d’Albator…

Le tout dans le trou du cul du cosmos avec un Albator jeune, sans cicatrice et avec ses deux yeux.

De suite les deux hommes s’entendent et on découvre l’Arcadia, futur vaisseau d’Albator.

Retour dans le présent avec Tadashi Daiba qui vient de comprendre un fait important au sujet de l’équipage de l’Arcadia : s’il a l’air composé d’ivrognes et de tarés, c’est en fait un équipage soudé qui, à la moindre alerte, se retrouve aux postes de combats.

Notre jeune recrue sera mise aussi à l’épreuve afin de voir s’il fera ou non l’affaire.

Le dessin est toujours aussi superbe, mais hélas, ce tome brille plus par ses inactions que par des combats et on à l’impression de faire du sur-place et de ne pas avancer dans l’histoire.

Sans doute un tome de transition qui place tout le monde à son poste, déroule la genèse, montre les incompétents sur terre et le vice-commandant Isora qui comprend que la flotte abandonne Gaïa et que c’est ce traître d’Albator qui doive la protéger…

Quant aux Sylvidres, elles préfèrent non pas l’amour en mer, mais se faire exploser plutôt que de rester prisonnières.

En espérant que le troisième tome bouge un peu plus !

Étoile 2,5

RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

Capitaine Albator – Tome 1 – Dimension voyage : Leiji Matsumoto & Kouiti Shimaboshi

Titre : Capitaine Albator – Tome 1 – Dimension voyage

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi
Édition : Kana (2016)

Résumé :
La Terre est dirigée par des politiciens corrompus. L’humanité semble avoir baissé les bras, perdu tout courage et ambition. Alors que la menace sylvidre approche, un seul homme semble se rendre compte du danger et est prêt à se battre.

Il est pourtant considéré comme un traître et un hors-la-loi par les hommes alors qu’il est sans doute leur seul espoir. Son nom : le Capitaine Albator !

Captain-Harlock-Jigen-KokaiCritique :
La Terre est menacée par les sylvidres et les gouvernements discutent du sexe des anges ou jouent au golf…

Les politiciens sont corrompus (ceci n’est pas de la SF) et regardent tous le capitaine Albator de haut, alors qu’il est un des rares à vouloir défendre la terre.

Obligé de prendre le maquis avec son équipage, notre corsaire/pirate de l’espace compte bien foutre une raclée à ces salopes de sylvidres qui veulent vampiriser la Terre.

Vous me direz que ceci n’est rien de neuf sous le soleil et je dirai « Tout à fait, Thierry ». Ce manga reprend en fait le dessin animé qui fit nos beaux jours sur Club Dorothée, à quelques détails près (les quelques cheveux blancs que nous avons pris, aussi).

Malgré tout, Albator reste un de mes personnages préférés (avec Ken et Cobra, entre autre, mais Albator est en haut de la pile) et le revoir dans des magnifiques crayonnés tirant vers les tons gris-noir est un plaisir de fin gourmet.

N’ayant pas revu l’animé depuis des lustres, j’ai oublié comment il commençait et c’est donc avec curiosité que j’ai découvert le manga qui commence avec une attaque en règle menée par le capitaine, à bord du vaisseau Arcadia, pour passer ensuite à une journaliste qui s’intéresse au cas de notre corsaire/pirate.

Dans le manga, Albator est clairement nommé « pirate » et non « corsaire » comme dans l’animé. Fin de la parenthèse culturelle du jour.

Matsumoto est resté au scénario et il a confié le dessin à Shimaboshi qui a dépoussiéré un peu le dessin donnant un manga avec des airs des années 70 tout en lui offrant un p’tit coup djeun’s. Pas de trop… L’équipage du capitaine est toujours aussi loufoque (mais compétent). Quant au ministre de la Confédération Terrienne – entre autre – il est toujours aussi con, bête, débile et j’en passe.

Tellement aveugle, cet imbécile là, que quand le jeune Tadashi viendra lui conter les assassinats des professeurs Kusco et Daiba (son père) par une agente des Sylvidres, ce stupide petit homme le mettra en prison, obligeant ensuite le jeune garçon à prendre le maquis à bord de l’Arcadia.

Un manga avec de l’action, de l’Aventure, du mystère, des meurtres, de l’infiltration par l’ennemi, de la résistance alors que tout le monde baisse les bras et un capitaine de l’espace avec un charisme fou même si l’homme est froid, distant, taiseux et toussa toussa.

