Swastika night : Katharine Burdekin

Titre : Swastika night

Auteur : Katharine Burdekin
Édition : Piranha (21/10/2016)
Édition originale : Swastika night – 1937 (sous le pseudonyme de Murray Constantine)

Résumé :
Sept cents ans après la victoire d’Hitler, l’Europe est soumise à l’idéologie nazie.

Les étrangers servent de main-d’œuvre servile, les femmes de bétail reproducteur, le progrès technique est interdit dans une société exclusivement agraire.

Alfred, un jeune anglais en pèlerinage, est mis au courant par le chevalier von Hess de l’existence d’une chronique retraçant l’histoire de l’ancien monde…

Critique :
Il fallait avoir une sacrée paire de couilles pour publier une uchronie dystopique (une dystopie uchronique ?) sur les dangers du nazisme en 1937, alors que la Seconde Guerre Mondiale n’avait pas encore commencé et que certains pensaient toujours qu’elle n’aurait pas lieu.

Des couilles et une sacrée vision des choses qui pourraient se produire si cette idéologie gagnait toute l’Europe.

La guerre n’est pas encore déclarée que l’auteure avait déjà imaginé un conflit terrible, basant son récit sur une victoire des allemands.

Pire, ayant connaissance des faits, je reste sans voix devant la clairvoyance de la dame qui, même si elle remplace les Juifs par des chrétiens, parle déjà d’extermination totale. Et en plus, dans son récit, les Juifs n’existent quasi plus… Exterminés qu’ils furent par les allemands.

C’est là que le roman prend toute sa force car il ne s’agit pas ici d’une 36ème version parlant d’une fin alternative de la Seconde Guerre mondiale mais bien d’une anticipation terrible sur l’avenir de l’Europe et du monde si le nazisme triomphait.

Le roman fait froid dans le dos… Nous sommes 700 ans après Hitler (oui, le vilain moustachu a remis à zéro le compteur de Jésus-Christ), le saint empire hitlérien domine toute l’Europe, et quand je dis toute, c’est toute, même pas un village gaulois pour résister.

Nous sommes face à une dictature impitoyable où les femmes ont autant de droit que les chiens et dont leur rôle est celui de poules pondeuses, juste bonne à se faire engrosser par les hommes et à mettre au monde des garçons, qui leur seront enlevés à l’âge de 18 mois.

Parqués dans des camps, nous sommes soumises au bon vouloir des mâles et le viol n’est plus un crime depuis longtemps. Nous n’avons plus de pensées, plus de vie, plus d’allant, plus rien…

L’art et la culture n’existent plus, les livres c’est pareil, hormis la Bible d’Hitler et les manuels techniques, les gens ne savent plus lire, lire ne sert à rien. Ne reste que la musique, mais tous les grands compositeurs que nous connaissons sont devenus allemands ou autrichiens, sans exception.

De plus, on a beau être 700 plus tard, les technologies ne sont pas très avancées, comme si les Hommes en avaient peur, comme s’ils vivaient toujours à l’époque de 1940 avec ses aéroplanes et ses vieux camions de l’époque.

L’univers qui est décrit dans ses pages est tout bonnement impitoyable, horrible, donnant des sueurs dans le dos car tout le monde a oublié ce qu’il y avait avant l’avènement du nain de jardin moustachu et on a fait de ce dernier un Dieu, limite un Jésus puisqu’il a donné naissance à une religion, la sienne.

La religion hitlérienne a remplacé la pensée. Hitler est Dieu sauf pour les parias chrétiens qui ne font pourtant pas preuve de plus d’intelligence avec leur propre culte : la religion quelle qu’elle soit ne sert qu’à fabriquer du prêt-à-penser qui annihile l’intelligence.

Tout est effacé, on a réécrit l’Histoire, les faits ont été changés, tout est à la gloire des allemands et des nazis, les religions éradiquées et ce qui les remplace est une horreur sans nom, les chrétiens étant même considéré comme moins que des rats !

Ah, et le petit homme ventripotent que nous connaissons, moustachu, moche, avec du bide et une mèche de cheveux gras est devenu – propagande oblige – un grand blond magnifique (2,10m) aux yeux bleus, avec des cheveux blonds et longs digne d’une pub de chez l’Oréal, un être quasi divin, et pas sorti du ventre d’une femme.

On lui a écrit une légende, il fait l’objet de culte, on visite les lieux saints en Allemagne et les seuls à ne pas avoir été envahis sont les japonais, qui eux, tiennent sous leur coupe les américains.

L’histoire gravite autour d’Alfred, un anglais, le personnage principal avec Herman, l’ouvrier agricole l’allemand et Von Hess, le chevalier.

Malgré leurs différences et leurs divergences, ces trois là vont discuter ensemble et le chevalier fera de terrible révélations à nos deux hommes, plongeant dans le désarroi le plus total l’allemand qui voit ses croyances s’effondrer.

Trois personnages attachants, réalistes, avec leurs pensées conformes à ce qu’ils ont toujours vu et vécu, la rébellion étant à proscrire chez les soumis, d’ailleurs, ils n’y penseraient même pas. Pourtant, comme le personnage d’Orwell dans 1984, Alfred a déjà conscience qu’on lui a menti cherche à déjouer la supercherie.

On ne peut pas dire qu’il se passe des tas de choses importantes, dans ce roman, mais on s’en moque, la narration étant tellement forte que l’on blêmit lors des conversations entre Alfred et le chevalier (haut grade chez les allemands), en découvrant la vie des gens, la condition de la femme, de l’enfant, les pensées qui sont celles des humains de tout bord.

