Morwenna : Jo Walton [LC avec Stelphique]

Titre : Morwenna

Auteur : Jo Walton
Édition : Denoël (10/04/2014) – Folio SF (2 mai 2016)

Résumé :
Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa sœur jumelle, Morganna.

Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée.

Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Critique :
Morwenna n’est pas ce que l’on peut appeler un page-turner que l’on ne peut reposer tant qu’on ne l’a pas terminé.

Ce n’est pas non plus un roman où l’on dévore 200 pages d »un coup, mais plus un roman où l’on picore des pages, se laissant même aller à en lire un autre livre durant sa lecture.

Non pas qu’il n’est pas intéressant ou que l’on s’ennuie durant sa lecture, non, que du contraire, on le lit avec plaisir.

Malgré le fait que l’intrigue soit inexistante et qu’il ne se passe pas grand-chose… hormis quelques rencontres avec des fées.

Ben malgré ça, j’ai passé un bon moment de lecture, pas impérissable, mais agréable.

Gardez à l’esprit que c’est un roman dont il faut prendre le temps de s’imprégner des personnages, des atmosphères, des légendes, des non-dits, des secrets de famille et surtout, ne vous attendez pas à avoir des retournements de situations ou des événements de folie.

Nous sommes en train de lire le journal intime de Morwenna, jeune fille de 15 ans qui a un lien privilégié avec les fées, qui les voit, leur parle. Une jeune fille renfermée depuis le décès de sa jumelle, une jeune fille qui a bien du mal à s’intégrer dans sa nouvelle école.

Morwenna adore la lecture, et plus particulièrement la SF. C’est une véritable serial-lectrice, une cannibale lectrice, car elle en lit plus que moi…

L’auteure, en faisant de son personnage principal une férue de littérature SF, a sans doute eu peur qu’on ne la prenne pas au sérieux, et de ce fait, elle nous balance des tonnes de références littéraires, par l’entremise de Morwenna qui nous donnera tous les titres de ses lectures.

Ça ne m’a pas trop dérangée durant ma lecture, mais je suis d’accord avec ma collègue Babeliotte (Boudicca) qui trouve que citer toute les lectures de Morwenna, c’est exagéré.

Ça va, on a tout de suite compris que l’auteure connaissait son sujet, contrairement à d’autres qui font de leur héroïne des étudiantes en littératures et qui sont en fait des quiches (et pas des fatales).

Le personnage de Morwenna est complexe, difficile à cerner, au départ, et je pensais même que ses références à la magie et aux fées n’étaient que des élucubrations de son esprit pour justifier le comportement des adultes envers elle.

C’est un personnage touchant, comme bon nombre de personnes qui gravitent autour d’elle. Des portraits tout en finesse, réalistes, réussis.

Les choses que j’ai le plus appréciées, ce sont ses réflexions sur la lecture, sur les livres, sur sa compréhension du monde et des gens.

Elle est très mature pour une jeune fille de 15 ans et, tout comme moi, elle ne se trouve pas dans le groupe des filles populaires à l’école, passe plus de temps à lire qu’à avoir des contacts sociaux avec les autres étudiantes… qui, disons-le de suite, sont des pétasses crétines débiles. Ça valait pour les filles de ma classe aussi !

Anybref, ce n’est pas un roman que l’on dévore en bouffant les pages, il ne se passe rien de révolutionnant, ça se lit avec plaisir, mais je pense que d’ici quelques temps, il ne me restera pas grand-chose comme souvenirs marquants de cette lecture.

Pas de regrets de l’avoir lu, d’ailleurs, j’aurais pas osé ne pas le lire, ma binômette de lecture étant très persuasive pour me proposer de switcher la LC prévue en juin avec celle-ci qui comptera pour son challenge elfique.

Et vous le savez bien, j’ai peur !!! PTDR (mille pardons, ma Stelphique, ce fut un plaisir de faire ce switch, mais pas sûr qu’on va faire remonter le bazar chez Lord Arsenik ! – Je parle bien entendu de faire remonter ce livre dans sa PAL).

Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda et le Challenge Printemps Elfique 2017 chez Stelphique.

Pourquoi je l’ai choisi :
Il me fallait un peu honorer mon petit Challenge Printemps Elfique, et il m’aura aussi fallu entrainer ma binomette avec moi, sous peine *de ne plus jamais lui parler*, pour lire ensemble ce livre que l’on décrit comme une merveille avec plein de fées dans ses pages….

Mission réussie et timing parfait avant la clôture, nous finissons donc en beauté ce trimestre féérique!

Synopsis :
Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghust, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privé à jamais de sa sœur jumelle, Morganna.

Loin de son pays de Galles natal, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres, notamment des livres de science-fiction. Samuel Delany, Roger Zelazny, James Tiptree Jr, Ursula K. Le Guin et Robert Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Alors qu’elle commence à reprendre du poil de la bête, elle reçoit une lettre de sa folle de mère : une photo sur laquelle Morganna est visible et sa silhouette à elle brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa mère ? Elle peut chercher dans les livres le courage de se battre.

Ce que j’ai ressenti : … Une envolée toute en pages et en ailes féériques…

« Qui pourrait vouloir d’un monde de marionnettes? »

Je me suis sentie très proche de ce personnage, dans sa manière de s’abandonner totalement dans ses lectures, en cette période critique de l’adolescence…

J’ai trouvé que l’auteure arrivait à nous faire ressentir cette langueur qui empoissonne le quotidien de cette jeune fille, à subir la lenteur des jours sans enthousiasme, à ressentir le poids écrasant de cet enfermement dans ce pensionnat.

