Les archives de Roshar – Tome 1 – La voie des rois (partie 1) : Brandon Sanderson

Titre : Les archives de Roshar – Tome 1 – La voie des rois (partie 1)

Auteur : Brandon Sanderson
Édition : Le Livre de Poche (2017)
Édition Originale : The Stormlight Archive, book 1: The Way of Kings, part 1 (2010)
Traduction : Mélanie Fazi

Résumé :
Sur les traces des grands maîtres. Roshar, monde de pierres et d’orages. D’étranges tempêtes de pouvoirs balaient les terres accidentées tellement souvent, qu’elles ont influencé l’écologie et la civilisation.

Les animaux se cachent dans des coquillages, les arbres rentrent leurs branches et l’herbe se rétracte dans le sol. Les cités sont construites uniquement où la topographie offre une protection.

Des siècles ont passé depuis la chute des dix ordres consacrés connus sous le nom de Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers quasi invincibles, sont toujours là.

Des royaumes sont échangés contre ces objets, des guerres sont menées en leur nom et gagnées grâce à eux. Une de ces guerres se déroule sur le paysage dévasté qu’on appelle les Plaines Brisées.

Là, Kaladin, qui a abandonné ses études de médecine contre une arme pour protéger son petit frère, a été réduit en esclavage.

Dans une guerre insensée, où dix armées combattent séparément contre un unique ennemi, il lutte pour sauver ses hommes et pour apaiser les chefs qui les considèrent comme quantité négligeable.

Le Clarissime Dalinar Kholin commande une de ces armées et, comme son frère feu le roi, il est fasciné par un texte ancien appelé La Voie des Rois. Hanté par des visions des temps anciens et par les Chevaliers Radieux, il commence à douter de sa santé mentale.

De l’autre côté de l’océan, une jeune femme appelée Shallan cherche à devenir apprentie de l’éminente et hérétique Jasnah Kholin, la nièce de Dalinar.

Bien qu’elle aime apprendre, ses motivations ne sont pas pures, et alors qu’elle planifie un vol audacieux, elle commence à découvrir certains secrets des Chevaliers Radieux, et des informations sur la vraie raison de la guerre.

Critique :
Les critiques allaient toutes dans le même sens : ce roman de fantasy est génial. Moi, je tenais le tuyau de ma Fée préférée qui l’avait adoré.

990 pages, quand on rame au départ et qu’on patine à certains chapitres, ça fait long, je vous le dis.

Pourtant, il y a du bon dans ce roman car l’univers est riche et détaillé, parfois un peu trop détaillé dans les vêtements et pas assez pour d’autres choses importantes, comme les différents peuples de ces terres.

Les animaux qui peuplent le monde dévasté qu’est Roshar sont multiples, même si je me demande toujours ce que leurs montures broutent, vu qu’il n’y a que peu de végétation.

Pour les êtres fantastiques, c’est bien imaginé aussi dans le concept des Sprènes. L’auteur a vraiment créé un autre monde qui ne ressemble en rien au nôtre, puisque habité de magie.

Le côté roman choral est intelligent, cela permet au lecteur de suivre plusieurs personnages, aux antipodes l’un de l’autre : Kaladin, le jeune guerrier devenu esclave ; Shallan, jeune fille qui est envoyée chez la clarissime Jasnah dans le but de sauver sa famille ; Dalinar, un général, frère du roi assassiné ; et Szeth, un ancien assassin bien énigmatique.

Si certains récits sont fluides et se dévorent (notamment ceux consacrés à Kaladin), d’autres sont très lourd, en particulier ceux consacrés à Shallan. Là, j’ai fait du sur-place tant je n’avançais pas.

Malgré tout, à un moment donné, ça s’est débloqué et j’ai senti que j’avançais dans le récit, trouvant même dans l’histoire des similitudes avec notre Histoire à nous.

Si j’ai eu du mal avec ce premier tome, si j’ai patiné dans cet univers à cause de l’écriture un peu trop descriptive de l’auteur et qui rendait le texte lourd car pas nécessaire, je compte tout de même me pencher sur le deuxième tome car l’auteur a su développer un univers riche et détaillé et que je voudrais bien savoir ce qu’il va arriver aux différents personnages.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°XX] et le Challenge Pavévasion – Saison 1 (de 17 mars au 10 mai) et saison 2 (du 20 juin au 22 septembre) chez Mez Brizées [Lecture N°08 – 987 pages LP].

Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 6 : Leiji Matsumoto et Kouiti Shimaboshi

Titre : Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 6

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana Shônen (08/06/2018)

Résumé :
A bord de l’Arcadia, le chef mécanicien Maji se retrouve face à Zoll, guerrier tokarguien envoyé par les Sylvidres et qui s’est introduit dans le vaisseau !

Alors qu’un violent combat éclate, l’Arcadia se retrouve soudainement prisonnier de l’attraction de la planète Derazer située dans les Sargasses de l’univers.

Mais, fort heureusement, Queen Emeraldas n’est pas loin !

Critique :
♫ Goldorak go, rétrolasers en action
♪ Goldorak go, va accomplir ta mission
♪ Dans l’infini des galaxies
♫ Poursuit ta lutte infernale, du bien contre le mal ♪

Zut, j’ai mis le mauvais disque…

♫ Capitaine Flam tu n’es pas
♪ De notre voie lactée
♫Mais tu as traversé (Capitaine Flam)
♪ Cent mille millions d’années
♫ Pour sauver de ton bras Les gens de Mégara ♪

Mille excuses, ce n’est pas encore le bon générique…

♪ Albator, Albator, capitaine au cœur d’or
Albator, Albator, bien plus fort que la mort
Tu es toujours au rendez-vous n’importe quand, n’importe où
Tu es toujours au rendez-vous, toujours avec nous ♫

Parfait, ceci était enfin le bon. Maintenant que je vous ai collé ces génériques de notre enfance dans la tête pour toute la journée, je peux commencer ma chronique.

Albator, c’est une partie de mon enfance, comme Goldorak, Capitaine Flam et bien d’autres. Lire cette série manga (Capitaine Albator – Dimension Voyage), c’est revenir aux sources puisque ça ressemble à une version d’Albator 78 (de ce que je me souviens du dessin animé).

Une fois de plus, j’ai l’impression qu’on est face à un tome de transition, les histoires commencées dans les tomes précédents se poursuivent, notamment l’enquête de Daiba sur les Sylvidres (aidé par Zéro et Maya), les élections doivent avoir lieu sur Terre, les Sylvidres continuent de foutre le bordel partout et on a la suite de la tentative de sabotage de la part d’un Tokarguien nommé Zoll.

Zoll est un saboteur, il met tout l’équipage dans la merde et on le soigne quand même et l’auteur pousse le pathos jusqu’à en faire un saboteur sympathique qui n’a pas eu le choix, victime qu’il est, ainsi que sa famille et son peuple, du joug des Sylvidres.

Malgré tout, on a de l’action et du suspense avec l’Arcadia qui n’arrive pas à éviter une planète à la force gravitationnelle énorme qui l’attire comme un aimant le fait avec un morceau de fer.

Notre capitaine sexy s’en sort toujours, vous le savez, Queen Emeraldas est comme Zorro, elle arrive au galop, mais j’ai dû faire fumer mon cerveau pour la rattacher à des souvenirs de la série animée.

L’univers de Leiji Matsumoto est grand et le manga manque parfois de précision, comme si ses lecteurs devaient avoir révisés leur « Albator Sans Peine » avant d’entamer la série manga…

Même si ce que je lis suffit à ma compréhension générale, j’aurais aimé avoir plus de détails dans le manga afin de pouvoir appréhender cet univers dans ses moindres détails et savoir d’où les personnages viennent et comment ils en sont arrivés là, sans devoir me refaire tout l’univers de Leiji Matsumoto et de son capitaine Harlock (vrai nom d’Albator, qui fait moins sexy et très capitaine Haddock).

Hors cela fait des années que je n’ai plus vu les épisodes de l’animé Albator, et déjà, à l’époque, je trouvais qu’il n’y avait pas toujours de logique entre l’Albator 78 et le 84 et pour finir, j’en étais arrivée au fait que les deux séries devaient se regarder tranquillement, sans se donner mal au crâne en tentant de faire des liens.

Malgré les quelques bémols, ce tome 6 est loin d’être mauvais, il a de l’action, du suspense et on a droit à des révélations sur notre sexy baby Albator… Non les filles, ce n’est pas la taille de son engin… Juste qu’on se demande s’il est bien humain, le capitaine…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°28].

Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 5 : Leiji Matsumoto et Kouiti Shimaboshi

Titre : Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 5

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana Shônen (2017)
Édition Originale : Captain Harlock – Jagen Kôkai, book 5 (2016)

Résumé :
Albator arrive sur Vénus, la base de première ligne des Sylvidres, où il va devoir affronter la reine Sylvidra !

Pendant ce temps, Tadashi Daiba, qui s’est rendu sur Terre pour percer le mystère des Sylvidres, va se retrouver face à un arbre géant qui semble exister depuis la nuit des temps…

Critique :
Les Hommes viennent de Mars et les Sylvidres de Vénus…

Le face-à-face entre Jojibel, la reine des Sylvidres et Albator est repli d’action, de tension, de suspense et de mystère.

Que veut-elle dire par « les graines que nous avons semées » ? Est-ce que ça signifie ce que je crois ?

Si oui, que les amateurs de la théorie du créationnisme passent leur chemin car la théorie émise par ce cinquième tome ne va pas leur plaire.

Ce qui suit ne devrait pas plaire aux Humains non plus puisque Tadashi Daiba découvre que les Sylvidres avaient mis leurs pieds sur Terre bien avant l’Homme. Mais alors, elles ne sont pas les envahisseuses, si elles étaient là avant nous ??

Si le tome 4 avait des airs foutraque, le tome 5 est bien agencé et apporte des réponses sous forme de théories même si on a l’impression de ne pas avoir beaucoup avancé depuis le premier tome, malgré tout, ça bouge doucement.

Le graphisme est toujours excellent, l’Albator du manga étant plus stylisé que l’Albator de la série animée.

Un tome 5 bien meilleur que le précédent, moins foutraque, avec de l’action, des révélations et un cliffhanger pour nous donner encore plus envie de lire le suivant.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°25].

Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 4 : Leiji Matsumoto et Kouiti Shimaboshi

Titre : Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 4

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana Shônen (2017)
Édition originale : Captain Harlock – Jagen Kôkai, book 4 (2016)

Résumé :
Afin d’en apprendre plus sur les mystérieuses Sylvidres, Daiba se rend sur Terre et va être confronté à une bien choquante révélation !

Pendant ce temps, la menace du gouvernement terrien se rapproche dangereusement de Mayu, la fille de Tochirô.

Quant à Albator, il met le cap sur Vénus où se trouve la base de première ligne des Sylvidres.

Critique :
Ce tome de transition fait intervenir bien des personnages qu’il n’est pas toujours aisé de différencier, vu que les visages sont similaires, tout en finesses dans les traits.

Alors que pour d’autres visages, ceux de la foule par exemple, c’est tout à l’opposé puisqu’ils sont ronds.

Tadashi Daiba, quant à lui, cherche à percer les secrets des Sylvidres et se rend compte qu’elles étaient déjà sur Terre depuis très longtemps.

La tension monte partout, autant sur Terre entre les entres humains et androïdes que dans l’espace entre les Sylvidres et Albator.

Les envahisseuses sont perturbées par ce qu’elles lisent dans les pensées des membres de l’équipage de l’Arcadia et Albator, lui, met le cap sur Vénus.

C’est assez confus, on part dans tous les sens et cette relecture m’a permis de me remettre les événements dans la mémoire avant d’entamer la lecture des tomes suivants.

Ce tome 4 n’est pas mon préféré car il donne un sentiment de confusion vu qu’il part dans plusieurs directions.

Par contre, il nous permet d’en apprendre plus sur les Sylvidres (sauf pour les fans de la série animée qui savent déjà de quelle matière elles sont faites) et sur d’autres personnages qui faisaient partie de l’univers d’Albator.

Je m’en vais relire le tome 5 avant de poursuivre la découverte des autres tomes que je n’avais pas encore acquis.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°23].

Mages – Tome 3 – Altherat : Jean-Luc Istin et Laci

Titre : Mages – Tome 3 – Altherat

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Laci

Édition : Soleil (27/11/2019)

Résumé :
La nécromancie est l’art lié à la mort. Il n’est pas le plus populaire et pourtant il possède ses propres attraits et un certain sens de la poésie…

Altherat est un mage aux ordres de Goddrick, un roi roublard, vicieux, sadique, qui n’hésite pas à tuer ou faire tuer qui bon lui semble.

