Bilan du challenge « Le Mois anglais »

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Le mois anglais n’est plu… Mais on promet un retour pour l’année prochaine. Chouette, j’en suis !

Alors, mon bilan de lecture de ce mois-là ? Bon ou pas bon ? Et bien je dois dire que j’ai fait preuve de stakhanovisme pur ! Késako ? Le stakhanovisme était une campagne de propagande soviétique en URSS faisant l’apologie d’un travailleur très productif et dévoué à son travail.

Le terme provient du nom du mineur « de choc » Alekseï Stakhanov qui, dans la nuit du 30 au 31 août 1935, aurait extrait 102 tonnes de charbon en six heures, soit environ quatorze fois le quota demandé à chaque mineur. Ce record avait été décidé par le gouvernement soviétique sous Joseph Staline pour servir de modèle aux autres salariés, afin qu’ils travaillent plus et si possible qu’ils dépassent les cadences et les quotas de travail imposés.

Mes billets pour le challenge Anglais (comptent aussi pour le « challenge Victorien », le « Thrillers et polars », le challenge « Polar Historique », le « Sherlock Holmes », le « I love London » et le « Ma PAL fond au soleil » et « Objectif PAL).

Attention ! Les livres du canon holmésiens n’entrent pas en ligne de compte pour la fonte de la PAL puisqu’ils sont relus très souvent à tel point que je les connais par cœur…

Voici un petit aperçu de mes premières lectures… Tous n’y sont pas puisque photo prise le 11 juin et je ne pensais pas lire tout ce que j’ai lu. Cette photo était l’illustration parfaite de ceux que je venais de lire et de ceux que je comptais lire.

Au final ? 35 fiches. Peux pas faire mieux ou plus. A ma décharge, certains étaient tout petit et on pouvait facilement en lire deux sur la journée (les Sherlock’s Story), la collection de Enola Holmes se lit vite, ainsi que celle avec Wiggins.

Pour le reste, des récups prises quelques après-midi, des vacances et le fait que je lise vite ont aidé. Je ne compte pas mes deux secrétaires à plein temps et mon nègre qui rédige mes critiques ! 🙂

Le canon holmésien ? Mais je l’ai lu 36.000 fois, au moins. Et vive les fichiers PDF qui m’ont permis de le repasser en revue. C’est moins lourd dans la valise.

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Admirez la housse de couette « so british », ainsi que le mug et le pot de thé Twinings !

  1. Jack l’éventreur et les fantasmes victoriens : Marx Roland (non présent sur la photo)
  2. Livre des morts (le) : Stuart Davies
  3. Sherlock Holmes et associés 1 – L’affaire Zalindas : Mack-Citrin
  4. Penny Blood : Bob Garcia
  5. Sherlock’s Story 4 – Dentelles de la reine : Inconnu
  6. Le parfum de la chatte en noir et autres pastiches érotiques de romans policiers : Liebig
  7. Sherlock’s Story 5 – Faux-monnayeurs de Londres : Inconnu
  8. Sherlock’ Story 6 – Blackwell, le pirate de la Tamise : Inconnu
  9. Sherlock’s Story 8 – La maîtresse de l’Attorney : Inconnu
  10. Wiggins et Sherlock contre Napoléon : Nicodème Béatrice
  11. Rival pour Sherlock Holmes (un) : Nicodème Béatrice
  12. Sherlock Holmes contre Jack l’Éventreur : Ellery Queen
  13. Sherlock Holmes contre Jack l’Éventreur : film de James Hill
  14. La Solution à 7%  : Meyer Nicolas
  15. Le Fantôme de l’opéra  : Meyer Nicolas
  16. Le secret de la pyramide : Alan Arnold
  17. Enola Holmes 1 – La double disparition : Springer Nancy
  18. Enola Holmes 2 – L’affaire Lady Alistair : Springer Nancy
  19. Enola Holmes 3 – Le mystère des pavots blancs : Springer Nancy
  20. Enola Holmes 4 – Le secret de l’éventail : Springer Nancy
  21. Enola Holmes 5 – L’énigme du message perdu : Springer Nancy
  22. Enola Holmes 6 – Métro Baker Street : Springer Nancy
  23. Les exploits de Sherlock Holmes : Adrian Conan Doyle
  24. Ripper Street : la série qui vous éviscère !
  25. La Vallée de la peur : Arthur Conan Doyle
  26. Souvenirs de Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle
  27. Résurrection de Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle
  28. Son dernier coup d’archet : Arthur Conan Doyle
  29. Archives de Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle
  30. Les Aventures de Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle
  31. Ripper Street : La série qui vous éviscère ! – Série