Et finalement, sa liberté se trouve dans les livres, dans ce genre si particulier qu’est la Science-Fiction, qui lui ouvre les portes vers un imaginaire débordant…

« Ce qui m’a toujours plu dans la science-fiction, c’est qu’elle vous fait réfléchir et regarder les choses sous des angles auxquels vous n’auriez jamais penser. »

C’est très beau cette manière d’aimer autant la littérature, d’aller explorer d’autres univers, d’apprécier autant  le poids des mots, de rendre hommage aux plus grandes œuvres écrites…

Chaque piste de lecture est à noter soigneusement et je serai bien partante pour m’en faire quelques unes, notamment « Le Seigneur des Anneaux », puisque cette jeune fille le connait par cœur!

Morwenna adore lire, et ça fait plaisir à voir! On se sent un peu complice de ses envolées, intéressée par toute cette ronde d’auteurs qu’elle nomme comme les plus passionnants, et j’aurai bien aimé participer à ce Karass/Club de Lecture entièrement animé au nom de la SF…

« J’avais des livres, de nouveaux livres, et je peux tout supporter tant que j’en ai. « 

Les fées que l’on découvre au sein de ses pages m’ont vraiment charmée. Dans cette façon d’être tangible sans l’être tout à fait, d’être imparfaites mais empreintes de merveilleux , d’illuminer le quotidien sans être lumineuses, d’avoir du pouvoir magique mais dépendante du monde humain…

J’ai beaucoup aimé l’idée de l’auteure de faire un parallèle entre fées et fantômes, de ce besoin de se raccrocher au fantastique pour appréhender la douleur, de créer une sorte d’échappatoire féérique qui soulage de la souffrance du monde réel…

« Quoi qu’il en soit , si la plupart des gens ne voient pas les fées parce qu’ils n’y croient pas, les voir n’est pas une mauvaise chose. Certains des plus beaux êtres que j’ai jamais vus sont des fées. »

« Si vous aimez suffisamment les livres, les livres vous aimeront en retour. »

Dans ce journal intime, l’héroïne se dévoile, grandit, mûrit, guérit ses plus grandes blessures, affronte son passé bancal, mais garde farouchement son âme d’enfant, un pont indestructible vers l’imaginaire…Cette jeune adulte en devenir, nous offre ses plus intimes cheminements ainsi que de jolies réflexions, pour un moment de lecture tout en charme et en féérie.

… Dum spiro spero – « Tant que je respire, j’espère »

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Lien vers la chronique originale de Stelphique 

 

Agatha, es-tu là ? : Nicolas Perge & François Rivière

Titre : Agatha, es-tu là ?

Auteur : Nicolas Perge & François Rivière
Édition : Le Masque (28/12/2016)

Résumé :
Le 3 décembre 1926, Agatha Christie disparaît mystérieusement.

« Ni vivante… ni morte…  » Ces quelques mots d’un ami médium résonnent fortement dans l’esprit d’un Conan Doyle fatigué.

Le vieil auteur de Sherlock Holmes s’est juré de tout mettre en œuvre pour retrouver sa jeune consœur, volatilisée alors que la gloire commençait à poindre avec son dernier roman, « Le Meurtre de Roger Ackroyd ». Enlèvement ? Assassinat ? Fugue ?

Conan Doyle veut comprendre, savoir pourquoi … Mais y a-t-il un pourquoi ?

Réfugiée dans l’hôtel d’une ville thermale du Yorkshire sous une fausse identité, Agatha Christie cherche un peu de paix. Elle ignore que les chiens se sont déjà lancés sur ses pas…

Critique :
Agatha, où es-tu ? Agatha, que fais-tu ? Agatha, pourquoi le camp es-tu foutue ?

C’est cette disparition inquiétante et mystérieuse que Arthur Conan Doyle va essayer de résoudre : voilà donc le père de Sherlock Holmes sur les traces de la mère d’Hercule Poirot !

Ma foi, il aurait mieux fait d’envoyer sur la piste leurs deux rejetons, ils auraient eu vite fait de résoudre l’énigme, un en triturant ses petites cellules grises, l’autre en se couchant par terre pour relever des traces.

Il avait appris grâce à Sherlock Holmes que rien n’égale l’observation et la détection d’après les preuves.

— Seuls comptent les preuves et les indices, un peu comme pour votre grrrrand détective ! Les faits et pas les fées, sir Arthur !

— Toujours on regarde et on déduit à partir de ce qu’il y a… Mais il est plus intéressant d’analyser ce qu’il n’y a pas. Ce qui est manquant !

— C’est grâce à vous, monsieur Doyle !
— Comment cela ?
— Je suis, comme on dit, tombé dans ce genre de littérature grâce à Sherlock Holmes.

Que voilà un roman policier plaisant et où l’on côtoie du beau linge car nous croiserons la route de quelques auteurs anglais bien connu, dont le père de Peter Pan et on cite Dorothy L. Sayers.

Arthur s’empourpra en entendant que la romancière Dorothy L. Sayers, la « mère » de l’insupportable Lord Peter, était dans les parages. Il ne portait pas dans son cœur cette enragée féministe et ne sut que répondre.

Inspiré d’un fait réel qui est la disparition à un moment donné de la romancière Agatha Christie (et pas Raisin), les deux auteurs développent une enquête qui aurait pu avoir lieu puisque toutes les zones d’ombres de cette époque laisse la place à l’imagination la plus totale.

