L’île mystérieuse : Jules Verne [LC avec Bianca]

Titre : L’île mystérieuse

Auteur : Jules Verne
Édition : Le Livre de Poche (2002) / Folio Junior (2001) / Elcy (2001)
Date de publication originale : 1874

Résumé :
L’Île mystérieuse raconte l’histoire de cinq personnages : l’ingénieur Cyrus Smith, son domestique Nab, le journaliste Gédéon Spilett, le marin Pencroff et l’adolescent Harbert.

Pour échapper au siège de Richmond pendant la guerre de Sécession, ils décident de fuir à l’aide d’un ballon, mais échouent sur une île déserte qu’ils baptiseront l’île Lincoln.

Après avoir mené une exploration de l’île, ils s’y installent en colons mais quelque chose semble veiller sur eux : qui ? quoi ? comment ? et pourquoi ?

Comment vont-ils survivre entre la vie sauvage et les personnes qui les entourent.

Critique :
Voilà un roman que j’avais acheté durant mes vacances 2018, en seconde main, afin de le découvrir. D’habitude, je laisse mes livres vieillir comme des bons vins et je les déguste rarement en version Beaujolais Nouveau.

La preuve avec celui-ci qui a moins d’un an d’étagères de biblio alors que d’autres attendent depuis des années que je les ouvre.

Une LC avec Bianca a fait que nous avons ouvert cette bouteille dont l’étiquette nous promettait un grand cru…

Le vin étant tiré, il nous fallait le boire. Petit problème dès le départ, Bianca le dégustait en version 33cl alors que je me tapais la version nabuchodonosor, autrement dit la bouteille de 15 litres puisque je n’avais pas la version « abrégée ».

Résultat des courses ? J’ai diagonalisé ! Je m’en fous que le mot n’existe pas, je l’invente rien que pour moi et je vous le prête parce que je veux bien parier le slip de l’ingénieur Cyrus Smith que tous les lecteurs du monde l’ont un jour fait lorsque le récit était trop lent, trop lourd, trop barbant, avec trop peu d’action, avec trop de blablas et trop de science appliquée qu’on se demande parfois comment des personnages peuvent en savoir autant.

Venant de l’ingénieur Cyrus Smith, je peux le concevoir, en me forçant un peu, mais de l’adolescent Harbert qui sait tout des plantes et qui a le savoir d’une encyclopédie ou d’un moteur de recherche Gogole, ça me laisse pantoise et sceptique. sans oublier que l’île possède tout, mais vraiment tout pour les naufragés.

— Cyrus, croyez-vous qu’il existe des îles à naufragés, des îles spécialement créées pour qu’on y fasse correctement naufrage ? 

Anybref, nos naufragés tirent parti de tout, savent tout faire (mesurer des hauteurs, déterminer des longitudes et des latitudes) inventent tout, en passant du feu sans allumettes, de la poterie ou des explosifs (nitroglycérine), le tout avec moins d’éléments que le célèbre MacGyver qui réussissait déjà à tout nous faire avec une épingle et un morceau de string.

Alors oui, c’est génial, mais bon sang, à force de lire le récit de nos naufragés à qui tout sourit, ça devient passablement barbant et endormant. Un peu d’action, que diable ! Y’a pas un Tyrannosaurus rex à lâcher sur l’île mystérieuse pour donner un peu plus de peps au récit ?? Non ??

D’ailleurs, qu’est-ce qu’il y a sur cette île mystérieuse ? Des montagnes, des forêts et des îles aux trésors (et si cette phrase vous donne envie de chanter du Johnny, c’est normal, c’est subliminal !) et des tas de pauvres animaux qui vivaient tranquilles avant l’arrivée de nos 5 naufragés et de leur chien.

Vegan de tout poils, passez votre chemin, même moi j’ai été scandalisée de voir le nombre d’animaux qu’ils tuent pour bouffer ou pour utiliser… Il ne devait pas y avoir de fruits sur cette ile plus que mystérieuse.

Et gare au prédateur qui se la coulait douce sur cette île à la bouffe en open-bar, on ne pense qu’à fabriquer un fusil pour éradiquer tout autre prédateur que l’Homme sur ce bout de terre paumé dans l’océan.

C’est quand qu’on arrive à la fin du récit ??? Alors, on diagonalise ! Et on ne soupire pas d’exaspération à chaque fois que Verne écrit « ce Nègre » en parlant du personnage Nab, et on ne lève pas les yeux au ciel à chaque fois que l’on lit que ce Nègre mourrait pour sauver son maître trop gentil qui est Cyrius Smith.

Le grand cru n’était donc pas au rendez-vous pour cette dégustation, je ne suis pas entrée dans le récit de Verne, ou plutôt, je m’y suis ennuyée, piquant du nez de temps en temps, passant des paragraphes, sautant des pages et des pages, pour enfin arriver à la fin et découvrir le mystère de l’île que je connaissais déjà et je vous passerai l’anachronisme dans le fait que ces personnages se retrouvent dans ce récit !

Oui, on me dira que je n’ai pas vu les thèmes du récit qui sont la recherche de la liberté (on s’évade !), la lutte pour la survie dans un milieu hostile (on devient MacGyver avec le Manuel des Castors Juniors), le retour à l’état sauvage d’un autre personnage puisque Verne pensait qu’on ne pouvait rester seul des années sur une île sans devenir une bête (Robinson n’était pas crédible pour lui) et la rédemption pour la rémission de ses péchés (voir l’Église pour ce chapitre et vous me ferez 3 avé et 4 pater), le tout grâce à l’amitié (chialez pas, hein !).