Altherat doit lui obéir et servir ses desseins les plus fous. Il ne trouve de réconfort que dans les bras de sa bien-aimée décédée mais qu’il a ressuscitée en secret.

Quand le roi se met à convoiter les autres royaumes d’Yrlanie, Altherat s’inquiète.

Et quand, lors d’un banquet organisé par Goddrick, le roi Erik et son mage meurent empoisonnés, l’inquiétude passe au désarroi car le poison utilisé est celui d’Altherat. Une enquête commence…

Critique :
Altherat est un mage nécromancien et c’est le genre de mage qu’on n’a pas envie d’inviter à une fiesta !

Zéro humour, un habit en poils de yack (ou de yéti, on ne distingue pas bien, mais ça doit sentir), tire son pouvoir des morts et il sert un roi tyrannique, cruel, assoiffé de pouvoir, stupide…

Et nous on se plaint de notre roi qui a l’air tout mou et tout gentil ? Avec le roi Goddrick sur le trône, nous chierions tous dans nos culottes.

Ça commence mal, deux personnages importants et on a zéro empathie ou début de sympathie pour eux…

Rassurez-vous, ça ne nuira pas à votre lecture ! Bienvenue dans un royaume où Éros et Thanatos dansent un tango langoureux. Bienvenue dans un royaume où le calife veut être calife de tous les califes, à n’importe quel prix, au mépris de tous les conseils, prêt à tout pour que les autres rois se prosternent à ses pieds.

Son mage est puissant, même s’il ne sert son roi que contraint et forcé. Pourquoi ? Parce que les mages ont été puni suite aux folies zombiesque que l’elfe Lah’saa à fait subir aux terres d’Arran, après qu’elle ait été manipulée par un mage…

Altherat est le prisonnier de son roi mais lui même a une prisonnière, Aryann, une femme qu’il aimait, sans espoir de retour et qu’il est allé rechercher aux portes du royaume d’Hadès… Morbide.

Le pouvoir et l’amour… L’amour du pouvoir. La domination, les magouilles et la soif de pouvoir que seules les annexions (Anschluss) des royaumes voisins étancherons… Altherat doit suivre les folies de son roi.

Mais lorsqu’un autre roi décède à la table du banquet, Altherat s’inquiète et à raison : l’empoisonnement porte sa marque, donc, il est le principal suspect et s’il veut prouver son innocence, il va devoir jouer les enquêteurs.

Moins d’action mais plus de psychologie des personnages, avec un roi cruel et fourbe, un mage contraint et forcé, des jeux de pouvoir et de trônes, des ambitions démesurées et une histoire d’amour secrète entre le mage et une jeune fille…

Des rebondissements, une enquête, des coups tordus, des arroseurs arrosés, des batailles, des beaux dessins, des dialogues, un scénario aux petits oignons, un mage nécromancien auquel on s’attache doucement, un mage torturé entre ce qu’il est obligé de faire et ce qu’il aimerait faire, enchaîné contre son gré à un roi crétin, des surprises et un final qui laisse avec bien des interrogations pour la suite de toutes les sagas.

Damned, je suis sous le charme !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°232).

Mages – Tome 1 – Aldoran : Jean-Luc Istin, Kyko Duarte et Nanjan

Titre : Mages – Tome 1 – Aldoran

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Kyko Duarte
Coloriages : Nanjan

Édition : Soleil (19/06/2019)

Résumé :
Tyrom, un vieil ermite, s’attache bien malgré lui à Shannon, une gamine espiègle de Castlelek. Cette cité indépendante est convoitée par le roi Gerald qui entend l’annexer à son royaume.

Alors, quand Tyrom voit un mercenaire menacer Shannon, il s’interpose.

L’instant d’après, la dépouille fumante du mercenaire git à ses pieds. Il ne comprend pas ce qu’il vient de se passer. Est-il un mage ? Et si oui ? Pourquoi a-t-il perdu la mémoire ?

Critique :
Une fois de plus, Jean-Luc Istin n’a rien inventé mais c’est la manière qu’il a de nous raconter les histoires qui nous plait, ainsi que les différents personnages qui gravitent dans ses sagas.