Le roman met, de plus, l’accent sur les pensées et les moeurs des gens à cette époque (1926) où l’homme a encore de grands pouvoirs, dont celui de tromper sa femme sans que cela pose problème à la société.

D’ailleurs, si son épouse n’est pas contente, elle n’a qu’à s’en accommoder !  Et ce n’était pas un homme qui disait cela….

— On en revient à ce qu’on disait. Si ton mari te trompe, tu acceptes la chose sans broncher. Après tout, tu l’as bien choisi.

Une lecture plaisante, donc, qui se lit assez vite, sans se prendre la tête sauf si on veut tenter de résoudre le pourquoi Agatha Christie a décidé de disparaître dans la nature, ce que Doyle ne sait pas encore…

L’écriture est agréable, poétique, avec de jolies phrases qui roulent dans votre bouche et dans votre tête.

Tel le chancre du syphilitique, le froid saisissant le rongeait, tiraillant sa peau meurtrie.

Les personnages sont bien campés, et quand bien même nous n’avons pas les certificats de conformité et l’appellation C.O.C (Caractère d’Origine Contrôlée), j’ai trouvé que toutes ces personnes avaient des airs de fidélité avec ce qu’ils auraient pu être dans la réalité.

Un mystère trouble, des fausses-pistes, des personnages attachants, un Conan Doyle qui imite son fils littéraire, un agréable moment de lecture et puis… heu, il manquerait pas un chapitre à la fin ??

Moi je veux bien, mais comment elle s’en est sortie, la mère Agatha, de son traquenard ?? L’autre homme lui a-t-il donné un coup de main ? Les flics sont arrivés ? Comment s’est-elle débarrassée des autres malfrats ?

Apparemment, ces moments sont laissés à l’imagination personnelle du lecteur…

Un peu expéditif à mon goût dans le final, mais dans l’ensemble, ce roman fait passer un agréable moment de lecture, sans pour autant être transcendantal et vous laisser un souvenir impérissable.

PS : j’adore la couverture avec la voiture abandonnée près de l’étang et, en reflet, la silhouette d’une dame accoudée à la voiture.

La Weaver joue à la détective ! Une Sherlock Holmes en culotte de satin.

En signe de mépris pour l’avis littéraire de James, Arthur haussa les épaules. Il s’assit dans le sofa tout proche et jeta le livre d’Agatha Christie à côté de lui.
— Ça ! Aficionado ? De la camelote pour les gares tout au plus.
— Moquez-vous ! Cette femme vous reléguera aux oubliettes, mon cher !
James se mit à rire tel un enfant. Il battit des mains comme pour amplifier la perfidie de ses déclarations.
— Au tréfonds du siècle passé ! Vous, les Collins, Gaboriau et les autres… Vous allez être les dinosaures du roman policier et cette Mme Christie ouvre la voie d’une nouvelle ère. Ah !

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

La Dernière Expérience – Une enquête d’Anna Kronberg et Sherlock Holmes : Annelie Wendeberg

Titre : La Dernière Expérience – Une enquête d’Anna Kronberg et Sherlock Holmes

Auteur : Annelie Wendeberg
Édition : Les Presses De La Cite (11/05/2017)

Résumé :
Après une première enquête menée avec Sherlock Holmes (voir Le Diable de la Tamise), Anna Kronberg s’est retirée dans son cottage du Sussex.

La jeune femme médecin pensait qu’elle et son célèbre coéquipier étaient parvenus à annihiler une organisation secrète qui expérimentait des bactéries pour en faire des armes de guerre. Mais le professeur Moriarty, véritable dirigeant de l’organisation, a survécu.

Et il a décidé d’utiliser Anna pour entamer des recherches sur la peste… Pour arriver à ses fins, Moriarty kidnappe Anna ainsi que son père.

Si la jeune femme veut revoir ce dernier en vie, elle devra obéir. Vivant désormais sous haute surveillance entre la demeure luxueuse de son geôlier à Londres et un entrepôt où elle réalise ses expériences, Anna tente de trouver un moyen pour prendre contact avec Holmes.

Alors qu’elle fomente le meurtre de Moriarty, une relation ambiguë s’instaure avec cet homme violent, manipulateur et effrayant.

Critique :
Anna Kronberg, notre doctoresse bactériologiste femme ne rêvait que d’une chose : que Sherlock Holmes l’aimasse, l’admirasse, l’embrassasse, la baisasse,… oups !

Mais comme rien de tout cela ne se passa, fumasse, elle se jura qu’on ne l’y reprendrait plus à tomber amoureuse de pareil homme.

Pensant oublier Holmes, notre bactériologiste préférée se retira dans son cottage du Sussex (elle aurait aimé faire pareil à Holmes).

Las, ce fut le professeur James Moriarty qui vint l’enlever afin de la forcer à travailler sur des futures armes bactériologiques à partir du bacille de la peste.

Chouette, une nouvelle enquête d’Anna Kronberg et de Sherlock Holmes. Bien que mon cher détective sera un peu moins présent dans ce deuxième tome… Quoique, vu toutes les fois où je l’ai croisé dans les toilettes pour dames, déguisé en femme lui-même…

Nous ne sommes pas vraiment face à une enquête traditionnelle genre Whodunit puisqu’ici, pas de meurtres ou d’énigmes à résoudre…

L’enlèvement d’Anna par le professeur Moriarty donnera plutôt lieu à un affrontement entre ces deux personnalités qui aiment commander et non se faire commander.