J’ai découvert aussi des bandes dessinées et des mangas durant mes vacances, achetés juste avant de partir :

  1. Sherlock Holmes & le Necronomicon, Tome 1 : L’ennemi intérieur (lu avant)
  2. Sherlock Holmes & le Necronomicon, tome 2 : La nuit sur le monde (achat)
  3. Jack l’éventreur, tome 1 : Les liens de sang (déjà lu)
  4. Jack l’éventreur, tome 2 : Le Protocole Hypnos (achat)
  5. Black Butler – Tome 12 : Yana Toboso (achat)

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Blackwell, le pirate de la Tamise : Sherlock’s story n°6

Titre : Blackwell, le pirate de la Tamise : Sherlock’s story n°6

Auteur : Inconnu
Édition : Sherlock’s Diffusion

Résumé :
Pénible spectacle, ce 7 août 1889, dans le quartier des docks à Londres : Celui donné par un malheureux, à demi-dévêtu, qui ne semble plus posséder sa raison.

Plus inquiétant encore, d’autres cas de ce genre se sont produits au cours des mois précédents.

Sherlock Holmes, qui opérait sur les lieux, ne tarde pas à découvrir la cause de ce mal étrange qui vient de frapper une nouvelle fois.

Critique : 

Misère, Sherlock Holmes qui sort une plaque métallique de Scotland Yard, comme s’il bossait pour eux, comme dans une vraie série policière américaine, là, ça coince aux jointures. Quoi ? Il bosse pour eux et possède un numéro de matricule spécial ? Et bien, il est tombé bien bas, mon détective !

S’il l’avait volée, comme son homonyme de la BBC, j’aurais applaudi des deux mains, mais apprendre qu’il bosse avec les cognes, je ne m’en remets pas…

Le pitch ? Nous sommes en 1889, dans le quartier des docks à Londres et un pénible spectacle s’offre aux passants : un homme, à demi-dévêtu, qui ne semble plus posséder sa raison, erre sans but.

Cela intrigue Holmes parce que d’autres cas de ce genre se sont produits au cours des mois précédents.

Mais qui est cet homme perturbé ? C’est une cliente, inquiète de la disparition de son mari qui lui apprendra son identité et Holmes se mettra à la recherche du fourbe qui plante une aiguille dans la tête des gens pour leur lobotomiser le cerveau (maintenant, plus besoin d’aiguille pour les lobotomies, il suffit de laisser le patient durant quelques heures devant TF1).

Holmes, après une simple filature, atterrira sur l’ile de Blackwell et, grand bête, se retrouvera prisonnier.

Oh, mais que lis-je lorsqu’il est prisonnier et que sa tortionnaire vient le tourmenter ?? Extraits : « Une seconde après, le détective s’agenouillait à côté d’elle. Ensuite, avec une adresse et une rapidité inouïes, il enleva son corsage et lui retira les lacets de corset dont il se servit pour lier les mains et les pieds ».

Et bien, Holmes qui déshabille une femme… une « banditas », certes; pour s’enfuir, d’accord, mais bon, il lui retire son corsage quand même. Il libère les saints, heu, les seins, non ?

« Sans se soucier des regards de haine qu’elle lui jetait, il lui enleva sa jupe et son jupon. ».

La femme bandit serait nue que cela ne m’étonnerais pas… A poil, la gueuze qui voulait lui crever les yeux. Un chaud lapin, le Holmes !

Et transformiste, puisque « il revêtit lui-même ces défroques qu’il attacha de façon à les faire descendre assez bas ».

Et personne ne remarque rien quand il file à l’anglaise déguisé comme la femme ?…

Le gros inconvénient, de ce tome (comme les autres), c’est que le scénario est un peu trop surréaliste, les dialogues limites, les déductions absentes, les plans dévoilés par les méchants à voix haute, les cliffhangers juste là pour le suspense et trop exagérés, bref, ça ne fera pas pousser une troisième patte au canard.

