Bilan du challenge « Le Mois anglais »

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Le mois anglais n’est plu… Mais on promet un retour pour l’année prochaine. Chouette, j’en suis !

Alors, mon bilan de lecture de ce mois-là ? Bon ou pas bon ? Et bien je dois dire que j’ai fait preuve de stakhanovisme pur ! Késako ? Le stakhanovisme était une campagne de propagande soviétique en URSS faisant l’apologie d’un travailleur très productif et dévoué à son travail.

Le terme provient du nom du mineur « de choc » Alekseï Stakhanov qui, dans la nuit du 30 au 31 août 1935, aurait extrait 102 tonnes de charbon en six heures, soit environ quatorze fois le quota demandé à chaque mineur. Ce record avait été décidé par le gouvernement soviétique sous Joseph Staline pour servir de modèle aux autres salariés, afin qu’ils travaillent plus et si possible qu’ils dépassent les cadences et les quotas de travail imposés.

Mes billets pour le challenge Anglais (comptent aussi pour le « challenge Victorien », le « Thrillers et polars », le challenge « Polar Historique », le « Sherlock Holmes », le « I love London » et le « Ma PAL fond au soleil » et « Objectif PAL).

Attention ! Les livres du canon holmésiens n’entrent pas en ligne de compte pour la fonte de la PAL puisqu’ils sont relus très souvent à tel point que je les connais par cœur…

Voici un petit aperçu de mes premières lectures… Tous n’y sont pas puisque photo prise le 11 juin et je ne pensais pas lire tout ce que j’ai lu. Cette photo était l’illustration parfaite de ceux que je venais de lire et de ceux que je comptais lire.

Au final ? 35 fiches. Peux pas faire mieux ou plus. A ma décharge, certains étaient tout petit et on pouvait facilement en lire deux sur la journée (les Sherlock’s Story), la collection de Enola Holmes se lit vite, ainsi que celle avec Wiggins.

Pour le reste, des récups prises quelques après-midi, des vacances et le fait que je lise vite ont aidé. Je ne compte pas mes deux secrétaires à plein temps et mon nègre qui rédige mes critiques ! 🙂

Le canon holmésien ? Mais je l’ai lu 36.000 fois, au moins. Et vive les fichiers PDF qui m’ont permis de le repasser en revue. C’est moins lourd dans la valise.

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Admirez la housse de couette « so british », ainsi que le mug et le pot de thé Twinings !

  1. Jack l’éventreur et les fantasmes victoriens : Marx Roland (non présent sur la photo)
  2. Livre des morts (le) : Stuart Davies
  3. Sherlock Holmes et associés 1 – L’affaire Zalindas : Mack-Citrin
  4. Penny Blood : Bob Garcia
  5. Sherlock’s Story 4 – Dentelles de la reine : Inconnu
  6. Le parfum de la chatte en noir et autres pastiches érotiques de romans policiers : Liebig
  7. Sherlock’s Story 5 – Faux-monnayeurs de Londres : Inconnu
  8. Sherlock’ Story 6 – Blackwell, le pirate de la Tamise : Inconnu
  9. Sherlock’s Story 8 – La maîtresse de l’Attorney : Inconnu
  10. Wiggins et Sherlock contre Napoléon : Nicodème Béatrice
  11. Rival pour Sherlock Holmes (un) : Nicodème Béatrice
  12. Sherlock Holmes contre Jack l’Éventreur : Ellery Queen
  13. Sherlock Holmes contre Jack l’Éventreur : film de James Hill
  14. La Solution à 7%  : Meyer Nicolas
  15. Le Fantôme de l’opéra  : Meyer Nicolas
  16. Le secret de la pyramide : Alan Arnold
  17. Enola Holmes 1 – La double disparition : Springer Nancy
  18. Enola Holmes 2 – L’affaire Lady Alistair : Springer Nancy
  19. Enola Holmes 3 – Le mystère des pavots blancs : Springer Nancy
  20. Enola Holmes 4 – Le secret de l’éventail : Springer Nancy
  21. Enola Holmes 5 – L’énigme du message perdu : Springer Nancy
  22. Enola Holmes 6 – Métro Baker Street : Springer Nancy
  23. Les exploits de Sherlock Holmes : Adrian Conan Doyle
  24. Ripper Street : la série qui vous éviscère !
  25. La Vallée de la peur : Arthur Conan Doyle
  26. Souvenirs de Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle
  27. Résurrection de Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle
  28. Son dernier coup d’archet : Arthur Conan Doyle
  29. Archives de Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle
  30. Les Aventures de Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle
  31. Ripper Street : La série qui vous éviscère ! – Série

J’ai découvert aussi des bandes dessinées et des mangas durant mes vacances, achetés juste avant de partir :

  1. Sherlock Holmes & le Necronomicon, Tome 1 : L’ennemi intérieur (lu avant)
  2. Sherlock Holmes & le Necronomicon, tome 2 : La nuit sur le monde (achat)
  3. Jack l’éventreur, tome 1 : Les liens de sang (déjà lu)
  4. Jack l’éventreur, tome 2 : Le Protocole Hypnos (achat)
  5. Black Butler – Tome 12 : Yana Toboso (achat)

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Les Aventures de Sherlock Holmes – The Adventures of Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle

Titre : Les Aventures de Sherlock Holmes The Adventures of Sherlock Holmes

Auteur : Arthur Conan Doyle                                                              big_5
Édition: Robert Laffont

Résumé :
– Un scandale en Bohême.
– La ligue des rouquins.
– Une affaire d’identité.
– Le mystère du Val Boscombe.
– Les cinq pépins d’orange.
– L’homme à la lèvre tordue.
– L’escarboucle bleue.
– Le ruban moucheté.
– Le pouce de l’ingénieur.
– Un aristocrate célibataire.
– Le diadème de béryls.
– Les Hêtres Rouges.

Critique : 
S’il y a bien un tome qui est mon préféré de chez préféré, c’est bien celui-là. Je l’avais acheté peu de temps après le roman « Le chien des Baskerville »(pourquoi faire dans l’ordre quand on je joue pas au Tiercé ?) et la première ligne me faisait déjà tressaillir : « Pour Sherlock Holmes, elle est toujours LA femme. Il la juge tellement supérieure à tout son sexe, qu’il ne l’appelle presque jamais par son nom ; elle est et elle restera LA femme. Aurait-il donc éprouvé à l’égard d’Irène Adler un sentiment voisin de l’amour ? ».

Non mais là, je vous le jure, je ne me sentais plus. La suite doucha mon enthousiasme juvénile (j’avais 14 ans !) :  » Absolument pas ! Son esprit lucide, froid, admirablement équilibré répugnait à toute émotion en général et à celle de l’amour en particulier. »

Malgré tout, « Un scandale en Bohème » reste mon histoire préférée (exæquo avec « Le ruban moucheté ») en raison du fait que Holmes se fait avoir par une femme ! Monsieur l’avait sous-estimée et bardaf, elle aura le dernier mot.

Pourtant, il l’avait eu le premier, quand, déguisé en valet d’écurie, il lui avait servi de témoin pour son mariage en catimini avec l’avocat. Holmes : 1 / Irène : 0

Il l’avait bien eue aussi, quand, déguisé en clergyman non conformiste, il lui jouait cinq lignes, découvrant la cachette de la photo compromettante. Holmes : 2 / Irène : 0

Irène n’étant pas absente le jour où on distribuait les cerveaux, le sien additionna les faits et elle suivit Holmes, déguisé en homme. Elle lui souhaita « Bonne nuit, monsieur Holmes » et il ne la reconnu pas dans ce jeune dandy. Holmes : 2 / Irène : 1

Elle le flousa ensuite de la plus belle des manières en jouant la fille de l’air et Holmes, surpris mais bon jouer ne demanda que le portrait de la belle cantatrice au Roi. Holmes : 2 / Irène : 2

On a souvent fait de la belle Irène Adler une voleuse ou autre, pourtant, dans le récit canonique, ce n’était qu’une femme qui avait aimé un homme, mais c’était Wilhelm Gottsreich Sigismond von Ormstein, grand-duc de Cassel-Falstein, et roi héréditaire de Bohême (ouf, je l’ai dit), et qui se fit trahir de bien cruelle manière (monsieur s’est fiancé avec une prout-prout-ma-chère de son rang). Moi aussi je me serais vengée.

