Sherlock Holmes – Tome 9 – Le signe des quatre : André-Paul Duchâteau & Bruno Di Sano

Titre : Sherlock Holmes – Tome 9 – Le signe des quatre

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Bruno Di Sano

Édition : Claude Lefrancq – Bdétectives (1998)

Résumé :
Sherlock Holmes s’ennuie, il espère une enquête mais John Watson, pas encore remis de la campagne d’Afghanistan, ne veut pas user de ses forces.

« Ah, une enquête, une belle et étonnante enquête, Watson ! C’est un stimulant pour la clarification de mon esprit et tous les dangers afférents me paraissent négligeables. […] Donnez-moi une énigme, une belle énigme à résoudre ! Et je cesserai de m’ennuyer ! »

Critique :
OUI !! Enfin une bédé de cette série sur Sherlock Holmes dont le scénario est conforme à l’esprit holmésien et ne lorgne pas du côté du fantastique ou du porte nawak !

Évidemment, quand on dessine un album et qu’il faut suivre le canon holmésien, c’est plus difficile de faire ce que l’on veut…

C’est donc, dans toute cette série de 9 tomes, un des seuls (avec Le Chien des Baskerville) à ne pas présenter un scénario loufoque et ça fait du bien.

L’histoire est conforme à celle de Conan Doyle, bien que raccourcie puisque bien obligé.

Si Watson tombe amoureux de Mary Morstan, nous n’aurons pas droit à ses pensées amoureuses et à leur rapprochement durant l’enquête puisque le format bédé ne permet pas de pareils épanchements.

Niveau dessins, on a connu mieux au niveau de l’interprétation visuelle de Holmes et  de Watson puisque le détective arbore, une fois de plus, l’horrible deerstalker et la macfarlane pour se déplacer en ville et que le docteur Watson est un peu trop gras à mon goût et d’après le canon.

Au moins, dans ce tome-ci, on dirait que Holmes a moins des épaules de déménageur que dans les précédents. Il était temps !

Dommage que le reste de la collection ne soit pas dans cette veine-là et que tous les scénarios non canoniques aient viré du côté du fantastico-burlesque même pas drôle, le tout avec des explications bâclées en fin d’album.

Ici, on est dans un bon album au scénario maîtrisé puisque conforme à celui de l’auteur, Sir Arthur Conan Doyle.

Et nom de dieu, ça fait du bien !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Touchez pas au grisbi ! : Albert Simonin

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Titre : Touchez pas au grisbi !

Auteur : Albert Simonin
Édition :  Gallimard (12/06/2014)
Édition originale : Nouvelle Revue française (1953) – Série noire N°148 (1953)

Résumé :
Max-le-Menteur pensait se classer parmi les hommes de poids du milieu des malfrats parisiens. Il ne lui manquait pas grand chose. Mais l’assassinat de Fredo vient tout remettre en cause.

Qui a tué ce chef de bande ? Riton, son ennemi héréditaire, et meilleur ami de Max ? En son absence, c’est ce que tout le monde croit. Et pour les lieutenants de Fredo, la vengeance va être simple : tuer Max.

Entre la police qui cherche Riton et les tueurs fous à ses trousses, Max n’aura pas une minute à lui.

Critique :
L’est déjà con, le Frédo, de dire à voix haute qu’il va filer un coup d’surin à Riton, le chef de la bande rivale…

Lorsqu’on est un petit caïd, vouloir fourrer un cador, c’est le genre d’acte qu’il vaut mieux ne pas claironner sur tous les toits, et encore moins dans un rade !

La vie étant une sacré loterie, notre Frédo a tiré les mauvais numéro et c’est lui qui avale son acte de naissance, d’un coup de lame de rasoir, du genre de celle qui te coupe la gorge…

Principal suspect, je vous le donne en mille : Riton, bien entendu ! Ou du moins, si ce n’est pas lui, c’est sa bande ! Haro sur la bande à Riton, don Max-Le-Menteur fait partie.

Si l’argot vous donne de la chair de poule et des envies folle de lire la Princesse de Clèves de Mme de La Fayette (je n’ai rien contre ce roman, contrairement à certains politiciens), passez votre tour, vous finiriez avec de l’eczéma tant les mots argotiques sont courant dans ce roman.

Le glossaire mis en fin de roman fut très souvent sollicité par mézigue, mais problème c’est que ça vous casse le rythme de la lecture, à force d’aller voir.

Clichy, Notre-Dame de Lorette, place Pigalle, tel est notre ghetto et c’est pas du gâteau !

Dans ce roman, mesdames, nous en prendrons pour notre grade, les femmes qui hantent ces lieux étant le plus souvent occupées à pratiquer le plus vieux métier du monde et pas toujours fréquentables.