En voici une nouvelle que je n’avais pas eu l’occasion, le temps, de lire à sa sortie et je profite de ces congés forcés pour enfin pendre le temps (j’ai encore de quoi lire pour un confinement de 6 mois au moins).

Castlelek, une ville prospère, tranquille, indépendante où il ne se passe jamais rien.

Une gamine, Shannon, intrépide, curieuse, aventureuse, qui se lie d’amitié avec un géant (Tyrom) vivant en ermite dans les hauteurs de la ville, sorte d’ours mal léché ronchon et amnésique, qui va, comme nous, s’attacher à la petite Shannon.

Effectivement, une amitié entre un vieux ronchon et une gamine bourrée d’espièglerie, on a tous connu ça. Un roi voisin qui veut mettre la main sur la ville indépendante, leur taxer du fric pour sa protection et qui envoie, pour les faire plier, des mercenaires, c’est du connu, ça se fait encore sûrement.

Un autre roi assassiné par un mage et le coupable qui a disparu sans que l’on arrive à mettre la main dessus, c’est du tout cuit aussi. Ne manquait que la fôte à « Aldoran m’a tué » inscrit au mur, par le doigt ensanglanté du roi mourant…

Mais comme je le disais, si le scénario est basique, la manière de le conter ne l’est pas et cet album se laisse lire du début à la fin avec avidité car si l’auteur nous emmène une fois encore dans les terres d’Arran que nous connaissons bien, il nous présente un nouvel ordre, celui des Mages, que nous avions entrevu dans un album de la saga Elfes.

Une fois de plus, tout se tient, tout s’enchaîne, même si je voudrais avoir un jour le plan de lecture de tous les albums des différents monde afin de relire tout dans le bon ordre.

Nous avons beau être dans de la fantasy, tout ce qui s’y passe, hormis la magie, n’est jamais que la copie de nos sociétés, à une époque donnée. Rien de neuf sous le soleil sauf l’art et la manière de raconter les histoires pour captiver les lecteurs.

Je compte bien découvrir la suite de la saga Mages pour voir comment elle évolue et si elle arrive au niveau des sagas Elfes et Nains… Sans oublier les sales bêtes d’Orcs et de Gobelins qui, pour le moment, ont tout pour me plaire.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°214.

Elfes – Tome 25 – Vengeance noire : Christophe Arleston, Dana Dimat & Stefania Aquaro

Titre : Elfes – Tome 25 – Vengeance noire

Scénariste : Christophe Arleston (Marc Hadrien)
Dessinateur : Dana Dimat & Stefania Aquaro (coloriste)

Édition : Soleil (19/06/2019)

Résumé :
À Slurce, de jeunes recrues suivent les apprentissages des mestres pour devenir des mercenaires efficaces et impitoyables. Des épreuves qui feront d’eux les êtres les plus redoutés des Terres d’Arran.

Tandis qu’un groupe de novices affronte les labyrinthes piégés de la forteresse, un vol de dragons largue des rochers et attaque le sanctuaire des elfes noirs.

Tous les mestres s’interrogent : d’où vient cette armée, qui la dirige et dans quel but ?

Critique :
Enfin, le retour de mon Gaw’yn préféré en mode assassin vénère et plus en mode fleur bleue dont j’avais craint qu’il ne finisse, dans le tome 20.

Tome 20 qui nous avait laissé dans un grand suspense avec le départ de mon Elfe Noir pour une vengeance, ce qui le faisait revenir à son statut d’assassin.

C’est ainsi que j’aime ce personnage : impitoyable !

À la citadelle de Slurce, on forme la fine fleur des assassins et pour y arriver, s’il faut tueur l’autre, on le fait sans état d’âme.

Un jour, la moitié d’une classe a été mise à mort par l’autre moitié, ceux qui voulaient survivre… Comme ça, vous savez qu’à Slurce, on ne se fait pas de copains, pas de copines.

Gaw’yn a mené une véritable quête pour trouver le moyen de survivre à la malédiction qui touche les Elfes Noirs et est prêt à tout pour mettre fin à son ordre, à ses mestres et aux abominations qui sont cachées dans les grottes.

Si pour moi les dessins des tomes 5 et 10, exécutés par Ma Yi, étaient les plus beaux, je ne peux pas cracher sur ceux-ci car ils ont un excellent rendu et mettent bien en valeur les décors et les techniques de combats des jeunes recrues de Slurce.