C’est dans ce recueil que l’on retrouve la crème des enquêtes de Sherlock Holmes, telle « La ligue des rouquins » (magnifique !) et « Le mystère du Val Boscombe » où Holmes empêchera une condamnation injuste.

« L’homme à la lèvre tordue » va mettre Holmes en difficulté, jusqu’à ce que la lumière se fasse dans son esprit, suite à une action qu’il fit (Dr House, copie de Holmes, résolvait ses cas suite à un mot ou à un détail qui lui faisait comprendre la maladie du patient). Du grand art !

« L’escarboucle bleue » donnera à Holmes la possibilité de montrer toute l’étendue de son talent en déduisant sur un chapeau. Sans compter que la cachette pour l’escarboucle volée était des plus « innovante » et ingénieuse. Holmes est au sommet de son art.

« Le ruban moucheté » est mon préféré. La roublardise d’un docteur, son machiavélisme, son sadisme… Bref, géniale aventure et j’aurais bien aimé que Holmes se rapproche un peu plus de sa cliente… Romantique, que voulez-vous, je ne me referai pas.

« Une affaire d’identité », « Le pouce de l’ingénieur », « Un aristocrate célibataire » et « Les cinq pépins d’orange » ne sont pas mes préférées. Elles sont originales, mais je ressent moins de jouissance durant ma lecture que pour les autres.

« Le diadème de béryls » est magnifique de par une phrase de Holmes : « Ce que vous devez, ce sont de très humbles excuses à votre fils, ce noble garçon, qui s’est conduit en cette pénible circonstance comme je serais fier de voir mon fils le faire si j’avais le bonheur d’en avoir un. »

Encore une histoire où une femme mène un homme par le bout du nez…

C’est dans « Les Hêtres Rouges » que Holmes nous dit une phrase qui a fait penser à certains holmésiens qu’il avait une soeur : « Mon Dieu, mademoiselle, je vous avoue franchement que ce n’est pas la situation que je choisirais pour ma soeur, si j’en avais une ». Il a lieu de lire qu’il n’en pas, de soeur…

Un recueil qui me fait toujours passer du très très bon temps, malgré les quelques aventures qui me font moins décoller.

Le format des nouvelles convient bien aux enquêtes de Sherlock Holmes, même si le lire en roman est aussi un plaisir parce que ça dure plus longtemps.

Sherlock Holmes, tu y goûtes une fois et tu es accro ! La preuve…

Challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine et le challenge « Victorien » chez Arieste.

Souvenirs de Sherlock Holmes – The Memoirs of Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle

Titre : Souvenirs de Sherlock Holmes – The Memoirs of Sherlock Holmes

Auteur : Arthur Conan Doyle                                                  big_5
Édition: Robert Laffont (1964)

Résumé :
« Que fait Sherlock Holmes toute la journée ? Il déduit et, de déduction en déduction, il découvre pourquoi les moutons boitent quand les chevaux de course disparaissent, pourquoi un homme en fait chanter un autre et pourquoi le colonel Barclay s’effondre, mort, dans son salon. C’est très clair,  » élémentaire, mon cher Watson !  » Et les onze énigmes deviennent de simples histoires d’amour, de vengeance et de mort.

Dans ce dernier volume de la série des Sherlock Holmes, le célèbre détective anglais affronte un adversaire aussi intelligent que lui, le professeur Moriarty, criminel génial et machiavélique. Le duel aura lieu dans les montagnes suisses. « 

Au sommaire :
– Flamme d’Argent
– La figure jaune
– L’Employé de l’agent de change
– Le Gloria Scott
– Le Rituel des Musgrave
– Les Propriétaires de Reigate
– L’Estropié
– Le Pensionnaire en traitement
– L’Interprète grec
– Le Traité naval
– Le dernier problème.

Critique : 
Dans cette vieille édition de chez « Le livre de poche », une intro est erronée… C’est celle qui concerne les déductions de Holmes sur les pensées de Watson, où il nous parle du portrait du général Beecher… Cette fameuse intro se trouve dans la nouvelle « Le Pensionnaire en traitement ».

A l’origine, cette intro était celle de « La boîte en carton »  !!

Oh, vu comme ça, c’est pas bien grave, me direz-vous. Mais si c’est grave ! Voilà encore un exemple d’une belle prise de tête lors de ma première lecture, quand je portais des culottes courtes.

Dans cette intro, Watson nous parle de chaleur torride, de 33°, de Parlement en vacances, de la population qui avait déserté la capitale…

Or, dans ce passage inséré dans « Le Pensionnaire en traitement », la question de la chaleur torride ne se posait pas puisqu’il était dit, noir sur blanc, que nous étions au mois d’octobre…

Angleterre, mois d’octobre et chaleur torride de 33° ??? J’avais pas compris.

C’est plus tard que j’eus l’explication : « La boîte en carton » comprenant des mutilations humaines, elle n’avait pas été retenue dans les publications en recueil, pour ne pas choquer les âmes sensibles, mais puisque cette intro était magnifique, hop, abracadabra, la voilà dans une autre nouvelle « Le Pensionnaire en traitement » et l’intro du pensionnaire prenait la place de « La boite en carton »… Ni vu, ni connu, je t’embrouille.

Oui, mais quand on découvre le canon avec des vieux livres mal traduits ou avec les vieux arrangements, ben, on se demande ce qui se passe pour avoir du 33° en plein mois d’octobre à Londres !

Dire qu’il y en a qui croient que lire le canon est une promenade de santé !

Dans ce recueil, je les aime toutes, hormis la dernière qui est « Le dernier problème » et j’ai beau l’avoir lue 36.000 fois, j’ai toujours les larmes aux yeux.

Dans « Flamme d’Argent », le niveau des déductions de Sherlock Holmes atteint un niveau particulièrement élevé. Le chien qui n’a pas aboyé, c’est étrange. C’est aussi dans cette aventure que Holmes est décrit portant une casquette à rabats sur les oreilles… Illustré par Sidnet Paget.

Sherlock Holmes se montre trop sûr de lui dans « La figure jaune » et se lance sur une fausse piste. Mais il sait reconnaître ses torts et demandera à Watson que, si un jour il se fie un peu trop à ses facultés, ou qu’il accorde à une affaire moins d’intérêt qu’elle ne le mérite, et bien qu’il faudra lui rappeler « Norbury ».

« L’Employé de l’agent de change » : ce n’était pas ma préférée, avant, maintenant, je la redécouvre avec plaisir. De plus, il est bon de savoir que la SSHF a tiré son nom holmésien « Les Quincailliers de la Franco-Midland » de cette aventure…

« Le Gloria Scott » : la première affaire dans la vie de Sherlock Holmes ! Et il nous la raconte… Il nous parle aussi de son seul ami de l’époque, Trévor.

« Le Rituel des Musgrave » : on nous gâte, voilà encore des premières enquêtes de Sherlock… Je l’adore aussi, celle-là, on y apprend toutes les petites manies de Holmes, dont le tabac dans la babouche persane !