Loin d’être indigeste, ce petit roman de 230 pages est limpide, facile à lire, même s’il a tendance à vous foutre des claques régulièrement, et pas des petites.

Il y a un réalisme effroyable, dont des faits qui se remarquent depuis quelques temps chez les Chinois avec leur règle de l’enfant unique (plus de garçons que de filles et un déséquilibre, comme dans notre roman).

Ceci est plus qu’un roman, c’était une vraie mise en garde en son temps, et elle vaut toujours pour notre époque ! Qui voudrait d’une telle société où les gens ne pensent pas par eux-même ?

Glaçant !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book et le Challenge « Polar Historique » de Sharon.

D’un château l’autre : Louis-Ferdinand Céline

Titre : D’un château l’autre

Auteur : Louis-Ferdinand Céline
Édition : Gallimard (1976)

Résumé :
D’un château l’autre est un roman de Louis-Ferdinand Céline publié en 1957 aux éditions Gallimard. Il dresse un parallèle entre la vie de Céline contemporaine à l’œuvre — en tant que médecin et écrivain, pauvre, maudit et boudé par sa clientèle — et sa vie à Sigmaringen où se sont réfugiés le gouvernement vichyste en exil et de nombreux collaborateurs devant l’avancée de l’armée du général Leclerc.

Critique :
Foutre diable, j’ai essayé et j’y suis pas arrivée !

Depuis le temps que je me disais qu’il faudrait que je découvre l’oeuvre de Céline, en mettant de côté ce que je sais du bonhomme et me contenter de découvrir quelques uns de ses titres les plus emblématiques.

Pour commencer, j’ai préféré m’attaquer à un de ses romans guère épais puisque je sortais totalement de ma zone de confort habituelle (romans noirs, policiers, thriller) et j’ai donc choisi celui-ci plutôt que « Voyage au bout de la nuit ».

Bardaf, ce fut l’embardée puisque je n’ai pas réussi à le lire en entier, parce que j’ai sauté des passages entiers et que j’ai fini par le reposer sur la table, baissant les bras et pestant de ne pas y être arrivée alors que mes petits collègues Babeliotes l’encensent.

Alors, où le bât a-t-il blessé ? Dans la présentation de son texte, avant tout : il révolutionne l’affaire en envoyant aux orties les phrases types sujet-verbe-complément, il abuse des points d’exclamations, de suspensions, oublie les majuscule et, ma foi, j’aurais encore pu m’y adapter sans soucis s’il n’avait pas sauté du coq à l’âne et éructer sur tout et tout le monde.

Sûr que les mots sont des armes, dans sa bouche, dans sa plume, il s’énerve sur tout le monde, tout le monde ne prend pour son grade, il rugit – non pas de plaisir, mais de haine et moi, j’ai capitulé au bout d’un moment parce que je n’en pouvais plus.

Dommage, parce que le Céline, je l’entendais vociférer dans ma tête car il a réussi à transformer ses mots couchés sur le papier en cris dans ma tête, comme s’ils sortaient des pages, mais j’ai pas réussi à accrocher, et j’ai donc jeté l’éponge.

Je ne m’avoue pas vaincue pour autant et je tenterai d’autres romans de l’auteur, en espérant, un jour, arriver à en lire un en entier, sinon, ben, tant pis pour moi.

La Vallée des ombres : Xavier-Marie Bonnot

Titre : La Vallée des ombres

Auteur : Xavier-Marie Bonnot
Édition : Belfond (03/11/2016)

Résumé :
René Vasseur est une machine, un être au cuir épais qui a fait la guerre, qui a changé de nom. René Vasseur est un légionnaire. Après vingt ans d’absence, la haine au coeur, il revient dans son village natal, au fond d’une vallée industrielle dévastée par la crise.

Peu à peu, surgissent les ombres du passé : la femme qu’il a aimée, l’ennemi d’enfance devenu flic, l’ami qui a basculé dans le grand banditisme, son père, ancien patron de la CGT locale, tyrannique et désabusé… Et le drame qui a bouleversé sa vie : la mort de son frère, Rémy, dix-huit ans, assassiné lors des grèves de décembre de 1986.

René est-il venu venger son frère ? Pourquoi ne l’a-t-il pas secouru alors qu’il en était capable ? Pourquoi a-t-il rejoint la Légion ?

Critique :
♫ Dans la vallée, oh oh, enclavée, lalilala, dans la vallée, ho ho, des rancœurs de pierre près des tombeaux ♪

(Pardon de vous avoir remis cette chanson dans la tête).

Dans la vallée (non, on ne chante plus), des usines qui ne tournent plus à plein régime…

Dans la vallée, le chômage qui, comme la petite bête, monte, monte, monte.

De la vallée, les jeunes s’en sont exilés afin de trouver du travail… Là où leurs ancêtres (♫) bossaient comme des forçats, ceux qui ont encore un job voient leurs avantages se réduire comme peau de chagrin.

Ces avantages sociaux que les anciens avaient acquis au prix de grandes grèves, de sueur, de sang et de larmes. À cette grande époque ou le mot « syndicat » voulait encore dire quelque chose.

Et puis, comme dans tous les villages (ou les petites villes) où tout le monde se connait, on nage dans les secrets lourds et ténébreux. Tout le monde sait tout, mais tout le monde se tait, sauf que les rancœurs ou les haines sont comme des braises sous la cendre, une légère brise et le feu repart de plus belle, encore plus destructeur.