Une fois de plus, nous plongerons dans l’âme noire et sans pitié des apprentis assassins où ce ne sont pas toujours les plus forts qui gagnent, mais les plus rusés, les plus fourbes, les plus salauds, les plus dénués d’émotions et de sentiments.

Whu’yn, Moer’yn et Kart’yn, les disciples de Varh’yn, l’ancien mestre de Gaw’yn qui est déchu pour n’avoir pas su le tuer en feront le constat lorsqu’on les lâchera dans un labyrinthe des plus retors où un seul peut sortir victorieux.

De l’action, des combats, du sang, une vengeance à la hauteur de ses ambitions, mais pas que… Gaw’yn a changé au fil des tomes, il a évolué, réfléchi et il sait ce qu’il veut.

Maintenant, aura-t-il l’aide nécessaire pour arriver à ce qu’il veut faire ? Ça, je ne vous le dirai pas et comme vous, je le saurai au prochain épisode.

Le scénariste Arleston (qui ne publie plus sous son pseudo) a su donner une autre direction à la saga des Elfes Noirs et j’espère que la quête de notre Gaw’yn ne va pas tourner en eau de boudin mais se terminer avec une vraie fin avant que tout ne sombre, maintenant que les zombies ne sont plus là.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°148.

 

Elfes – Tome 23 – Le goût de la mort : Olivier Peru et Stéphane Bileau

Titre : Elfes – Tome 23 – Le goût de la mort

Scénariste : Olivier Peru
Dessinateur : Stéphane Bileau

Édition : Soleil (20/03/2019)

Résumé :
Alyana a réveillé les géants qui parcouraient jadis les terres d’Arran. Ces fléaux, insaisissables malgré leur taille, détruisent tout sur leur passage.

Alyana ne reculera devant rien pour les arrêter.

Ses pouvoirs qui ne cessent de grandir la désignent comme la seule elfe capable d’un tel prodige. Mais les autres elfes Blancs ne voient pas sa puissance comme une bénédiction.

Au contraire, la jeune fille les effraie… Beaucoup la considèrent comme un monstre et sont prêts à se dresser contre elle.

Critique :
Alyana m’avait perturbé dans le tome 18 qui était fort dense et difficile à suivre à cause de tout son côté voyage onirique.

Comment rebondir 5 tomes après lorsque revient le tour des Elfes Blancs, dont notre Alyana…

J’avais quelques craintes en ouvrant cet album.

Elles étaient fondées, ces craintes, mais après ma lecture, elles se sont dissoutes.

Entre nous, pour une meilleure compréhension, je me devrais de relire tous les tomes de la saga car ce foutu tome 18 était des plus obscurs et ne s’en sortait que par la présence de l’orkelin nommé La Poisse (que j’adore).

Alyana… Son père, Fall l’Elfe blanc, était un de mes préférés. Mon chouchou.

Mes premiers pas avec sa fille, l’elfe la plus puissante de la congrégation d’êtres aux oreilles pointues avait foiré et fallait récupérer la mayonnaise avant qu’elle ne tourne encore plus.

Ce que l’auteur a fait, d’une certains manière, même si son recours aux cristaux des Elfes est perturbant puisque nous ne savons jamais s’ils sont importants ou pas. Rien n’a été définit pour ces fichus cailloux brillants sources de pouvoir.

Tiens, ça me rappelle que je n’ai pas encore regardé le dernier Avengers, le fameux Endgame, avec Thanos et ses pierres de pouvoir…

Anybref ! J’ai aimé la narration en analepse à un moment précis du récit, j’ai été trompée par certaines choses au départ (et j’aime quand on me trompe, en littérature) et c’était bien vu de la part du scénariste de monter sa narration de la sorte.

On retrouve notre orkelin préféré, La Poisse, toujours aux côtés d’Alyana, qui a bien du mal à se faire entendre des siens qui la craignent car elle a un pouvoir énorme et qui la voient comme un monstre, rien de moins.

