Résurrection de Sherlock Holmes – The Return of Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle

Titre : Résurrection de Sherlock Holmes – The Return of Sherlock Holmes

Auteur : Arthur Conan Doyle                                                       big_5
Édition: Le Livre de Poche Policier  

Résumé :
Choisies parmi les enquêtes les plus remarquables de Sherlock Holmes par le fidèle Watson qui a été personnellement mêlé à la plupart d’entre elles, voici treize « affaires » captivantes qui mettent en lumière les facultés étonnantes du célèbre détective :

Au sommaire :
– La Maison vide
– L’Entrepreneur de Norwood
– Les Hommes dansants
– La Cycliste solitaire
– L’École du prieuré
– Peter le noir
– Charles-Auguste Milverton
– Les Six Napoléons
– Les Trois Étudiants
– Le Pince-nez en or
– Le trois-quarts manquant
– Le Manoir de l’abbaye
– La Deuxième Tache.

Critique : 
Sherlock Holmes est de retour !! Yes ! Les chutes de Reichenbach n’ont pas causées sa chute. Heureusement que Conan Doyle l’avait fait disparaître de cette manière… S’il avait choisi l’option « un coup de fusil dans le coeur et six pieds sous terre », restait plus que Jésus pour le faire ressortir de terre, tel Lazare.

La littérature permet beaucoup de chose. Ses lecteurs de l’époque furent les premiers contents et je l’ai été aussi lorsque je sus qu’il revenait ensuite. Je ne dus pas être la seule, non ?

Bon, nous n’avons aucun mérite, à notre époque (que ce soit au XXè et XXIè siècle), nous n’avons pas dû attendre 10 ans, nous, tandis que ceux de l’époque, ben ils se sont bouffés les doigts entre décembre 1893 et septembre 1903 !

Tout de même, dix ans sans ma drogue, je n’aurais pas survécu… Oui, je sais, Conan Doyle a cédé aux sirènes de l’argent et publié « The hound of Baskerville » en 1901… Mais c’était pas la résurrection de Sherlock.

Bref, lire ce recueil est toujours vivifiant. Mon chouchou est revenu. « La Maison vide » ne l’est plus ! Terrible cette affaire. Sa tête est mise à prix et faudrait pas que l’ignoble Colonel Moran nous le dégomme direct.

Dans « L’Entrepreneur de Norwood », les empreintes digitales sont utilisées comme élément de preuve. J’apprécie beaucoup cette affaire en raison de son caractère « rusé ». Fallait y penser ! Mais Sherlock fut le plus fort et encore plus rusé que l’autre rusé.

Avec « Les Hommes dansants », Holmes est pris de vitesse et ne parvient pas à sauver son client à temps. Bel exercice de déchiffrage d’un code composé de petits bonshommes qui dansent.

Non, « Le Cycliste solitaire » ne parle pas d’un cycliste du tour de France dopé à l’EPO et qui ferait la course seul en tête ! Une cliente viens chez Holmes : Miss Violet Smith… L’aventure est retorse et je l’adore.

Petit plus pour vous : Le titre anglais « The Solitary Cyclist » est impersonnel et de longues polémiques ont lieu pour savoir s’il s’agit de Violet Smith ou de Mr Carruthers, tous deux cyclistes… solitaires. D’ailleurs, dans de nombreuses éditions, il est noté « La »… Mais un manuscrit de Conan Doyle a résolu l’affaire puisque qu’on y voit le titre « The Solitary Man » avec le mot « Man » rayé et remplacé par « Cyclist ».

« L’École du prieuré » traite d’une double disparition du jeune lord Saltire et de son professeur d’allemand. Holmes arrive à déterminer la marque des pneus du vélo en observant les traces dans la boue, ainsi que sa direction. Pour la direction, il fut prouvé ensuite qu’il est impossible de le déduire à partir des traces dans la boue…

« Peter le noir » a été retrouvé transpercé par un harpon, littéralement cloué sur l’un des murs de la remise de son jardin. Holmes est toujours aussi fort…

« Charles-Auguste Milverton » est un maître-chanteur et l’aventure a failli me donner une crise cardiaque lorsque je lus que Holmes s’était… fiancé ??? Rhâââ, oui ? Et bien non. Le rustre a séduit une jeune servante de la maison juste pour en apprendre plus sur le maître chanteur, ensuite, Holmes se livre à un cambriolage d’utilité publique et refuse d’aider la police. Il y a de l’humour dans cette aventure.

« Les Six Napoléons »… A croire que quelqu’un n’aime votre Empereur, en Angleterre, car on retrouve des statuettes de son buste brisées… Wellington a-t-il un alibi ? Et Nelson, il était où ? Vous l’avez compris, cette histoire, je l’apprécie beaucoup. Holmes un peu z’ému, que demander de plus ?

Avec « Les Trois Étudiants », pas de partouzes, mais juste le vol de la copie des questions d’examen… de grec. Et puisque Holmes était dans les parages. A chaque fois j’oublie qui est le coupable et je le redécouvre.

« Le Pince-nez en or » n’est pas bon pour la santé parce que Holmes fume comme un dragon à côté du lit d’un client, pour la bonne marche de son enquête. De toute façon, le client, immobilisé dans le lit, fume encore plus. Holmes est un génie ! Sans son intervention, on restait avec un crime impuni.

« Le trois-quarts manquant » démontrera toute la ruse de Holmes pour arriver à suivre la voiture du docteur Armstrong. Une seringue et un peu de produit, non pas dopant, mais de l’anis et un chien qui a du flair et le tour est joué.

« Le Manoir de l’abbaye » ou « on ne la fait pas à Holmes ». Nan, faut pas lui raconter des carabistouilles. Holmes peut aussi se placer au-dessus de la loi et considérer que le coupable l’est moins que la victime.

« La Deuxième Tache » ou « on est jamais aussi bien trahi que par une femme »… Holmes est mandaté pour retrouver un document hyper-important, un document couvert par le secret d’Etat, dont la divulgation pourrait entraîner l’Europe dans la guerre. Une enquête superbe, un document retrouvé, mais ce n’est pas ça qui empêchera un jour la guerre de se déclarer.

Une fois de plus un recueil que j’aime relire, que ce soit dans mes vieilles éditions (parce qu’elles ont une histoire) ou des les éditions Omnibus, traductions parfaites et V.O sur la page gauche.

Sherlock Holmes a beau avoir un caractère spécial, il n’en reste pas moins un personnage avec du caractère et pas de la guimauve dans les veines.

Du caractère, mais sans être pour autant un alcolo notoire comme certains flics de polars (j’ai rien contre eux, mais à la fin, ils le sont tous), s’administrant une fois de temps en temps une injection de cocaïne, une solution à 7%, pas pour planer, mais parce que son cerveau se rebelle à la stagnation et qu’être sans affaire est pour lui un supplice.

Challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine et le challenge « Victorien » chez Arieste.

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5 réflexions au sujet de « Résurrection de Sherlock Holmes – The Return of Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle »

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