♫ Comme ces jours de peine où l’homme se traîne à la limite du règne du mal et de la haine ♪

René Vasseur a quitté la vallée (de Dana, lalilala) enclavée, laissant le village de Pierrefeu dans son dos, mais aussi son père, son meilleur ami Brahim, sa copine Samia, son frère Rémy, mort durant une grève et sa mère, qui était morte après.

Au départ, on ne saura pas pourquoi René est parti en coup de vent, mais ce jeune homme un peu frêle et toujours en butte aux coups et aux railleries des autres s’est engagé dans la Légion. Des combats, il en a fait, des batailles dégueu, il en a vu.

Là, notre homme revient au bled, il a 40 ans et à la Légion, à cet âge là, tu es pensionné. Et quand tu reviens au bled après 20 ans de silence, on ne peut pas dire qu’on va sortir les cotillons et les flonflons pour ta pomme ! Que du contraire, on te regarde comme un étranger.

La force de ce roman est dans son écriture, dans ses personnages tourmentés, forts, ni tout blancs, ni tout noirs, dans René, homme taciturne qui se souvient de son enfance, du poids de l’Histoire avec un grand-père paternel qui avait pris le maquis et qui est mort d’une balle dans la nuque, dénoncé par des gens du village, sans aucun doute.

Le père de René est aussi un homme fort, il était syndicaliste et il en a mené, des grèves, ce communiste pur et dur. Pourtant, il y a de la fragilité dans cet homme qui a perdu son père alors qu’il n’était qu’un petit garçon et qui a senti peser sur ses épaules le poids de la Légion d’honneur de son père, reçue à titre posthume.

Et puis, il y a des flics ripoux, des salauds qui ne sont forts que planqué derrière leur uniforme ou derrière les autres, parce que une fois seul, ils se chient dessus.

Sans oublier les vieilles rancœurs qu’on a laissé couver, telle des braises sous la cendre, et des vengeances que l’on voudrait accomplir envers ceux qui ont tabassé votre frère, le laissant mort sur le béton.

Un roman rural noir, mais pas trop rural, un roman rempli de flash-back, une histoire qui ne se dévoile que petit à petit, des souvenirs trop grands pour être gardés en soi, une histoire d’amitié, de haine, de vengeance que l’on voudrait accomplir mais dont on sait qu’elle nous laissera des séquelles.

Ça se lit tout seul, ça se dévore, ça se déguste comme un mojito bien frais sur une terrasse (ou du petit-lait pour ceux qui n’aiment pas boire), et ça donne des frissons durant la lecture car certains rebondissements sont des véritables chocs.

Une fois de plus, je viens de sonder l’âme noire des Hommes et croyez-moi, c’était pas beau à voir, mais tellement beau à lire.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

Les chemins de Damas – Les Prophéties III : Pierre Bordage [LC avec Stelphique – Intro]

La Trilogie des prophéties - Les Chemins de Damas

— Tous les chemins mènent à Damas…
— Ne serait-ce pas « Tous les chemins mènent à Rome », ma chère Belette Cannibal ?
— Certes, mais puisque nous lisons le troisième volet des prophéties…
— Ooups, pour une fois, c’est toi est dans le bon !
— Je dirais même plus, chère Stelphique, que « Tous les chemins mènent en Alsace » !
— Là, je ne te suis plus…
— Il me semble que nous devons bien de nos LC au barbu alsacien, Yvan Le Terrible !
— Juste ! Tu as raison, nos chemins de LC passent souvent par l’Alsace et ce diable d’Yvan !
— Hum, maintenant je me demande, le barbu, il est d’Alsace ou de Lorraine ? J’ai un trou de mémoire là…
— Il serait encore de Normandie ou de PACA qu’on s’en fiche, non ? Tant qu’il nous donne des bons plans de LC…
— La rime, Stelphique, la rime ! « Damas – Alsace », les sons sont proches pour la rime, mais si ce rogntudju de barbu vient de Lorraine, mon intro tombe à plat ! Parce que, hormis chanter ♫ En passant par la Lorraine, avec mes sabots ♪ et là, c’est la perte de nos lecteurs assurée.
— Ah mince alors… La boulette s’il vient de Lorraine et pas d’Alsace… sinon, on pourrait demander à Yvan de déménager !
— MIEUX ! On demande à l’auteur de renommer son livre pour faire en sorte que ça rime avec Lorraine si jamais le barbu vient de là !
— Belette, tu es géniale ! Des tas d’idées de malade germent dans ton esprit fou quand tu as une migraine à te taper la tête au mur !
— Tu parles… C’est tout ce que mon esprit englué à réussi à pondre cette fois-ci.
— Le mot de la fin, peut-être, pour nos lecteurs et lectrices fidèles ??
— Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine !!!!
— Mes chers lecteurs et lectrices, c’est Stelphique la douce fée qui vous parle… Je vais la mettre au lit de suite, après une nuit de sommeil ou de sexe, elle ira mieux… Promis. Du moins, tout le monde l’espère.

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Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 3 : Leiji Matsumoto & Kouiti Shimaboshi

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Titre : Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 3

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana (20/01/2017)

Résumé :
Afin d’enquêter sur la source d’un étrange phénomène, Albator et Tadashi Daiba se rendent sur Terre, dans les Bermudes, et pénètrent dans une mystérieuse pyramide sous-marine.

Ils vont alors découvrir qu’une Sylvidre repose à l’intérieur de celle-ci.

Les Sylvidres seraient-elles déjà sur la Terre depuis la nuit des temps ?

