Orcs & Gobelins – Tome 6 – Ayraak : Nicolas Jarry & Jesús Hervàs Millàn

Titre : Orcs & Gobelins – Tome 6 – Ayraak

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Jesús Hervàs Millàn

Édition : Soleil (22/05/2019)

Résumé :
Ayraak, le redoutable capitaine de la compagnie du Croc de Fer, a pour mission de délivrer et ramener le rejeton d’un chef Gobelin contre un gros tas d’or. Une expédition périlleuse en territoire elfique les attend.

Il y a quelques années, les elfes Sylvains de l’île des Céliandes entrèrent en guerre contre la tribu des Gobelins de Dumn.

Au terme d’un affrontement meurtrier, les elfes parvinrent à capturer le fils du chef de guerre adverse et le gardèrent en otage afin de tenir les Gobelins en respect. Ayraak et six de ses valeureux compagnons, tous vétérans de nombreuses campagnes, ne se doutent pas qu’en acceptant la mission ils devront traverser l’enfer s’ils veulent un jour toucher le comptant de leur solde…

Partis à sept, le danger et même la mort ponctueront leur périple…

Critique :
Ce nouveau tome de Orcs & Gobelins m’a attiré par son résumé, par ses promesses et comme nous allions aller devoir voter dans pas longtemps, je me suis dit qu’au moins, avec les Orcs, je n’allais pas être déçue.

Apparemment, si je ne suis pas déçue du scénario qui conjugue la baston à tous les temps, et ajoute une bonne dose d’amitié virile, pour les dessins, je reste sur ma faim.

Si les premières cases donnaient l’impression d’être face à des tracés précis et foisonnant de détails, la suite m’a démontré que pour la plupart des cas, nous avions des traits flous, peu détaillés, à tel point que j’ai dû parfois y regarder à deux fois avec de reconnaître tel ou tel personnage.

En ce qui concerne les personnages, les Orcs de la compagnie du Croc de Fer, ils ont beau être une belle troupe de 8 mercenaires, on les distingue facilement d’après leur taille ou leur visage, sauf dans les cases mal fagotées où il faut y regarder à deux fois.

Leurs caractères sont belliqueux mais chacun a sa personnalité propre et leurs noms permet de deviner le trait principal de certains : Picole, Grimoire, Crapaud, Tambour, Plume, Gratteur et Barbak. Il n’y a que pour Ayraak que je ne vois pas la fonction dans son nom. Mais c’est lui le capitaine de la compagnie.

Dans le plus pur style des films d’actions comme « Les Douze Salopards », nos grosses bêtes vertes vont devoir exfiltrer un Gobelin (vert aussi, mais c’est pas l’amour entre les deux peuples), un fils de chef, tenu en otage chez les Elfes. Un Theon Greyjoy moins bien loti car pour le Gobelin, c’est la prison.

Si leur balade en terres d’Elfes se déroule plus ou moins bien, leur sortie sera tout sauf une partie de plaisir, surtout lorsqu’on doit gérer un Gobelin qui n’en fait qu’à sa tête, sorte de gamin non discipliné qu’on aurait envie de jeter dans la flotte et certains membres de son équipe qui pensent que tout se résout d’un seul coup de hache.

Beaucoup de dialogues dans cette aventure, des grandes cases aussi, pour représenter certaines parties qui ne tiendraient pas dans une case standard et des couleur tirant dans les tons verts-bruns (normal pour le vert, on est en compagnie d’Orcs).

Nos mercenaires causent plus que des femmes, même en territoire ennemi, ce qui permet aussi au scénariste de présenter la fine équipe sans que cela prenne 10 pages au départ. Et comme j’apprécie souvent les textes de Nicolas Jarry, le scénariste, cela ne m’a pas dérangé.

Sans en donner l’impression, le scénariste glisse souvent des références à notre Monde dans ses mondes à lui et quand on a tout fini, le bon vieux « Diviser pour régner » est valable dans toutes les civilisations, qu’elles soient Humaines, Orcques, Elfiques, Naines ou Gobelines.

C’est intemporel et ça fonctionne toujours, tout le monde se laisse attraper, manipuler et on se retrouve ensuite sur un champ de bataille à taper sur l’autre d’en face pour des motifs futiles et créé de toutes pièces.

Une bédé dont l’histoire a du punch, de la profondeur, des personnages intéressants, qui aurait, en effet, méritée de s’étaler sur deux tomes pour ne pas donner cette impression de précipitation dans l’action et nous permettre de mieux faire connaissance avec tous les membres de la troupe.

Dommage que les dessins aient donné cette impression de flous, de manque de détails dans les visages et que le tout paraisse bâclé.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le moi espagnol 2019 chez Sharon (Mai 2019).