Anna n’a rien d’une femme conventionnelle dans cette société victorienne où la femme a zéro droits (ou si peu) : elle a fait des études de médecine, déguisée en homme, a bossé dans un laboratoire, toujours déguisée en homme, n’aime pas les corsets, se fiche un peu de la mode vestimentaire et, plus que tout, est est une forte tête et une femme qui sait ce qu’elle veut.

Moriarty aussi… Il sait ce qu’il veut et déteste lorsqu’Anna lui explique pourquoi certaines choses ne sont pas possibles ou trop dangereuses. Il a beau connaître son talent, elle reste néanmoins une femme et les hommes de cette époque n’aiment pas qu’une femme soient leur égale en intelligence.

Un polar historique qui se lit assez vite car une fois entamé, c’est plus fort que vous, vous voulez savoir comment Anna va réussir à s’en sortir, comment elle va arriver à contacter Holmes et comment ce dernier va parvenir à l’aider.

Il y a eu quelques détails qui m’ont fait hausser les sourcils dans leur manière de communiquer… Par là, je veux sous-entendre des choses presque impossibles à réaliser comme jeter une fiole fermée avec un message dedans dans les water-closet pour que Holmes récupère le message dans les égouts… Ça me paraît un peu fort de café.

Malgré ces quelques petits détails qui m’ont titillé, le reste de l’histoire est passé tout seul et j’ai adoré voir le duel entre Anna et Moriarty, me demandant s’ils allaient se rapprocher et si Moriarty était sincère ou pas.

Arrivée au final, je n’ai plus lâché le livre, même pour aller me faire un café ! Si l’auteur a un troisième tome sous le coude, je le lirai avec grand plaisir car j’aimerais savoir ce qu’il va advenir d’Anna et de Sherlock Holmes qui vient d’entrer dans son Grand Hiatus.

PS : Petite mise en garde : si vous voulez découvrir ce roman, je vous conseille fortement de commencer par le premier car dans le second, l’auteur n’explique en rien ce qu’il s’est déroulé dans le premier et le lecteur pourrait avoir l’impression de débarquer comme un cheveu dans la soupe.

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Mémorial Sherlock Holmes I : Jacques Baudou & Paul Gayot

Titre : Mémorial Sherlock Holmes

Auteur : Jacques Baudou & Paul Gayot
Édition : Clancier-Guenaud (1982) / Terre de brume (13/02/2003)

Résumé :
On le sait, Sherlock Holmes, le roi des détectives, l’amateur boulimique des mystères, l’immortelle créature de son immortel créateur, Sir Arthur Conan Doyle, s’il envahit l’existence et la création de son géniteur au point que ce dernier alla jusqu’à tenter de le tuer, n’en a pas moins suscité depuis sa naissance l’engouement d’une quantité incalculable de lecteurs et l’admiration de multiples écrivains dont un grand nombre a souhaité lui rendre la vie que l’abandon, puis la mort de Conan Doyle, lui avaient ôtée.

Depuis sa dernière apparition publique officielle dans « Son dernier coup d’archet », on ne compte plus les textes d’auteurs aussi innombrables qu’éclectiques qui l’ont mis ou en scène ou pastiché.

Ce premier Mémorial Sherlock Holmes s’est voué à la découverte, ou redécouverte, des œuvres par lesquelles ces auteurs divers ont souhaité prolonger, dans leur propre écriture, le mythe.

1 – Jacques BAUDOU & Paul GAYOT, Introduction, pages 9 à 15, Introduction
2 – Arthur PORGES, Le Dernier coup d’archet de Miss Marple (Her Last Bow)
3 – Miles KINGTON, L’Affaire du prince danois (The Case of the Danish Prince
4 – Robert Lloyd FISH, L’Énigme de Lotteries l’anormal (The Adventures of the Odd Lotteries)
5 – John Basil BOOTHROYD, Le Fusil à air comprimé, colonel Moran (The Air-Gun, Colonel Moran)
6 – OULIPOPO, Le Vol du cormoran
7 – Rod REED, La Lib ou la mort (Give Me Lib, or Give Me Death)
8 – Barry PEROWNE, Raffles sur la piste du chien (Raffles on the Trail of the Hound)
9 – Poul ANDERSON, Les Joyaux de la couronne martienne (The martian crown jewels),
10 – AEP, Le fils de Sherlock Holmes
11 – Robert Barr, Le grand mystère de Pegram

Critique :
Le gros inconvénient des collectionneurs, c’est que souvent, ils se retrouvent avec deux fois les mêmes livres dans leurs étagères et bien entendu, je n’échappe pas à la règle puisque, je mémorise plus facilement les couvertures que les titres !

Sachant que la première anthologie parue aux éditions Clancier-Guenaut (1982) a été revue, corrigée et augmentée dans sa version de chez Terre De Brume, on se dit qu’on a pas perdu dans l’affaire.

Ma nouvelle édition gagne l’introduction et deux nouvelles, dont la très amusante « Le fils de Sherlock Holmes » et « Le grand mystère de Pegram » que j’avais déjà lue dans un autre recueil.

Si vous cherchez des nouvelles de Sherlock Holmes ayant des airs du canon holmésien, passez votre chemin, car elles sont peu nombreuses les histoires qui le mettent en scène à la manière de Conan Doyle.

Nous sommes plus face à des parodies que des pastiches dans le premier sens du terme puisque les auteurs peuvent vous transposer Holmes et Watson (ou leurs copies médiocres) dans des univers décalés allant du théâtre à la planète Mars.

On a même une histoire où Holmes laisse partir le coupable, faisant preuve d’une grande erreur de jugement. Pardon, ce n’était pas Sherlock Holmes mais Schlock Homes !