Dans « Les Propriétaires de Reigate », alors qu’il prend quelques jours de repos, Sherlock Holmes doit résoudre l’énigme du meurtre d’un cocher. Il est assez vachard avec le pauvre Watson, mais on apprend aussi que Holmes était surmené, ainsi que quelques titres d’Untold Stories pour nous faire rêver.

Avec l’aventure de « L’Estropié » (parfois nommé « Le tordu »), nous avons un meurtre en chambre close et d’étranges traces au mur. Un joli récit sur la vengeance qui est un plat qui se déguste froid.

« Le Pensionnaire en traitement » est encore une aventure digne d’intérêt (enfin, c’est ce que moi je pense). Holmes s’intéresse au comportement étrange de Mr Blessington, riche pensionnaire ayant concédé l’usage du rez-de-chaussée de sa demeure à un jeune médecin en échange de soins et d’une partie de ses honoraires. Quand on le retrouve pendu… the game is afoot. De plus, ayant adoré la version de la Granada avec Jeremy Brett, lorsque je la lis, je vois la série.

« L’Interprète grec » est un must rien que pour le fait qu’on apprend que Holmes a un frère ! Watson ne le savait pas non plus… Et leurs déductions sur le type dehors, sur le trottoir !

« Le Traité naval » me transporte parce que l’on découvre un Holmes sentimental (le fameux épisode de la rose) qui contraste avec sa philosophie rationaliste.

« Le dernier problème » est celui qui me fait monter les larmes aux yeux avec la mort de Sherlock Holmes. Cette aventure devait ainsi marquer la fin de la série aux yeux de Conan Doyle, mais l’avenir l’obligea à revenir sur cette cruelle décision.

S’il était tombé sur le personnage de King,  Annie Wilkes (Misery) et bien, il aurait fait revenir Holmes plus vite !

Vous l’aurez compris, ce tome fait partie de mes préférés ! Toutes les aventures sont extra, bien écrites, avec de l’action, des déductions, des révélations et tutti quanti.

Challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine et le challenge « Victorien » chez Arieste.

Résurrection de Sherlock Holmes – The Return of Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle

Titre : Résurrection de Sherlock Holmes – The Return of Sherlock Holmes

Auteur : Arthur Conan Doyle                                                       big_5
Édition: Le Livre de Poche Policier  

Résumé :
Choisies parmi les enquêtes les plus remarquables de Sherlock Holmes par le fidèle Watson qui a été personnellement mêlé à la plupart d’entre elles, voici treize « affaires » captivantes qui mettent en lumière les facultés étonnantes du célèbre détective :

Au sommaire :
– La Maison vide
– L’Entrepreneur de Norwood
– Les Hommes dansants
– La Cycliste solitaire
– L’École du prieuré
– Peter le noir
– Charles-Auguste Milverton
– Les Six Napoléons
– Les Trois Étudiants
– Le Pince-nez en or
– Le trois-quarts manquant
– Le Manoir de l’abbaye
– La Deuxième Tache.

Critique : 
Sherlock Holmes est de retour !! Yes ! Les chutes de Reichenbach n’ont pas causées sa chute. Heureusement que Conan Doyle l’avait fait disparaître de cette manière… S’il avait choisi l’option « un coup de fusil dans le coeur et six pieds sous terre », restait plus que Jésus pour le faire ressortir de terre, tel Lazare.

La littérature permet beaucoup de chose. Ses lecteurs de l’époque furent les premiers contents et je l’ai été aussi lorsque je sus qu’il revenait ensuite. Je ne dus pas être la seule, non ?

Bon, nous n’avons aucun mérite, à notre époque (que ce soit au XXè et XXIè siècle), nous n’avons pas dû attendre 10 ans, nous, tandis que ceux de l’époque, ben ils se sont bouffés les doigts entre décembre 1893 et septembre 1903 !

Tout de même, dix ans sans ma drogue, je n’aurais pas survécu… Oui, je sais, Conan Doyle a cédé aux sirènes de l’argent et publié « The hound of Baskerville » en 1901… Mais c’était pas la résurrection de Sherlock.

Bref, lire ce recueil est toujours vivifiant. Mon chouchou est revenu. « La Maison vide » ne l’est plus ! Terrible cette affaire. Sa tête est mise à prix et faudrait pas que l’ignoble Colonel Moran nous le dégomme direct.

Dans « L’Entrepreneur de Norwood », les empreintes digitales sont utilisées comme élément de preuve. J’apprécie beaucoup cette affaire en raison de son caractère « rusé ». Fallait y penser ! Mais Sherlock fut le plus fort et encore plus rusé que l’autre rusé.

Avec « Les Hommes dansants », Holmes est pris de vitesse et ne parvient pas à sauver son client à temps. Bel exercice de déchiffrage d’un code composé de petits bonshommes qui dansent.

Non, « Le Cycliste solitaire » ne parle pas d’un cycliste du tour de France dopé à l’EPO et qui ferait la course seul en tête ! Une cliente viens chez Holmes : Miss Violet Smith… L’aventure est retorse et je l’adore.

Petit plus pour vous : Le titre anglais « The Solitary Cyclist » est impersonnel et de longues polémiques ont lieu pour savoir s’il s’agit de Violet Smith ou de Mr Carruthers, tous deux cyclistes… solitaires. D’ailleurs, dans de nombreuses éditions, il est noté « La »… Mais un manuscrit de Conan Doyle a résolu l’affaire puisque qu’on y voit le titre « The Solitary Man » avec le mot « Man » rayé et remplacé par « Cyclist ».

« L’École du prieuré » traite d’une double disparition du jeune lord Saltire et de son professeur d’allemand. Holmes arrive à déterminer la marque des pneus du vélo en observant les traces dans la boue, ainsi que sa direction. Pour la direction, il fut prouvé ensuite qu’il est impossible de le déduire à partir des traces dans la boue…

« Peter le noir » a été retrouvé transpercé par un harpon, littéralement cloué sur l’un des murs de la remise de son jardin. Holmes est toujours aussi fort…

« Charles-Auguste Milverton » est un maître-chanteur et l’aventure a failli me donner une crise cardiaque lorsque je lus que Holmes s’était… fiancé ??? Rhâââ, oui ? Et bien non. Le rustre a séduit une jeune servante de la maison juste pour en apprendre plus sur le maître chanteur, ensuite, Holmes se livre à un cambriolage d’utilité publique et refuse d’aider la police. Il y a de l’humour dans cette aventure.

« Les Six Napoléons »… A croire que quelqu’un n’aime votre Empereur, en Angleterre, car on retrouve des statuettes de son buste brisées… Wellington a-t-il un alibi ? Et Nelson, il était où ? Vous l’avez compris, cette histoire, je l’apprécie beaucoup. Holmes un peu z’ému, que demander de plus ?

Avec « Les Trois Étudiants », pas de partouzes, mais juste le vol de la copie des questions d’examen… de grec. Et puisque Holmes était dans les parages. A chaque fois j’oublie qui est le coupable et je le redécouvre.

« Le Pince-nez en or » n’est pas bon pour la santé parce que Holmes fume comme un dragon à côté du lit d’un client, pour la bonne marche de son enquête. De toute façon, le client, immobilisé dans le lit, fume encore plus. Holmes est un génie ! Sans son intervention, on restait avec un crime impuni.

« Le trois-quarts manquant » démontrera toute la ruse de Holmes pour arriver à suivre la voiture du docteur Armstrong. Une seringue et un peu de produit, non pas dopant, mais de l’anis et un chien qui a du flair et le tour est joué.

« Le Manoir de l’abbaye » ou « on ne la fait pas à Holmes ». Nan, faut pas lui raconter des carabistouilles. Holmes peut aussi se placer au-dessus de la loi et considérer que le coupable l’est moins que la victime.