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Cripple Creek [John Turner 02] : James Sallis

Titre : Cripple Creek – John Turner 02

Auteur : James Sallis
Édition : Folio Policier (2010)
Édition Originale : Cripple Creek (2007)
Traducteurs : Stéphanie Estournet & Sean Seago

Résumé :
John Turner est un ancien taulard, ancien flic, un temps thérapeute, au passé fait de meurtres et de violence et qui s’est finalement réfugié près d’un lac où il n’aspire qu’à l’oubli. L’endroit semble idéal.

À peine installé pourtant, il devient l’adjoint du shérif local et arrête un chauffard qui traversait la ville ivre mort avec 200000 dollars dans son coffre.

Au petit matin, alors que personne n’a été prévenu, le prisonnier est « extrait » de sa cellule par un commando qui blesse grièvement deux policiers.

John Turner, bien loin de se douter qu’il va libérer les chiens de son passé, part sur la route à la poursuite de cet inconnu désormais en cavale…

Critique :
Pour une fois, je vais la faire courte : je voulais lire ce roman policier depuis longtemps et le plaisir n’a pas été au rendez-vous…

Bizarre, parce que l’adjoint au shérif qu’est John Turner avait tout pour me plaire : un ancien flic, ancien taulard aussi et thérapeute dans une vie antérieure ou entre celle de flic et de taulard…

Bref, j’avais entre mes mains un polar noir de noir, limite du hard-boiled, pas un truc pour les minettes en tutus qui lisent Hello Kitty.

Juste fait pour moi, donc…

Ajoutons au menu le Sud un peu profond, un bled paumé, des gens du cru bien typés, et un chauffard arrêté pour excès de vitesse, extrait de sa taule et les témoins de la scène au sol, blessés.

Violent… Tout ça pour un excès de vitesse ?? Ok, il y avait du fric dans le coffre et tout ça puait le gang à plein nez.

Où le bât a-t-il blessé ?

Dans les digressions de John Turner, sans aucun doute, dans le fait aussi que l’enquête est brouillonne, se résolvant en règlements de compte d’un côté en dans des tentatives de vengeance de l’autre, ce qui laissera un pile de cadavres pour le cimetière ou des éclopés pour les hôpitaux.

La sauce aurait dû prendre, mais sans doute le barbecue était-il trop chaud et j’ai eu l’impression que ma viande avait un goût de brûlé, que la sauce avait tourné et si je suis arrivée au bout de mon plat, c’est en sautant des passages et en m’endormant entre deux airs de folk.

Par contre, j’ai adoré Miss Emily, l’opossum qui squattait la maison de Turner… Comme quoi, on ressort du positif  dans toute lecture.

Sans mentir, je n’ai pas fait qu’apprécier Miss Emily, j’ai aussi trouvé que le personnage de John Turner était bien campé, tourmenté, mais ce fut aussi le cas pour une partie des personnages qui gravitaient autour de Turner.

Mais malgré ça, pour le reste, je me suis un peu ennuyée et je ne pense pas réitérer la chose avec les autres romans consacrés à John Turner…

Un roman policier pur, dur, sombre comme un café fort et je n’ai pas réussi à tremper mon biscuit dedans. Ce qui est râlant, vu les bonnes critiques qu’il avait sur Babelio.

Au suivant !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois du Polar Chez Sharon (Février 2019).

 

Orcs & Gobelins – Tome 5 – La Poisse : Olivier Peru & Stefano Martino

Titre : Orcs & Gobelins – Tome 5 – La Poisse

Scénariste : Olivier Peru
Dessinateur : Stefano Martino

Édition : Soleil Productions Heroic fantasy (octobre 2018)

Résumé :
La Poisse est un Orkelin, une créature bâtarde mi-Orc, mi-Gobelin. Assassin et voleur hors pair, il est l’un des meilleurs mercenaires de la compagnie Grise.

Hélas pour lui, il souffre d’une encombrante malédiction : la déveine. La Poisse attire les coups du sort comme personne.

Rien d’étonnant donc à ce qu’il se réveille dans une cité emplie de cadavres, ceux de ses compagnons d’armes pourtant envoyés là pour remplir une simple mission d’escorte.

Quelqu’un doit payer pour le massacre !

L’Orkelin n’a pas que la guigne, il a aussi très mauvais caractère.

Critique :
Lorsqu’on découvre l’orkelin La Poisse, il est plutôt mal en point…

À sa place, Hébus, le troll de Lanfeust, aurait dit qu’il avait deux cure-dents plantés dans le dos, mais aussi costaud que soit notre orkelin, ça reste toujours deux poignards dans le dos !

Voilà un tome qui tombait à pic pour les fêtes de Noël puisque notre cul-vert découvre toute sa compagnie de frères d’armes pendus aux branches d’un arbre, telles des boules de noël macabre (et puante, à la fin).

L’orkelin, en plus d’être poissard au possible (malédiction qui traine dans la famille depuis des siècles), blessé, tout seul, se met à voir son pépé, qui est un fantôme puisqu’il est mort.