Âmes pudibondes s’abstenir aussi car à cette époque, on ne prenait pas des gants et les appellations d’origine raciale non contrôlées sont présentes aussi dans ces pages. Les termes sont crus, racistes, bien entendu, mais à classer dans cette époque où ils étaient autorisés.

N’oublions pas non plus que nous sommes chez les truands, et qu’ici, les additions, on les règle avec des bastos et des pruneaux, qui ne sont pas d’Agen, vous vous en doutez.

Un polar noir argotique, dont tout le monde a entendu parler du film avec Gabin, un polar noir qui ravira les amateurs du genre mais déplaira aux autres.

L’usage de termes argotiques dont je ne connaissais pas la définition m’a énormément ralenti dans la lecture, me faisant parfois perdre le fil de la narration, des notes en bas de page eussent été plus simples et moins chiantes.

À la fin, j’en avais tellement marre d’aller voir en bout de roman, de constater que certaines définitions n’y étaient pas que  j’ai zappé, tant pis pour les mots dont je ne connaissais pas le sens.

Bon, je ne vais pas trop m’épancher dessus, ni trop l’ouvrir, ni trop vous affranchir, j’voudrais pas qu’on pense que je suis une balance alors que je suis du signe du sagittaire !

Méfions-nous des piqueurs qui se faufilent en loucdé dans les ruelles sombres… Et évitons aussi les cognes, ça vaudra mieux pour notre santé de petits truands.

Étoile 3

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (254 pages) et Le Mois du polar 2017 chez Sharon.

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Prendre les loups pour des chiens : Hervé Le Corre

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Titre : Prendre les loups pour des chiens

Auteur : Hervé Le Corre
Édition : Payot et Rivages (11/01/2017)

Résumé :
Franck, environ 25 ans, sort de prison après un braquage commis en compagnie de son frère aîné. Il est accueilli par une famille toxique : le père, fourbe, retape des voitures volées pour des collectionneurs, la mère, hostile et pleine d’amertume, la fille Jessica, violente, névrosée, animée de pulsions sexuelles dévorantes et sa fille, la petite Rachel, mutique, solitaire et mystérieuse, qui se livre à ses jeux d’enfant.

Nous sommes dans le sud de la Gironde, dans un pays de forêts sombres et denses, avec des milliers de pins qui s’étendent à perte de vue, seulement ponctués par des palombières. Dans la moiteur, la méfiance et le silence, un drame va se jouer entre ces êtres désaxés.

loup-rencontre-chien-2Critique :
Il est dangereux de prendre des loups pour des chiens, tout comme de prendre des vessies pour des lanternes… Ou de prendre des remorqueurs pour des gondoles, comme le chantait Maurane.

Franck va en faire l’amère expérience, lui qui pensais retrouver son frangin à sa sortie de prison, le voici obligé d’attendre son retour en compagnie de la nouvelle copine de son frère et des parents de celle-ci.

Entre nous, un séjour dans une congrégation de moines bénédictins serait plus sympathique que de se retrouver à table avec ces deux vieux dont on ne sait trop ce qu’ils pensent, cachés derrière leurs regards torves et Jessica, la meuf de son frère, chaude comme une baraque à frites, que dis-je, c’est pas une chatte, mais un volcan en feu et qui aime que les hommes la prenne tel un pompier au prise avec un grand incendie.

Si le pitch de départ ressemble à une resucée (Jessica, calme-toi) réchauffée, la suite l’est moins. Je ne dirai rien de plus pour vous garder vierge de tout savoir.

Le point fort, ce sont les personnages, tout en aigreur, tout en secrets, tout en mystères, tout en noirceur, tout en magouilles…

Entre Jessica (qui a chaud partout) et son caractère bipolaire gémeaux qui passe de Jessica-qui-rit à Jessica-qui-grogne-et-frappe en moins de temps qu’il ne lui en faut pour ôter son string et les vieux dont la mère est mauvaise comme une teigne et dont le père est louche, le pauvre Franck fait figure d’agneau parmi toute cette meute.

Le départ du roman est assez lent, tout se met en place, tout le monde s’observe, tels des chiens de faïence, et s’ils étaient vraiment des chiens, on pourrait dire qu’il se renifleraient le trou du cul en attendant de voir.

C’est rempli de non-dits, de mystères, d’absences, de secrets, et on s’embourbe dedans,  la violence est larvée, latente, suintant par tous les pores, le tout étant toujours sur le fil du rasoir, tendu comme la corde d’un string, ou du jeans de notre Franck qui ne peut s’empêcher d’avoir des afflux de sang bien placé en voyant la Jessica déhancher son petit cul.

Les descriptions de l’environnement sont criantes de réalisme, on sent la moiteur, la chaleur, le soleil implacable qui darde ses rayons dans cet espèce de OK Corral où Wyatt Earp brille par son absence.