Malgré tout, la dégustation n’a pas été au rendez-vous pour ma copinaute Bianca et moi. Et elle a encore eu plus dur que moi à le terminer !

Non pas que nous avions en main une piquette, juste que nous n’étions sans doute pas prêtes pour ce grand voyage, ce grand récit de naufrage et qu’on a préféré ouvrir notre frigo pour aller se bouffer une carotte, tant on en avait marre de voir tous ces animaux tués.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Publicités

Mycroft Inquisitor – Tome 3 – Neiges Sanglantes : Christophe Arleston, Dominique Latil et Jack Manini

Titre : Mycroft Inquisitor – Tome 3 – Neiges Sanglantes

Scénaristes : Christophe Arleston & Dominique Latil
Dessinateur : Jack Manini

Édition : Soleil Productions (1998)

Résumé :
Lorsqu’il rejoint la mission archéologique qui parcourt les étendues glacées d’Ottyle 3, Mycroft pense en terminer avec une enquête commencée à l’autre bout de la galaxie.

Mais son arrivée contrarie de nombreux intérêts.

Victime d’un attentat, son principal suspect assassiné, l’inquisiteur doit enquêter au milieu des ruines d’une civilisation oubliée, sous la surveillance d’une fantomatique créature.

Plus que jamais épaulé par Morgane, Mycroft se plonge dans un mystère qui dépasse de loin les enjeux premiers. La fédération elle-même pourrait être impliquée dans la recherche d’un ancien secret qui bouleverserait la galaxie…

Critique :
— C’qui compte, c’est l’planté de bâton !

Hé oui, puisque notre Inquisiteur Mycroft et son assistante sexy se trouvent sur une planète remplie de neige, dans des températures négatives, à l’autre bout de la galaxie, le plus important, c’est le planté du bâton !

Arrivé sur place pour arrêter le professuer Igniel, un détourneur de fonds, Mycroft va se retrouver au milieu d’une enquête imprévue, sans compter une immobilisation contre son gré.

Ajoutons à cela un meurtre en huis-clos, puisque seuls sont présent sur cette étendue de glace, l’équipe archéologique qui fouille pour trouver les traces d’une ancienne civilisation.

À moins que le coupable soit le Migou, sorte de Yéti à la Tintin, mais en version plus grande et nommé Sqeshsquash, sorte de légende dont tout le monde parle mais que personne n’a jamais vraiment vu, sauf Morgane qui a aperçu une ombre.

Un guide qui sacre comme Céline Dion, un professeur archéologue qui a piqué dans la caisse, une journaliste qui n’aime pas voir du sang, un responsable de la sécurité, un docteur Eyspre qui a l’air de bien connaître Mycroft et des fouilles archéologiques qui vont mettre à jour des choses étranges, voilà ce qui a au menu de ce troisième et dernier album de Mycroft Inquisitor.

Beaucoup de mystères, de suspense, de retournements de situations et tant que notre détective inquisiteur n’aura pas tout expliqué, après avoir rassemblé tout le monde, le lecteur ne verra pas la solution de l’affaire.

Une série que j’ai pris plaisir à découvrir, il y a quelques années et que j’ai pris plaisir à relire puisque je venais – enfin – de mettre la main sur le tome 3.

Même s’il y a moins d’humour que dans les autres séries scénarisées par Arleston, on a toujours quelques belles répliques cyniques de Mycroft et les enquêtes proposées sont recherchées, fouillées et ne sont jamais simplistes car présentées de manière à éveiller la curiosité du lecteur et à distiller le suspense goutte à goutte.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois du Polar Chez Sharon (Février 2019).

Mycroft Inquisitor – Tome 2 – La Bête d’écume : Christophe Arleston, Dominique Latil & Jack Manini

Titre : Mycroft Inquisitor – Tome 2 – La Bête d’écume

Scénaristes : Christophe Arleston & Dominique Latil
Dessinateur : Jack Manini

Édition : Soleil Productions (1997)

Résumé :
Mycroft d’Aquilée est inquisiteur privé. Bien qu’il n’en ait pas l’allure, ce Sherlock Holmes des étoiles est un redoutable adversaire pour les criminels. On ne se méfie pas assez des petits vieux !

Évidemment, ses tarifs sont assez élevés. Mais ne raconte-t-on pas que certains de nos plus éminents gouvernants ont parfois recours à ses services ? Surtout lorsqu’il s’agit des Mondes des Confins…

Depuis bientôt mille ans, l’homme est maître des étoiles et de la galaxie. Des millions de vaisseaux de ligne relient chaque jour entre eux les innombrables mondes connus : planètes de la Fédération, colonies indépendantes, mondes laissés aux indigènes intelligents.

Mais si la technologie évolue régulièrement et de façon spectaculaire, ce n’est pas le cas de l’homme.

Depuis la plus haute antiquité, il se livre toujours aux mêmes activités : le commerce, l’étude, la recherche des plaisirs, et parfois le crime…

Écume est un véritable paradis : un océan magnifique, une luxuriante forêt primitive… C’est là que se bâtit un complexe touristique destiné à devenir le havre des plus fortunés de la Galaxie.

Pourtant, tout se passe mal : un ingénieur disparaît, des traces d’une bête étrange apparaissent… Mycroft se retrouve mêlé à une des affaires les plus intrigantes de sa longue carrière d’inquisiteur privé…

Critique :
Nouvelle enquête et donc, nouvelle planète pour notre duo de choc : l’inquisiteur Mycroft d’Aquilée et sa bombasse d’assistante, Morgane.