Faire s’affronter Alyana et l’Haruspice était une brillante idée, surtout que chacun dit que c’est l’autre qui est un danger pour le monde et que même si l’éradication de l’un par l’autre foutra les Terres d’Arran dans un sacré merdier, on n’a pas le choix, il faut passer par la catastrophe horrible pour éviter une autre catastrophe horrible…

La peste et le choléra vont s’affronter et quoiqu’il arrive, on va bouffer notre pain noir.

Le scénariste est un roublard, il sait jouer avec son lecteur, avec ses perceptions, avec ses pieds et comme je vous le disais, j’adore ça ! Induire le doute, introduire le soupçon, séparer pour gouverner, tant qu’à la fin, moi-même je me demandais de quel maux, Alyana ou l’Haruspice était le moindre.

Mêlant adroitement onirisme, grosses bastons, légende des Titans, l’égoïsme de certains Elfes, leur haine des autres peuples (surtout les verts), le doute des uns, la confiance des autres, l’amour d’une mère, celui d’un père et la création d’une arme absolue dans le passé pour pouvoir l’utiliser au moment opportun, on peut dire que les auteurs ont créé une vague qui risque de fracasser bien des Mondes quand elle retombera.

Si le tome 18 n’était pas dans mes favoris, on peut dire qu’avec le scénario du 23 (et ses dessins), la saga avec l’Elfe Alyana vient de remonter dans mon estime.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°139.

Elfes – Tome 22 – Le gardien des racines : Nicolas Jarry & Gianluca Maconi

Titre : Elfes – Tome 22 – Le gardien des racines

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Gianluca Maconi

Édition : Soleil (24/10/2018)

Résumé :
Bëloenn, le maître des Écorces irascible, veille sur les arbres anciens. Il vit en ermite jusqu’au jour où Laëdyss, une chasseuse dont le clan a été massacré, vient lui demander son aide.

Partout sur les Terres d’Arran, les créatures des bois deviennent folles et attaquent les elfes Sylvains…

L’origine du mal plonge ses racines au plus profond de la forêt de Duhann, dans le sanctuaire de la reine Ora, gardienne du cristal vert…

Critique :
Comment rebondir après la guerre des goules ? Pas facile car ce cycle était addictif et maintenant, on a l’impression que plus rien n’est comme avant. Il reste les cicatrices, les séquelles, et les auteurs continuent de nous en parler dans leurs histoires.

Pourtant, je ne vais pas me plaindre, ni demander l’arrêt de la série car si cet album est en deçà de certains, je l’ai trouvé intéressant dans son pitch.

Laëdyss, une jeune elfe qui a retrouvé tout son village massacré par une entité va se lancer sur ses traces et tomber sur le druide de service, sorte de vieil écolo portant un masque et qui ne veut pas d’apprentie. C’est Bëloenn, le maître des Écorces.

Oui, la relation maître-apprenti, c’est du connu, surtout si le maître ne veut pas de l’apprentie et vice-versa et qu’à la fin, ils s’apprécient.

Une fois de plus, on est face à un personnage qui a souffert jeune, qui traîne ses traumatismes et on aura une quête entre l’elfe gardien des racines, son pote Nain (Kadra) et la jeune Laëdyss.

De l’ultra classique, on vous dit. Malgré tout, la manière dont c’est raconté vaut bien un album et j’ai trouvé le maître des Écorces touchant à certains moments. J’ai fortement apprécié son ami le Nain.

Le premier bémol sera pour la lenteur du démarrage. On tourne un peu en rond avant de se mettre en route et là encore, on prendra du temps. Cela nous permettra de mieux connaître nos deux lascars, mais bon, niveau action, c’est du diesel.

Le second bémol, plus pire, lui, sera pour les dessins qui ne m’ont pas transcendés et pour le manque de détails dans certains visages, certaines cases. J’ai été habituée à mieux, je dois dire.

Pour le reste, j’ai apprécié les évolutions des personnages entre une qui doit accepter ce qu’elle est (N’oublie pas qui tu es – classique) et un vieux ronchon qui doit accepter la rédemption. Bref, faut mûrir pour tous les deux.

Alors, malgré un départ un peu lent, malgré une quête éculée, malgré des dessins un peu moins chouettes que d’habitude et manquant de détails, j’ai apprécié cet album qui parle de nature, de respect de cette dernière, de transmission d’héritage, de conflits générationnels et de personnages qui doivent évoluer, même si ça fait mal, pour y arriver.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°110.