Moi, de mon côté, je me suis bien amusée de découvrir enfin cette anthologie que je possède depuis des lustres et dont je n’avais jamais eu le temps d’ouvrir.

Les références homésiennes sont présentes, les auteurs savaient de quoi ils parlaient, ils avaient potassé leur canon et le tout est assez décalé, humoristique.

Rien d’exceptionnel, mais ça fait passer un bon moment !

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Le Musée de l’Holmes : Jacques Baudou & Paul Gayot

Titre : Le Musée de l’Holmes

Auteur : Jacques Baudou & Paul Gayot
Édition : NEO – Nouvelles Éditions Oswald 1989)

Résumé :
Au sommaire :
– Brève histoire de l’holmésologie, par J. Baudou et P Gayot
– L’aventure des deux librettistes (The Adventures of the two Collaborators) par James M. Barrie
– Monsieur Smith (Our Mr Smith) par Oswald Crawfurd
– L’aventure de l’assassin de métal (The Adventure of the Metalmurderer) par Fred Saberhagen
– L’aventure des U.F.O. (Adventure of the Ukrainian Foundling Orphans) par Robert L. Fish
– Une étude en rousse (A Scarletin Study) par Philip José Farmer
– Sherlock Holmes résout le mystère d’Edwin Drood (Sherlock Holmes Solves the Mystery of Edwin Drood) par Harry B. Smith
– Une affaire d’identité (A case of Identity) par Jack Ritchie
– Le crime ultime (The Ultimate crime) par Isaac Asimov
– Raffles et la folle nuit américaine (Raffles and an American Night Entertainement) par Barry Perowne
– ANNEXE : Le loup chantant de Forest Gate par l’Oulipopo

Critique :
Le ticket d’entrée pour le musée de l’Holmes n’était pas donné… Prix d’achat 15€ car on ne le trouve pas partout. La visite va donc se faire religieusement, à ce prix là.

M’étant faite a cup of tea selon les règles, j’ai commencé la visite de ses travées et découvert quelques nouvelles inédites.

Inédites ?? Bon, pas pour la première, intitulée « L’aventure des deux librettistes » que j’avais lue dans un recueil de nouvelles sorti dernièrement…

Verdict de cette nuit au musée ? Sur 10 tableaux présentés, j’en connaissais déjà un et j’en ai vraiment apprécié 4 qui avaient soit des allures de vraies histoires de Conan Doyle (Sherlock Holmes résout le mystère d’Edwin Drood – Raffles et la folle nuit américaine) ou qui étaient originales sans être chiantes à lire (L’aventure de l’assassin de métal – Le loup chantant de Forest Gate).

On sentait que les auteurs connaissaient leur holmésologie sur le bout de leur doigt, que leur nouvelle penche du côté de la SF, vers un conte de Perrault revisité, vers le pastiche où les noms des personnages sont changés, ou vers une histoire qui semble sortie tout droit du canon, pas de faute dans les interprétations canoniques.

Le prix payé valait donc la visite ?

Pour moi qui collectionne les pastiches de Sherlock Holmes, oui, mais pour le lecteur lambda qui n’a pas Holmes chevillé au corps et Sherlock qui coule dans les veines en injection à 7%, non, vaut mieux passer son chemin.

Moi, j’ai tout de même passé un bon moment de lecture, j’ai juste lu une des nouvelles entre les lignes tant je n’aimais pas le concept, même s’il avait du chien.

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Un moindre mal : Joe Flanagan

 

Titre : Un moindre mal

Auteur : Joe Flanagan
Édition : Gallmeister (06/04/2017)

Résumé :
Cape Cod, 1957. Dans cette petite communauté tranquille, une série de meurtres d’enfants paralyse la population. Une famille disparaît dans d’étranges circonstances, un homme se fait violemment tabasser et refuse de dénoncer ses agresseurs.

Le lieutenant Warren, de la police locale, découvre la difficulté de mener à bien son enquête dans un service corrompu.

Sa position devient intenable quand arrive dans la région Stasiak, officier légendaire de la Police d’État aux pratiques douteuses.

Destitué de ses dossiers, Warren comprend vite que résoudre ces affaires n’est pas ce que recherche ce flic brutal et manipulateur.

Pourtant il ne peut rester en retrait de ce chaos, au risque d’y perdre sa place, sa réputation et peut-être beaucoup plus.

Critique :
Damnés bandeaux titres que j’adore détester, qui ont souvent tendance à trop encenser un roman, ou à la comparer à d’autres, comme ici au L.A Confidential de Ellroy.

Il peut être dangereux de comparer un roman ou un auteur à un autre, déjà célèbre et qui a marqué les esprits…

Ça induit le lecteur en erreur qui pense retrouver l’atmosphère de l’autre roman avec lequel on le compare et bien souvent, ça se termine pas un « Bardaf, c’est l’embardée » comme le disait si bien notre regretté Manu Thoreau.

Pas besoin que vous soyez les enfants naturels de Sherlock Holmes pour en déduire que je suis passé un chouïa à côté de ce roman noir dont on vante les mérites un peu partout.

J’avais tellement envie de le lire… Sans doute avais-je aussi un peu la tête ailleurs car j’ai souvent pataugé avec les nombreux personnages, les mélangeant allègrement, ne sachant plus qui était qui dans cette multitude de personnages secondaires.