La tension est toujours à son comble, on ne sait pas ce qu’il va se passer, on découvre, on frémit, on tremble pour la petite Rachel, cette gamine qui ne balance pas 20 lignes de dialogues mais à laquelle on s’attache instantanément.

Sa mère, Jessica, on aimerait lui balancer une masse de 20 tonnes sur la gueule tant elle est exaspérante avec ses sautes d’humeur et son caractère qui ne sait jamais de quel côté il va osciller.

Et cette attente que l’auteur sait si bien décrire, sait si bien nous faire vivre, ralentissant les gestes comme si la chaleur qui règne dans cette arène plaquait tout le monde au sol.

Pourtant, malgré tout ça, j’ai mis du temps à entrer dans le roman, à m’y immerger totalement, surnageant que je faisais au-dessus de toute ce foutoir, de ce terroir qui fleurait bon les magouilles et compagnie, avec ces gens que l’on n’aimerait pas fréquenter ou croiser au coin d’un bois, même à midi.

Oui, je suis passée à côté de quelques chose, sans doute, j’ai loupé la main qui aurait dû me happer directement et ce n’est qu’après la moitié du livre que je me suis laissée vraiment aller dedans.

Un roman noir sordide, violent, traitre, composés de gens à qui il ne faut pas tourner le dos car tout compte fait, qui peut dire où sont vraiment les chiens et les loups dans tout ce petit monde de la truande ?

Étoile 3

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le Mois du polar 2017 chez Sharon.

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The Hound of the Baskervilles Part One & Part Two – Peter Cushing (1968) [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 29/52]

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Là vous vous dites que la Belette elle déraille en nous parlant encore du « Chien des Baskerville » avec Peter Cushing… Du moins, ceux qui suivent au premier rang ou ceux qui ne sont pas encore Alzheimerisé !

Oui j’ai déjà fait une fiche sur le film « The Hound of the Baskervilles » avec Peter Cushing dans le rôle de Sherlock Holmes, mais ici, ce n’est pas la même chose !

Non, je n’ai pas abusé de la baignoire remplie de mojitos chez Anne-Ju (voir son article sur le nouveau MacGyver) et oui il existe bel et bien deux versions du Toutou des Baskerville avec Peter Cushing dans le rôle de Sherlock Holmes !

La dernière fois, je vous parlais du film de la Hammer, réalisé par Terence Fisher, avec Christopher Lee dans le rôle de Henry Baskerville et André Morell dans celui du docteur Watson.

Le film de Terence Fisher

Le film datait de 1959 et c’était un film ! Ici, je vous parle de la série Sherlock Holmes avec Peter Cushing dans le rôle titre, succédant à Douglas Wilmer.

Wiki et moi on va vous rafraichir la mémoire et vous donner la minute de culture : Quelques années plus tard, le réalisateur Terence Fisher dirigea une nouvelle aventure du détective, cette fois-ci interprété par Christopher Lee, dans « Sherlock Holmes et le collier de la mort » (1962).

Quant à Peter Cushing, il reprendra son personnage en 1968 dans une série télévisée britannique « Sherlock Holmes » débutée en 1964-1965, ainsi qu’en 1984 dans le téléfilm « Les Masques de la mort ». [Fin de la parenthèse culturelle]

Le Sherlock Holmes dont je vous cause ce jour est celui de la série télévisée britannique, composée de 29 épisodes de 50 minutes, inspirée de l’œuvre d’Arthur Conan Doyle.

Une première saison de 13 épisodes a été diffusée en 1964-1965 sur la BBC avec Douglas Wilmer dans le rôle principal.

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La série avec Douglas Wilmer

La seconde saison de 16 épisodes n’a été diffusée que quatre ans plus tard, Peter Cushing reprenant le rôle de Sherlock Holmes.

Plusieurs épisodes de la série sont actuellement considérés comme perdus ou partiellement perdus, notamment au sein de la seconde saison avec Peter Cushing.

Et donc, comme toute bonne série sur Sherlock Holmes qui se respecte, on a droit à un épisode consacré au Chien, le tout en deux partie, ce qui nous donne la longueur d’un film ! Vu le nombre de fois que je l’ai vu, je le connais pas cœur, le Chien.

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Ce que j’en ai pensé : L’intro avec la malédiction est plus sobre que chez la Hammer, bien entendu. Ensuite, la scène dans l’appart du 221b Baker Street est celle du canon holmésien avec l’étude de la canne et les déductions erronées de Watson.

Nigel Stock n’est pas un super Watson, il a l’air un peu benêt et de ne pas être à l’origine de l’invention du fil à couper le beurre. Hélas, c’était l’époque des Watson crétin comme pas deux, de faire-valoir de Holmes, épicétou.