Cette fois, le combat entre Albator et les Sylvidres va enfin commencer pour de bon !

chap-10-pyramide-du-fonds-des-mersCritique :
Si le tome précédent était un peu « mou du genou » à mon goût, ici, ça bouge un peu plus avec, dans les dernières pages, la déclaration de guerre des Sylvidres au capitaine Albator, qui lui réciproque ses bons vœux lui aussi.

M’est avis que dans le tome 4, ça va bastonner entre les Sylvidres (qui veulent l’anéantissement du vaisseau Arcadia) et notre corsaire sexy qui veut dézinguer l’armada des Sylvidres.

Sur Terre, c’est toujours le gros n’importe quoi, le Gouvernement ne veut même pas voir que la planète est menacée et on considère toujours notre corsaire balafré comme un pirate anarchiste et autres noms d’oiseaux.

Notre capitaine au grand cœur est fidèle à lui-même, à ses convictions, il a du respect pour les autres, même pour les sépultures des Sylvidres et on peut dire que c’est un gentleman qu’on apprécierait croiser au détour d’un anneau de Saturne…

Pas de temps mort dans ce troisième tome, quelques mystères de plus, et une confrontation entre Albator et Kirita, le chef de la flotte Gaïa, le seul qui ait envie de se battre pour la Terre, mais qui n’a pas encore capté qu’Albator était de son côté, l’imbécile.

Anybref, un tome bien sympa qui me replonge dans mon enfance et cette série que je dévorais des yeux et que j’adore toujours.

Vivement la suite.

Étoile 3,5

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Nains – Tome 5 – Tiss du Bouclier : Nicolas Jarry & Nicolas Demare

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Titre : Nains – Tome 5 – Tiss du Bouclier

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Nicolas Demare

Édition : Soleil (2016)

Résumé :
Brahm, capitaine de l’ordre du Bouclier, perd son épouse alors qu’elle met au monde son fils. Tiss, sa fille, s’occupe de son mieux de leur foyer, mais elle échoue à protéger son petit frère d’une bande d’Ogres.

L’enfant est gravement blessé, il sera boiteux pour le reste de sa vie, un infirme incapable de tenir le rang.

Tous les espoirs que Brahm avait placés en son fils sont anéantis, celui-ci ne sera jamais le grand cognar qu’il avait espéré.

Malgré l’opposition de son père, Tiss décide de prendre la place de son petit frère et d’apprendre le métier des armes…

planchea_286973Critique :
Redwin de la Forge et Oösram des Errants m’avaient émus de par la profondeur de leur histoire, Tiss allait-elle y arriver elle aussi ?

La barre avait été placée très haute par ces deux précédents cognars (héros) et vu que nous avions affaire à une pisseuse (fille), le défi était de taille face à tout ces nains barbus et couillus.

Les dessins et les couleurs étaient déjà un régal pour mes petits yeux, le contrat était donc rempli à moitié, restait à découvrir le scénario…

De suite j’ai été séduite par la petite Tiss qui en voyant naître son petit frère, verra aussi mourir sa mère et le regard de son père changer : il ne la voyait déjà pas beaucoup parce que c’était une fille, mais une fois que le fils fut né, la fille devint transparente ! Inexistante.

Ce qui m’a plu chez Tiss c’est qu’elle n’en a pas voulu à son petit frère, elle l’aimait ce chiar (bébé), ce petit frère adorable qui, gamin, ne pensait qu’à se battre pendant que leur père buvait comme un chameau assoiffé après la traversée du désert.

Brahm, leur père, je l’ai détesté d’emblée : il ne voyait que son fils, ne vivait plus que pour qu’il entre dans l’ordre du Bouclier et ensuite, il s’est détourné de lui lorsqu’une mauvaise rencontre fit de son gamin un boitard (boiteux).

Cet album traite de la place de la femme dans la civilisation naine très guerrière.

Et sa place est bien entendu derrière ses fourneaux, avec ses casseroles, à élever ses marmouses (enfants) pendant que son mari manie l’épée (Ordre du Bouclier), les livres (Ordre du Temple), la forge (Ordre des Forgerons), l’épée pour assassiner des gens (Ordre du Talion),…

Imaginez les ricanements lorsque Tiss, voyant que son petit frère ne serait jamais un combattant dans le prestigieux ordre du Bouclier, décida d’y entrer elle-même ! Une fille au milieu de jeunes nains pas encore tout à fait barbu, dans un ordre guerrier… Une G.I Jane !

Non mais, pour qui elle se prend à se vouloir l’égale des jeunes futurs guerriers et à foutre la honte sur son père ? Tremblez, messieurs, votre Ordre vient de se faire pénétrer par une pisseuse.

Le scénario est excellent et les personnages aussi : que se soit Tiss ou ses compagnons apprentis guerrier, ou ses instructeurs, tout le monde trouve sa place et tous se posent bien des questions sur cette pisseuse qui vient d’entrer dans un ordre guerrier où on ne lui fera aucun cadeau.

La méfiance des autres, la mise à l’épreuve tout le temps, Tiss devant toujours en faire toujours plus que les autres afin de prouver ses mérites et sa place… Et peut-être enfin recevoir le respect de ses compagnons d’armes.

Et c’est que notre Tiss a une sacrée paire de biiiippp au cul, elle ! Plus que certains nains guerrier de sa promotion qui, une fois le danger présent, veulent appliquer le vieil adage du « Courage, fuyons ».