Bardaf, dès le départ, l’auteur me surprend, me file un coup de pied dans le fondement parce que je ne l’avais pas vue venir, celle-là ! Fallait y penser, le scénariste là fait et ça ajoutait du peps au récit, qui n’en manquait pas, je vous rassure, mais cet ajout surprenant a le mérite de… surprendre !

Ami du glauque et de la magie noire, entre ici dans ton domaine ! Tu aimes qu’on te ponde une bédé avec une sorte de rejeton issu d’un accouplement contre nature de Predator et d’Alien (je ne sais pas qui a fait la femelle) ?

Et bien tu le trouveras dans ces pages, additionné d’un soupçon de vampirisme à l’ancienne, mâtiné de ténia dans tes entrailles et salé avec des morceaux de Cthulhu.

Fuyez la cité, pauvres fous ! Cours, La Poisse, cours !

La Poisse a peut-être une sale gueule, il ne gagnera jamais les 6 chiffres du Lotto (ou alors, il perdra le ticket gagnant), mais il a tout de même de la suite dans les idées et son papy fantôme lui soufflera quelques bonnes idées, sans parler d’un coup de main pour essayer que son petit-fils sauve sa couenne.

Le scénario est bien pensé, j’ai eu de belles surprises inattendues et le suspense était au rendez-vous, en plus du plaisir de découvrir ce 5ème tome de la série.

L’inconvénient, c’est que je n’en ai plus à lire, l’avantage, c’est que la fin pourrait avoir une suite puisqu’elle n’est pas totalement fermée…

Oui, j’adore cette saga avec les culs-verts !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Les Maîtres inquisiteurs – Tome 3 – Nikolaï : Jean-Luc Istin & Augustin Popescu

Titre : Les Maîtres inquisiteurs – Tome 3 – Nikolaï

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Augustin Popescu

Édition : Soleil (21/10/2015)

Résumé :
Dans la région froide du petit Gottland, le maitre inquisiteur Nikolaï et son elfe Boldween font une découverte macabre : un corps est ancré dans la glace.

Très vite, le lien est fait entre la victime et le pèlerinage sacré du dragon bleu. L’inquisiteur décide de débusquer le coupable et s’immisce parmi les voyageurs.

L’enquête s’enlise et d’autres meurtres viennent s’ajouter au premier…

Le meurtrier se cache au milieu de deux mille pèlerins et le mobile reste un mystère !

Critique :
Nikolaï, c’est LE type qu’il faut inviter à vos barbecues estivaux !

Perdez plus votre temps à faire des tipis de petits bois, à arroser le tout d’essence ou à mettre des cubes inflammables pour faire prendre votre feu : Nikolaï se chargera d’allumer le feu sous vos petites saucisses !

Johnny devait penser à lui lorsqu’il chantait ♫ Allumer le feu, alluuuuu-mmmmer le feu ♪

Trêve de plaisanterie, on n’est pas dans la merde : le fleuve Ygdryl s’est tari, les chemins du pèlerinage vers la source sont blindés de croyant, certains peuples voyageant avec les reliques sacrées et un Inné vient de signaler à Nikolaï, Maître Inquisiteur de son état, qu’un cadavre était pris dans les glaces, un peu plus haut.

Voilà une enquête plus que délicate pour Nikolaï… En plus de devoir jouer à Sherlock Holmes version « pouvoirs magiques », il va devoir éviter que les peuples gardiens des 3 artefacts du Dragon Bleu ne s’entretuent, trouver celui qui tue les gardiens de ces reliques sacrées et le tout, sans la vue !

Et oui, Nikolaï, tel Shiryû du Dragon (Saint-Seya), a renoncé à ses yeux afin d’accroître son pouvoir.

Niveau enquête, j’ai eu du bon, je n’ai rien vu venir ! En ce qui concerne le suspense, j’ai été servie car la tension entre les différents protagonistes était palpable et la haine était dans leurs yeux.

Sachant que tous ont des vieilles rancunes non soldées, on se demande qui aurait intérêt à déclencher un conflit entre ces peuples… La NRA ? Sans doute ! Mais qui aurait intérêt à ce que le fleuve ne coule plus ? Un fabriquant de bouteilles d’eau ? Non, on est plus loin que ça.

L’auteur, Jean-Luc Istin, frappe toujours là où ça fait mal et reprend toujours un tas de choses de notre monde, qu’il met à la sauce des mondes fantasy, tout en restant pertinent, caustique et en mettant le doigt là où il faut le mettre.

J’ai trouvé intéressant de mettre, face aux croyants, un Inquisiteur athée, un homme qui ne croit qu’à la magie car il sait qu’elle régit toutes choses dans son monde. Nikolaï, sous ses airs de frère Cadfael version cheveux longs, a plus d’un tour dans son sac et sait être diplomate afin d’éviter l’embrasement entre certains.

Le final est excellent et l’auteur a réussi à me surprendre une nouvelle fois, le bougre.