Dans les Confins, sur une nouvelle planète, on construit un complexe hôtelier de luxe et un ingénieur à disparu alors qu’il prenait un bain dans un lagon qui invite au barbotage.

Mycroft est partant, de toute façon, tant qu’on le paie grassement, lui, il y va.

Si les paysages sont de rêves, le reste l’est un peu moins : disparitions inquiétantes, tentatives d’élimination ou juste pour faire peur à nos deux enquêteurs et on parle en plus d’une créature monstrueuse qui hanterait les lieux.

Aucun humains ne l’a vue, mais les autochtones, les Indoles, l’ont vue, eux. Les Indoles sont des créatures bleues qui aiment les couleurs vives et qui sont utilisées comme main d’œuvre bon marché par les constructeurs du futur complexe. Hé oui, on a beau aller à l’autre bout de l’univers, l’Homme reste toujours le même.

Dans ce deuxième tome, la qualité de l’enquête et son originalité sont toujours bien présentes, nos deux amis vont avoir fort à faire pour dépatouiller toute cette affaire qui pue le souffre.

Notre belle Morgane va même se trouver un beau mec pour jouer à la bête à deux dos avec et là, je n’ai qu’une chose à dire « quelle souplesse ».

Mycroft est toujours aussi cynique, toujours aussi fouille-merde et son jeu préféré est toujours d’étudier les relations entre les invités lors d’un dîner mondain. Effectivement, ça gâche souvent les petits-fours de son associée qui elle, aimerait manger en paix.

Une fois de plus, l’enquête et sa résolution finale sont bien troussées, on ne la voit pas venir, même si on devine quelques pistes. Le tout est de relier tous ces petits détails insignifiants entre eux.

Mycroft est champion là-dedans, c’est pour cela qu’il coûte aussi cher.

Une relecture toujours aussi agréable puisque, une fois de plus, j’avais tout oublié.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois du Polar Chez Sharon (Février 2019).

Mycroft Inquisitor – Tome 1 – Une fragrance de cadavre : Christophe Arleston, Dominique Latil & Jack Manini

Titre : Mycroft Inquisitor – Tome 1 – Une fragrance de cadavre

Scénaristes : Christophe Arleston & Dominique Latil
Dessinateur : Jack Manini

Édition : Soleil Productions (1995)

Résumé :
Depuis bientôt mille ans, l’homme est maître des étoiles et de la Galaxie. Des millions de vaisseaux de ligne relient chaque jour entre eux les innombrables mondes connus : planètes de la Fédération, colonies indépendantes, mondes laissés aux indigènes intelligents.

Mais si la technologie évolue régulièrement et de façon spectaculaire, ce n’es pas le cas de l’homme. Depuis la plus haute antiquité, il se livre toujours aux mêmes activités : le commerce, l’étude, la recherche des plaisirs, et parfois le crime…

Mycroft d’Aquilée est inquisiteur privé. Bien qu’il n’en ait pas l’allure, ce Sherlock Holmes des étoiles est un redoutable adversaire pour les criminels. On ne se méfie pas assez des petits vieux !

Évidemment, ses tarifs sont assez élevés. Mais ne raconte-t-on pas que certains de nos plus éminents gouvernants ont parfois recours à ses services ? Surtout lorsqu’il s’agit des Mondes des Confins…

Accompagné de Morgane, sa délicieuse collaboratrice, Mycroft se rend à Caprale pour résoudre une énigme sur la contrefaçon d’inestimables flacons de vins de fleurs.

Mais sur l’île du Maître Floraliste, ce sont des cadavres qui l’attendent…

Critique :
Mycroft, en inquisiteur et dans qui enquête dans l’espace ! Oui, ça risque d’en effrayer certain(e)s pourtant, c’est tout de même assez bien foutu dans l’ensemble.

Mon seul bémol sera pour le manque d’humour auquel Arleston nous a habitué dans ses autres séries, mais si on n’a pas son quota de jeux de mots, on aura tout de même quelques belles réparties car Mycroft ne manque pas de cynisme et d’ironie.

— Mycroft !   Ce que vous venez de faire est proprement immoral !
— Je sais, mon petit. Mais j’ai des frais, vous comprenez !

On a beau se trouver face à une enquête à 100% SF, pour moi, ça reste une enquête et même s’il n’est noté nulle part que nous avons affaire au grand frère de Sherlock, Mycroft d’Aquilée a tout de ceux qui l’ont sans aucun doute inspiré.

— Je dois vous avouer que lorsque j’ai répondu à l’annonce je ne vous imaginais pas comme ça !!
— Ma chère Morgane, peu importe le physique, un bon inquisiteur se fie avant tout à son cerveau et à sa logique.

Niveau déductions, il ne nous les sort pas comme Sherlock – dommage – mais il reste tout de même un enquêteur de pointe et très intelligent. D’ailleurs, il le sait.

Mycroft a beau avoir de l’âge, porter un kilt, une casquette ridicule et fumer un narguilé directement relié à une espèce de bourse pendant devant les siennes, il n’en reste pas moins un homme attaché aux détails et aimant pousser les gens dans leurs retranchements afin d’arriver à la vérité.

Se rendant à Caprale (là où on fabrique des vins exquis à partir de fleur) pour une simple enquête à propos de faussaires, voilà notre Mycroft et son assistante, la pulpeuse Morgane, face à un crime atroce : un décapité qu’on a jeté ensuite dans la cuve de nectar.