« La Deuxième Tache » ou « on est jamais aussi bien trahi que par une femme »… Holmes est mandaté pour retrouver un document hyper-important, un document couvert par le secret d’Etat, dont la divulgation pourrait entraîner l’Europe dans la guerre. Une enquête superbe, un document retrouvé, mais ce n’est pas ça qui empêchera un jour la guerre de se déclarer.

Une fois de plus un recueil que j’aime relire, que ce soit dans mes vieilles éditions (parce qu’elles ont une histoire) ou des les éditions Omnibus, traductions parfaites et V.O sur la page gauche.

Sherlock Holmes a beau avoir un caractère spécial, il n’en reste pas moins un personnage avec du caractère et pas de la guimauve dans les veines.

Du caractère, mais sans être pour autant un alcolo notoire comme certains flics de polars (j’ai rien contre eux, mais à la fin, ils le sont tous), s’administrant une fois de temps en temps une injection de cocaïne, une solution à 7%, pas pour planer, mais parce que son cerveau se rebelle à la stagnation et qu’être sans affaire est pour lui un supplice.

Challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine et le challenge « Victorien » chez Arieste.

Son dernier coup d’archet – His Last Bow : Arthur Conan Doyle

Titre : Son dernier coup d’archet – His Last Bow

Auteur : Arthur Conan Doyle
Édition: Le Livre de Poche Policier

Résumé :
Relatées par le fidèle Watson, huit aventures captivantes de Sherlock Holmes :
• L’aventure de Wisteria Lodge.
• La boîte en carton
• L’aventure du cercle rouge
• Les plans du Bruce Partington
• L’aventure du détective agonisant
• La disparition de Lady Frances Carfax
• L’aventure du pied du diable
• Son dernier coup d’archet.

Huit « affaires » inextricables que le célèbre détective réussit à dénouer grâce à ses dons d’observation aigus et ses méthodes subtiles et hardies.

Critique : 
Le recueil que j’aime le moins relire car il contient le toute dernière aventure de Sherlock Holmes « Son dernier coup d’archet » où Holmes fait arrêter Vonbork, un espion allemand basé en Angleterre. C’est le début de la Grande Guerre. Lui et Watson sont âgés et fatigués.

Si « L’aventure du cercle rouge » me plaît moins, celle « du pied du diable » m’a fait pleurer parce que Holmes dit « Je n’ai jamais aimé… ». Elle est terrible, cette aventure là.

« L’aventure de Wisteria Lodge » possède elle aussi une entourloupe de taille : Conan Doyle commet une grosse faute, plaçant cette histoire en mars 1892, alors qu’à cette date, Holmes ne pouvait résoudre cette affaire, pour cause de grand hiatus ! (1891-1894).

« La boîte en carton » (janvier 1893) devait être à l’origine publiée dans « Les mémoires de Sherlock Holmes » mais son côté assez sombre et glauque avec des mutilations lui a valu d’être retardée dans sa publication en recueil et la voici fichue dans « Son dernier coup d’archet ».

« Les plans du Bruce Partington » : un des cas les plus politiques de la saga du détective, avec des références à l’espionnage. Le coup du cadavre placé sur… (non, je ne dévoilerai rien) était une riche idée pour embrouiller les policiers, mais on ne mystifie pas Holmes.

« L’aventure du détective agonisant » : une nouvelle qui m’a bluffé, Holmes est au sommet de son art et sa ruse n’a pas d’égal.

« La disparition de Lady Frances Carfax » :pas mal, mais quelle complexité juste pour commettre un meurtre !

« L’aventure du pied du diable » : en plus de la phrase mythique, Holmes a l’air surmené et son état de santé de Holmes au début de l’aventure laisserait penser à un surmenage important, ou un abus de drogue…

Celui-ci est le recueil que j’ouvre avec le plus de nostalgie parce que je sais que lorsque j’ai fini de le relire (pour la 36ème fois), j’en ai terminé avec les écrits canoniques.

Aaah, Sherlock, toi et moi, c’est une vieille histoire d’amour… Et je ne m’en lasse pas, bien que j’aille voir un peu de tout les côtés. D’ailleurs, je lui laisse le mot de la fin…

– Ah ! ma Belette ! me fit Holmes en remettant de l’ordre dans son col froissé. Les voyages finissent toujours par réunir les amoureux, comme on dit ! Je ne crois pas que j’ai eu le plaisir de vous voir depuis que vous m’avez comblé d’attentions quand j’étais sur ma plate-forme au-dessus des chutes de Reichenbach.

(Extrait de « The Adventure of the Empty House » – « La maison vide » et je n’ai changé qu’un mot : « Colonel » a disparu au profit de « ma Belette »).

Challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine et le challenge « Victorien » chez Arieste.

Archives sur Sherlock Holmes – The case-book of Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle

Titre : Archives sur Sherlock Holmes – The case-book of Sherlock Holmes

Auteur : Arthur Conan Doyle
Édition: Le Livre de Poche (1976)

Résumé :
Conan Doyle n’a pas toujours vécu de sa plume. Pendant la première guerre mondiale, il a parcouru les côtes d’Afrique comme médecin de bord.

Certains de ces douze récits extraordinaires puisent donc leur origine en Afrique où l’on meurt aussi bien d’épidémie que d’une flèche empoisonnée.

L’auteur du célèbre « Chien des Baskerville » met en scène des bêtes monstrueuses capables d’infliger d’effroyables souffrances mortelles. Quand les criminels ne meurent pas, ils sont vitriolés.

La morale est sauve, et Sherlock Holmes toujours vainqueur pour la plus grande joie du lecteur.

Source : Librairie Générale Française (LGF)

Au sommaire :
– La Pierre de Mazarin
– Le Problème du pont de Thor
– L’Homme qui grimpait
– Le Vampire du Sussex
– Les Trois Garrideb
– L’Illustre client
– Les Trois pignons
– Le Soldat blanchi
– La Crinière du lion
– Le Marchand de couleur retiré des affaires
– La Pensionnaire voilée
– L’Aventure de Shoscombe Old Place.

Critique : 
Bien que ce recueil-ci ne soit pas aussi « bon » que les autres, il y a des aventures qui valent le détour tant la roublardise, la méchanceté, le sadisme de certains est poussé.

Je pense notamment à celle qui meurt dans « Le Problème du pont de Thor »… Non mais, fallait être retorse ! C’est aussi dans cette aventure que Holmes se montrera très rude avec Neil Gibson (dont la gouvernante est accusée du meurtre de sa femme) montrant ainsi son aversion envers les riches et les puissants… Et il avait raison, ce Gibson me sortait par tout les trous.

Fallait y penser aussi, à une histoire pareille dans « Les Trois Garrideb ». Il y en a qui on de ces idées ! Autre chose, Watson se fait blesser et nous avons la preuve qu’il y a un coeur qui bat sous la carapace d’insensibilité de Holmes. Il a eu peur pour son ami. Oui, il a beau cacher ses sentiments, il a de l’amitié et de l’estime pour son ami.

Roublardise aussi dans « Le Marchand de couleur retiré des affaires » dont un protagoniste s’est cru plus malin que Holmes… Pas de chance pour lui, Holmes est le meilleur détective au monde ! (avec Patrick Kenzie et Angela Gennaro)

Holmes se voit chargé par le Premier ministre de retrouver la pierre de Mazarin, l’un des joyaux de la Couronne dans « La Pierre de Mazarin ». Cette aventure est relatée à la troisième personne, tout comme « Son Dernier Coup d’Archet » (mais là, on pouvait comprendre).

« L’Homme qui grimpait » ne restera pas dans mes annales, mais on peut dire que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Une fois encore, le comportement bizarre du chien éveille les soupçons de Holmes. Un chien qui attaque son propre maître doit avoir ses raisons.