Une enquête difficile, des meurtres à la pelle, une fleuve tari, la magie qui faiblit, un complot, des riches qui deviennent de plus en plus riches au détriment des pauvres et un Inquisiteur qui va devoir ouvrir l’œil, et le bon, même s’il est aveugle.

Nikolaï, un Maître Inquisiteur qui a les cheveux longs mais pas les idées courtes !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

Orcs & gobelins – Tome 3 – Gri’im : Nicolas Jarry & Stéphane Créty

Titre : Orcs & gobelins – Tome 3 – Gri’im

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Stéphane Créty

Édition : Soleil Productions Heroic fantasy (11/04/2018)

Résumé :
Il n’y a pas pire ennemi qu’un vieil orc qui a tout perdu. Après trente années d’emprisonnement et de tortures, Gri’im est enfin libre.

Autrefois, seigneur de guerre, il n’est plus qu’un vieil Orc brisé, brûlant de se venger.

Mais, traqué comme une bête, blessé, il cherche refuge auprès d’une caravane d’humains qui se rend à Aspen.

Depuis la guerre des Goules, la cité est censée être déserte, mais un prédateur aussi ancien que redouté, éveillé par la magie de l’elfe bleue Lanawyn, rôde…

Critique :
♫ Promenons-nous dans la neige, tant que le loup n’y est pas ♪ Si le loup y était, il nous mangerait ♪

Cette caravane de l’étrange se dirige vers Aspen et je précise que ce n’est pas la ville du Colorado, mais celle des Terres d’Arran.

Progressant difficilement dans la neige, l’oeil aux aguets, nos caravaniers vont découvrir que certains chiens aboient plus fort que d’autre et qu’il ne faut pas craindre le loup mais plus le serpent qu’on réchauffe en son sein ou le Yéti.

Nous avions commencé cette histoire en découvrant Gri’im, un énorme Orc poursuivit par des chasseurs de primes et là, notre géant vert vient de croiser la route de la caravane, dont la fille du caravanier… Syll qui est plus qu’intrigué par cet Orc puissant mais blessé.

De cette expédition, nous ne saurons que le nécessaire mais les lieux font appel au tome 6 des Elfes « La mission des Elfes bleus » et nous allons retrouver la cité fantôme d’Aspen et la grande faille crée pour retenir les goules à l’époque.

Gri’im est un seigneur de guerre, une machine à tuer et nous ferons connaissance avec sa vie au fil des pages et de ce qu’il voudra bien nous révéler. Il en a bavé depuis son adolescence et après 30 ans de prison, il ne rêve plus que de vengeance.

Voilà un album avec de la blancheur immaculée, puisqu’il y a de la neige partout, mais avec un scénario assez noir comprenant les leitmotivs bien connu que sont la vengeance et la traitrise. Mâtinés d’autres, telle la jalousie, le racisme, des petits secrets, mais je ne vais pas tout vous révéler non plus.

Oui, pour 59 pages, on a beaucoup de sous-intrigues en plus de la principale. Attention de ne pas en faire trop afin d’éviter de tout bâcler sur le final.

Heureusement, ils n’ont pas clôturé l’album à la va-comme-je-te-pousse mais il restera une impression que tout n’a pas été dit sur cette race ancienne qui hante les ruines d’Aspen et qui est plus terrible qu’une meute de loups ayant dû faire un régime.

Le personnage de Gri’im est intéressant, imposant, et on n’est jamais trop sûr de quel côté il va balancer, lui qui n’a connu que la violence, le racisme, le rejet et à dû tuer ses frères d’armes pour survivre et être le meilleur élève du mage qui l’avait recueilli.

En plus de ses secrets à lui, le lecteur a envie de savoir ce qui est arrivé à la caravane précédente, celle du frère de Maître Obern, qui allait dans la région d’Aspen car il y avait trouvé de l’or. Pourquoi le silence, comme le chantait si bien Hervé Villard ?

Quand on saura pourquoi la caravane précédente est devenue silencieuse, faudra trouver ce qui l’a réduite à ce silence, faudra courir vite, se planquer, ne pas faire de bruit et Gri’im pourra tenter de trouver QUI commande ces Yétis qui auraient bouffé tout cru Tchang, Tintin et le capitaine Haddock !

Si le personnage de Gri’im était moins sexy que celui de Turuk, il avait la gueule de l’emploi, un Orc trop sexy n’aurait pas été plausible.

Pourtant, il y a du bon dans Gri’im et même si ce dernier est un maître de guerre, un guerrier impitoyable et un être qui déteste les autres, tout n’est pas mauvais en lui, suffit juste de lui témoigner un peu de bonté.