Mais que fait l’agence fédérale pour la sécurité alimentaire ?? Le vin va avoir un goût.

Minutieusement, notre Mycroft va enquêter, ne pas tout dévoiler à sa sexy assistante, regarder tout de monde de travers, leurs sortir leurs quatre vérités afin de démasquer le coupable et de tenter de savoir qui en veut ainsi à sa vie et à celle de Morgane.

Comme dans un bon Hercule Poirot, notre Inquisiteur Enquêteur rassemblera tout le monde à la fin pour tout nous expliquer et confondre l’assassin.

Et c’est là que l’on rajoute la chantilly sur une pâtisserie qui était déjà exquise car les auteurs ont tout de même fait en sorte de nous offrir une résolution à laquelle on ne s’attend absolument pas.

Ils auraient pu faire dans du basique, mais non, ils se sont creusés les neurones pour nous étonner et ils ont bien fait.

Je m’étais bien amusée à découvrir cette bédé il y a 1 an et la relecture n’a rien entamé de ce plaisir car, en plus, j’avais tout oublié de l’identité du coupable.

Comme quoi, avec des bons scénaristes aux commandes, on peut envoyer une sorte de Mycroft Holmes dans l’espace sans que cela nuise au personnage car il est là-dedans comme un poisson dans l’eau.

— Morgane, voulez-vous coucher avec moi ?
— Pardon ??
— Oh, je me suis peut-être mal exprimé… Je voulais dire qu’on a déjà attenté à notre vie, et que la prudence élémentaire voudrait que nous ne nous séparions pas. Vous prendrez mon lit, je dormirai dans le fauteuil.
— Ahhh ! Oui, bien sûr.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois du Polar Chez Sharon (Février 2019).

Les Naufragés d’Ythaq – Tome 15 – Imperator Express : Christophe Arleston & Adrien Floch

Titre : Les Naufragés d’Ythaq – Tome 15 – Imperator Express

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch

Édition : Soleil Productions (26/09/2018)

Résumé :
Granite, Narvarth et Danaëlle sont coincés sur la planète Glèbe. Heureusement, des vaisseaux de la Fédération y ont établi une base.

Il faut impérativement les rejoindre. Narvarth cataleptique et Danaëlle hors service, c’est seule, avec ses deux amis inconscients, que Granite doit prendre un train suspendu, l’Imperator Express, où elle se fait engagée comme hôtesse.

Mais elle ignore qu’elle est surveillée par un individu intéressé par les armes technologiques qu’elle cache…

Critique :
Si la première saga des Naufragés d’Ythaq (tomes 1 à 9) m’avait emportée, subjuguée et troué le cul dans ses révélations finales, il n’en est pas de même pour la seconde partie.

Non pas que ces nouvelles aventures ne me plaisent pas, j’ai été contente de retrouver mes compagnons Granite et Narvath, j’ai de nouveau pesté sur cette charogne de Callista, mais on est loin des trépidations des émois de la saga initiale.

Tournerait-on en rond ? Serait-ce LA partie en trop dans une série, un peu à la manière d’un Lanfeust qui me plait moins dans le cycle Odissey ?

Il doit y avoir de ça…

Et pourtant, j’apprécie toujours de découvrir un nouvel album, je pousse même le vice jusqu’à me le faire offrir…

Pas de lassitude des personnages, juste qu’il y a moins de mystère, moins de souffle épique que lorsqu’ils s’étaient retrouvés naufragés sur la planète Ythaq, planète qui n’existait pas dans le système.

Puis surtout, il manque le personnage de Krurgor !!

Si je n’avais pas lu la première partie de la saga, cet album aurait eu tout pour me plaire car il y a de l’action, de la baston, des femmes qui ne s’en laissent pas compter, de l’humour, mais nom de Zeus, comparé à ce que j’ai connu, on dirait que la saga a du mal à se retrouver.

Ce fut un bon moment de lecture, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mais après avoir bouffé du caviar à la louche, les œufs de lump, ça fait un peu cheap.

J’espère que dans le prochain album, nos amis vont enfin en savoir un peu plus sur ceux qui cherchent à tout prix à récupérer les clés de l’univers et en savoir un peu plus sur le changement radical de la garce de Callista.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

Dreamcatcher : Stephen King [Défi CannibElphique]

Titre : Dreamcatcher

Auteur : Stephen King
Édition : Albin Michel (2001) / Le Livre de Poche (2003 – 2008)
Édition Originale : Dreamcatcher (2001)
Traducteur : William Olivier Desmond

Résumé :
Quatre amis se retrouvent annuellement pour une partie de chasse dans une forêt du Maine. Elle fut jadis leur terrain d’aventures, en compagnie de Duddits, l’enfant mongolien qu’ils avaient adopté comme un petit frère.

Et le théâtre, aussi, d’événements qu’ils se sont efforcés d’oublier.

Mais les mystères ressurgissent, sous la forme de présences étranges et menaçantes que l’armée a entrepris de surveiller de près.

Au point de vouloir éliminer tous ceux qui ont pu être au contact de la chose…

Critique :
♫ Pleased to meet you ♪ Hope you guess my name ♪ But what’s puzzling you ♫ Is the nature of my game ♪

Vous souvenez-vous Chevauchée des Walkyries de Wagner qui sortait plein-tubes des hauts-parleurs des hélicos dans le film Apocalypse Now ?

Repassez-vous cette scène et remplacez Wagner par les Stones avec leur magnifique « Sympathy for the devil » et remplacez les vietnamiens par des petits hommes gris !

Oui, des aliens, vous ne rêvez pas.