« Le Vampire du Sussex » pourrait nous faire croire à un déménagement du comte Dracula, mais il n’en est rien. C’est assez retors comme histoire, les apparences sont trompeuses et le coupable n’est pas toujours si coupable que ça. Le criminel est lui aussi, inhabituel. J’aime bien cette histoire, déjà son nom me fait rêver… Sussex… vous ne voyez pas ? SuceSex… Un dessin peut-être ?

« L’Illustre client » commence aux bains Turcs, mais sans personne qui sifflote « Tea for two, And two for tea, Just me for you, And you for me » et pas de Big Moustache non plus.

Là, quand une femme est amoureuse, on peut la mettre en garde et tout ce qu’on veut, rien ne la fera changer d’avis ! Un épisode de vengeance violente aussi parce que une femme bafouée, ça devient violent.

« Les Trois pignons » pourrait sembler banale, comme affaire. Pourtant, ce n’est pas banal ni courant que l’on vous offre une somme disproportionnée pour acheter votre maison avec TOUT ce qu’elle contient ! N’espérez pas emporter un string ou un slip, vous ne pourrez sortir avec rien. Et on a pas l’air d’accord que Holmes vienne mettre son grain de sel.

« Le Soldat blanchi » et « La Crinière du lion » sont des aventures spéciales pour deux raisons : la première, c’est que c’est Holmes qui en est le narrateur. La seconde, elle concerne les coupables… Mais je n’en dirai pas plus.

« La Pensionnaire voilée » est assez étrange, mais le récit fera froid dans le dos de Holmes et Watson. Une sombre histoire de vengeance, elles ont toujours la cote, celles-là !

Il fallait avoir diablement avoir besoin d’argent pour en arriver à ces extrémités là. Faire tout cela uniquement dans le seul but de gagner un peu de temps afin d’avoir son cheval engagé dans la course ! Ben oui, c’est ce qui fait toute l’horreur de « L’Aventure de Shoscombe Old Place ».

Ce recueil n’est pas au top de mes préférences, mais il y a de très bonnes histoires à l’intérieur, on apprend aussi quelques petits détails sur Holmes, mais moins que dans « Les souvenirs de Sherlock Holmes » (ou  » Mémoires ») qui avait beaucoup de scènes se passant au 221b et une foule de détails sur mon détective préféré.

Challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine et le challenge « Victorien » chez Arieste.

[Série] Ripper Street – Saison 1 : Une série qui vous éviscère !

Ripper… un mot qui fait rêver, frissonner, fantasmer (ben quoi, pour certains, c’est le pied), enquêter, douter, poser des questions… Bref, un mot qui ne laisse pas indifférent, sauf pour les personnes qui ne comprennent pas un traître mot d’anglais…

« Ripper » quoi ? Ripper Street ! Comme dans « Jack the Ripper », bande d’incultes ! « Ripper » voulant dire « éventreur ».

Donc, lorsque je vis le titre de cette série, mon sang ne fit qu’un tour et je me dépêchai de la téléch… heu, de l’acquérir à moindre frais pour voir ce que la série valait.

Plus sérieusement, Ripper Street est une série télévisée anglaise créée par Richard Warlow diffusée depuis le 30 décembre 2012 sur BBC One.

Elle décrit le Londres des années 1889 dans le quartier de Whitechapel au temps de Jack l’éventreur.

Cette série est inédite dans tous les pays francophones. Une seconde saison de 8 épisodes est prévue en 2014.

Puisqu’il paraît que les séries historiques ont le vent en poupe actuellement, c’était là une belle occasion de se pencher sur l’une des périodes les plus sombres de Londres et sur la fascination que continue de susciter le personnage de Jack l’Éventreur.

Fascinée, moi ? Oh ! Hem, ça se voit tant que ça ??

 

1. Synopsis :

Avril 1889… Six mois après la « disparition » de Jack l’éventreur (ou du moins de la fin de la série d’assassinats, ceux que l’on qualifie de « canonical five ») commis par le célèbre meurtrier qui ne fut jamais appréhendé et dont l’identité demeure aujourd’hui encore un mystère, voir un mythe urbain, l’Est de Londres commence à retrouver un semblant de paix inespérée après le règne de l’impitoyable tueur.

Une bouffée d’oxygène pour les hommes de la Division H. La division quoi ? Division H : c’est le district de police chargé de maintenir l’ordre dans le chaos de Whitechapel.

Cette division de la police londonienne s’occupe du quartier d’East End qui se compose de 67 000 habitants, pour la plupart pauvres ou très très pauvres, ou miséreux.

Ce sont les hommes de cette division qui ont traqué pendant des mois Jack l’éventreur… Sans réussir à l’attraper !

Quand de nouveau des femmes sont assassinées dans les rues de Whitechapel, les policiers de la division H pensent que le tueur est de retour.

Trois hommes de cette division sont déterminés à résoudre les crimes : l’inspecteur Edmund Reid, un brillant enquêteur hanté une tragique erreur du passé; le sergent Bennett Drake et Homer Jackson, un chirurgien de l’armée américaine et ancien de l’agence Pinkerton.

Ils sont aidés par la tenancière d’une maison close, Long Susan, venue des États-Unis avec Jackson.

Au cours de leurs investigations, ils auront à gérer la pression de la presse – notamment du directeur d’un journal à sensation, Fred Best – et aussi celle du chef de la division H, Frederick Abberline.

 

2. Distribution :

  • Matthew Macfadyen : L’inspecteur Edmund Reid (en)
  • Jerome Flynn : Le sergent Bennet Drake
  • Adam Rothenberg (en) : Le capitaine Homer Jackson
  • MyAnna Buring : Long Susan Hart
  • Charlene McKenna : Rose Erskine
  • Amanda Hale (en) : Emily Reid
  • Jonathan Barnwell : L’agent Dick Hobbs
  • David Wilmot (en) : Le sergent Donald Artherton
  • David Dawson (en) : Fred Best
  • Clive Russell : Frederick Abberline, chef de la division H

3. Production :

Fiche technique :

  • Titre original : Ripper Street
  • Création : Richard Warlow
  • Réalisation : Andy Wilson (4 épisodes), Colm McCarthy (2 épisodes) et Tom Shankland (2 épisodes)
  • Scénario : Richard Warlow (6 épisodes), Toby Finlay (2 épisodes)
  • Direction artistique : Irene O’Brien
  • Décors : Jenny Oman
  • Costumes : Lorna Marie Mugan
  • Montage : Úna Ní Dhonghaíle (4 épisodes), Adam Bosman (2 épisodes), Helen Chapman (2 épisodes)
  • Musique : Dominik Scherrer
  • Casting : Daniel Edwards, Louise Kiely
  • Production : Stephen Smallwood, Katie McAleese
  • Sociétés de production : Tiger Aspect Productions, Lookout Point
  • Sociétés de distribution (télévision) : BBC Worldwide
  • Pays d’origine : Angleterre
  • Langue originale : anglais
  • Format : HDTV 1080i
  • Genre : dramatique
  • Durée : 60 minutes

 

Ripper Street – Plongez dans les rues sombres du Londres victorien sans risquer de vous faire charcuter

L’histoire londonnienne a été marquée par de nombreux événements (la peste noire, le grand incendie de 1666) mais il y en a un qui a marqué Londres au fer rouge, dont on parle toujours, 124 ans après…
Un événement qui éveillé l’imagination de chacun face au nombre de questions qu’il a laissé en suspens : les massacres de Jack l’éventreur (Jack the Ripper).

Comme je vous le disais, la série débute six mois après le dernier meurtre, celui de Mary Jane Kelly, au n°13, Miller’s Court. Ce fut une vraie boucherie, un sacré puzzle, que l’éventreur fit du corps de Mary, surnommée Ginger.

