Les Aventures de Sherlock Holmes – The Adventures of Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle

Titre : Les Aventures de Sherlock Holmes The Adventures of Sherlock Holmes

Auteur : Arthur Conan Doyle                                                              big_5
Édition: Robert Laffont

Résumé :
– Un scandale en Bohême.
– La ligue des rouquins.
– Une affaire d’identité.
– Le mystère du Val Boscombe.
– Les cinq pépins d’orange.
– L’homme à la lèvre tordue.
– L’escarboucle bleue.
– Le ruban moucheté.
– Le pouce de l’ingénieur.
– Un aristocrate célibataire.
– Le diadème de béryls.
– Les Hêtres Rouges.

Critique : 
S’il y a bien un tome qui est mon préféré de chez préféré, c’est bien celui-là. Je l’avais acheté peu de temps après le roman « Le chien des Baskerville »(pourquoi faire dans l’ordre quand on je joue pas au Tiercé ?) et la première ligne me faisait déjà tressaillir : « Pour Sherlock Holmes, elle est toujours LA femme. Il la juge tellement supérieure à tout son sexe, qu’il ne l’appelle presque jamais par son nom ; elle est et elle restera LA femme. Aurait-il donc éprouvé à l’égard d’Irène Adler un sentiment voisin de l’amour ? ».

Non mais là, je vous le jure, je ne me sentais plus. La suite doucha mon enthousiasme juvénile (j’avais 14 ans !) :  » Absolument pas ! Son esprit lucide, froid, admirablement équilibré répugnait à toute émotion en général et à celle de l’amour en particulier. »

Malgré tout, « Un scandale en Bohème » reste mon histoire préférée (exæquo avec « Le ruban moucheté ») en raison du fait que Holmes se fait avoir par une femme ! Monsieur l’avait sous-estimée et bardaf, elle aura le dernier mot.

Pourtant, il l’avait eu le premier, quand, déguisé en valet d’écurie, il lui avait servi de témoin pour son mariage en catimini avec l’avocat. Holmes : 1 / Irène : 0

Il l’avait bien eue aussi, quand, déguisé en clergyman non conformiste, il lui jouait cinq lignes, découvrant la cachette de la photo compromettante. Holmes : 2 / Irène : 0

Irène n’étant pas absente le jour où on distribuait les cerveaux, le sien additionna les faits et elle suivit Holmes, déguisé en homme. Elle lui souhaita « Bonne nuit, monsieur Holmes » et il ne la reconnu pas dans ce jeune dandy. Holmes : 2 / Irène : 1

Elle le flousa ensuite de la plus belle des manières en jouant la fille de l’air et Holmes, surpris mais bon jouer ne demanda que le portrait de la belle cantatrice au Roi. Holmes : 2 / Irène : 2

On a souvent fait de la belle Irène Adler une voleuse ou autre, pourtant, dans le récit canonique, ce n’était qu’une femme qui avait aimé un homme, mais c’était Wilhelm Gottsreich Sigismond von Ormstein, grand-duc de Cassel-Falstein, et roi héréditaire de Bohême (ouf, je l’ai dit), et qui se fit trahir de bien cruelle manière (monsieur s’est fiancé avec une prout-prout-ma-chère de son rang). Moi aussi je me serais vengée.

C’est dans ce recueil que l’on retrouve la crème des enquêtes de Sherlock Holmes, telle « La ligue des rouquins » (magnifique !) et « Le mystère du Val Boscombe » où Holmes empêchera une condamnation injuste.

« L’homme à la lèvre tordue » va mettre Holmes en difficulté, jusqu’à ce que la lumière se fasse dans son esprit, suite à une action qu’il fit (Dr House, copie de Holmes, résolvait ses cas suite à un mot ou à un détail qui lui faisait comprendre la maladie du patient). Du grand art !

« L’escarboucle bleue » donnera à Holmes la possibilité de montrer toute l’étendue de son talent en déduisant sur un chapeau. Sans compter que la cachette pour l’escarboucle volée était des plus « innovante » et ingénieuse. Holmes est au sommet de son art.

« Le ruban moucheté » est mon préféré. La roublardise d’un docteur, son machiavélisme, son sadisme… Bref, géniale aventure et j’aurais bien aimé que Holmes se rapproche un peu plus de sa cliente… Romantique, que voulez-vous, je ne me referai pas.

« Une affaire d’identité », « Le pouce de l’ingénieur », « Un aristocrate célibataire » et « Les cinq pépins d’orange » ne sont pas mes préférées. Elles sont originales, mais je ressent moins de jouissance durant ma lecture que pour les autres.

« Le diadème de béryls » est magnifique de par une phrase de Holmes : « Ce que vous devez, ce sont de très humbles excuses à votre fils, ce noble garçon, qui s’est conduit en cette pénible circonstance comme je serais fier de voir mon fils le faire si j’avais le bonheur d’en avoir un. »

Encore une histoire où une femme mène un homme par le bout du nez…

C’est dans « Les Hêtres Rouges » que Holmes nous dit une phrase qui a fait penser à certains holmésiens qu’il avait une soeur : « Mon Dieu, mademoiselle, je vous avoue franchement que ce n’est pas la situation que je choisirais pour ma soeur, si j’en avais une ». Il a lieu de lire qu’il n’en pas, de soeur…

Un recueil qui me fait toujours passer du très très bon temps, malgré les quelques aventures qui me font moins décoller.

Le format des nouvelles convient bien aux enquêtes de Sherlock Holmes, même si le lire en roman est aussi un plaisir parce que ça dure plus longtemps.

Sherlock Holmes, tu y goûtes une fois et tu es accro ! La preuve…

Challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine et le challenge « Victorien » chez Arieste.

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21 réflexions au sujet de « Les Aventures de Sherlock Holmes – The Adventures of Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle »

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  8. J’ai lu les 2 premières nouvelles de ce recueil… Et j’adore! Je crois même que je préfère ces courts textes à Étude en rouge et Le signe des 4. C’est amusant et original, les chutes sont extras tout comme les personnages. Je vais lire les 2 suivantes demain! 😉

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    • En fait, Holmes est mieux adapté au récits courts qu’aux longues enquêtes, comme si Doyle avait plus facile avec du court que du long. Hormis dans « le chien », dans les trois autres romans, on se retrouve avec un grand récit d’explications qui nous empêche d’être avec Holmes… et dans le Chien, Holmes est quasi pas là. Snif 😦

      Bonne lecture !

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      • Je trouve que tu as raison. Ce matin j’ai lu les deux suivantes : Une affaire d’identité et Le mystère du Val Boscombe. J’aime toujours autant ces petits textes. Comme toi je crois que Doyle est vraiment fait pour les nouvelles. Il est doué! 😀

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        • Plus que doué, mais c’est pas évident non plus, les récit court, parce que tout doit être dedans ! Pas toujours facile, mais j’aime bien les nouvelles, court, bref, ça traîne pas en longueur.

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