Aliens, qui, au lieu de sortir par votre ventre, comme dans le film, sortiront par votre trou du cul ! Là, j’en vois certain penser que des tas d’hommes politiques et banquiers ont dû sortir par le même chemin…

Mais je m’égare ! Alien en version anale, disais-je… Prévoyez les masques à gaz, les pets dans ce roman sont, paraît-il, super puant, genre pet de l’enfer. Multipliez votre plus horrible pet par 100 et vous aurez sans doute un aperçu de ce que furent ceux de certains personnages…

Le King a osé, le King a joué avec le feu (dangereux avec les pets) car dans ce roman fantastique, il mélange allégrement du X-Filles, du Alien de Ridley Scott, du Apocalypse Now de Coppola, nous avons même le fameux Kurtz, saupoudre avec du The Thing et de La Guerre des mondes, le tout assaisonné de trucs de survivalistes sans oublier les bons vieux codes du thriller et de l’épouvante.

Kurtz est intelligent, Kurtz est courageux, mais Kurtz est aussi le primate le plus barjot de la jungle. Pour dire : il répugne à Brodsky de marcher là où s’est posée l’ombre de Kurtz.

Perlmutter avait lu Au Cœur des ténèbres, avait vu Apocalypse Now et s’était souvent dit que le nom de Kurtz lui allait un peu trop bien. Il aurait parié cent dollars (une grosse somme pour un gars du spectacle aussi intermittent) que le nom du patron était Arthur Holsapple ou Dagwood Elgart, voire même Paddy Maloney. Mais Kurtz ? Peu probable. C’était presque à coup sûr par ostentation, par comédie, comme le colt-45 à crosse de nacre du général Patton.

Deux doigts de Patton, un de Raspoutine, ajoutez de l’eau, remuez et servez.

Une fois de plus, nous avons 4 amis qui se connaissent depuis l’enfance et qui sont devenus adultes, des trentenaires. Jonesy, Beaver, Henry et Pete, originaires du Maine, comme par hasard.

Le King nous les décrit, nous raconte leurs déboires et leur réunion annuelle dans un chalet en forêt pour chasser. Comme d’habitude, avec lui, on a l’impression d’être avec eux, de faire partie intégrante de leur bande.

Le récit ne se présente pas de façon linéaire mais est agrémenté de nombreux flash-back de leur enfance, de leur rencontre avec Duddits, un enfant mongolien, le tout mélangé dans le récit de ce qu’il se passe au chalet, durant leur semaine de congé et de retrouvailles, le tout agrémenté de passages avec d’autres personnages.

Effectivement, il y a quelques longueurs… Mais il y a aussi un concentré d’émotions dans leur rencontre avec Duddits à tel point que j’ai dû faire une pause dans mon récit afin de reprendre pied, tellement elle m’avait émue.

Ce pavé de 890 pages divisera sans doute les fans du King, il l’a sans doute fait, mais comme ma binômette de LC et moi arrivons après la bataille, je ne fais que supputer et déduire, n’ayant pas suivi les débats de l’époque.

Malgré les longueurs, j’ai été happée par le roman, pourtant, le coup des hommes gris aurait dû me faire fuir, moi qui ne suis pas trop pour ce genre littéraire. J’ai apprécié les personnages de la bande de Derry, j’ai vibré et hurlé avec eux, je les ai enjoints de courir plus vite, de fuir, pauvres fous…

Le King a un don et une fois de plus, il l’a mis au service de son roman, de ses lecteurs, parce que je ferai partie des gens qui l’ont apprécié car le King ne fait jamais que d’amplifier notre peur de l’Autre, qu’il soit du fin fond de l’espace, de son propre pays (Indiens), du pays voisin (♪ Mexicooooo ♫) ou d’un pays plus lointain.

Bon, d’accord, ces visiteurs-ci vous élargissent votre trou du cul de 30cm… ça donne d’excellentes raisons de les dézinguer… En plus, les créatures ressemblent à des Belettes ou à des fouines et c’est des sales bêtes, ça !

La chose ressemblait à une belette ou une fouine qui aurait eu les pattes amputées et une queue très longue, ensanglantée, qui faisait l’effet d’un cordon ombilical. 

Sur son épaule, telle quelque hideuse mascotte, se tient une sorte de belette sans pattes avec des yeux noirs énormes. Sa queue (mais c’est peut-être un tentacule) s’enroule autour du cou de l’homme.

Anybref, le King joue avec nos peurs primales, nous balance de l’épouvante et du sang à la figure, le tout sous le regard de l’armée qui ne dit pas son nom, d’une armée qui n’a pas les mains exempte de sang.

La vue de citoyens américains enfermés derrière des barbelés, apparemment, ne faisait qu’ajouter à l’inquiétude du troisième cuistot.

— Vous  devez sans  doute plaisanter », dit le gros bonhomme avant d’ajouter, d’un ton presque indulgent : « Nous sommes en Amérique, tout de même ».
— Ah bon ? Vous trouvez qu’on observe quelque chose qui ressemble à une procédure légale, vous ?

— Quel coup monté ?
— C’est une magnifique histoire, Owen.  Comme dans tous les bons mensonges, elle intègre de grands pans de vérité.

Ce roman, écrit juste après son grave accident, ne fera pas partie de mes préférés, mais j’ai pris plaisir à le lire, même si j’ai survolé des paragraphes ou des chapitres entiers car ça digressait grave.

D’ailleurs, ne disait-on pas que les psychiatres finissaient par devenir aussi cinglés que leurs patients, sinon davantage ? 