Une autre fois, je vous donnerai les détails morbides que vous réclamez à corps et à cris… Promis.

Hé, on ne lui en reproche que cinq, de meurtres, à Jack, car de nombreuses incertitudes entourent les autres agressions mortelles commises par la suite, même si ces agressions présentaient des similitudes (notamment des mutilations au couteau) avec celles survenues entre septembre et novembre 1888.

Les interrogations qui continuent de hanter ces actes (il a pratiqué l’éviscération de certaines victimes… Pourquoi ?) mais également l’identité du meurtrier (on a suspecté jusque très haut, le p’tit fils de la Reine, même) ont entretenu une sorte d’attirance morbide, propre aux célèbres tueurs en série. Dont moi…

Dans « Ripper Street », nous allons donc nous attacher aux pas du Detective Inspector Edmund Reid (Matthew Macfadyen, Darcy dans la dernières version de « Orgueil et préjugés ») de la police métropolitaine de Whitechapel qui mena les premières investigations avant le renfort fourni par Scotland Yard.

De gros, de très, très gros problèmes d’organisation du service contrarièrent l’enquête à l’époque (pour ne pas dire « la sabotère » ou « la foutère en l’air) et un groupe de volontaires se constitua pour améliorer la sécurité dans le East End of London.

C’est quoi, Whitechapel et l’East End ? Pas un quartier chic, je vous le dis, surtout qu’à cette époque, immigrants, ouvriers, prostituées se côtoient et le crime fait son œuvre, sous fond de corruption et de contentieux politique. On en a rien à foutre, des miséreux, en fait.

La série à beau être « policière », c’est surtout son aspect historique et social qui est intéressant. Les concepteurs n’ayant pas lésiné sur les décors, les habits et tout ce qui fait que l’on a l’impression de se balader dans le quartier à l’époque de 1888.

Le quartier de Whitechapel, à quoi il ressemble quand la série débute ? Guère brillant, en fait, le quartier ne se porte pas bien, merci pour lui et il tente tant bien que mal de se reconstruire.

Pas facile d’aller de l’avant quand le fantôme de Jack est toujours présent et que son ombre plane trop fortement sur la police métropolitaine, et particulièrement sur la division H qui n’a pas su identifier le coupable.

Pire, les habitants n’ont plus confiance en elle, laissant ainsi leur sécurité dans les mains de milices privées. Chacun trouvant du réconfort comme il peut, notamment dans le jeu et les femmes qui sont nombreuses dans les maisons closes telles que celle de Susan Hart.

Reid tente a bien du mal à garder le calme dans le quartier de Whitechapel. Il est intéressant de voir comment Reid, alors que le calme paraît provisoirement revenu dans Whitechapel, se méfie d’un risque qui semble pourtant évident : imputer aveuglément et trop rapidement les nouveaux meurtres à l’Éventreur.

Heureusement, il est accompagné du sergent Bennet Drake (Jerome Flynn, le Bronn de Game of thrones), loyal, bourru et boxeur (adepte des fight clubs) à ses heures perdues. Il sait qu’il peut compter sur son soutien.

Un peu moins d’enthousiasme de la part de l’ancien chirurgien de l’US Army et ex-enquêteur de l’agence Pinkerton, le Capitaine Homer Jackson (Adam Rothenberg). Ce mystérieux docteur venu des États-Unis est intriguant.

 

Ils ne leur reste plus qu’à tenter de recueillir les éléments de preuve et les interpréter.

« Ripper Street » a pris des libertés avec la réalité, on le sait, mais on pardonne parce que, primo, qui ne le fait pas ?

Et secundo, ils ont si bien réussi à restituer cette obsession et cette trouille qui fut provoquée par les crimes sanglants dans ce quartier ainsi que toute la mauvaise conscience des policiers de l’époque, incapables de réunir les éléments qui leur auraient permis d’appréhender le tueur.

On pense notamment à l’inscription au mur…

Le premier épisode place les personnages, on fait connaissance avec eux, on boit le thé, on mange des scones, on papote chiffons et dernière mode…

Mais qu’est-ce que je raconte, moi ? On fou les deux pieds dans l’univers de la prostitution et des maisons closes, et on aboutit aux prémices (dans un bordel, les prémices sexuels sont souvent absentes, les hommes rentrant dans le tas) de la pornographie et des snuff movies.

Rien que ça ! La future carrière qu’embrassèrent Rocco Siffredi et Tabatha Cash commença sous l’ère de Victoria !

Comme toujours, tout commence par le sexe ! Que se soit le 7ème art ou l’Internet… Le sexe est toujours number one.

Le premier épisode m’a enchanté (pas eu le temps de regarder les autres), les personnages sont travaillés, complexes, et j’ai envie de voir ce que va donner leur évolution à tous les trois.

Surtout qu’ils ont l’air porteur de sombres secrets…Ça promet de belles heures !

Je ne connaissais pas vraiment les comédiens mais je les ai trouvé « juste », interprétant leurs personnages sans en faire trop et en ayant plus que deux expressions sur le visage. Bref, on aurait dit qu’ils ne jouaient pas un rôle mais qu’ils étaient leurs personnages.

Bennet Drake et son côté grosse brute ? Sûr que ça cache un homme blessé et sensible.

L’Inspecteur Edmund Reid est un homme rongé par ses émotions.

Quant au Capitaine Homer Jackson, on en ferait bien son déjeuner !

Lorsque je les ai vu enquêter, j’ai pensé à mon détective préféré : Sherlock Holmes (pour ceux qui ne le sauraient pas encore). Je pense qu’il y a une référence à Holmes.

La série se regarde avec plaisir… Addictif et bien foutu !

La vallée de la peur : Arthur Conan Doyle

Titre : La vallée de la peur

Auteur : Arthur Conan Doyle
Édition: Le Livre de Poche (1964)

Résumé :
Sherlock Holmes vient à peine de déchiffrer un message codé le prévenant qu’un certain Douglas de Birlstone Manor House, est en grave danger, qu’il apprend par l’inspecteur MacDonald de Scotland Yard que Douglas vient d’être affreusement assassiné.

Par le signataire du message, Sherlock Holmes sait que derrière cette affaire se trouve son ennemi juré : le professeur Moriarty, criminel génial et machiavélique. Accompagné de son fidèle Watson, Holmes se précipite à Birlstone…

Rempli d’intrigues et d’action, La Vallée de la peur, où l’on voit Sherlock Holmes se mesurer avec Moriatry adversaire en tous points à sa taille, est sans doute le meilleur roman de Conan Doyle.

Critique :
« La vallée de la peur » ou comment justifier, presque vingt ans après, l’existence du Tout Grand Méchant qu’on avait sorti un jour de son chapeau !

Là, tout de suite, je vais plus vous parler des coulisses de ce livre que d’autre chose, les autres critiques étant là pour vous aider à vous faire votre propre avis (sinon, lisez-le et faites-vous vraiment votre propre avis).

Petit retour en arrière : lorsque Conan Doyle en eu plus que marre de ce détective qui lui pourrissait la vie (lui qui ne rêvait que d’écrire des romans historiques), il décida de le tuer.

Oui, mais, problème : il fallait un Méchant à la hauteur du détective, pas un minable voyou des rues. Il fallait un final digne du héros qui lui avait fait gagner assez d’argent que pour se déplacer en fiacre s’il le voulait. Un écrivain qui vivait de sa plume, c’était assez rare à l’époque.

Que fit-il ? Un truc d’auteur : il inventa Le Grand Méchant Napoléon Du Crime Organisé De Londres. Un mec qui régnait en maître sur la pègre de la City, mais le faisait tout en se cachant derrière son métier de professeur de mathématiques. Un type tellement bien camouflé que personne n’avait entendu parler de lui, sauf Holmes.