Elle, c’est « Tenir ou périr » et le final est magnifique, car les personnages évoluent, changent, se rendent compte de leurs erreurs et quand un nain a une idée en tête, il réuni tous les autres, éclopés et vieux, pour aider les siens.

Un superbe album sur la quête d’une fille qui ne cherche que la reconnaissance du père, d’un père qui ne veut pas admettre que sa fille suive la même voie que lui, celle des guerriers du Bouclier (dans le tome 1, c’était le fils qui ne voulait pas suivre la voie de son père).

C’est l’histoire du dur chemin qu’une femme dû accomplir pour que ses semblables aient peut-être un jour, une autre place dans cette société de mâles virils, couillus, queutards et barbus.

Scénario au top et dessins qui le servent magnifiquement (parce que l’un sans l’autre, c’est de la soupe sans sel, du mojito sans rhum).

Une première saga de 5 albums réussie et… Vivement la suite !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

BILAN - Coup de coeur

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Nuit mère : Kurt Vonnegut

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Titre : Nuit mère

Auteur : Kurt Vonnegut
Édition : Gallmeister (2016)

Résumé :
« Je suis américain de naissance, nazi de réputation et apatride par inclination. »

Ainsi s’ouvrent les confessions de Howard W. Campbell Jr. qui attend d’être jugé pour crimes de guerre dans une cellule de Jérusalem. Ce dramaturge à succès exilé en Allemagne fut en effet le propagandiste de radio le plus zélé du régime nazi.

Mais il clame aujourd’hui son innocence et prétend n’avoir été qu’un agent infiltré au service des Alliés.

Il lui reste désormais peu de temps pour se disculper et sauver sa peau.

mother-nightCritique :
Voilà un roman qui sort des sentiers battus, aux antipodes de ce que je lis habituellement, et dont, au final, je suis sortie assez secouée.

Howard C. Campbell dit lui-même qu’il est un américain de naissance, un nazi de réputation et un apatride par inclination.

Cet homme que l’on devrait détester nous livre ce récit autobiographique, fictif, de sa vie durant la Seconde Guerre Mondiale en tant que grand propagandiste sur les ondes radios et du côté des nazis.

Récit autobiographie qu’il aurait envoyé à l’auteur, Kurt Vonnegut, depuis sa cellule à Jérusalem dans laquelle il attend son procès.

Ce qui frappe dans ce récit, c’est qu’au début, on devrait haïr Howard pour ce qu’il a fait, mais au fur et à mesure des pages, on ne sait plus trop quoi penser de lui et la balance penche irrémédiablement vers le mec sympa plutôt que vers le vrai salaud.

L’équilibre étant toujours sujet à caution puisque Howard pourrait nous raconter des carabistouilles… ou pas !

Parce que si cet homme fut un propagandiste, ce ne fut pas vraiment de son fait, mais en tant qu’espion pour les États-Unis !

Dans ses discours farcis à la haine des autres et à la sauce antisémite, ses soupirs, ses toussotements auraient été des codes pour les Américains à l’écoute de ses diatribes haineuses.

Vrai ou pas vrai ?? Sans doute vrai, mais peu de personnes peuvent le confirmer et tout le roman sera rempli de faux-semblants, de ces gens qui pensent être une chose et qui sont l’exact opposé, de ces gens qui se disent purs et qui ne valent pas mieux que les nazis nostalgiques ou les nazis de l’époque du moustachu à la mèche de cheveux noire.

Nous sommes ce que nous feignons d’être, aussi devons-nous prendre garde à ce que nous feignons d’être.

Soyez sur vos gardes durant la lecture…

La plume de l’auteur est facile à lire, le roman se termine en quelques heures, il n’est guère épais (guerre et paix), mais il y a dedans quelques réflexions profondes dont les plus étonnantes sont celles entre Howard Campbell et Eichmann, ce dernier lui demandant s’il devait avoir recours à un agent littéraire ou encore les tournois de pingpong organisés au ministère de la Propagande.

Ici, les salauds ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être et les gentils non plus, tout le monde cache des choses, tout le monde cache ce qu’il est vraiment, et les gens tendent à devenir les personnages dont ils ont endossé les habits pour les besoins de leurs missions.

Nuit mère est un roman étrange, une confession d’un homme seul, d’un homme qui soulève de l’admiration chez les amateurs de la race Blanche et le dégoût chez les autres, exacerbant chez ces derniers des envies de lui casser la gueule puisqu’il fait un parfait bouc émissaire en tant qu’Américain ayant frayé avec l’Ennemi (oubliant de ce côté là que les banques américaines soutinrent l’effort de guerre des deux cotés, aussi bien des yankee que des casques à pointes et des bottines à clous).

Un roman rempli de faux-semblants qui me laisse un peu groggy et perplexe sur la nature Humaine (mais je l’étais déjà).

Étoile 3

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Une année avec Gallmeister : les 10 ans chez LeaTouchBook, Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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L’Ange de l’abîme : Pierre Bordage [LC avec Stelphique]

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Titre : L’Ange de l’abîme

Auteur : Pierre Bordage
Édition : Le Livre de Poche (2006)

Résumé :
Dans une Europe d’apocalypse ruinée par la faillite des OGM, enlisée dans la guerre contre le Moyen-Orient, en proie au fanatisme religieux et au racisme, le voyage initiatique de Stef et Pibe, deux adolescents à la recherche de l’archange Michel, le dictateur tout puissant qui gouverne le vieux continent depuis sa forteresse roumaine.

warskullCritique du Cannibal (Stelphique en bas) :
Attention, cette dystopie, ce roman de SF pourrait vous retourner les sangs et vous donner des sueurs froides !