 

Légendes du mythe de Cthulhu – Tome 1 – L’Appel de Cthulhu : Howard Phillips Lovecraft [LC avec Rachel]

Titre : Légendes du mythe de Cthulhu – Tome 1 – L’Appel de Cthulhu

Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Édition : Points (2015) / Bragelonne (epub)
Édition Originale : The Call of Cthulhu
Traducteur : François Bon

Résumé :
Au fond de l’océan, dans la cité maléfique de R’lyeh, l’infâme Cthulhu sommeille en attendant d’imposer son règne sur la terre, tandis que ses disciples préparent son retour. La malédiction qui s’abattit sur Sarnath.

Les créatures étrangers qui peuplaient l’antique cité ont été massacrées par les nouveaux arrivants.

Leur vengeance sera terrible.

Critique :
— Allo ?
— Bonjour, c’est le Cthulhu à l’appareil ! Veux-tu être mon esclave ?
— Non mais dites donc, espèce de bougre de petit mal poli ! J’t’en foutrai, moi, des culs tu lus ! Va fan cthulho. Tu peux te brosser pour que je répète Iä, Iä, Cthulhu fhtagn.

Après Call Of Duty, voici Call of Cthulhu et si c’est aussi un appel, ce n’est pas le même.

Vous n’aurez pas droit à « Cthulhu téléphone maison », mais à « Cthulhu t’aphone la raison » car c’est ce qui arrive à ceux qui tombe sous son pouvoir et qui l’idolâtrent.

Cet espèce de mollusque à tête de pieuvre (ou de calamar, j’ai pas eu le temps de bien voir) et pourvu d’aile de chauve-souris (de dragon ?) est un ancien Dieu déchu qui ronge son frein sur un atoll (les opticiens) perdu dans l’océan Pacifique et il attend son heure qui va venir.

Faut juste un alignement des étoiles et l’affaire est faite. En attendant ce grand jour, des humains dévoyés lui vouent un culte immémorial par le biais de sculptures antédiluviennes qui le représentent.

Ce qui est bizarre, avec cette nouvelle, c’est que l’on nous raconte tout l’histoire par le biais d’un homme qui enquête sur le calamar gigantesque et qui rassemble tous les témoignages qu’il peut.

Ce narrateur ne sera pas le seul car nous lirons, par son entremise, d’autres témoignages sur des phénomènes des plus étranges… Véritable enquête dans une autre enquête, nous suivrons ce Sherlock Holmes de l’étrange rassembler tout ce qu’il trouve sur les phénomènes étranges qui ont touché des tas de personnes à travers le monde.

Je me suis prise au jeu, je me suis immergée dans ce récit qui sentait la crevette et le poisson pas frais (Cthulhu ne doit pas sentir la rose, si ??) et l’angoisse est montée au fur et à mesure de cette courte nouvelle.

Pas au point d’aller se planquer sous le lit ou de vérifier qu’aucune tentacule ne traînait dans mes chiottes, mais à un moment donné, j’ai eu de la chair de poule et non, je ne lisais pas dehors, par -1° !

Tiens, pour votre punition, vous me recopierez ce mantra 100 fois : Ph’nglui Mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn ! Les consonnes en vertes et les voyelles en rouge.

Ce que ce charabia veut dire ? QUOI ? Vous ne parlez pas le R’lyeh ?? Allez, je vous aide : « Dans sa demeure de R’lyeh, le défunt Cthulhu attend en rêvant ».

Afin que vous n’alliez pas vous coucher bête (pour ceux et celles qui n’ont pas encore lu le Cthulhu), je vous ajoute une citation du Necronomicon que je verrais bien gravée sur ma pierre tombale :

N’est point mort celui qui éternellement dort, et en d’étranges éternités, la Mort elle-même peut trépasser.

Une chouette lecture qui manquait à mon tableau de chasse, un choix excellent car c’est court mais intense et maintenant, je peux épingler l’auteur dans mes trophées et dire que maintenant, moi aussi, je sais ce qui dort dans les profondeurs de l’océan Pacifique…

♫ Sous l’océan ♪

Un livre lu avec Rachel, sous sa proposition, dans le but d’arriver à faire une LC où nous serions sur la même longueur d’ondes car niveau LC, nous avons toujours été aux antipodes au niveau de nos avis et de nos ressentis.