Un genre de crétinus congénitus qui sera à son apogée dans la série avec Basil Rathbone dans le rôle de Holmes et de Nigel Bruce dans le rôle de Watson (un autre Nigel).

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Le docteur Mortimer (David Leland) est toujours un type bondissant, et j’ai apprécié l’acteur qui joue Sir Henry Baskerville (Gary Raymond) car il était minouche et avait la prestance d’un gentleman.

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Et puis, alléluia, à Londres, Sherlock Holmes ne se déplace pas avec l’horrible macfarlane et la deerstalker ! Il est habillé en gentleman, comme il l’était toujours (sauf quand il se déguisait).

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Peter Cushing fait un bon Sherlock Holmes, il est mince, de corps et de visage, il a de la prestance, il présente bien, n’en fait pas trop, ne grimace pas comme un personnage comique. Bref, c’est un Sherlock Holmes que j’aime.

On ne déroge pas au roman, Watson accompagne le beau Sir Henry à Baskerville Hall et Holmes reste à Londres… Enfin, je ne la fais plus à vous !

Certes, les ambiances sont un peu surannées, la série a mal vieilli, elle ne possède pas d’effets spéciaux et quand nos amis marchent la nuit dans le fog, on voit briller le soleil !

Mais au moins, eux, ils ne montrent que très peu le chien, qui ressemble de loin à un Rottweiller. Ok, niveau hurlement, c’est mal fichu, on dirait plus un chien qui hurle après ses croquettes qu’un chien maudit.

Pour le nom du coupable, Holmes le donne juste après que Watson ait retrouvé sa cachette clandestine, quand on entend le chien hurler à la lune et un homme hurler à la mort (genre « Tarzan s’est coincée une couille en sautant sur sa liane) et que nos amis découvre le cadavre de….

Au final, une série qui a tout d’un film, une 36ème adaptation du Chien, fidèle à l’originale, hormis quelques points qui n’entravent pas le bon déroulement de l’enquête et, ma foi, savoir plus vite qui est le coupable et pourquoi n’est pas gênant.

C’est à voir avec un plat de popcorn sur les jambes, sous un plaid, durant ces jours sombres d’automne, en écoutant la pluie frapper les carreaux. Sans oublier la cup of tea, bien entendu !

On ne révolutionne rien, ça ne cassera jamais trois pattes à un canard, mais c’est plaisant à voir et vu que je n’avais pas encore regardé la série télé avec Peter Cushing… Il était temps que je rattrape mon retard !

Bon, je n’ai jamais vu les épisodes avec Basil Rathbone non plus !

Étoile 3

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Peace Maker – Tome 2 : Ryoji Minagawa

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Titre : Peace Maker – Tome 2

Scénariste : Ryoji Minagawa
Dessinateur : Ryoji Minagawa

Édition : Glénat (2011)

Résumé :
Peace Emerson et ses compagnons franchissent la mer vers une terre inconnue, à la recherche de son frère.

Mais la traversée ne sera pas de tout repos : ils sont toujours la proie des tentatives d’assassinat des Crimson Executers, et ce ne sont là que les préliminaires des nouveaux dangers et des révélations qui les attendent sur le nouveau monde de Tarkus.

peace-maker-9782723480413_pgCritique :
Avec beaucoup de retard je viens de découvrir la suite des aventures de Hope Emerson, un tireur émérite et de ses deux compagnons de route : Kyle Palmer, l’intello et Beat Gabriel, un tireur tout aussi excellent que Hope.

Sans oublier la petite Nicola Crimson, fille du chef des Crimson Executer, recherchée par les membres de sa « famille » depuis qu’elle a pris la fuite et qu’elle est protégée par Hope Emerson et ses deux amis.

On commence par un voyage mouvementé à bord de ce qui ressemble furieusement à un transatlantique (et je ne sais pas vraiment en quelle époque nous sommes) en direction de Tarkus.

Pas le temps de se reposer, ça fuse de partout avec le Crimson Executer qui veut faire sauter le paquebot. Va falloir toute l’ingéniosité de Kyle et l’adresse au tir de Hope et de Beat pour en venir à bout et terminer façon croisière s’amuse, enfin !

Le pays de tarkus a tout du Moyen-Orient de par la physionomie de ses habitants et de leur habillements. Et si on pensait se reposer un peu, c’est rappé de nouveau !

Ce deuxième tome met en avant du suspense et des tirs de fous, réalisés à pleine vitesse dans une des premières voitures Ford ou sur une motocycle qui commence par « Harley »…

Bon, on va me la faire à moi, c’est tout bonnement impossible de ne jamais rater ses cibles quand on fonce à toute berzingue, mais on n’est pas ici pour le réalisme des choses mais plus pour le fun et passer un bon moment en faisant parler la poudre.