« A éviter ? » Je n’osais pas le dire, mais puisque vous le dites, je répond par l’affirmative.

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, au Challenge « Polar Historique » de Samlor, au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddic, au Challenge « I Love London » de Maggie et Titin, au Challenge « Le mois anglais » chez Titine et Lou et au Challenge « Victorien » chez Arieste.

CHALLENGE - Faire fondre la PALCHALLENGE - DEstination la PAL

La maîtresse de l’attorney général : Sherlock’s story n°8

Titre : La maîtresse de l’attorney général : Sherlock’s story n°8

Auteur : Illustre inconnu !
Édition : Sherlock’s Diffusion

Résumé :
Lord Dempson et son épouse sont retrouvés sans vie dans leur chambre à coucher, sauvagement assassinés. Or les fenêtres sont closes, la porte fermée de l’intérieur.

Comment le meurtrier a-t-il pu s’introduire, puis s’en aller, en ne laissant aucune trace ?

Critique : 
Sur l’air de « Allumer le feu », je chanterais bien « j’ai touché le fond » parce que celui-là, c’est Byzance point de vue de la descente de niveau. Bon, les autres ne volaient pas très haut, mais on pouvait encore leur trouver quelques circonstances atténuantes, mais ici, non.

Aucune déductions, une enquête sur un double meurtre en chambre close dont Holmes n’avait pas trouvé la solution lors de sa première enquête (pourtant, il n’y a pas 36 solutions, en chambre close), des personnages débiles ou totalement improbables et un Sherlock Holmes toujours empêtré dans des situations de fous, limite MacGyver qui va mourir dans deux secondes et pouf, solution !

Attention, MacGyver sans les gadgets ! Ma foi, il y avait même de l’Indiana Jones dans ce Holmes là, lorsqu’on voit certaines situations critiques dans lesquelles il est coincé.

Précisons que c’était de l’Indiana Jones light, sans sucre, bourré d’aspartame, de Xylitol et autres substances falsifiées ou altérées. « Indiana falsificat » aurait dit un légionnaire du camp de Babaorum.

Non, rien pour sauver cette histoire, ça voudrait ressembler à du Holmes mais ça n’a ni la couleur, ni le goût, même pas les bulles ! Rien, que dalle.

Tiens, le Canada Dry© à plus de ressemblance avec l’alcool que ce pénible pastiche n’en aura jamais avec le vrai Sherlock Holmes de Conan Doyle.

Rien que de la mauvaise contrefaçon tout cela !

Vite, une valeur sûre : « A study in terror » avec le grand et beau John Neville ! Pas de risque d’être déçue.

Il est temps que j’aille me perdre dans les vraies brumes de Londres, dans ses vraies rues sombres, que j’aille rôder du côté de Whitechapel et que je me tape quelques bières dans un pub glauque !

A bon entendeur, salut ! Ite missa est…

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, au Challenge « Polar Historique » de Samlor, au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddic, au Challenge « I Love London » de Maggie et Titin, au Challenge « Le mois anglais » chez Titine et Lou et au Challenge « Victorien » chez Arieste.

Les dentelles de la reine : Sherlock’s story n°4

Titre : Les dentelles de la reine : Sherlock’s story n°4

Auteur : Inconnu – Obscurs auteurs
Édition : Sherlock’s Diffusion (1993)

Résumé :
Comment le profond amour qu’il porte encore à son épouse trop tôt disparue conduit-il brusquement lord Harold Dumbarton à vouloir refaire sa vie avec une chanteuse de café concert, à la consternation des siens et, plus particulièrement de son oncle et confident, lord Warwick ?

Comment Sherlock Holmes, dont on requiert les services, se convainc-t-il aussitôt que le veuf inconsolable est tombé dans un piège odieux et sacrilège ?

Critique : 

L’avantages de ces petits livres,‭ ‬c’est qu’ils sont minces et donc,‭ ‬on n’a pas le temps de bailler, le tout est vite expédié, à la manière d’une nouvelle.

Dans cette collection, ‬Sherlock Holmes n’est pas accompagné par son fidèle Watson, mais par un jeune assistant,‭ ‬Harry Taxon, qui me fait plus penser à son fils qu’à son assistant.