Le plaisir de me replonger dans la série, en espérant qu’elle aille à son terme !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016).

ImageUne-Trailer-Albator-V2

Les enfants de Dune – Dune III : Frank Herbert [LC avec Stelphique]

Enfants de Dune - T3 - Herbert

Titre : Le cycle de Dune, tome 3 : Les enfants de dune

Auteur : Frank Herbert
Édition : Pocket (2005)

Résumé :
Sur Dune, la planète des sables, les prophéties s’accomplissent : le désert devient jardin. Du coup, les vers géants se font rares et l’Épice de prescience vient à manquer.

Tout ce qui reste de l’épopée de Muad’Dib, c’est un empire conquis des guerriers déchus, des prêtres tentés par la théocratie. Et les jumeaux, Leto et Ghanima, qui portent en eux les souvenirs d’innombrables générations. Y compris, peut-être, l’antique

Abomination redoutée par les sœurs du Bene Gesserit et prête à revenir du passé génétique pour faire basculer l’univers dans le cauchemar. Les morts dominent les vivants.

Leto devra affronter les uns et les autres en un combat sans merci dont l’enjeu est plus que la prescience, plus que la longévité: au moins la toute-puissance, et peut-être l’immortalité.

enfants-dune-1Critique (Stelphique en bas)
Je ne sais pas si – comme le dit  Wiitoo – Franck Herbert a abusé de l’épice pour écrire ce troisième tome mais je pense qu’il m’en aurait fallu une bonne dose, à moi, pour arriver à apprécier ce volet !

Les deux cent premières pages furent une torture car composée presque exclusivement d’une succession de réflexions tellement ennuyeuses et complexes qu’il m’a fallu des Aspirines pour les digérer mentalement et des allumettes afin de tenir mes paupières ouvertes.

Enfin, cela m’a permis d’apprendre que sans les vers de sable, plus d’épice et là, c’est la catastrophe assurée vu tout ceux qui en dépendent, dont la Guilde et le Bene Geserit.

« Si les vers s’en vont, l’épice s’en va. Si l’épice s’en va, avec quelle monnaie achèterons-nous notre vie ? »

Les enfants de Paul Atréides (Muad’Dib), les jumeaux Leto et Ghanima ont maintenant 10 ans. Les enfants ? Difficile à les catégoriser lorsqu’on a un corps d’enfant mais une capacité d’adulte et la conscience de ceux qui vous ont précédés. J’ai trouvé leur personnalité bien esquissée puisque nous étions face à des gamins avec des conversations d’adultes.

« Vous n’êtes pas encore mon Duc ! Vous êtes un… un enfant ! »
« Je suis un adulte dans un corps d’enfant ! »

— J’ai largement cet âge ! Je suis le plus vieux de tous, ici ! Tu n’es qu’un bébé à côté de moi ! Mes souvenirs remontent à plus de cinquante siècles dans le temps. Oui ! Je me souviens de l’époque où les Fremen vivaient encore sur Thurgrod !

Ici, ce qui tue, c’est un certain manque d’action, trop de blablas (et même pas le zéro tracas), un récit lourd, des pensées toutes aussi complexes les unes que les autres, des considérations ennuyeuses et une pléthore de complots qui font que, à la fin, on ne sait plus qui complote sur qui ou qui ne le fait pas.

Même les morts se sont mis à comploter. Trop de complots tue le complot. Brouillard total vu combien je peinais pour tourner les pages, y perdant mon latin et mon envie de poursuivre.

Ouf, de temps en temps, des choses agréables à lire. Mais je les compte sur les doigts d’une main. Bien que le dernier cinquième du roman soit un peu plus mouvementé et moins chiant à lire.

Ce troisième tome aborde la transition de pouvoir : Paul Atréides n’est plus et ses enfants vont avoir bien du mal à sortir de tous ces complots qui tournent au-dessus de leurs têtes. Snif, mon prophète Muad’Dib n’était plus là pour agrémenter mes pages lectures. Enfin, son ombre était là, mais sans lui, ce n’est plus le même.

De plus, Dune est devenue une planète moins hostile, une partie des déserts sont devenus des jardins luxuriant et France Gall pourrait nous chanter « Quand le désert recule » tant le paysage change, faisant de ce fait changer le peuple du désert, les Fremens.