On a des mystères, de l’action, de la morve de gamine qui coule de partout, des magouilles, un assassinat qui a tout de politique et sans doute une injustice quand au coupable présumé.

Ma foi, je passe un bon moment avec nos tireurs professionnels, j’apprécie les personnages principaux, leurs côtés sombre héros et j’ai bien envie de savoir ce qui va leur arriver dans l’avenir.

Verdict ? Je continue la série !

Étoile 3

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

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Nuit mère : Kurt Vonnegut

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Titre : Nuit mère

Auteur : Kurt Vonnegut
Édition : Gallmeister (2016)

Résumé :
« Je suis américain de naissance, nazi de réputation et apatride par inclination. »

Ainsi s’ouvrent les confessions de Howard W. Campbell Jr. qui attend d’être jugé pour crimes de guerre dans une cellule de Jérusalem. Ce dramaturge à succès exilé en Allemagne fut en effet le propagandiste de radio le plus zélé du régime nazi.

Mais il clame aujourd’hui son innocence et prétend n’avoir été qu’un agent infiltré au service des Alliés.

Il lui reste désormais peu de temps pour se disculper et sauver sa peau.

mother-nightCritique :
Voilà un roman qui sort des sentiers battus, aux antipodes de ce que je lis habituellement, et dont, au final, je suis sortie assez secouée.

Howard C. Campbell dit lui-même qu’il est un américain de naissance, un nazi de réputation et un apatride par inclination.

Cet homme que l’on devrait détester nous livre ce récit autobiographique, fictif, de sa vie durant la Seconde Guerre Mondiale en tant que grand propagandiste sur les ondes radios et du côté des nazis.

Récit autobiographie qu’il aurait envoyé à l’auteur, Kurt Vonnegut, depuis sa cellule à Jérusalem dans laquelle il attend son procès.

Ce qui frappe dans ce récit, c’est qu’au début, on devrait haïr Howard pour ce qu’il a fait, mais au fur et à mesure des pages, on ne sait plus trop quoi penser de lui et la balance penche irrémédiablement vers le mec sympa plutôt que vers le vrai salaud.

L’équilibre étant toujours sujet à caution puisque Howard pourrait nous raconter des carabistouilles… ou pas !

Parce que si cet homme fut un propagandiste, ce ne fut pas vraiment de son fait, mais en tant qu’espion pour les États-Unis !

Dans ses discours farcis à la haine des autres et à la sauce antisémite, ses soupirs, ses toussotements auraient été des codes pour les Américains à l’écoute de ses diatribes haineuses.

Vrai ou pas vrai ?? Sans doute vrai, mais peu de personnes peuvent le confirmer et tout le roman sera rempli de faux-semblants, de ces gens qui pensent être une chose et qui sont l’exact opposé, de ces gens qui se disent purs et qui ne valent pas mieux que les nazis nostalgiques ou les nazis de l’époque du moustachu à la mèche de cheveux noire.

Nous sommes ce que nous feignons d’être, aussi devons-nous prendre garde à ce que nous feignons d’être.

Soyez sur vos gardes durant la lecture…

La plume de l’auteur est facile à lire, le roman se termine en quelques heures, il n’est guère épais (guerre et paix), mais il y a dedans quelques réflexions profondes dont les plus étonnantes sont celles entre Howard Campbell et Eichmann, ce dernier lui demandant s’il devait avoir recours à un agent littéraire ou encore les tournois de pingpong organisés au ministère de la Propagande.

Ici, les salauds ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être et les gentils non plus, tout le monde cache des choses, tout le monde cache ce qu’il est vraiment, et les gens tendent à devenir les personnages dont ils ont endossé les habits pour les besoins de leurs missions.

Nuit mère est un roman étrange, une confession d’un homme seul, d’un homme qui soulève de l’admiration chez les amateurs de la race Blanche et le dégoût chez les autres, exacerbant chez ces derniers des envies de lui casser la gueule puisqu’il fait un parfait bouc émissaire en tant qu’Américain ayant frayé avec l’Ennemi (oubliant de ce côté là que les banques américaines soutinrent l’effort de guerre des deux cotés, aussi bien des yankee que des casques à pointes et des bottines à clous).

Un roman rempli de faux-semblants qui me laisse un peu groggy et perplexe sur la nature Humaine (mais je l’étais déjà).

Étoile 3

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Une année avec Gallmeister : les 10 ans chez LeaTouchBook, Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 14 – La grande alliance : Bill Willingham & Mark Buckingham

Titre : Fables – Tome 14 – La grande alliance

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Déçu par la tournure que prend sa vie à Hollywood, Jack Horner décide de faire son grand retour à Fableville. Il espère bien, par la même occasion, reconquérir le coeur de la belle Rose Rouge, triste et vulnérable depuis la mort de Boy Blue.