Non pas qu’ils n’étaient pas bien distincts, que du contraire, même, ils étaient travaillés, réalistes, différents, énigmatiques, mystérieux, mais l’auteur les appelant une fois par leur nom de famille et l’autre fois par leurs prénoms, j’ai fait une soupe avec eux, ce qui ne m’a pas aidé à me concentrer sur le livre.

Dommage que ma tête ait été ailleurs et que le brouhaha dans les transports en commun m’ait empêché de bien m’immerger dès le départ dans ce roman noir car son atmosphère est oppressante et magnifiquement bien décrite.

Entre quelques flics intègres, les ripoux de chez ripoux, les homophobes qui comparent tous les homos à des pédophile, qui cherchent des poux dans la tête du seul couple gay de Cap Cod et les magouilles sadiques d’un policier d’état, on baigne dès le départ dans une ambiance glauque qui fleure bon les années 50 et les petites villes.

De plus, la plume est envolée, lyrique, belle, et nous décrit les choses au point que le film se joue devant nos yeux.

Quant à l’intrigue, elle est complexe, possède des fausses pistes, des ramifications inattendues et son final m’a fait monter ma tension (au moins j’ai ressenti quelque chose).

Comment ai-je réussi à passer à côté et ne pas m’immerger à fond dedans dès le départ ? Il devait y avoir un truc qui coinçait dans ma caboche… Et le panel des personnages secondaires y était pour beaucoup puisque ma concentration n’était pas optimum.

Il avait tout d’un grand roman, j’en attendais beaucoup aussi et au final, je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotions durant ma lecture, hormis pour Little Mike et son père. Et encore, pas autant que j’aurais voulu.

Dommage pour moi car ce n’est pas dans les habitudes d’un Gallmeister de me décevoir.

Mais qui sait, peut-être que vous, il vous enchantera si vous pénétrez correctement dans les ambiances sombres la petite ville de Cap Cod et de sa galerie de personnages.

Ce n’est pas parce que moi j’avais des tas de choses dans ma tête que vous ferez la même erreur que moi.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

Les enquêtes d’Alfred et Agatha – Tome 1 – L’affaire des oiseaux : Ana Campoy

Titre : Les enquêtes d’Alfred et Agatha – Tome 1 – L’affaire des oiseaux

Auteur : Ana Campoy (auteure espagnole)
Édition : Bayard Jeunesse (01/10/2015)

Résumé :
Si Alfred Hitchcock et Agatha Christie s’étaient rencontrés lorsqu’ils étaient enfants, quelles aventures auraient-ils pu vivre ensemble ?

Après avoir fait atterrir un avion de sa fabrication sur la perruque du poissonnier, le jeune Alfred se retrouve en prison, pour une nuit. Il y fait la connaissance d’un détenu, Victor. Le jeune homme clame son innocence et supplie Alfred d’aller demander de l’aide à Agatha Miller.

Dès sa sortie, le garçon se rend à l’adresse indiquée par Victor. Quelle n’est pas sa surprise de découvrir qu’Agatha a 10 ans, comme lui ! Et la fillette, qui a monté une agence de détectives, lui apprend que Victor, le jardinier ses riches voisins, est accusé de leur avoir volé des objets de valeur : des oiseaux en or, ornés de pierres précieuses…

Critique :
Si Alfred Hitchcock et Agatha Christie s’étaient rencontrés lorsqu’ils étaient enfants, quelles aventures auraient-ils pu vivre ensemble ?

Et bien maintenant, je sais quelles genres d’aventures ils auraient pu vivre, ces deux monstres, ces deux génies, ces maîtres du genre policier et du suspense à couper au couteau.

Vu qu’ils sont jeunes et que nous sommes dans de la littérature jeunesse, nous n’auront pas droit à une île où les convives disparaissent l’un après l’autre, ni à une scène avec un rideau de douche et une musique qui augmente le rythme cardiaque.

Sans révolutionner le genre des jeunes qui enquêtent (je suis blindée, j’ai lu toutes les aventures du Club Des Cinq en son temps), l’auteur nous propose néanmoins un roman qui plaira aux plus jeunes et qui reposera l’esprit des plus grands.

Non, ceci n’est pas le polar du siècle, ni même de l’année, encore moins du mois, ou de la journée, mais il se lit très vite, les doigts de pieds en éventail dans son fauteuil de jardin, un mojito à la main.

Le livre sera terminé que votre glace pillée n’aura pas encore entièrement fondu, c’est vous dire si ça se lit vite.

Évidemment, comme dans tout bon livre avec des jeunes qui mènent l’enquête, tout va toujours pour le mieux, même dans les pires situations, ils arrivent à résoudre des trucs que même la police n’y était pas arrivée, se sortent de toutes les pires situations, mais bon, souriez, c’est de la fiction pour les jeunes.

Par contre, il y a tout de même une incohérence avec ce qu’il se passe dans la volière, la nuit… Celui qui y pénètre se fait attaquer par les oiseaux. Hors, s’il y a une chose que je sais, c’est que la nuit, les oiseaux, ça dort !! La nuit, un oiseau, ça ne vole pas, et ça sait encore moins viser un humain pour l’agresser, sauf si la volière était remplie de rapaces nocturnes, mais ce n’était pas le cas.

En tout cas, ça donnera sans doute des idées de films au petit Alfred !

Anybref, même si on ne révolutionne pas le genre, ça se laisse lire avec l’esprit apaisé, tranquille, ça repose la tête après des nouvelles peu réjouissantes, tristes, commises par des imbéciles, ça peut aussi vous détendre après des romans particulièrement lourds ou oppressants.