La disparition du désert c’était la disparition de quelque chose de précieux pour l’homme, une chose qu’il ne saurait décrire, pas plus qu’il ne pouvait décrire ce qui se passait en Dame Jessica.

Eux, ils ont perdu de leur superbe depuis que le désert recule ! Les Fremens n’ont pas avancé, mais reculé avec lui : certains vivent même dans des maisons et cela m’a fait mal au cœur de voir ce peuple du désert devenir aussi crétin que les habitants des villes, devenant eux aussi des con-sommateurs.

— Certains pensent qu’il est mal de prendre l’eau. Ces Fremen en chemise de dentelle font maintenant des tas de détritus dans leurs villes nouvelles ! Des tas de détritus ! Est-ce que l’on a jamais vu cela sur Dune ?

Une qui m’a déçue, c’est Alya. Son personnage a bien changé et moi qui avait un faible pour elle, et bien, je suis atterrée de voir comment elle a si mal tourné, la pauvre. La peur était une mauvaise conseillère et les voix aussi.

Quant à Dame Jessica, à la fin, je me demandais bien pour qui elle roulait.

Ce troisième tome est surtout l’analyse d’une civilisation sur le déclin, un peuple qui est en train de perdre ses racines, ses valeurs, ses repères, sa solidarité, son système clanique, surtout chez les jeunes, plus attiré par un nouveau mode de vie que celui qui était fort rude dans les sietchs.

Un roman qui complote dans tous les coins, blablate trop, endort son lecteur (en tout cas, moi, il m’a endormi) et lui donne envie d’abandonner sa lecture.

Si je dois lire le tome 4 et qu’il est du même acabit que le 3, je pense que je vais consommer de l’épice afin de pouvoir le lire et comprendre tout leur délires délirant.

Étoile 2

Le « Challenge US » chez Noctembule. et Le « RAT a Week, Winter Édition » chez Chroniques Littéraires (552 pages – xxx pages lues sur le Challenge).

BILAN - Minion tasse dépité - OK

Pourquoi je l’ai choisi (Par Stelphique) :
On a décidé de poursuivre notre voyage sur Arrakis avec ma binôme!

Synopsis :
Sur Dune, la planète des sables, les prophéties s’accomplissent : le désert devient jardin. Du coup, les vers géants se font rares et l’Epice de prescience vient à manquer. Tout ce qui reste l’épopée de Muad’Dib, c’est un empire conquis, des guerriers déchus, des prêtres tentés par la théocratie. Et les deux jumeaux, Leto et Ghanima, qui portent en eux les souvenirs d’innombrables générations.

Y compris, peut-être, l’antique Abomination redoutée par les sœurs du Bene Gesserit et prête à revenir du passé génétique pour faire basculer l’univers dans le cauchemar. Les morts dominent les vivants. Leto devra affronter les uns et les autres en un combat sans merci dont l’enjeu est plus que la prescience, plus que la longévité : au moins la toute-puissance, et peut-être l’immortalité.

Ce que j’ai ressenti:…Un souffle de désertion…
On peut dire que cette lecture fut laborieuse. Plus j’avançais, moins j’accrochais….Si Dune m’avait enchantée par son décor, cette nouvelle perspective de paysage manque un poil de charme, mais c’est bien les complots qui ont eu raison de mon manque d’enthousiasme.

Finalement, j’ai préféré butiner cette lecture, la prendre comme une œuvre de poésie, ouvrant au hasard d’une page, lisant un chapitre ou deux, m’imprégnant d’une autre manière de la beauté de Dune, retournant quelques fois sur des passage arrières, puis lire la fin.

J’adore l’écriture d’Herbert, elle est riche, imagée, mais j’ai complètement lâché l’histoire et ses personnages et je crois bien les laisser vivre leurs vies sur Dune sans moi.

« Tu peux croire ce que tu désires croire. « 

« C’est lorsque nous tentons de dissimuler nos plus secrètes pulsions que tout notre être hurle et nous trahit. »

« Passer une nuit éveillé c’est ajouter un jour à sa vie . »

« Mieux valait conserver cette ancienne vertu qu’il avait toujours chérie: la loyauté. Mieux valent les difficultés que l’on pense connaitre que celles qui défient la connaissance. Mieux vaut le présent que l’avenir du rêve. « 

>Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 5/10

Le cycle de Dune – T1 – Dune : Franck Herbert [LC avec Stelphique]

Titre : Le cycle de Dune – Tome 1 – Dune                                   big_3-5

Auteur : Frank Herbert
Édition : Pocket (2005)

Résumé :
Il n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse: l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers achète à n’importe quel prix.