Pendant ce temps, l’écrivain Kevin Thorn reste déterminé à réécrire l’histoire des Fables, selon ses propres caprices

fables-tome-14-la-grande-alliance-598897Critique :
Ben voilà, il fallait qu’un jour ça arrive et que je sois un peu déçue par un tome des Fables et c’est avec celui de La Grande Alliance que ça s’est passé.

Oh, rien de grave, rien de calamiteux, j’en ressors avec une impression mitigée que ce tome était en fait un de transition et que l’on a meublé mon Fables avec des chapitres du spin-off Jack of Fables.

Sans oublier les littéraux qui font leur apparition dans la série, nous donnant un crossover de trois séries en même temps, ce qui apporte beaucoup de confusion.

Pas dans le sens où il n’y a pas de scénario ou qu’il cafouille, juste qu’il y a une profusion de personnages qui auront tous leur quart d’heure de gloire et au final, ça fait un peu capharnaüm !

Attention, ce tome n’est pas à jeter aux orties ou à zapper, il contient des tas de belles choses, comme la suite des aventures de Jack Horner, notre tête à claques insupportable (lui, il n’est pas encore remonté dans mon estime), ce noceur, coucheur, magouilleur, celui qui a un jour grimpé à son Haricot Magique…

Mais le problème est que si on n’a pas suivi le spin-off Jack Of Fables, on se retrouve un peu perdu lorsque tout ces autres personnages furent venus.

Seuls Blanche et Bigby Wolf, notre grand méchant sac à puce, sont égaux à eux-mêmes et ça fait plaisir de les retrouver pour une enquête sur les Littéraux, loin de la Ferme et des autres Fables.

Dommage parce qu’on partait sur un bon chemin avec un autre Grand méchant qui venait s’ajouter au Croque-Mitaine qui était sorti de son coffre…

Croque-Mitaine qui exacerbe les caractères « forts » chez les Fables et même chez les humains, puisque la ville de New-York est en proie à une montée du banditisme.

Le Nouveau Méchant, c’est Kevin Thorn, un littéral, le plus puissant d’entre eux, et il en a marre de ses créations (toutes les Fables et peut être même le monde des Communs et l’Univers) qui ont échappées à son contrôle pour prendre des chemins qu’il réprouve (comme Blanche et son Loup) et il veut recréer entièrement les Fables et leur monde…

L’idée était bonne puisqu’elle lui donnait le rôle du Créateur de tout et faisait aussi intervenir d’autres Littéraux comme Western, Blockbuster, Mystère, Noir, Horreur, Fantasy, SF, Comédie… 4 filles nommées « Pages », un « Révise », celui qui coupe des scènes dans les romans et la fameuse page blanche…

Mais sur la fin, ça devient juste le prétexte à des scènes d’humour déluré, qui, si elles font passer un bon moment, nous égarent plus qu’elles ne nous aident.

Sans aucun doute un tome de transition, un moment d’humour décalé, du potentiel scénaristique mais pas assez ou mal exploité.

Là, ça donne juste l’impression de remplir des pages et d’ajouter un tome pour le lecteur, surtout que l’histoire avec les Littéraux se termine là.

Étoile 3

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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200 drôles d’expressions érotiques : Agnès Pierron & Coco

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Titre : 200 drôles d’expressions érotiques

Auteur : Agnès Pierron
Dessinateur : Coco

Édition : Le Robert (2016)

Résumé :
200 drôles d’expressions érotiques, que l’on utilise tous les jours sans le savoir : L’affaire est dans le sac, donner sa langue au chat, reprendre du poil de la bête…

La langue française est une richesse, mais c’est aussi une boîte à malice qui recèle d’innombrables trésors. Agnès Pierron a recensé pour vous les plus savoureuses afin de lever le voile, pas toujours pudique, sur leur histoire et leur évolution surprenantes.

Délice à effeuiller, pourquoi pas à deux, pour apprendre à le faire avec des mots, ce livre fait apparaître en creux la formidable inventivité du langage pour désigner “la chose” sans la nommer.

De quoi ravir tous les amoureux de la langue, en tout bien tout honneur bien sûr !

Quant aux amants en panne d’inspiration, ils pourront enrichir leur vocabulaire : l’art du bon mot n’est-il pas le meilleur prélude aux arts de l’alcôve ?

402341-r_640_600-b_1_d6d6d6-f_jpg-q_x-xxyxxCritique :
Je vais en avoir des choses croustillantes à raconter pour les dîners emmerdants des fêtes de fin d’année, moi !

Après leur avoir causé de la pédérastie dans l’Antiquité, je vais pouvoir leur signaler que leurs petites expressions, qui ont l’air toutes sages, sont en fait toutes à connotations sexuelles !