Je n’ai rien contre Harry, mais je le trouve sous-employé par l’auteur (ces fascicules sont écrits sous la plume d’obscurs écrivains). On ne sait rien de lui, on pourrait croire, en entendant Holmes lui parler, qu’il est son fils, mais rien ne dit qu’il est son rejeton naturel, il pourrait tout autant être son fils spirituel. Pour une explication, le lecteur repassera.

L’enquête ? Elle ne vous fera pas sursauter, elle est banale, presque. Le chantage est aussi vieux que l’humanité. Ici, c’est « magouilles.com » pour le fric et rien que le fric (non, c’est pas chez madame Bettencourt).

Attention, je vais sabrer un peu : le petit livre ne foisonne pas de déductions holmésiennes, elles sont rares, très rares. A croire qu’il ne sait pas en faire.

Énervant aussi cette propension pour les « méchants » d’expliquer à voix haute leurs projets criminels alors que les oreilles du détective trainent dans le coin. Voilà pourquoi il ne déduit pas beaucoup, il se contente d’être au bon endroit au bon moment. Frustrant pour le lecteur. Indigne de Holmes.

Non, vraiment trop facile de retrouver, au fil des aventures, ces méchants qui en disent un peu trop sur leurs agissements passés ou futurs, comme s’il était naturel que l’un d’entre eux déballe tout à son collègue qui en sait tout autant que lui. Impensable, non ?

Autres petits bémols : à force d’utiliser des termes comme « toilette » on pense que les dentelles de la reine sont un vêtement, mais parfois, le narrateur utilise le mot « parure » et dans le résumé, on parle d’un collier  ! Allez savoir ce qu’est ce truc – vêtement ou collier – vu que le livre n’est pas prodigue en descriptions.

Les dialogues, parlons-en : ils sont parfois un peu limite  ! Je sais que ce n’est pas de la haute littérature, mais bon, un p’tit effort aurait donné un air moins « écrit à la va-vite » au petit livre.

Bref, du déjà vu, rien de transcendantal, ça se lit vite, on passe un chouette petit moment à le lire et aussitôt lu, aussitôt oublié.

Si vous voulez découvrir Sherlock Holmes, ne commencez surtout pas par ces petits fascicules qu’un éditeur allemand, s’étant emparé du détective fort célèbre (n’en déplaise à Conan Doyle) pour en faire le héros d’une série de fascicules, édita au début du XXème siècle.

Le détective n’y est pas à son avantage, mais alors là, pas du tout, c’est du sous Holmes.

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, au Challenge « Polar Historique » de Samlor, au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddic, au Challenge « I Love London » de Maggie et Titin, au Challenge « Le mois anglais » chez Titine et Lou et au Challenge « Victorien » chez Arieste.

 

Sherlock Holmes et associés – Tome 1 – L’affaire Zalindas : Mack & Citrin

Titre : Sherlock Holmes et associés – Tome 1 : L’affaire Zalindas

Auteurs : Tracy Mack & Michael Citrin
Édition : Hachette Jeunesse (2008)

Résumé :
Sous le grand chapiteau du cirque Barboza, les frères Zalindas, funambules, trouvent la mort dans une chute fatale. Simple accident ? Sherlock Holmes n’est pas de cet avis. Aidé par les Mouches, une bande de gamins des rues, le célèbre détective mène l’enquête.

Critique :  

Quel rapport peut-il y avoir entre Buckingham Palace et un cirque ‭ ? ‬Quoi ‭ ? ‬Parlez plus fort et pas tous en même temps ‭ ! ‬ »La monarchie,‭ ‬c’est le cirque ‭ ? » ‬Heu,‭ ‬ça,‭ ‬c’est vous qui l’avez dit,‭ ‬moi,‭ ‬je ne fais que transcrire ce que vous me criez‭. ‬*se lave les mains‭*

Bon,‭ ‬ce n’est pas la réponse que j’attendais…‭ ‬Par contre,‭ ‬c’est la question que les Mouches de Holmes -‭ ‬gamins des rues faisant partie de la bande des Irreguliers de Baker Street – se posent aussi après avoir vu la voiture du Prince de Galles emmener Holmes à Buckingham Palace.