Un tome glaçant dans les neiges froides et immaculées (par derrière) où le Mal rôde prêt à vous goûter un morceau avant de vous avaler tout cru. Le tout porté par des personnages ni tous blancs, ni tous noirs.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Les Maîtres inquisiteurs – Tome 2 – Sasmaël : Nicolas Jarry & Paolo Deplano

Titre : Les Maîtres inquisiteurs – Tome 2 – Sasmaël

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Paolo Deplano

Édition : Soleil (03/06/2015)

Résumé :
Au nord de l’Ardaigne, dans la cité de Destrion, un fou-furieux a massacré tous les occupants d’un palais appartenant à la puissante famille de Tyr.

Le forcené a finalement été arrêté par le maître des lieux, le prince Bran de Tyr, mais ce dernier a également succombé à ses blessures.

Pour le Maître inquisiteur Sasmaël, il pourrait s’agir dune enquête parmi tant d’autres qui ont émaillées sa longue vie… pourtant ce n’est pas le cas ! L’assassin n’est autre que son ancien mentor, le vénérable et très intègre Maître inquisiteur Fendraël.

Pour Sasmaël le temps est compté sil veut innocenter son vieux compagnon et ainsi sauver l’avenir politique de l’Inquisition.

Lors de l’autopsie, il découvre que Fendraël a été drogué, que son esprit a été corrompu.

Avec laide de son elfe Lotweën il remontera la piste des véritables coupables jusqu’à Vieilles-Forges, une cité industrielle au coeur d’un trafic d’armes avec les clans Mannlander du Sud du Gottland.

Une guerre semble se préparer… Et l’Ordre des Maîtres inquisiteurs pourrait bien être impliqué…

Critique :
Quand un tueur implacable s’amuse à tuer tous les occupants d’un palais, faut envoyer un enquêteur et pour cette mission, Sasmaël et son elfe Lotweën sont tout indiqué.

Surtout s’il faut la jouer profil bas et éviter d’ébruiter la chose car le tueur n’est autre qu’un Inquisiteur, le Maître de Sasmaël, en plus.

Gênant, tout de même…

Rien à dire de Sasmaël : hormis la magie et la science du combat à l’épée en plus, Holmes n’a rien à lui envier.

En plus, en tant qu’Inquisiteur, les plaisirs de la chair ne sont pas vraiment des choses admises dans l’ordre et si on veut dégainer, on est prié de sortir une épée, un poignard ou tout autre chose que son p’tit bigorneau.

Nous avons beau être dans de la fantasy moyen-âgeuse, enquêter chez des Nains, tomber sur des Orcs assoiffés de combats, pour le reste, nous sommes face à une bonne vielle enquête et à des petits rappels de ce qui s’est passé dans notre Monde.

Comment ne pas penser aux Anglais lorsque l’on parle de commerce de l’opium et de vente de cet opiacé à des autres peuplades pour les tenir calme ? Comment ne pas assimiler la confrérie du Soleil, composée d’hommes et de femmes de pouvoir et qui se réunit une fois par an sur l’île de Bilsberg à une sorte de Bilderberg humain ?

Comment ne pas faire une analogie entre la fabrication en stoemelings (en black, en noir, en schmet) d’armes et leur vente à des peuples fort belliqueux avec nos pays qui arment des autres, pensant que ceux-ci ne vont les utiliser que proprement ou dans un but de défense ?

Anybref, pour les allergiques à la fantasy, je conseillerais tout de même cette série car elle est au final très humaine car tous nos travers se trouvent réunis dans ces pages ou dans celles des autres tomes.

Niveau dessins, je les ai trouvé agréables mais peu détaillé dans les expressions et lorsque les personnages sont loin, le visage n’est même pas détaillé, ce qui est un peu dommage vu le niveau du dessinateur et de la maison d’édition.

Leur sombritude ne m’ont pas dérangé, par contre car elle collait bien à l’ambiance et il aurait été déplacé de sortir une belle palette de couleur alors qu’on arpente les couloirs des forges des Nains ou que l’on autopsie son vieux Maître.

Ma découverte sur le tard de la saga des Maîtres Inquisiteurs continue donc sous de bons auspices.

J’ai apprécié le duo Inquisiteur-Elfe (une elfe, ça change) et Sasmaël, avec qui le courant est passé, est un Inquisiteur beaucoup plus froid qu’Obeyron, plus réfléchi, moins soupe au lait, moins cruel, bien qu’il ne faille lui chier dans les bottes ou tenter de le tuer, ça vous équivaudrait à recevoir une décharge de courant…

Ah, quel grand malheur pour moi d’avoir découvert cette saga !! Elle est terrible et ça ne va pas arranger mes finances ! Moi qui voulais revenir à la fantasy, me voici plongée dedans et par le biais des bédés.

Allez, je vous laisse et je continue ma lancée sur l’enquête suivante puisque chaque tome se termine par un nouveau mystère (en tout cas, pour les tomes 1 & 2).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

Elfes – Tome 21 – Renaissance : Jean-Luc Istin & Kyko Duarte

Titre : Elfes – Tome 21 – Renaissance

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Kyko Duarte

Édition : Soleil Productions Heroic fantasy (20/06/2018)

Résumé :
Lanawyn a promis à Lah’saa de trouver le moyen de changer les elfes Noirs Lea’yn et Feda’yn en elfes Rouges.