Richesse très convoitée : quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l’histoire.

Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique ; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l’espèce. Tout est fécond dans ce programme, y compris ses défaillances.

Le Messie des Fremens est-il déjà né dans l’Empire ?

Critique du Cannibal Leteur : 
♫ Il y a le ciel, le soleil et… pas de mer ! ♪ Que du sable à perte de vue.

Pas de dromadaires, mais des vers de sable avec une gueule tellement grande qu’elle te boufferait un vaisseau Star Wars.

Et puis, il y a les terribles Fremens et rien à voir avec les femmes qui courent les seins nus !

Voulant m’encanailler dans la SF, je me tâtais toujours pour savoir par quel pavé de SF commencer quand ma binôme de LC me cria « Help, je suis perdue sur Dune ».

Alors, n’écoutant que mon courage, j’ai foncé droit sur la planète Arrakis (Dune pour les intimes), pensant m’y échouer aussi mais je m’en suis très bien sortie, malgré le manque cruel d’eau et de bière ! Obligée de porter un distille et de boire ma propre production de flotte…

Hormis du sable à perte de vue et de l’eau qu’il faut traquer et stocker, le monde de Dune (ainsi que l’Espace tout entier) n’est pas si éloigné du nôtre.

La Guilde est un gros Lobby qui contrôle vos déplacements, l’épice présente sur Dune a plus de vertus que nos drogues, mais se vend bien plus cher, les complots sont légions, les coups bas dans le dos aussi.

Oui, il a des similitudes avec notre monde… Malgré tout, c’est toute une civilisation que l’auteur a recréé dans l’espace infini. Les personnages sont complexes, travaillés, certains évoluent.

Mais, il y a tout de même un « mais »… c’est fort manichéen ! Les Harkonnens sont très méchants, rien pour les sauver; l’Empereur Padishah Shaddam IV est un triple lâche, assoiffé d’absolutisme, les Atréides sont vraiment vraiment très gentils, limite humanistes; les guerriers Sardaukars sont des meurtriers sanguinaires, les Fremens résistent à tout et les Révérendes Mères Bene Gesserit sont vraiment très très fortes…

Pourtant, ce manichéisme passe aussi facilement qu’un doigt dans du beurre mou (Bison, elle est pour toi) et n’entrave pas la lecture ou l’empathie pour les personnages (ou la haine pour certains).

Les descriptions des paysages sont précises, bien détaillées et j’ai eu la gorge sèche plus d’une fois.

Quand à l’ascension de Paul Atréides, dit ensuite Paul Muad’Dib a tout de l’ascension d’un prophète qui devrait batailler pour offrir la liberté à son peuple.

La vie dans le désert est remplie de règles bien établies et qui pourraient parfois en faire frémir certains, mais le désert étant impitoyable, il faut résister et seuls les plus forts subsistent.

Malgré quelques passages plus lents et menés à un rythme plus pèpère, les pages se tournent toutes seules et le récit défile comme du sable tombant dans un sablier, nous emmenant à la dernière page et faisant en sorte que l’on ait juste une seule envie : lire la suite !

Conseil de lecture : allez peut-être voir l’ami Wiki pour les personnages, c’est plus facile quand on sait un peu où on va.

Le « Challenge US » chez Noctembule et Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (Hugo – meilleur roman – 1966).

Pourquoi je l’ai choisi (critique de Stelphique) :
J’avais envie de me mettre à la SF « pure et dure »…Lire des Classiques du genre….Incursion donc dans Dune obligatoire 😉

Synopsis :
Sur Dune, la planète des sables, germe l’épice qui donne longévité et prescience. A cause de l’épice, tout l’empire galactique du Padishah Shaddam IV tourne autour de Dune, âprement convoitée par les nobles maisons du Landsraad et la Guilde des Navigateurs.