Lorsque ce dernier fait appel à eux,‭ ‬c’est pour surveiller un cirque où un groupe de trois funambules sont morts,‭ ‬la corde sur laquelle ils marchaient, à‭ ‬20‭ ‬mètres du sol, ayant rendu son préavis sans avertir la direction.‭ ‬Sproutch,‭ ‬v’la d’la bouille de funambules au sol.

Oui,‭ ‬un peu de lecture jeunesse au menu,‭ ‬ça ne fait pas de tort et puisque j’ai un gros faible pour Sherlock Holmes‭ (‬pour le cas où certains, nouvellement arrivés, ne le sauraient pas encore‭) ‬et j’adore quand les Irreguliers font leur apparition dans un pastiche.

Contrairement aux pastiches jeunesse de Béatrice Nicodème,‭ ‬le détective est fort présent dans l’histoire,‭ ‬guidant les gamins des rues dans leurs filatures,‭ ‬leur donnant des ordres et les utilisant pour les coups de filet finaux.

Agréable à lire,‭ ‬le livre ne fait que‭ ‬250‭ ‬pages,‭ ‬ce qui fait que le rythme reste harmonieux et qu’il n’y a pas de coups de mou.‭

‬L’enquête ne révolutionnera pas l’univers du polar,‭ ‬mais elle a le mérite d’être un peu plus complexe que d’autres et on se laisse emporter dans les rues de Londres, avec les garçons et Holmes.

Petit bémol,‭ ‬ça manque de descriptions au niveau de la ville…‭ ‬

Autre chose,‭ ‬que Ozzie – un nouvel Irrégulier – soit un bon copiste et qu’il ait un don pour l’écriture,‭ ‬je veux bien,‭ ‬mais je trouve ça un peu‭ « too much » ‬qu’en un seul regard,‭ ‬il puisse recopier une écriture directement du premier coup.‭ ‬

Léger manque de réalisme :‭ ‬l’auteur aurait pu nous expliquer qu’Ozzie fit bien des essais avant d’y parvenir.

Autre chose,‭ ‬dans l’explication d’un cambriolage,‭ ‬il y a quelques petits détails qui m’ont titillé,‭ ‬me paraissant un peu trop surréalistes‭ (‬sauf si le service de garde buckinghamien est incompétent ou endormi‭)‬.‭ ‬Il manquait quelques petits éclaircissements dans les explications de Holmes.

Hormis ces points de détails qui ne nuisent pas à l’affaire,‭ ‬le reste est un bon cru,‭ ‬ça bouge,‭ ‬ça enquête, on retrouve des têtes connues (ça, j’l’avais bien deviné, la présence de méchant là) et il est venu une chose à mon esprit au sujet d’un des gamins.‭ ‬

Je n’en dirai pas plus,‭ ‬il faudra que cela soit confirmé dans les tomes suivants,‭ ‬que je n’ai pas… Mais que je vais me procurer de ce pas.

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, au Challenge « Polar Historique » de Samlor, au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddic, au Challenge « I Love London » de Maggie et Titin, au Challenge « Le mois anglais » chez Titine et Lou et au Challenge « Victorien » chez Arieste.

CHALLENGE - DEstination la PAL

1888, Jack l’Éventreur et les fantasmes victoriens : Roland Marx

Titre : 1888, Jack l’Éventreur et les fantasmes victoriens

Auteur : Roland Marx
Édition : Éditions Complexes (1987)

Résumé :
« Jack l’Éventreur » : un des plus célèbres criminels de l’histoire, d’autant plus connu peut-être que le mystère de son identité n’a jamais été percé et que les hypothèses les plus folles, y compris la mise en cause de proches parents de la reine Victoria, ont été avancées à ce sujet et continuent de se nourrir de « révélations » successives.

Cette « affaire » sert de point de départ à une enquête sur les mentalités victoriennes qui, seules, peuvent expliquer l’étrange écho provoqué par cette série de meurtres sordides.

On s’aperçoit bien vite que les Victoriens vivaient en proie à quelques grandes peurs : la maladie et la mort, le sexe, l’espace urbain qui, dans la « moderne Babylone « londonienne, recelait des bas-fonds terrifiants et des menaces aussi diffuses que redoutées.