Alors que le lien qui l’unit au crystal bleu semble de plus en plus distendu, elle et ses alliés doivent affronter mille périples afin que puisse renaître la dynastie Rouge.

Mais dans l’ombre, certains se sont ligués et ont engagé la compagnie Noire pour les empêcher d’accomplir leur dessein.

Critique :
Le Rouge et le Noir ? Non, juste le Rouge qui est devenu Noir et que l’on va tenter de faire redevenir Rouge, et nous ne parlons pas de couleur politique, je vous assure.

Lanawyn, l’Elfe Bleue a promis de transformer deux Elfes Noirs en Rouges, afin de faire renaître ce peuple assassiné.

Ces deux machines à tuer qui ont reçu leur formation dans la terrible citadelle de Slurce appartenaient au peuple des Elfes Rouges auparavant.

Pour ceux ou celles qui ne le sauraient pas, on ne nait pas Elfe Noir, mais on le devient… Une mutation intervient et directement ceux de la citadelle le savent et viennent vous quérir.

N’allez pas croire que tout le monde a envie de voir renaître le peuple des Rouges… Lanawyn va avoir fort à faire, aidée de ses guerriers bleus et tout dévoués afin de déjouer les tentatives de meurtres sur leur personnes.

N’allez pas croire non plus que nos deux Elfes Noirs sont les meilleurs potes du monde ! Lea’yn semble haïr Feda’yn et ce dernier n’est pas très copain non plus avec son homologue féminine. Ça risque d’être difficile d’en faire les nouveaux concepteurs de leur ancienne race…

Le chemin vers la renaissance sera semé d’embûches, donc (sinon, c’est trop facile), de pièges, d’attaques, de traitrise, de sabotage et, cerise sur le gâteau, nos Elfes vont embarquer un Orcs bien connu, Turuk ! Oui, le sexy Turuk est de la partie aussi et là, j’ai fait la danse de la joie.

Si la fantasy n’a rien inventé, empruntant comme les autres genres à notre monde, elle ne se prive pas non plus d’emprunter à des films ou autres œuvres bien connues.

J’ai vu un mur immense pour empêcher des choses d’entrer (GOT), j’ai vu un mage qui avait tout d’un Gandalf, j’ai assisté à une bataille de 10 contre 300, dans le style de celle du Gouffre de Helm (LOTR), une espèce de Hulk en version moins sympa (Marvel), une Compagnie Noire (Glen Cook) et les habituels génocides familiers de notre Monde réel.

Une fois de plus, les dessins sont à la hauteur de leur ambition, donnant des paysages féériques, même sur l’eau et le scénariste n’étant pas un manchot, il nous propose du très bon au niveau de l’aventure et du challenge à relever par les Elfes Bleus.

Comme ce n’est pas un imbécile, il nous propose un méchant charismatique, un autre mystérieux, ainsi que des Elfes Noirs au passé aussi sombre que leur âmes, eux qui se sont rendus coupable de choses horribles qui vont à l’encontre de tout.

Deux Elfes qui, avant de pardonner à l’autre, devront se pardonner à eux-mêmes et s’allier au lieu de se haïr.

Un récit haletant, bourré de fuite afin de ne pas se faire tuer par la Compagnie Noire, de combats pour sauver sa peau, quelque soit sa couleur, de questionnement pour savoir qui ne veut pas de la renaissance des Rouges et qui a ordonné leur massacre.

Du boulot pour Lanawyn, le tout sous l’égide d’un grand Mage qui va devoir, lui aussi, tout donner afin d’arriver à remplir sa mission. Non, personne ne va se la couler douce dans ces pages.

Une fois de plus des dessins magnifiques et un scénario servi au petit poil !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Les Naufragés d’Ythaq – Tome 15 – Imperator Express : Christophe Arleston & Adrien Floch

Titre : Les Naufragés d’Ythaq – Tome 15 – Imperator Express

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch

Édition : Soleil Productions (26/09/2018)

Résumé :
Granite, Narvarth et Danaëlle sont coincés sur la planète Glèbe. Heureusement, des vaisseaux de la Fédération y ont établi une base.

Il faut impérativement les rejoindre. Narvarth cataleptique et Danaëlle hors service, c’est seule, avec ses deux amis inconscients, que Granite doit prendre un train suspendu, l’Imperator Express, où elle se fait engagée comme hôtesse.

Mais elle ignore qu’elle est surveillée par un individu intéressé par les armes technologiques qu’elle cache…

Critique :
Si la première saga des Naufragés d’Ythaq (tomes 1 à 9) m’avait emportée, subjuguée et troué le cul dans ses révélations finales, il n’en est pas de même pour la seconde partie.