Une fois de plus, le King frappe sous la ceinture de l’Amérique et le fait bien.

— […] Ce ne sera pas la pire mission à laquelle j’aurais participé, on s’est fait huit cents personnes à Haïti en une heure… c’était en 1989, et j’en rêve encore… mais cette fois-ci, c’est pire. Et de beaucoup. Parce que tous ces pauvres diables enfermés dans la grange, l’écurie et le corral… ce sont des Américains. Des types qui roulent en Chevrolet, font leurs courses au Kmart, et ne ratent jamais un épisode d’Urgences. L’idée d’abattre des Américains, de massacrer des Américains… ça me retourne l’estomac. Je ne le ferai que parce qu’il faut le faire si l’on veut régler cette affaire, et parce que n’importe comment la plupart d’entre eux mourraient, et de manière horrible en plus. Pigé ?

Si je l’aide à faire ça, peu importe que ce soit moi qui appuie ou non sur la détente, je serai maudit, maudit comme le type qui faisait entrer les Juifs dans les douches de Bergen-Belsen.

On l’aimera ou pas, ce roman…

PS : En ce qui concerne ma binômette de LC, la fée Stelphique, pas de chronique car la pauvre n’est pas arrivée à bout de ce pavé. Non pas qu’elle ne l’a pas aimé (même si elle a trouvé des longueurs à certains moments), mais le fait de devoir poser le roman pour en lire d’autres (les impératifs des SP), parce qu’on a la crève ou parce qu’on n’a plus envie, le rend encore plus long et je peux comprendre qu’ensuite, on n’en ait plus envie du tout. Je poste donc seule et ce 7 novembre, un roman que j’ai terminé depuis le 29 septembre (j’avais posté la chronique sur mon site pour qu’il compte dans deux challenges de septembre)…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019), Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°4 – La Vallée de la Peur – lire un livre du genre « Horreur »), Le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018) et Le Challenge « Pavé de l’été 2018 » chez Sur Mes Brizées (890 pages).

 

La servante écarlate : Margaret Atwood

Titre : La servante écarlate

Auteur : Margaret Atwood
Édition : Robert Laffont Pavillons poche (2017-2015) / J’ai Lu (2005)
Édition Originale : The Handmaid’s Tale (1985)
Traducteur : Sylviane Rué

Résumé :
Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’État, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Évangile revisité.

Dans cette société régie par l’oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues.

L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission.

Son seul refuge, ce sont les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom.

Une œuvre d’une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

Critique :
♫ Imagine all the people, ♪ Living life in peace… ♪ (John Lennon – Imagine)

Et c’est là que l’aiguille a rayé définitivement le disque car dans cette dystopie, le Imagine de Lennon serait plus qu’un rêve, ce serait un péché.

Imaginez un monde où certaines femmes n’auraient pour unique fonction que celle de reproductrice (les servantes écarlates), un peu comme dans un élevage de chevaux où on mettrai les meilleures juments à la disposition d’étalons…

Mais ici, c’est nous, les femmes, qui occupons cette fonction dévolue en temps normal à des animaux d’élevage.

Attention, il est interdit de séduire l’homme ou de copuler en dehors des moments d’ovulation. L’épouse de votre commandant vous tiendra fermement pendant que monsieur vous la mettra dedans afin de vous ensemencer. Le tout sans sentiments, sans jouissance aucune, sans bruit, sans se toucher… Pire que des bêtes !

Vos droits ? Vous n’en avez pas, vous n’en avez plus. Vous n’avez plus d’argent, plus de comptes en banque, l’interdiction d’exercer un métier, sauf si vous êtres une Martha, qui sont les bonnes à tout faire ou une Tante, qui sont les espèces de formatrices au centre et qui feront de vous de parfaite petites femmes formatées jusqu’au bout des ongles…

Prête à assurer les fonctions de reproductrices puisque les autres ne savent plus…

Dans l’hypothèse où vous seriez un rebut de femme, on vous enverra aux Colonies où vous crèverez à petit feu à force de barboter dans des déchets toxiques. Là bas, il y aura aussi les invertits, les traitres, les pervertis, les contestataires… tout ce qui n’est pas net pour la nouvelle société, ce qui ne rentre pas dans le moule.

La Religion est omniprésente, mais on a vachement interprété les Évangiles pour les faire coller à la dictature que l’on a instaurée. Ne faites pas un pas sur le côté où il vous en cuira. La corde vous attend… Haut et court vous serez pendu(e).

Fermez votre gueule, avancez les yeux baissé dans ce monde formaté à l’extrême et tâchez de produire des beaux bébés bien formés parce que, à cause de la pollution et de l’utilisation massive de produits chimiques (Bayer-Monsanto, si vous me lisez…), la fertilité est plus basse encore que celle qui régnerait dans un couvent de sœurs stériles déflorées par des moines grabataires castrés.

Le bandeau-titre annonce que ce livre a fait trembler l’Amérique de Trump, pourtant, Trumpette fait plus peur que ce roman, à mon avis.

Attention, je ne suis  pas en train de dire qu’on ne frissonne pas en lisant l’histoire que nous raconte Defred, servante écarlate de son état (jument reproductrice), nous détaillant son quotidien et ce qui s’est passé avant, quand tout a changé et que personne n’a bougé.

Oui, le récit fait froid dans le dos parce qu’il n’est pas aussi SF qu’on voudrait le croire, il a même des relents contemporains quand on voit comment certains montent au créneau pour nous faire perdre nos maigres droits, à nous les femmes, au nom d’une religion qu’ils ne comprennent pas toujours ou qu’ils adaptent selon leur humeur ou selon leurs désidératas.