Moi, je serais d’avis qu’on lui colle ce bandeau-titre sur la couverture pour prévenir les gentilles petites âmes qu’elles peuvent en ressortir essorées et lessivées !

Pas « lavées », mais « lessivées » et la différence est énorme… Et cette petite précision linguistique est pour une personne de ma connaissance.

Ce qui fait peur dans les dystopies, c’est qu’un jour, elles pourraient se révéler juste et nous tomber sur le coin de la gueule…

Et dans le roman de Pierre Bordage, tout y est d’une justesse qui fiche la trouille, plus qu’avec les monstres de Stephen King planqués dans les placards de notre enfance.

Je m’attendais à trouver la suite du premier tome, mais il  n’en est rien : on fait table rase des personnages précédents, sans savoir à un seul moment ce qu’ils sont devenus, ni comment on se retrouve dans une France (et surtout une Europe) en guerre contre le Moyen-Orient.

La France en guerre a de furieux airs de la France en 39-44 :  les soldats de la Légion de l’Archange Michel sont habillés de noir (comme les SS), on manque de tout et la délation est devenu un sport national. Bien que ici, ce ne sont pas les Juifs que l’on dénonce et que l’on parque dans des camps de concentration avec fours derniers cris incorporés : mais des musulmans !

Oui, des camps de concentration sur les terres françaises, sur les terres de la Grande Europe démocrate d’après 2001, là où on avait juré, la main sur le cœur que « Non, non, plus jamais ça !! ». Et on s’en donne à cœur joie, dans ces camps, pour liquider les ousamas (c’est comme ça qu’on les nomme).

Roman de SF, dystopie plus que réaliste, roman choral alternant les récits de nos deux jeunes nouveaux personnages attachants – Pibe et Stef – et les autres chapitres décrivant, à travers différents personnages, la vie horrible sous le joug des fanatiques religieux catholiques qui nous ont tout supprimé : les journaux, la télé, le Net, la pilule…

Oui, les fanatiques religieux sont dans notre camp à nous, pas de bol les filles, on va bouffer notre pain noir sous le règne de celui qui s’est autoproclamé Archange Michel (et qu’on aimerait voir terrassé par le dragon, pour une fois) et pondre des gosses pour qu’ils aillent grossir les rang de l’armée et se faire dézinguer dans la boue et la merde.

Si l’Homme apprenait de ses erreurs du passé, ça se saurait, si l’Homme comprenait les mises en garde qu’on met en scène dans les dystopies, ça se saurait aussi…

Ici, bien entendu, on a rien retenu des leçons de passé et on reproduit 39-44 en oppressant notre propre peuple et on se refait la 14-18 en s’enlisant dans une guerre de tranchées et d’immobilisme.

L’auteur tire à boulets rouges sur nos sociétés, sur notre imbécilité à suivre des meneurs qui ne veulent pas notre bien, sur ces hommes toujours prêts à partir la fleur au bout du fusil avant de chier dans son froc une fois sur le front, sur les politiques qui nous divisent pour mieux régner et sur le Grand Satan Américain qui aime voir deux nations se battre pour mieux en profiter ensuite.

Ce qui est éprouvant dans ce roman, c’est son réalisme et le fait que ce genre de situation pourrait arriver en mettant au pouvoir les mauvaises personnes, en se laissant manipuler par les médias qui nous disent ce qu’elles veulent bien nous dire, en ne réfléchissant pas plus loin que le bout de notre nez, en ayant peur de l’autre, en ne voulant pas en savoir plus sur lui, en ne nous renseignant pas plus loin que ce que nous dit la télé, en répétant bêtement le dernier âne que l’on a entendu braire et en le diffusant massivement sur la Toile….

L’auteur tire aussi sur les religions, au travers de certains personnages, mais vient ensuite rectifier le tir en signalant que ce ne sont pas les religions ou Dieu les responsables, mais les Hommes qui préfèrent se faire la guerre pour prendre les richesses du voisin. Mais tout le monde ne l’a pas encore assimilé…

Il comprenait que le malheur n’était pas dû à l’islam ou au christianisme, mais à l’homme qui transformait les religions en d’implacables machines de guerre, à ce mal mystérieux qui rongeait l’humanité depuis la nuit des temps.

« Foutons la paix à Dieu, il n’est en rien responsable de la connerie humaine. »

Un roman qui m’a pris aux tripes, qui met un peu de temps à s’installer, mais une fois qu’il démarre, accroche-toi bien parce que tu vas t’en prendre plein la gueule et finir K.O dans ton divan, le livre étalé au sol car tu l’auras lâché, épuisé que tu seras du périple et des événements que l’auteur te fera vivre sans te laisser respirer.

D’ailleurs, moi, c’est décidé, je vais relire mes Petzi ou mes Picsou Magazine, ça me fera du bien.

Les hommes croient que le monde se réduit à leurs petites affaires, à leurs petites pulsions, à leurs petites colères. Est-ce que le désespoir d’un homme a empêché un jour le soleil de se lever ?

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

BILAN - Minion Les bras m'en tombe - un putain de livre OK

Pourquoi je l’ai choisi (Par Stelphique) :
J’avais hâte de poursuivre cette trilogie de Pierre Bordage, avec ma chère binôme de lecture…

Synopsis :
Dans une Europe d’apocalypse ruinée par la faillite des OGM, enlisée dans la guerre contre le Moyen-Orient, en proie au fanatisme religieux et au racisme, l’auteur raconte le voyage initiatique de Stef et Pibe, deux adolescents à la recherche de l’archange Michel, le dictateur tout-puissant qui gouverne le vieux continent depuis sa forteresse roumaine. Dans une ambiance crépusculaire fascinante car terriblement proche et crédible, un grand roman épique d’une actualité brûlante.