Un agréable petit moment de détente avec deux personnages attachants, que tout oppose puisque si Alfred vit dans l’East End, Agatha, elle, vit dans une belle maison de riches, mais dont la soif de résoudre des mystères va faire naître une belle amitié.

Un chouette petit roman jeunesse qui met à l’honneur deux grandes figures anglaises, qu’elles soient de la littérature ou du cinéma et dont quelques clins d’œil à leurs ouvres sont disséminés dans les pages, avec une note en fin d’ouvrage pour celui qui les aurait loupé.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le Challenge du « Mois Espagnol » chez Sharon (Mai 2017).

Undertaker Riddle – Tome 1 : Higasa Akai

Titre : Undertaker Riddle – Tome 1

Scénariste : Higasa Akai
Dessinateur : Higasa Akai

Édition : Ki-oon (2012)

Résumé :
À première vue, Hayato est un lycéen tout ce qu’il y a de plus ordinaire : terriblement gourmand, jamais un sou en poche, très entouré par ses amis. Mais aussi… cerné de fantômes ! Ces être de l’au-delà que Hayato est le seul à voir font de la vie du jeune homme un enfer quotidien…

Sa vie bascule le jour ou il croise un fossoyeur un peu particulier, qui lui propose de le débarrasser des esprits qui l’importunent.

Mais en échange, Hayato devra l’assister dans son travail macabre. Le jeune homme refuse tout net, et tombe presque aussitôt après sur une jeune et jolie apparition… qui le poignarde sans raison !

Il n’a plus le choix : c’est le métier d’exorciste ou la mort. Âmes égarées, fantômes et esprits malins, ce fossoyeur d’un genre nouveau les expédie tous ad patres !

Critique :
Dans ma vie de lectrice, je connais deux Undertaker : celui qui se promène avec son vautour dans une bédé western et celui de Black Butler.

Et bien, maintenant, je connais un 3ème fossoyeur !

Ceci est un manga assez frais, enjoué, avec Hayato – notre personnage principal – un jeune garçon qui aurait tout pour être heureux s’il n’était pas harcelé ainsi par des fantômes qui lui pourrissent la vie en le poursuivant de leurs assiduités (des fantômes filles, bien entendu).

De sa rencontre avec Undertaker Riddle va naître des aventures rocambolesques où le but du jeu est de renvoyer les âmes égarées et méchantes à leur place en leur offrant leur requiem et un beau cercueil !

Pourtant, Hayato n’a rien d’un héros ! Il enchaîne des gaffes sur gaffes, est râleur, voudrait qu’on le laisse tranquille, n’a aucune maturité, mais est prêt à tout pour démontrer à Brad, un des chefs de Riddle, qu’il a les capacités pour être un fossoyeur, même s’il n’est qu’un simple humain !

Une chose m’a interpellée : j’ai trouvé des tas de similitudes entre les dessins et ceux du manga Black Butler (ou c’est le contraire), car Riddle a des airs de l’Undertaker facétieux de l’autre manga.

De plus, le design de la couverture est dans le mode baroque gothique, comme Black Butler, les titres des chapitres sont un peu du même style… À tel point que j’ai même vérifié si ce n’était pas le même mangaka ! Mais non…

Quant à Brad le secrétaire des catacombes, il a de furieux airs de ressemblances avec le Shinigami (dieux de la Mort) Grell.

Une autre chose qui m’a intriguée et dérangée, c’est que j’ai trouvé que Riddle ressemblait beaucoup à un fantôme qu’ils affrontent (Noir) ! Leurs visages étaient similaire – comme dans tous les mangas me diront certains, et moi en premier !

Oui, ces visages en pointent se ressemblent tous, je l’ai remarqué souvent… Visuellement, c’est chiant et ça peut parfois faire naître des sacrées erreurs d’interprétation.

Et ce n’est pas tout… L’autre chose qui m’a frappé, c’est qu’il y a assez bien d’ambiguïté sexuelle entre les deux protagonistes, surtout Riddle qui à l’air carrément amoureux de Hayato, tandis que ce dernier n’est pas tout à fait d’accord.

En fouinant sur le Net, j’ai appris que c’était en fait un shonen-Aï, autrement dit, un manga se basant sur une relation entre deux hommes mais ne contenant aucune scène peu catholique ! Bref, pas de yaoi ou de slash, de lemon, entre les protagonistes mâles !

Au final, j’ai tout de même passé un bon moment de lecture, j’ai apprécié l’humour qui se dégage de ces pages, j’ai apprécié les deux personnages principaux, même s’ils ont des similitudes avec Ciel et le diable de majordome présent dans Black Butler, et j’ai bien envie de voir comment va évoluer ce duo atypique qui est nettement plus drôle que celui de Black Butler.

Je vais continuer la série, mais si ça vire à l’eau de rose dans les prochains tomes, je pense qu’alors je passerai mon chemin !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

Sherlock Holmes – Tome 9 – Le signe des quatre : André-Paul Duchâteau & Bruno Di Sano

Titre : Sherlock Holmes – Tome 9 – Le signe des quatre

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Bruno Di Sano

Édition : Claude Lefrancq – Bdétectives (1998)

Résumé :
Sherlock Holmes s’ennuie, il espère une enquête mais John Watson, pas encore remis de la campagne d’Afghanistan, ne veut pas user de ses forces.

« Ah, une enquête, une belle et étonnante enquête, Watson ! C’est un stimulant pour la clarification de mon esprit et tous les dangers afférents me paraissent négligeables. […] Donnez-moi une énigme, une belle énigme à résoudre ! Et je cesserai de m’ennuyer ! »

Critique :
OUI !! Enfin une bédé de cette série sur Sherlock Holmes dont le scénario est conforme à l’esprit holmésien et ne lorgne pas du côté du fantastique ou du porte nawak !