D’ailleurs, je pense que depuis que  j’ai choisi « La pédérastie » pour un Masse-Critique, notre ami Pierre de Babelio doit m’avoir cataloguée avec l’étiquette « Grosse cochonne et obsédée sexuelle » dans la base de donnée du site puisqu’il m’a proposé ce livre.

Alors, mon cher Pierre de Babelio, mettons les choses au point : je ne suis pas grosse ! Le reste est parfaitement juste.

Je me suis marrée à découvrir des expressions du langage courant, expressions que j’utilise souvent (et le reste du monde aussi), expressions qui semblent « normales » mais qui en fait ont un rapport avec la Chose…

Désolée, mais même avec mon esprit mal tourné tel que le mien, lorsque j’entendais « Les carottes sont cuites », je ne pensais pas du tout à la « débandade », même si mon esprit tordu a déjà associé la carotte à un objet phallique. Il me vient d’ailleurs une blague sur le sujet…

Anybref ! Que voilà un livre réjouissant et instructif, sans pour autant devenir lourd ou insipide, sauf si vous êtes fous au point de tout lire d’un coup ! Ce que je déconseille fortement, vous risqueriez de vous lasser.

Moi, je me réservais quelques petites expressions avant d’aller me coucher, ou le matin, avec le café, la bonne humeur était garantie et gare à celui qui me disais « L’affaire est dans le sac » ou « Il reprend du poil de la bête » car j’avais un sourire niais et égrillard sur la face et personne n’a rien compris au boulot !

Bon, ça ne marche pas avec toutes puisqu’il y en avait certaines que je ne connaissais ni d’Ève, ni d’Adam.

Deux pages par expression, pas de texte brut de décoffrage et tout serré, n’ayez pas peur, c’est aéré, aérien, ça fait du bien et les illustrations de Coco ne sont pas piquées des vers.

Ce n’est certes pas la grosse poilade, mais ça a le mérite de nous éclairer sur l’origines de certaines expressions sans pour autant nous souler avec des tas et des tas d’explications.

Une lecture qui m’a donné du grain à moudre, sans que je donne trop ma langue au chat ou que le livre me courre sur le haricot. Au prochain dîner, je vais rompre la glace chez certains, chez ceux qui se vantent de n’avoir jamais peigné la girafe.

Tout ça va me donner du fil à retordre…

Merci pour cette lecture, messieurs des Éditions Robert… (ils ne sèment pas à tout vent, mais presque).

Quand le cul est d’équerre avec l’âme, il y a de la poussière de bonheur qui nous tombe sur la tête.

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Aux origines de la pédérastie (petites et grandes histoires homosexuelles de l’antiquité) : Nicolas Carteret

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Titre : Aux origines de la pédérastie (petites et grandes histories homosexuelles de l’antiquité)

Auteur : Nicolas Carteret
Édition : La Musardine (2016)

Résumé :
« Être pédé comme un Grec » : cette insulte populaire témoigne de ce que l’homosexualité des Grecs anciens est désormais proverbiale. Mais que sait-on vraiment de l’amour entre hommes tel que le pratiquaient les Hellènes, deux mille ans avant nous ?

À quoi correspond la notion de pédérastie, si chère à Platon et à ses contemporains, et en quoi diffère-t-elle de l’homosexualité telle que nous la concevons aujourd’hui ?

Donnant la parole aux sources antiques, textuelles et visuelles, Nicolas Cartelet retrace l’histoire d’une pratique aussi bien amoureuse que pédagogique, philosophique et militaire, trop longtemps ignorée ou simplifiée par nos moralistes modernes. Une première partie, introductive et didactique, décrit et explique la pratique de la pédérastie grecque.

Une seconde partie, dans la veine d’une histoire populaire à la Pierre Bellemare ou à la Franck Ferrand, s’attache aux amours homosexuels de personnages mythiques et historiques célèbres.

aux-originesCritique :
Chouette,au prochain repas de famille, j’aurais un autre sujet de conversation croustillant ! Et attention, si je le rendrai croustillant, ce n’est sera pas moins avec des accents d’érudition…

Mais comment est née la pédérastie ? Ou du moins, comment certains hommes ont commencé à pratiquer le frotti-frotta entre eux ? (plus, si affinités).

Voilà un ouvrage très sérieux qui nous raconte la vie des Hellènes et des garçons…

Enfin, d’après l’auteur, les éromènes (ceux qu’on aime) n’étaient pas de trop jeunes garçons, quand aux érastes (ceux qui aiment), ce n’étaient pas non plus des vieux satyres, mais des adultes d’un peu plus de 20 ans.