Le récit alterne les moments présents et les moments dans le passé, quand le changement à eu lieu et quand les gens étaient satisfaits de certaines décisions car elles leur agréaient et ne les concernaient pas directement.

Après vint le désenchantement pour certains et certaines tandis que d’autres proliféraient sur le terreau de la privation de libertés et se rengorgeaient d’avoir des postes importants.

Un roman qui décrit un monde qui fait froid dans le dos, où l’amour est banni, la bagatelle aussi, la jouissance de même, le café ainsi que l’alcool, les revues porno, le maquillage, les beaux habits, les enseignes lumineuses, le droit à la parole, à la liberté… et où l’on vit dans un univers aseptisé qui ne me donne qu’une seule envie : aller me pendre.

Un roman où il est difficile d’entrer en empathie avec les différents personnages et où la lecture se déroule avec des angoisses. J’ai essayé de prendre de la hauteur afin de ne pas trop flipper et le fait de ne m’être attachée à aucun personnage, hormis un peu Defred, a fait en sorte que je n’en suis pas ressortie trop traumatisée.

Une dystopie que je conseille, même si elle m’a fait moins mal aux tripes que « Fahrenheit 451″ dans lequel j’étais entrée violemment.

Lisez et surveillez bien qu’un jour, on ne recommence pas à brûler des livres ou à éliminer la culture… Et ce jour là, ne regardons pas à côté.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019), le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018) et Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°1 – Une Étude en Rouge – lire un livre dont la couverture est à dominante rouge).

 

Midnight : Dean R. Koontz

Titre : Midnight

Auteur : Dean R. Koontz
Édition : J’ai Lu Épouvante (14/05/1997)
Édition Originale : Midnight (1989)
Traducteur : William Olivier Desmond

Résumé :
Une petite ville de Californie, Moonlight Cove. Des morts étranges que la police s’empresse de dissimuler. Une entreprise de microtechnologie, près de la ville, au coeur de tous les soupçons.

Des regards de plus en plus hallucinés, des gens comme possédés.

Pour Chrissie Foster, terrifiée par la métamorphose de ses parents, pour Tessa Lockland, venue enquêter sur le suicide de sa soeur, pour Sam Booker, envoyé secret du FBI, tout va basculer en quelques heures dans l’horreur et la démence.

Et pourtant, rien n’est plus cohérent, plus froidement calculé que l’opération Faucon Lune.

Critique :
Ça, c’est du lourd dans ma bibliothèque ! Du vrai livre de chevet !

Lu en 1994 (j’avais noté la date dans le livre), voilà un roman que j’ai dévoré, bouffé, engloutit, bref, c’était du cannibalisme, ma lecture (cela laissait déjà augurer mon futur pseudo).

Pourtant, je n’étais pas fan des loups-garous ou croquemitaines… Mais là !

Si vous le lisez, vous aller retrouver un roman où l’horreur à « l’ancienne », comme nous en avions « dans le temps », avant l’arrivée des « autres genres ».

Par cette expression de roman d’horreur à l’ancienne, je veux parler d’un retour aux sources comme dans les livres tels que : « Frankenstein », « L’île du Dr. Moreau », sans oublierr « Dracula »(dans une moindre mesure cependant).

Koontz a misé sur la sensation du lecteur (les poils qui se hérissent), provoquée par une écriture sombre, obscure, qui a pour but de faire peur.

Oui, lecteurs de ma pauvre critique, j’ai eu peur, oui, j’ai regardé sous mon lit ! Nous étions en 1994, dois-je vous rappeler que j’étais très jeune ?

On est loin des romances (dans l’horreur) qui sont maintenant très présentes sur le marché de l’édition. Même si la fin est belle, on est à cent lieues des niaiseries proposées (je ne citerai pas de titres).

Alors, en ces jours où la « mauvaise Bit lit » règne en maître et où les vampires glamour, sentant bons la fleur de rose ont inondé les librairies, relire ce roman de Dean Koontz écrit en 1989 sera un véritable plaisir pour celui ou celle qui veut frissonner et lire quelque chose de sérieux.

J’ai pris mon pied en le lisant et je garde un souvenir magnifique de ce roman.

Oui, lecteurs, j’ai beaucoup aimé l’atmosphère terrifiante créée par l’auteur et son style d’écriture qui se prêtait parfaitement à ce genre en particulier.

Il pourrait y avoir quelques longueurs dans le récit mais rien pour rebuter le lecteur. Juré, craché !

Finalement, si vous êtes un amateur de l’horreur « pure » et des romans de loups-garous, de zombies et de vampires, je me permets de vous conseiller cette lecture. Laissez tomber les vampires végétariens et les loups-garous minables, lisez les vrais, les seuls romans dignes de ce nom !

Par contre, on doit aussi aimer Dean Koontz au préalable (parce que la science et le fantastique sont encore une fois réunis), ce qui n’est pas le lot de tous.

Ce livre était une grande découverte pour moi, le meilleur de Koontz, n’ayant pas trop aimé les autres.

 

Fatherland : Robert Harris

Titre : Fatherland

Auteur : Robert Harris
Édition : Pocket (16/03/1998)
Édition Originale : Fatherland (1992)
Traducteur : Hubert Galle

Résumé :
Berlin, 1964. Les forces de l’Axe ont gagné la guerre, la paix nazie règne sur l’Europe. L’Amérique a refusé le joug. Mais, dans quelques jours, le président Kennedy viendra conclure une alliance avec le Reich. Ce sera la fin du monde libre.