Les personnages :
C’était drôle de voir mon diminutif mis en scène: Stef ,en plus, est un personnage lumineux, et j’ai adoré voir la douceur de ce duo qu’elle forme avec Pibe.

« Merde, voilà qu’il pensait comme Stef. »

C’était réjouissant de voir une bande de gamins, tenir le rôle de mini-héros, combattre les injustices dans l’ombre.

Tous ces personnages qu’on rencontre au détour d’un nouveau chapitre nous offre une vision plus large, plus intense d’un conflit gigantesque qui nous plonge dans les plus profond des abimes…

Adultes, enfants jouent sur la grande scène de ce nouveau monde ravagé, et si des fois, une lueur d’espoir est présente, elle apparait quand même, très faiblement…

Ce que j’ai ressenti : …
Voilà tout à fait le style de roman que je n’aime pas lire… Mais j’adore sortir de ma zone de confort, explorer d’autres sensations, voir d’autres univers, et surtout partager autour de la lecture.

Donc, sans cette Lecture Commune, j’aurai sans doute laissé tomber cette lecture.

Les hommes croient que le monde se réduit à leurs petites affaires, à leurs petites pulsions, à leurs petites colères. Est-ce que le désespoir d’un homme à empêcher un jour le soleil de se lever ?

Oui, ma sensibilité s’en est pris un bon coup ! Alors, c’est pour cela que j’évite à tout prix des livres parlant de Guerre : la Méchante, la Dévastatrice, l’Effroyable…

Je crains plus que tout, ses scènes qui raconte un enfer d’immondices, de violence et d’horreur de tous les instants. Je vomis toute cette cruauté humaine qui ressort dans ses tranchées, je meurs de voir les camps de concentration, je pleure de constater que, en l’Homme, il y est, tant de Mal.

« Foutons la paix à Dieu, il n’est en rien responsable de la connerie humaine. »

J’admire par contre, la vision presque prophétique, clairvoyante de cet auteur. Sa façon de dénoncer les pires actions du passé, de les remettre en scène pour prédire un avenir possible, palpable, monstrueusement réaliste.

Mais forcement, avec un tel livre, mon moral est tombé dans mes chaussettes, ce fut une lecture éprouvante, plus que ce que j’aurai pensé.

Je ne saurais dire si je l’ai aimé ou pas. Je suis au delà de cette appréciation subjective. J’ai été tourmentée, parce qu’elle me touche dans mon Intime et qu’elle est le trop fatal reflet de notre actualité.

J’ai vraiment du mal à poser mes mots, mes ressentis, c’est beaucoup trop brûlant, trop intense, trop horrible, trop déstabilisant…

Quoi que tu fasses, tu émets une note dans le chœur de la Création. Une note unique reconnaissable entre toutes. Il me suffit de rester à son écoute pour remonter ta piste.

L’ange de l’abime est une lecture effrayante aussi bien que palpitante, elle te ravage un peu plus dans tes croyances, te torture l’esprit autant que le cœur, il transpire de ses pages toute une horreur que tu préfères ne plus voir mais que l’auteur te fait revivre sous couvert de fiction, et là, quand tu reposes ce roman d’anticipation percutant, tu aimerais juste imaginer un avenir plus radieux avec des anges un peu moins noirs que ceux entrevus par Pierre Bordage.

Le vice, Monsieur l’auxiliaire de la légion , se tient toujours dans l’ombre de la vertu.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

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L’Ange de l’abîme : Pierre Bordage [LC – Impressions de lecture 2/2]

propheties-2-ange-de-labime-pierre-bordage

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 200) : On fait table rase des anciens personnages et on rencontre les nouveaux.
Fort déroutée en commençant la lecture car on commence avec des nouveaux personnages, on fait table rase de ceux du précédent roman, on ne sait ce qu’ils sont devenus.

On plonge dans une guerre de religion et dans une France que l’on ne reconnaît pas. Froid dans le dos de voir comment l’Homme peut régresser. Il ne m’a pas fallu longtemps pour m’attacher à Steph et à Pibe, je les ai adoré, je les ai suivi dans leur périple et tremblé pour eux, tremblé pour la France, pour l’Europe devant ce que des fanatiques pouvaient faire. Et les fanatiques étaient chez nous !

Impressions de Stelphique (page 1 à 200) : What’s ?
Mais ils sont où les personnages du premier tome ??? Il est où le petit Jésus ?!!! Un peu déstabilisée de pas retrouver l’ambiance de la première partie des Prophéties, mais contente de lire toujours une jolie plume, incisive et particulière. Oh une Stef, en personnage principal, si c’est pas une lecture formidable tout ça !!! 😉

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 201 à 477) : Quel périple mes amis !
Putain, quel voyage en enfer je viens de faire ! Quelle aventure, mes amis ! Je n’en suis pas ressortie indemne, j’ai aperçu des vieux spectres, des nouveaux, et, qui sait, des probables futurs et putain de merde, ça fout les chocottes et le trouillomètre à zéro. Bon, ils sont où déjà, mes Petzi ??

Impressions de Stelphique (page 201 à 477) : Déstabilisée…
Je ne m’attendais pas du tout à cette violence, et la direction de ce second opus… Très noir, il m’aura laissée un peu déstabilisée. C’était très dur, moralement, d’assister aux horreurs de ce monde de chaos, pour une petite fée trop émotive…. En même temps, j’ai hâte d’en connaitre la suite, car je suis addict à cet auteur et à son œil avisé sur notre monde.