En 1888, les grandes barrières contre le mal, la famille, la propriété, la religion, apparaissent branlantes dans un royaume gouverné par une souveraine exemplaire, mais vieillissante.

Les grandes valeurs morales, l’ordre social et politique fléchissent, la « peur du rouge » se développe, on vit sur une croûte de civilisation qu’un grand cataclysme menace d’engloutir dans les laves révolutionnaires. Les crimes de Jack réveillent ou révèlent des fantasmes inavoués ou inavouables.

Dans les brumes épaisses de novembre 1888, d’aucuns ne savent plus trop s’ils vivent l’avènement de la grande perversion sexuelle ou si les ombres fantomatiques de la Révolution sociale ne revêtent pas l’apparence du meurtre sordide comme signe annonciateur de la subversion finale.

Critique : 

Que peut-il y avoir de si fascinant dans un tueur en série, assassinant des prostituées, les découpant, les mutilant, repeignant même la chambre de Mary Kelly avec son sang ?

Parce que ses meurtres furent monstrueux ?

Il a tout de même assassiné sauvagement cinq prostituées (au minimum, plus si affinités) dans le quartier pauvre de Whitechapel, à Londres, en 1888.

Est-ce parce que son identité ne fut jamais trouvée et qu’on suspecta bien des gens, jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir ?

Une chose est sûre : il fascine depuis toujours et peu de tueur peuvent se venter d’avoir fait couler plus d’encre que de sang, d’avoir suscité autant de mystère, d’avoir eu leur nom sur des affiches de cinéma, dans des livres, d’avoir été mis à toutes les sauces et d’avoir TOUJOURS leurs noms au Panthéon des meurtriers, plus de cent ans après leurs méfaits. Tout en suscitant toujours les questions et les théories les plus folles !

Oui, je l’avoue, ce tueur me fascine. Pourtant, il a peu de meurtres à son actif, d’autres ont fait pire et bien plus de victime que lui. Mais sur Jack, il planera toujours une aura de mystère quand à son identité.

Qui était-il ? Nul le sait…

Tout le monde y passa : le petit-fils de la reine Victoria, le prince Albert Victor, duc de Clarence; le peintre Walter Sickert; John Druitt, l’avocat retrouvé noyé dans la Tamise; le chirurgien de la reine, Sir William Gull; ; George Chapman, barbier polonais; Sherlock Holmes (oui, dans un pastiche ! Mais étant un personnage de fiction – sacrilège que de l’avouer – il ne peut être tenu pour coupable),…

Pourtant, « Jack l’éventreur » ne fut sans doute pas le surnom qu’il se donna lui-même, mais pourrait provenir d’un journaliste… Une chose est sûre, le surnom provient d’une lettre envoyée à l’agence de presse London Central News Agency par une personne déclarant être le meurtrier.

Lorsque j’ai acheté ce livre, je savais que je n’aurais pas de réponse à mes questions. Ce n’est pas pour cela que j’ai acheté ce livre mais pour me plonger dans la société victorienne comme j’aime le faire…

Le début du livre est consacré – en grandes lignes – au serial-killer Number One mais il ne sert que de base pour un tout autre but : nous éclairer sur le « comment de telles choses ont pu arriver », faire la lumière sur les paramètres sociaux qui ont permis aux actions de Jack de prendre une telle proportion.

Ensuite l’auteur pourra nous parler, plus en profondeur, de la société victorienne, de ses tabous, de ses mœurs, de religion, de la place de la femme (aux fourneaux, oui),…

La première partie qui détaille les us et coutumes ainsi que la politique est agréable à lire et les pages tournent facilement.

C’est ensuite que ça à coincé et que ce fut plus laborieux, là où j’ai sauté des pages…

La seconde partie est brute de décoffrage, hyper pointue et nauséeuse quand l’auteur aborde des sujets tels que l’économique, la politique,…

A réserver pour les passionnés de l’époque !

Note : Il faut savoir aussi que si certaines rues furent éclairées, ce fut tout de même grâce aux meurtres de Jack… No comment.

Lu dans le cadre du challenge « I Love London » de Maggie et Titine, au Challenge « Le mois anglais » chez Titine et Lou et au challenge « Victorien 2013 » chez Arieste.