Non pas que ces nouvelles aventures ne me plaisent pas, j’ai été contente de retrouver mes compagnons Granite et Narvath, j’ai de nouveau pesté sur cette charogne de Callista, mais on est loin des trépidations des émois de la saga initiale.

Tournerait-on en rond ? Serait-ce LA partie en trop dans une série, un peu à la manière d’un Lanfeust qui me plait moins dans le cycle Odissey ?

Il doit y avoir de ça…

Et pourtant, j’apprécie toujours de découvrir un nouvel album, je pousse même le vice jusqu’à me le faire offrir…

Pas de lassitude des personnages, juste qu’il y a moins de mystère, moins de souffle épique que lorsqu’ils s’étaient retrouvés naufragés sur la planète Ythaq, planète qui n’existait pas dans le système.

Puis surtout, il manque le personnage de Krurgor !!

Si je n’avais pas lu la première partie de la saga, cet album aurait eu tout pour me plaire car il y a de l’action, de la baston, des femmes qui ne s’en laissent pas compter, de l’humour, mais nom de Zeus, comparé à ce que j’ai connu, on dirait que la saga a du mal à se retrouver.

Ce fut un bon moment de lecture, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mais après avoir bouffé du caviar à la louche, les œufs de lump, ça fait un peu cheap.

J’espère que dans le prochain album, nos amis vont enfin en savoir un peu plus sur ceux qui cherchent à tout prix à récupérer les clés de l’univers et en savoir un peu plus sur le changement radical de la garce de Callista.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

Les maîtres inquisiteurs – Tome 01 – Obeyron : Oliver Peru & Pierre-Denis Goux

Titre : Les maîtres inquisiteurs – Tome 01 – Obeyron

Scénariste : Oliver Peru
Dessinateur : Pierre-Denis Goux

Édition : Soleil Productions (25/03/2015)

Résumé :
Obeyron ! Le pire Maître-Inquisiteur que le monde ait porté; aux dires de ses ennemis… ainsi que de ses amis.

S’il est une chose qu’a réussi le mage dans la grande guerre qui a ravagé le monde d’Oscitan, c’est provoquer la haine, la méfiance, la peur, le mépris, la discorde et beaucoup d’autre nobles sentiments.

Devenu Maître-Inquisiteur après le conflit afin de lutter contre le crime, Obeyron n’obéit qu’à une seule maîtresse, la justice.

Jusqu’à sa dernière mission dans la lointaine forêt des Soupirs, où on l’a piégé et laissé pour mort.

Seulement, voilà, on ne tue pas un Inquisiteur si aisément. Et Obeyron est bien décidé à enquêter sur sa propre mort.

Critique :
Le Maître Inquisiteur Obeyron ne laisse personne indifférent et a pléthore d’ennemis. Bon nombre de personnes ont souhaité sa mort.

Il faut dire aussi que cet Inquisiteur est violent et n’hésitera pas à vous coller une ordonnance et une sévère, si vous franchissez la ligne rouge (ou pour moins que ça).

Obeyron correctionne fort : il émascule, il éborgne, il emprisonne, il casse des membres ou pire…

La justice c’est lui.

Reprochant à certains de torturer des prisonniers de guerre, il n’hésite pas lui-même à passer par ces extrémités lorsqu’il veut des renseignements ou faire avouer des suspects/coupables. Tout les moyens sont bons pour lui.

Là, tel un Sherlock Holmes qui aurait reçu une injection de Hulk et aurait l’épée entre les dents, il va enquêter sur rien de mois que sa propre mort !

Non, il n’est pas ressuscité, c’est juste que tout le monde le croyait mort et le voici de retour, 40 ans plus tard, criant vengeance et cherchant à savoir QUI a tué I’Jaren, son ami Elfe, toute leur troupe et qui lui en voulait pour en vouloir à sa couenne.

Il est bon de savoir que les Inquisiteurs peuvent vivre très très longtemps ! 40 ans, pour Obeyron, ce n’est même pas une année pour nous. De plus, ils possèdent tous un pouvoir et celui d’Obeyron est de pouvoir produire des clones de lui-même.

Si Holmes suivait la piste patiemment, Obeyron va droit au but et ne s’embarrasse pas des cadavres ou blessés qu’il pourrait laisser derrière lui.

À la vitesse d’un phacochère enragé, il remonte la piste avec l’élégance et la discrétion d’un éléphant énervé dans un magasin de porcelaine de Limoges.

Pas de bol, les loulous et les louloutes, voilà encore une saga prometteuse qui va sans doute me ruiner, comme bien d’autres. Tant pis, je roulerai à pied et je ne ferai pas le plein dans les prochains mois. Mdr

Rien que les dessins sont un enchantement, l’univers semble fort riche, même s’il n’est pas encore tout à fait détaillé. Je suppose que nous en apprendrons plus dans les autres tomes (j’en ai déjà lu les albums 6 et 8 dans Lanfeust Mag) et que, comme pour les autres sagas, nous allons découvrir tout un monde nouveau.