Deux meurtres viennent perturber les préparatifs. Les victimes sont d’anciens S.S. de haut rang jouissant d’une paisible retraite. Chargé de l’affaire, l’inspecteur March s’interroge.

S’agit-il d’un règlement de comptes entre dignitaires ? Pourquoi la Gestapo s’intéresse-t-elle à l’enquête ? Quelle est cette vérité indicible qui semble menacer les fondations du régime ?

Dans Berlin pavoisé, les bourreaux guettent, prêts à tout pour étouffer les dernières lueurs de la liberté.

Critique :
Purée, le mois d’avril aura été riche en lectures « abandonnées » ! Du jamais vu en 30 malheureux jours.

Ben oui, une fois de plus, voilà un roman que je voulais lire absolument et dont je n’ai pas réussi à franchir le cap.

Ok, j’ai déjà dépassé la page 30, allant même jusque la 111 (le quart), mais que ce fut long et dur !

Pas à cause du fait que les allemands aient gagné la Seconde Guerre, pas du fait que les nazis soient rois, mais à cause du rythme du livre !

Robert Harris, j’avais déjà tenté de le lire avec « Imperium » qui mettait en scène Marcus Cicéron, le brillant avocat et orateur et philosophe célèbre.

Bingo, je n’avais pas réussi à dépasser la page 40 et le roman avait fini dans les dons.

On prend les mêmes et on recommence. Je ne saurai donc jamais qui a tué ces anciens S.S. et entre nous, tant mieux ! Sauf que j’aurais aimé décerner une médaille à leur assassin, moi…

Ou, du moins, savoir dans quel complot ces meurtres bizarres s’inscrivaient et pourquoi on ne voulait pas que l’inspecteur Xavier March, de la Kripo (la Kriminalpolizei de Berlin) poursuive ses investigations.

Là où je me suis arrêtée, on mettait déjà des bâtons dans les roues de ce Sturmbannführer. À vos souhaits.

Mes incursions dans les uchronies ne sont pas toujours couronnées de succès, mais je ne baisserai pas les bras et je reviendrai au genre avec un autre auteur.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver) et Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book.

La faucheuse – Tome 1 : Neal Shusterman

Titre : La faucheuse – Tome 1

Auteur : Neal Shusterman
Édition : Robert Laffont (16/02/2017)
Édition Originale : Arc of the Scythe – Book 1 – Scythe (2016)
Traducteur : Éditions Robert Laffont, S.A., Paris, 2017

Résumé :
Les commandements du Faucheur : Tu tueras. Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation. Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue. Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté. « MidAmérique, milieu du 3e millénaire.

Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (« glané ») par un faucheur professionnel.

Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité.

Critique :
Imaginez un monde où plus personne ne meurt… Les maladies n’existent plus, les crimes non plus.

Et si par le plus grand des malheurs, vous passiez sous les roues d’un trente tonnes, des ambudrones (les robots ambulanciers) vous enverront de suite en résurrection !

Comptez 4 jours si l’accident était grave.

Ben comment on va mourir, alors ?? Tout simplement grâce aux Faucheurs qui, sans l’aide d’une faux, vous glaneront et vous enverront, pour de bon, six pieds sous terre.

Aucune arme ou manière n’est prohibée pour vous glaner (tuer). On leur demande juste de respecter des quotas, de ne pas cibler des groupes particuliers, d’avoir de l’empathie et de ne pas vous faire souffrir.

Vous voulez savoir ? C’était jubilatoire cette lecture où la Mort n’existe plus, où des êtres supérieurs doivent la donner et où les gens, alors qu’ils ont accès au Thunderhead (sorte de Wiki puissance 1.000 avec une A.I), préfèrent regarder des hologrammes de chats. Tiens, on dirait notre société !

Les personnages sont bien traités, travaillés, ambigus, même si certains méchants sont vraiment des méchants et que rien ne pourra plaider en leur faveur.

Malgré ce petit manichéisme, j’ai apprécié que nos deux ados soient des jeunes pleins de perspicacités, de ruses, sachant jouer avec les règles et les retourner dans la figure de certains. Ils m’ont été sympathique tout de suite.

L’auteur nous dépeint une société qui a tout de la société parfaite : plus de guerres, plus de chômage, plus de maladies graves, l’immortalité (quasi) et pourtant, on dirait que sous le vernis de la perfection se dissimule quelques imperfections.

En effet, comment arriver à jouir pleinement de la vie quand la mort est quasi inexistante et que vous pouvez rajeunir si vous en avez marre de vos soixante ans ?

De plus, comment être sûr que certains Faucheurs ne prennent pas leur pied en donnant la mort et n’abusent pas de leurs prérogatives, façon petit tyran ?

Pas de temps mort dans ce roman qui ne conviendra peut-être pas au plus jeunes car certaines scènes de massacres sont assez violentes, du suspense, du mystère, de la compétition, un suicide suspect et une société de faucheurs gangrénée par l’envie de pouvoir de certains.

Un roman difficile à lâcher, une véritable tuerie au niveau du scénario que de ses personnages, ainsi que dans la structure et l’élaboration de son récit avec le poil à gratter qui parsème la description de la nouvelle société.

Un final super qui vous laisse devant deux choix : poursuivre l’aventure avec le tome 2 ou vous arrêter là.

Moi je continue, en espérant que le deuxième tome soit aussi brillant que le premier.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°31 – Les Hommes Dansants – lire un livre appartenant au genre « Jeunesse »).