Bref, la première partie qui m’explique le pourquoi du comment est vachement intéressante, sans être trop technique ou historique : on apprend la place de la femme dans la société grecque de l’époque (cloitrée, chez les familles aisées), l’auteur nous explique que si la pédérastie était normalement pratiquée dans les milieux assez haut de la société, elle était mal vue par le peuple d’en bas.

Le tout étant agrémenté de quelques extraits de céramiques avec des hommes nus.

Non, rien de porno car pour l’époque, la représentation de gros machins était mal vue et s’apparentaient aux satyres.

Franchement, j’ai ouvert grand mes yeux parce que ce n’était pas tout à fait comme je le pensais et on est loin de la débauche de Sodome et Gomorrhe et loin de la pédophilie aussi.

La seconde partie, plus importante 120 pages contre 50), nous raconte, sous forme de petites histoires, l’homosexualité vue avec les dieux de l’Olympe ou avec des personnages ayant véritablement existé, comme Alexandre Le Grand.

Ces dernières, je les ai lues comme on lit des histoires quand on est enfant : une tous les soirs.

Si celles avec Zeus, Apollon, Héraclès m’intéressaient un peu moins (on est dans la mythologie !), si celle d’Achille appartient à la littérature, celles d’Alexandre et de Socrate étaient plus dans le réel.

On sent bien (oups) le travail de l’auteur et rien qu’à voir la bibliographie, on comprend qu’il y a du travail sérieux derrière tout ça.

Mon seul bémol sera pour le fait que j’eusse aimé que la première partie soit plus importante que la seconde, j’aurais aimé continuer de dévorer de l’Histoire grecque et en savoir encore plus.

Anybref, voilà un livre que je n’aurais sans doute pas coché dans les nouveautés de la rentrée, et que, sans l’opération de Babelio, jamais je n’aurais lu, ce qui aurait été dommage pour ma culture et pour les futurs repas de famille.

Vivement la fin de l’année que je leur parle de cette époque où les éromènes ne se faisaient pas sodomiser !

Un petit livre très intéressant que je ne regrette pas d’avoir ouvert car dans le mot « culture », il y a aussi le mot « cul »…

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The Dark Valley – Sombre Vallée [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 23/52]

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The Dark Valley (en allemand : Das Finstere Tal) est un western austro-allemand réalisé par Andreas Prochaska sur un scénario basé sur le roman éponyme de Thomas Willmann (de) et sorti en 2014.

  • Sam Riley : Greider
  • Tobias Moretti : Hans Brenner
  • Paula Beer : Luzi
  • Thomas Schubert : Lukas
  • Helmuth Häusler : Hubert Brenner
  • Martin Leutgeb : Otto Brenner

Résumé : Fin du XIXe siècle, dans une vallée reculée des Alpes autrichiennes, un étranger, Greider, se présente comme photographe et demande à être hébergé dans le village pendant les trois mois d’hiver.

Peu après, deux fils du chef du village meurent dans des conditions mystérieuses…

the-dark-valley-2014-09-12-a-00-32-11Ce que j’en ai pensé :
Après avoir lu le livre qui mêlait habillement du western, du nature writing et un zeste de roman noir, le tout sur un fond angoissant d’un huis clos, la suite logique était de me faire le film.

Vous voulez un conseil ? Lisez plutôt le livre, il est mieux et lui au moins il ne vous dévoile pas tout dès les premières images comme le film !

Merde alors, tout le suspense, l’angoisse, le mystère que l’on ressentaient durant la lecture, toutes les questions que l’on pouvaient se poser, ben on l’a dans le baba parce que le réalisateur en montre un peu trop dès le départ.

Et durant tout le film, d’ailleurs ! Avec notre couple de jeunes, plus de « je te vois en cachette » et vous, lecteur, qui avez plaisir à deviner e qu’il se trame, plus de mystères autour de la cérémonie de mariage, plus de mystères avec les sermons du curé.

Nom de dieu, toute l’essence mystérieuse, tout le plaisir de l’aura de cachoterie, toutes les révélations horribles du livre qui ont lieu au fur et à mesure et que l’on peut deviner si on réfléchit bien, et bien, c’est balayé ! Niqué !

Pourtant, j’ai aimé l’adaptation, les acteurs, la neige, même le fait qu’on ait changé les portraits réalisés aux crayons ou aux pinceaux par des photographie.

Mais ce qui m’avait fait vibrer dans le livre avait disparu du film.

Si vous n’avez pas lu le livre, vous aimerez sans doute le film, car il est bon, c’est un western sans cow-boys ni indiens, sans les plaines de l’Ouest américain, mais avec les montagnes autrichiennes, ce qui ne nuit pas au film, mais pour ce qui est d’avoir des frissons, vous repasserez !

Étoile 3

Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Challenge Halloween (2016) chez Lou & Hilde.

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