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L’Ange de l’abîme – Les Prophéties II : Pierre Bordage [LC avec Stelphique – Intro]

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— « Le lyon jeune le vieux surmontera, En champ bellique par singulier duelle, Dans cage d’or les yeux luy creuera, Deux classes une, puis mourir, mort cruelle. (1) »
— Qu’est-ce que tu racontes, Cannibal ??
— Ils entreront dans les Tuileries où cinq cents le couronneront d’une mitre. Il sera trahi par quelqu’un doté d’un titre de noblesse du nom de Narbone, Et par un autre dénommé Saulce, Qui aura de l’huile en barils » (2).
— S’il te plaît, arrêtes de parler en Belge et utilises le français correct parce que là, je ne comprends rien !
— Mais je parle bien la France ! Je citais des quatrains extraits des prophéties de Nostradamus ! Celui avec la prédiction de la mort de Henri II et celui sur la Révolution française !
— Gné ? Le rapport avec la LC ??
— Il avait même prédit votre Napoléon !! « Un empereur naîtra près de l’Italie. De simple soldat, il deviendra Empereur. Il instaurera le contrôle absolu sur l’Église. Il se maintiendra quatorze ans au commandement. (3) »
— Ok, Cannibal, restes calme, tu sautilles partout et ça me donne le tournis ! Maintenant, explique-moi le rapport entre les prophéties de Nostradamus et notre LC ??
— Et bien, on avait dit qu’on lirait le tome 2 des Prophéties, non ???
— Alzheimer si jeune, si c’est pas malheureux ! Grande bête, les prophéties que l’on doit lire, ce ne sont pas celles de Nostradamus, mais la suite de « L’évangile du serpent »… Souviens-toi ! Yvan comparé au serpent Kaa et le fameux « Aie confianssssse »….
— Ah oui, merde…. Oublié ! Je me suis laissée emportée, une fois de plus… Ouf, tu me rassures, déjà que j’ai pas tout compris aux prophéties que j’ai déclamées…
— Tu liras tes propres explications en bas de page ! Les autres aussi, on dira que c’est la minute de culture… Bon, on se le fait, « L’ange de l’abîme », pour notre LC ???
— Heu, mais tu venais de me parler du tome 2 des Prophéties ?? Tu as changé d’avis ??
— Donnez-moi une bonne raison de ne pas la tuer, cette Belette Cannibal !!!
— Quelqu’un pourrait m’expliquer ce que je dois lire, pour finir ?? Stelphique, reviens ! Reviens, Stelphique, c’était pour rire !!! REVIENS !!!!!

La critique « Les prophéties 1 – L’Évangile du serpent »
L’intro de la LC sur « Les Prophéties 1 – L’Évangile du serpent »

Le pitch ? Dans une Europe d’apocalypse ruinée par la faillite des OGM, enlisée dans la guerre contre le Moyen-Orient, en proie au fanatisme religieux et au racisme, le voyage initiatique de Stef et Pibe, deux adolescents à la recherche de l’archange Michel, le dictateur tout puissant qui gouverne le vieux continent depuis sa forteresse roumaine.

Dans une ambiance crépusculaire, fascinante car terriblement proche et crédible, un grand roman épique d’une actualité brûlante.

Elle ne lui avait jamais fourni d’explication sur ses disparitions ni sur ses motivations.

Elle se contentait de répéter en riant qu’elle était son ange gardien, qu’elle lui ficherait la paix après avoir parcouru un bout de chemin en sa compagnie.

Il ne voulait pas qu’elle sorte de sa vie.

Un jour pourtant, elle se tirerait parce que « chacun doit descendre seul dans les abîmes de son âme, chacun doit apprendre à se dresser vers les cieux sans autre soutien que ses propres racines.

La trilogie des Prophéties

La trilogie des Prophéties

(1) En juin 1559, le roi Henri II affronta le Comte de Montgomery dans un tournoi de chevalerie. Ils portaient tout deux un lion comme insigne. Henry II reçut la lance de son adversaire dans un casque en or et a l’œil transpercé. Il mourut dix jours plus tard, en maudissant la prophétie de Nostradamus qu’il venait de comprendre.

(2) Le 20 juillet 1792, dans le palais des Tuileries, 500 marseillais obligent le roi Louis XVI à mettre, comme moquerie au roi déchu, un bonnet phrygien (mitre), symbole révolutionnaire. Le Comte de Narbone-Lara, ex-ministre de la guerre, avait démissionné, après n’avoir pu contrôler l’armée, pour trahir le roi. L’autre traître, dénommé Saulce, arrêta Louis XVI quand celui-ci essayait de fuir pour rejoindre des troupes loyales. Curieusement, comme l’indique Nostradamus, Saulce était vendeur d’huile, de graisse et de savon.

(3) Napoléon est né en Corse, en face du Golfe de Gênes, en Italie. Du grade de sous-lieutenant d’artillerie, il accéda à la fonction d’Empereur. Il contrôlait l’Église : en 1809, il donna l’ordre au Pape d’annuler son mariage avec Joséphine.

Source : http://www.touteslespropheties.net/nostradamus/

Jamais je ne ferais pareille chose, Ô Saigneur de la Jungle ! dit Yvan le Serpent à la ténébreuse tigresse Cannibal. « Mon cul », lui répondit-elle tout de go.

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