Obeyron est un personnage complexe : violent, ayant soif de justice et de la faire respecter, il est sans cesse en train de marcher sur la ligne et chez lui, faire preuve de retenue implique de faire tout exploser pour tenter d’éparpiller l’ennemi façon puzzle.

La narration est bien agencée car le récit alterne les moments présents de son enquête après son come-back et les flash-back afin de nous faire comprendre ce qu’il s’est passé il y a 40 ans. Les couleurs passant alors au sépia pour le passé.

L’utilisation de I’Jaren, son assistant Elfe, sous forme de spectre parlant est aussi une excellente idée car ce dernier joue le rôle de Jiminy Cricket, la voix de la conscience, la voix de la raison, celui qui tente de tempérer le caractère à l’emporte-pièce d’Obeyron.

Le scénario n’est pas constitué que d’une intrigue au sujet d’une enquête et l’auteur a réussi à me surprendre sur le personnage d’Obeyron et de son entourage. Ah oui, pas mal, ça, monsieur Peru, bien vu !

Anybref, voilà encre une super saga que je vais m’empresser de découvrir car je sens qu’il y a moyen de passer de très bons moments de lectures et de revenir, par un autre biais, à la fantasy que j’ai un peu délaissé, ne trouvant plus rien qui me fasse vibrer.

Les Maîtres Inquisiteurs vont me faire vibrer et on a déjà l’introduction d’un élément qui, je suis sûre, sera déterminant dans les autres albums.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

 

Orcs & gobelins – Tome 2 – Myth : Sylvain Cordurié & Giovanni Lorusso

Titre : Orcs & gobelins – Tome 2 – Myth

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Giovanni Lorusso

Édition : Soleil Productions – Heroic fantasy (24/01/2018)

Résumé :
Myth est un voleur gobelin très doué. C’est aussi un incurable vantard partageant son temps entre la cambriole et la fuite incessante. Quand il fait escale à Scarande, des mercenaires le mettent à l’épreuve pour tester ses compétences.

Un mystérieux assassin veut lui confier une mission suicide : voler le joyau de Raal’yn, un vieil elfe noir qui réside dans la citadelle de Slurce.

Une réponse négative s’impose mais ce client, diablement efficace pour massacrer son prochain, menace sa vie, difficile de dire non…

Critique :
Vous vous souvenez du bel Arsène ? Mais si, Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur, le gars aux doigts de fées (les dames s’en souviennent, parait-il) à qui aucune serrure ne résistait, avec qui aucun bijou n’était à l’abri…

Et bien Myth, c’est la version gobelin du Lupin : ça est tout vert, balafré, puant, mais au niveau de la cambriole, il n’a rien à lui envier, il le dépasse, même, puisque notre ami de couleur sait se battre et grimper aux murs, tel une mouche.

Avant de découvrir la saga des Orcs & Gobelins, je vous aurais juré, la main sur le cœur, que je détestais ces créatures qui étaient réputées puantes, perfides, stupides, bagarreuses, envahissantes, vils,… Enfin, d’après ce qu’en disaient les Elfes et les Nains.

Maintenant que j’ai fait la connaissance de quelques uns de ses meilleurs représentants, je n’en suis plus aussi sûre…

Comme quoi, faut jamais écouter ce que disent les autres sur les gens différents de nous car c’est souvent trompeur : la preuve ! Ouvrons notre esprit et allons à leur rencontre, de ces Orcs et Gobelins (qui sentent mauvais, ça c’est véridique… et tout le reste aussi, d’ailleurs ! mdr).

Conseil d’ami, si vous croisez la route de Myth, planquez vos richesses et si vous l’engagez pour aller voler/tuer un ennemi/rival (biffez les mentions inutiles) ne jouez pas avec ses burnes.

Avec des dessins qui donnent envie de plonger la tête dans l’histoire et un scénario, certes classique, mais bien amené, voilà une bédé qui a du peps, de l’action et qui a pour héros un gobelin peu recommandable, vantard mais, ô combien attachant.

En plus, son prénom – Myth – me fait penser à la blague du gérant d’hôtel dépité qui avait derrière lui, une énorme mite dans une cage. Faudra que je vous la raconte un jour, tiens…

Devant un commanditaire mystérieux qui ne lui laisse pas le choix (tout en cachant son identité) et une mission qui a tout d’impossible, notre gobelin va développer des ruses de renard, aidé par trois compères tout aussi vert que lui et donner au lecteur une tension qui va aller crescendo, avec quelques scènes de bagarres bien détaillées.

Myth n’en est pas un (de mythe) et, s’il est un horrible vantard, il ne se vante jamais que de ce qu’il a réussi, contrairement à d’autres. En plus, il a un cerveau et il sait s’en servir pour découvrir l’identité du mystérieux commanditaire.

Un héros moche, puant et immoral à découvrir car il le mérite, ce Myth !

Comme quoi, tout est possible, dans la fantasy.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).