La preuve ? Watson ne savait même pas qu’il existait ! Noir sur blanc dans « Le dernier problème ».

Bref, Conan Doyle met tout ça en place et se débarrasse de l’encombrant détective en le faisant tomber lors d’un combat au corps à corps dans les chutes de Reichenbach. Fin de l’histoire.

« The Adventure of the Final Problem » fut publié en décembre 1893 dans « The Strand Magazine »… Mauvais Noël que pour ses nombreux fans puisque certains portèrent même un brassard noir (et dans les hautes sphères).

Cédant juste un peu à la pression, de août 1901 à mai 1902, Conan Doyle fit publier « The Hound of the Baskervilles », toujours dans « The Strand Magazine ».

Conan Doyle s’en tira avec une pirouette en faisant dire à Watson qu’il publiait une enquête jamais encore publiée (sans faire revenir Holmes à la vie puisque publiée du vivant du détective, mais avec un temps de retard). Rusé, l’homme !

Il pensa même ne pas faire intervenir son diable de détective, mais lui donna tout de même un petit rôle… Voilà pourquoi Holmes est si peu présent dans ce roman là.

En septembre 1903, dans le « Collier’s Weekly » paraît le retour tant espéré de Holmes : « The Adventure of the Empty House ». Et c’est reparti pour un tour pour le plaisir de tous.

Et puis, un jour, Conan Doyle, voulant sans doute donner un peu plus de légitimité à Moriarty, le Grand Méchant dont personne n’avait entendu parler, décide de le faire intervenir dans une enquête de Sherlock, censée se passer bien avant le Grand Hiatus (hiatus = période entre sa fausse mort, le 4 mai 1891 et son retour en 1894).

Voici donc « The Valley of Fear » (La vallée de la peur) publié entre  septembre 1914 et mai 1915 dans « The Strand Magazine ». 21 ans après la publication où Holmes parlait de Moriarty !

Tout s’éclaire-t-il donc ? Le Grand Méchant est légitimé ? Que nenni ! Ça ne résout rien, que du contraire, cela soulève encore plus de questions.

Dont une importante : dans « Le dernier problème » (qui est censé se passer APRÈS « La vallée de la peur » – même si publié avant), Watson ne connaît pas du tout Moriarty !

Extrait « Le dernier problème » :

– Vous n’avez probablement jamais entendu parler du Pr Moriarty ?
– Jamais ! dis-je.
– C’est bien là ce qu’il y a de merveilleux et de génial chez cet homme ! s’écria-t-il. Il règne sur Londres et personne n’a entendu parler de lui. C’est ce qui fait de lui le criminel des criminels. Je n’hésite pas à vous déclarer, Watson, en toute sincérité, que, si je pouvais réduire ce Moriarty à l’impuissance et délivrer de lui la société, je considérerais que ma carrière a atteint son apogée et que je serais tout prêt à adopter un genre de vie plus calme. […]

Hors, dans « La vallée de la peur », publiée APRÈS « Le dernier problème » mais se passant AVANT, Watson connaît Moriarty !

Extrait « La vallée de la peur » :

– Vous m’avez entendu parler du professeur Moriarty ?
– Le célèbre criminel scientifique, qui est aussi connu des chevaliers d’industrie…
– Vous allez me faire rougir, Watson ! murmura Holmes d’un ton désapprobateur.
– J’allais dire : « Qu’il est inconnu du grand public. »

Imaginez mon trouble, mon désarroi, lorsque étant gosse (j’avais 14 ans) je découvris le canon holmésien et que je tombai sur une erreur de logique pareille : un coup il le connait, un coup il ne le connaît pas du tout !

Ce serait correct si « la vallée de la peur » avait été publiée avant « le dernier problème » (puisque Moriarty meurt) et que dans la « Vallée » Watson ne sache pas de qui on parle et que la seconde fois que Holmes cite Moriarty, il sache de qui on cause. Pas le contraire !

Et comme Moriarty était mort dans les chutes et que « la vallée de la peur » se passait AVANT leur face-à-face mortel, j’y ai perdu mon latin.

Watson avait-il des troubles de mémoire ou bien l’auteur avait-il fumé un truc pas net ? Voilà ce qui donne des cheveux blancs aux holmésiens… Conan Doyle avait sans doute envie que l’on s’arrache les cheveux sur cette erreur de logique, 100 ans après sa mort.

Et le livre, qu’est-ce que j’en ai pensé ? Ben, c’est pas mon préféré…

Bon, on cause de Moriarty mais il n’apparaît pas ! Remboursez ! Sherlock Holmes enquête sur le meurtre d’un nommé Douglas, et c’est un homme qu’il suppose faire partie de la bande de Moriarty qui l’a renseigné, mais de Moriarty, même pas l’ombre d’un poil de ses gambettes !

La solution du meurtre, elle est révélée à la fin de la première partie… pourquoi donc s’esquinter à lire la suite qui n’a pas vraiment d’intérêt ?

C’est comme dans « Une étude en rouge » et « Le signe des quatre », il y a une histoire dans l’histoire, mais si les deux autres étaient intéressantes, là, bof, mitigée.

La seconde partie aux États-Unis, dans une vallée minière style trou du cul du monde, où les forces de l’ordre jouent à règlements de compte à O.K Corral avec une bande de malfrats, version société secrète « imitation maçonnique » mais eux, ils sont gore.

Ça nous éclaire sur le passé du quidam, mais c’est assez lourd. Alors que je n’ai jamais ressenti cet ennui dans « Une étude en rouge » ou « Le signe des quatre ». Là, l’auteur aurait pu trancher un peu et limiter la seconde partie.

Holmes est peu présent dans le roman. On le voit, lui et Watson uniquement dans la première partie et dans l’épilogue…

Mention minimale de Moriarty dans l’épilogue : on le soupçonne d’être l’expert du crime qui joue les nettoyeurs pour l’organisation américaine, mais rien n’est prouvé…

Bref, ce roman aurait pu se contenter d’avoir la taille d’un nouvelle avec deux fois plus de page qu’une autre, mais un format « roman », il y a trop de temps mort que le plus petit retournement de situation vous fait sursauter.

Et puis, quel affrontement avec Moriarty ?? Bref, un coup d’épée dans l’eau et à trop vouloir bien faire 20 ans après, on fait des boulettes.

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Les enquêtes d’Enola Holmes – Tome 6 – Métro Baker Street : Nancy Springer

Titre : Les enquêtes d’Enola Holmes – Tome 6 : Métro Baker Street (The Case of the Gypsy Goodbye)

Auteur : Nancy Springer
Édition : Nathan (2011 – 2013)

Résumé :
1889, Londres. Alors qu’Enola est lancée dans une nouvelle enquête sur la disparition de Lady Blanche fleur del Campo, elle découvre que son frère Sherlock la recherche désespérément.

Il vient en effet de recevoir un énigmatique paquet en provenance de leur mère,adressé tout spécifiquement à Enola, et qu’elle seule saurait décrypter.

Sherlock, accompagné de son frère Mycroft, se voit donc contraint de suivre les traces d’Enola dans ses pérégrinations au coeur des sombres tunnels de Londres.

Ensemble,les trois Holmes devront répondre à une triple question : Qu’est-il arrivé à leur mère ? Où est donc Lady Blanche fleur ? Et que décidera l’aîné Mycroft de l’avenir d’Enola lorsque ses frères l’auront rattrapés ?

Critique :
Dernier roman avec Enola Holmes et je sens déjà que mon p’tit coeur se brise. Oui, cela a beau être de la littérature jeunesse, les romans ont beau avoir quelques petits défauts, je me plais bien à suivre les pérégrinations de la petite soeur de Sherlock et Mycroft.