Leto Atreides, Duc et Cousin de l’Empereur, a reçu Dune en fief. Pour peu de temps. En 10191, il meurt assassiné. Mais son fils Paul, avec sa mère, trouve asile dans les repaires du peuple Fremen, indompté, invaincu, la lie de Dune pour certains, le sel de la terre pour d’autres. Paul grandit dans le désert et forge l’arme de sa vengeance.

Mais ne va-t-il pas dépasser son but, lancer les légions Fremen en une effroyable croisade ? Il a, dit-on, le pouvoir de connaître l’avenir. Aura-t-il celui de l’éviter ?

Les personnages :
Il n’en manque pas dans ce tome!!!!!C’est fou cette variété de personnages, mais on ne s’y perd jamais grâce a cette alternance de chapitres. Petite préférence pour ceux qui mettent en scène Paul ou Jessica, mais bon chacun tient son role, on suit avec plaisir tous ses guerriers dans l’âme !!!!!!

Ce que j’ai ressenti: …Une lecture épicée qui appelle l’Or Bleu….
Arrakis, planète inhospitalière? Sans aucun doute… Mais que ce soit les personnages ou le lecteur non averti, cette planète a les pouvoirs de vous séduire! Tel un cobra des sables, il vous envoute d’un regard, vous fait sa jolie danse, et plonge en vous pour mieux vous mordre de l’intérieur! Maladivement accro, vous n’aurez que juste le temps de finir cette saga avant de sombrer vers des contrées inconnues…..

Dune, c’est un Monde à part entière, un fantastique univers enivrant, où le vent vous assoiffe, la chaleur vous étouffe, et le sable s’insinue dans chaque partie de votre corps. Même respirer en devient difficile, mais l’Eau sera votre principal problème.

Le désert reste toujours un lieu de mystère et de danger, il continuera de nous attirer encore et encore, malgré sa fatale réputation. Rien que pour cette richesse du décor, ça vaut vraiment le détour de fouler le sol d’Arrakis. Oui, ça, et la poésie qui se dégage de ses pages…

Tout était plat.
Dans son esprit, il chercha quelque chose de vertical qu’il put greffer sur ce paysage. Mais il n’y avait rien, rien d’un horizon à l’autre sous l’air surchauffé. La brise n’agitait pas la moindre fleur, la moindre plante fragile. Les dunes…Et la falaise, là-bas, sous le ciel d’argent bleui.

A l’Est, un faisceau de lumière grise monta dans la nuit, puis ce fut une opalescence nacrée et les étoiles en furent estompées. Alors vint le long, le lent sillage de l’aube sur l’horizon brisé.

S’il est vrai que Dune est une lecture qui n’est pas des plus faciles, il n’en reste pas moins qu’elle est d’une belle qualité! Elle doit s’apprécier, se déguster avec délectation. Je me suis laissée portée par la magie environnante, la douceur des grains de mots, le spectacle de la réflexion intérieure…

La tache a été ardue au départ, car c’est non seulement tout un monde inconnu qui s’ouvre au lecteur, mais aussi tout un champ lexical assez difficile à maitriser.

Au final, on se dit que toute quête mérite ses épreuves, le trésor n’en est que plus reluisant !

Je ne connais pas la peur, car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon oeil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi.

Après, en ce qui me concerne, tout ce qui touche aux jeux politiques, stratégies militaires, trahisons en tout genres, ce n’est pas ma tasse de thé en règle générale. Bien qu’ici , ce soit bien raconté, avec même des phrases off ,pour ne rien perdre des intrigues, je n’ai pas trop accroché à ces tours de dupes.

Tous ses visages bavards l’écœuraient soudain. Ce n’étaient que des masques dérisoires appliqués sur des pensées infectes et les voix essayaient en vain de dominer le profond silence qui régnait dans chaque poitrine.

Il n’empêche que suivre Paul et Jessica dans leurs combats, reste ce qu’il y a de meilleur. Très sensible à tout ce qui touche à la Magie, j’ai été plus qu’enchantée de leur prescience, leurs pouvoirs… Leur enseignement quelque chose de fascinant.

J’adore contempler leurs destinées hors du commun, entre nouveau prophète ou grande prêtresse, leurs parcours entremêlés est captivant !

Je suis curieuse de voir leur évolution au contact du peuple Fremen et de toutes les péripéties futures qui jalonneront ce grand Cycle.

 Ma note plaisir de Lecture fee clochette 8/10