Évidemment, quand on dessine un album et qu’il faut suivre le canon holmésien, c’est plus difficile de faire ce que l’on veut…

C’est donc, dans toute cette série de 9 tomes, un des seuls (avec Le Chien des Baskerville) à ne pas présenter un scénario loufoque et ça fait du bien.

L’histoire est conforme à celle de Conan Doyle, bien que raccourcie puisque bien obligé.

Si Watson tombe amoureux de Mary Morstan, nous n’aurons pas droit à ses pensées amoureuses et à leur rapprochement durant l’enquête puisque le format bédé ne permet pas de pareils épanchements.

Niveau dessins, on a connu mieux au niveau de l’interprétation visuelle de Holmes et  de Watson puisque le détective arbore, une fois de plus, l’horrible deerstalker et la macfarlane pour se déplacer en ville et que le docteur Watson est un peu trop gras à mon goût et d’après le canon.

Au moins, dans ce tome-ci, on dirait que Holmes a moins des épaules de déménageur que dans les précédents. Il était temps !

Dommage que le reste de la collection ne soit pas dans cette veine-là et que tous les scénarios non canoniques aient viré du côté du fantastico-burlesque même pas drôle, le tout avec des explications bâclées en fin d’album.

Ici, on est dans un bon album au scénario maîtrisé puisque conforme à celui de l’auteur, Sir Arthur Conan Doyle.

Et nom de dieu, ça fait du bien !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Touchez pas au grisbi ! : Albert Simonin

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Titre : Touchez pas au grisbi !

Auteur : Albert Simonin
Édition :  Gallimard (12/06/2014)
Édition originale : Nouvelle Revue française (1953) – Série noire N°148 (1953)

Résumé :
Max-le-Menteur pensait se classer parmi les hommes de poids du milieu des malfrats parisiens. Il ne lui manquait pas grand chose. Mais l’assassinat de Fredo vient tout remettre en cause.

Qui a tué ce chef de bande ? Riton, son ennemi héréditaire, et meilleur ami de Max ? En son absence, c’est ce que tout le monde croit. Et pour les lieutenants de Fredo, la vengeance va être simple : tuer Max.

Entre la police qui cherche Riton et les tueurs fous à ses trousses, Max n’aura pas une minute à lui.

Critique :
L’est déjà con, le Frédo, de dire à voix haute qu’il va filer un coup d’surin à Riton, le chef de la bande rivale…

Lorsqu’on est un petit caïd, vouloir fourrer un cador, c’est le genre d’acte qu’il vaut mieux ne pas claironner sur tous les toits, et encore moins dans un rade !

La vie étant une sacré loterie, notre Frédo a tiré les mauvais numéro et c’est lui qui avale son acte de naissance, d’un coup de lame de rasoir, du genre de celle qui te coupe la gorge…

Principal suspect, je vous le donne en mille : Riton, bien entendu ! Ou du moins, si ce n’est pas lui, c’est sa bande ! Haro sur la bande à Riton, don Max-Le-Menteur fait partie.

Si l’argot vous donne de la chair de poule et des envies folle de lire la Princesse de Clèves de Mme de La Fayette (je n’ai rien contre ce roman, contrairement à certains politiciens), passez votre tour, vous finiriez avec de l’eczéma tant les mots argotiques sont courant dans ce roman.

Le glossaire mis en fin de roman fut très souvent sollicité par mézigue, mais problème c’est que ça vous casse le rythme de la lecture, à force d’aller voir.

Clichy, Notre-Dame de Lorette, place Pigalle, tel est notre ghetto et c’est pas du gâteau !

Dans ce roman, mesdames, nous en prendrons pour notre grade, les femmes qui hantent ces lieux étant le plus souvent occupées à pratiquer le plus vieux métier du monde et pas toujours fréquentables.

Âmes pudibondes s’abstenir aussi car à cette époque, on ne prenait pas des gants et les appellations d’origine raciale non contrôlées sont présentes aussi dans ces pages. Les termes sont crus, racistes, bien entendu, mais à classer dans cette époque où ils étaient autorisés.

N’oublions pas non plus que nous sommes chez les truands, et qu’ici, les additions, on les règle avec des bastos et des pruneaux, qui ne sont pas d’Agen, vous vous en doutez.

Un polar noir argotique, dont tout le monde a entendu parler du film avec Gabin, un polar noir qui ravira les amateurs du genre mais déplaira aux autres.

L’usage de termes argotiques dont je ne connaissais pas la définition m’a énormément ralenti dans la lecture, me faisant parfois perdre le fil de la narration, des notes en bas de page eussent été plus simples et moins chiantes.

À la fin, j’en avais tellement marre d’aller voir en bout de roman, de constater que certaines définitions n’y étaient pas que  j’ai zappé, tant pis pour les mots dont je ne connaissais pas le sens.

Bon, je ne vais pas trop m’épancher dessus, ni trop l’ouvrir, ni trop vous affranchir, j’voudrais pas qu’on pense que je suis une balance alors que je suis du signe du sagittaire !

Méfions-nous des piqueurs qui se faufilent en loucdé dans les ruelles sombres… Et évitons aussi les cognes, ça vaudra mieux pour notre santé de petits truands.

Étoile 3

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (254 pages) et Le Mois du polar 2017 chez Sharon.

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