Grâce à elle, j’ai appris plus sur les mœurs des habitants de Londres qu’un 56 nouvelles et 4 romans que comporte le canon holmésien. Contrairement aux récits de Conan Doyle, Nancy Sringer nous a éclairé sur la condition féminine du 19ème siècle, qui n’était guère brillante, dénonçant les violences des bas quartiers londoniens et les conditions de travail qui donneraient des sueurs froides au plus grand m’en-foutiste des syndicalistes.

Une série instructive et distrayante. Quoi  d’autre ? What’else ?

Ce dernier tome ne m’a pas déçu : c’est palpitant et émouvant.

Les frères Holmes auront la part belle et Mycroft va enfin comprendre que leur petite sœur est indépendante, réaliser qu’elle a toujours su tirer son plan (« se débrouiller » : belgicisme) et que le chemin qu’elle a parcouru en un an est énorme.

Oui, la disparition de sa mère a entraîné son émancipation précoce et elle n’est plus une adolescente, mais presque une femme, point de vue mental.

Enola exerce le métier qu’elle aime, a trouvé un sens à sa vie et affirmé ses choix en faisant preuve d’intelligence face à ses deux frangins.

Je dois dire que j’ai passé un bon moment de lecture avec une jeune héroïne ô combien sympathique, forte mais pas infaillible non plus. Bien que le juste équilibre ne soit pas tout à fait atteint, Enola ayant quand même bénéficié des coups de pouce de l’auteur.

Dans ce dernier tome, le secret de la mère d’Enola est enfin dévoilé – je ne dirai rien !

Au menu, une enquête sur la disparition de l’épouse du duc espagnol, de la douceur et de la sensibilité.

Malheureusement, c’est un point final très convaincant. Fidèle à ce que nous avons pu lire et à ce que j’avais pu penser.

Une série bien agréable pour des lectures sans se prendre la tête, des intrigues bien faites, même si pas transcendantales.

L’important, dans une lecture, étant aussi de passer du bon temps et il n’y a pas huit millions de façons de le faire.

Lu dans le cadre des Challenges « Thrillers et polars » de Liliba,  « Polar Historique » de Samlor,  « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine. et le challenge « Victorien » chez Arieste.

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Les Exploits de Sherlock Holmes : Adrian Conan Doyle & John Dickson Carr

Exploits de Sherlock Holmes - Adrian Conan Doyle & Dickson Carr

Titre : Les Exploits de Sherlock Holmes

Auteurs : Adrian Conan Doyle & John Dickson Carr
Édition : Le Livre de Poche (1975)

Résumé :
Relatés par le fidèle Watson, douze exploits de Sherlock Holmes, douze  » affaires  » captivantes, inextricables, que le célèbre détective réussit à dénouer grâce à ses dons d’observation aigus, sa logique implacable, ses méthodes subtiles et hardies.

Contenu :
– L’aventure des sept horloges
– L’aventure du chasseur d’or
– L’aventure des joueurs en cire
– L’aventure du miracle de Highgate
– L’aventure du sombre baronnet
– L’aventure de la chambre hermétiquement close
– L’aventure de Foulkes Rath
– L’aventure du rubis d’Abbas
– L’aventure des anges noirs
– L’aventure des deux femmes
– L’aventure de l’horreur de Deptford
– L’aventure de la veuve

SH - exploitsCritique :
Ceci est ce que j’appelle de la lecture Canada Dry© : m’attendant à déguster un pur malt écossais lorsque je tombais sur ce recueil de nouvelles (en 1990 !), je me suis rendue compte que la lettre « A » inscrite devant le « Conan Doyle » de la couverture voulait dire « Adrian » et pas « Arthur ».

Késako ? En fait, ce recueil que je pensais être canonique n’était qu’apocryphe puisque écrit par le fils (Adriaaan – Rocky, fait silence) et non par le père. Hors, seuls les écrits de ARTHUR Conan Doyle sont considérés comme canoniques.

Hé non, ce n’était pas du pur malt écossais, mais du Canada Dry©… Ça  avait la couleur de l’alcool, mais ce n’était pas de l’alc… Attendez un peu. Mais, mais… ça a le goût du pur malt écossais !

Ouiii ! Le fils du père, aidé de Dickson Carr est arrivé à nous écrire un pastiche qui a le goût des écrits de son père ! Mince alors, un Canada Dry© qu’il faut consommer avec modération sous peine de ressentir l’ivresse canonique !

Cette petite escroquerie pour celui qui, comme moi, croyait tomber sur un livre canonique écrit par le père, cette vessie que l’on nous vendit pour une lanterne, est, au final, EXCELLENT !

Le fils vaut bien le père et il n’y a que le saint-esprit – en la personne de Dickson Carr qui co-écrit les nouvelles avec le fiston Doyle – pour lui donner un coup de maître.

Malgré tout, j’estimerais toujours qu’il y a tromperie sur la marchandise puisque vous ne trouverez aucune information au ce sujet de cette supercherie, le livre ne possédant aucune préface d’édition qui pourrait vous éviter la confusion.

Sauf que maintenant, après avoir lu ma critique, vous ne vous laisserez plus prendre en vous demandant comment cet opus – qui ne se trouvait pas dans la liste des œuvres de Arthur Conan Doyle – a fait pour vous échapper.

Cela vous évitera peut-être de vous faire regarder de travers parce que vous avez crié « YEEESSSS » dans le magasin le jour où vous avez trouvé ce livre, pensant, à tort, avoir affaire au Père Conan Doyle et déniché un autre livre canonique sur votre détective préféré.

En tout cas, ma naïveté était plus que pardonnable puisque, à l’heure actuelle, la plupart des sites de vente de livres en ligne attribuent gaillardement ce recueil à Arthur Conan Doyle et le recueil se trouve aussi dans une de mes compilations sur Holmes, chez Robert Laffont. Ce qui est pire. Je ne suis pas la seule à m’être fait berner.

Attention, ne vous faites pas de soucis, les histoires du fils sont bonnes, bien écrites et on ne peut pas remettre en cause le talent d’écriture de J. Dickson Carr et de son respect du style doylien (il a co-écrit les 6 premiers récits). C’est toujours un plaisir de le relire encore et encore…

Certaines nouvelles possèdent un soupçon de fantastique, tout en restant très terre à terre, sauf celle des canaris et des taches de suie, qui elle, est un peu tirée par les cheveux. Comme papa, le fiston a inséré des animaux « tueurs » et après le toutou, le serpent, on a une autre bêbête.

Ce livre vaut la peine d’être acheté et lu. De plus, l’ouvrage nous permet d’entendre (enfin, de lire) Holmes dire pour la première fois « élémentaire mon cher Watson », rien que pour ça il faut le lire. Et oui, cette phrase que tout le monde connaît n’est en aucun cas canonique !!

Les enquêtes sont vraiment bien écrites, à tel point que si vous ne voyez pas le prénom d’Adrian marqué dans les pages internes, vous pourriez penser avoir vraiment affaire à l’œuvre originale.

Pour moi, il fait partie des meilleurs pastiches holmésiens, en tête devant les autres. De plus, le format « nouvelles » convient mieux au détective que le format « roman », même si j’apprécie plus que tout lire des pastiches holmésiens en roman…

A lire après avoir lu l’intégrale du canon holmésien !

Mes préférées :
– L’aventure des sept horloges : on se demande pourquoi cet homme en veut aux horloges.
– L’aventure des joueurs en cire : je l’adore ! Nous sommes chez madame Tussaud, Baker Street.
– L’aventure du sombre baronnet
– L’aventure de la chambre hermétiquement close : un must
– L’aventure de l’horreur de Deptford

Re-Lu dans le cadre des Challenges « Thrillers et polars » de Liliba,  « Polar Historique » de Samlor,  « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine et le challenge « Victorien » chez Arieste.

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