Nains – Tome 8 – Sriza du Temple : Nicolas Jarry & Paolo Deplano

Titre : Nains – Tome 8 – Sriza du Temple

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Paolo Deplano

Édition : Soleil (23/08/2017)

Résumé :
Sriza est un exorciste du temple, un cognar ayant fait voeu de combattre les démons et de protéger ses paroissiens.

Mais alors qu’une terrible tempête de neige recouvre la vallée, l’isolant ainsi du reste du monde, une horde de possédés attaque les villages enclavés. Sriza doit découvrir ce que cherchent les démons pour avoir une chance de les arrêter.

Critique :
— Ta mère suce des bites en enfer !

Non, non, rassurez-vous, je n’insulte pas votre mère et je n’insinue rien, mais vu que notre Sriza est un exorciste, il aurait pu tomber une fois dans sa longue vie sur ce genre de démon hurlant des insanités sur sa pauvre mère !

Mais au fait, je connais, moi, Sriza ! Bon sang, mais c’est bien sûr : on avait croisé sa route dans le tome 17 des Elfes ! Quelle bonne surprise.

Après avoir chassé les Démons, notre ami a une vie un peu plus calme en tant que prêtre dans la cité d’Ark’öm. Un prêtre qui n’hésite pas à foutre son poing dans la gueule de ses ouailles qui ne respecteraient pas les règles.

Sriza ne sera pas le seul nain dont j’ai déjà croisé la route avant, car nous retrouverons aussi Aral, celui du tome 3, déclaré Grand Traître de sa Race, et à qui on va faire la chasse car sur son chemin, on retrouve des villages entiers décimés !

Qui a fait ça ? Vous le saurez en lisant cette bédé et en chassant le Démon avec Sriza et sa team de guerriers plus fermiers que combattants, et pas toujours des Sherlock Holmes !

Heureusement que Sriza a un cerveau et un passé qui fait de lui en homme compétent dans la chasse au serial-killer de masse.

Mêlant habillement les moments du présent avec ceux de l’enfance de Sriza, ce tome ne vous laisse que peu de temps pour respirer et vous entraine dans une chasse à l’Homme (au Nain ? Au Démon ?) endiablée où il faudra être le plus rapide si on ne veut pas crever comme une bête dans les montagnes enneigées.

Dans ce tome, il y a l’histoire de deux jeunes enfants, au destin semblable, mais l’un est allé vers la lumière et l’autre vers l’obscurité, l’un sera Yoda et l’autre Dark Vador, jusqu’à l’ultime affrontement.

Les dessins ne sont pas aussi superbes que certains autres albums, mais ils se défendent bien et les décors sont d’une majesté qui donne envie d’aller s’y recueillir, s’il n’y faisait pas aussi froid.

Le final est dantesque, perfide, démoniaque. Bref, j’ai adoré !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

 

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Orcs et Gobelins – Tome 1 – Turuk : Jean-Luc Istin & Diogo Saito

Titre : Orcs et Gobelins – Tome 1 – Turuk

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Diogo Saito

Édition : Soleil (25/10/2017)

Résumé :
L’orc Turuk se réveille, sonné, blessé et amnésique. Il arpente les rues d’une cité abandonnée. A l’exception d’un mystérieux archer cherchant à l’épingler et de créatures craignant la lumière qui veulent le dévorer.

Qui sont-elles ? Pourquoi cherche-t-on à le tuer ? Qu’est-il arrivé dans cette ville ? Et que fait-il ici ? Pourtant, il ne faudrait pas s’éterniser, la nuit arrive et la mort avec…

Critique :
Le sexy XIII serait-il revenu sous les traits imposants d’un Orc ? Parce qu’un mec qui se réveille sans savoir qui il est, ni ce qu’il fait là, ça ressemble vachement à la saga XIII, non ?

En plus, tout comme le plus célèbre amnésique de la bédé, Turuk est plutôt beau gosse pour un Orc !

Tiens, à lui aussi on veut lui faire la peau. Décidément, c’est vraiment XIII en version fantasy.

Nouvelle série pour cette saga qui, après les Elfes et les Nains, s’attaque maintenant aux Orcs et aux Gobelins, tout en faisant tenir leurs histoires dans un Grand Ensemble scénaristique, puisque certains Nains vont chez les Elfes et certains Gobelins des Elfes auront leur Histoire dans cette nouvelle série.

Vous suivez toujours ? Non ? Retenez juste que tout le monde se mélange avec tout le monde et que tout cela reste foutrement cohérent ! Mais pas sexuel…

Une autre référence à l’univers des Elfes, ce sont les zombies, les goules, les morts-vivants qui veulent toujours vous faire des gros poutous puants. Ben oui, ils ont envahi le monde des Elfes, des Nains et des Orcs, puisque c’est le même monde. Élémentaire.

L’amnésie de notre géant vert sera de courte durée et principalement utilisée pour nous présenter la vie et le passé du beau Turuk, comment il est arrivé là, dans ce trou paumé et pendant que le scénariste nous présente son passé, Turuk se rend compte qu’il n’est pas seul dans ce village peuplé de zombies et qu’il n’est pas LE seul non plus à ne pas être infesté.

Va falloir se serrer les coudes pour s’évader.

Turuk, c’est l’Orc dont on aimerait avoir pour ami, un type qui ne vous lâche pas, sauf si sa vie est en danger, alors là, vous irez vous faire pendre ailleurs car Turuk partira sans vous. Turuk, c’est l’immonde salaud qu’on arrive pas à détester vraiment car en nous racontant sa vie et sa survie, il nous rend complice de ses exactions.

Dans ce premier tome, c’est de l’action pure et dure, mêlée à des mystères, une quête, une enquête et une fuite endiablée de nos amis pour tenter d’échapper aux bisous horribles de ces créatures en putréfaction qui sèment des morceaux d’eux un peu partout.

On pourrait croire le scénario éculé (rajoutez pas un « n » mal placé), mais non, car le scénariste arrive à insuffler du mystère et une tension énorme durant le périple des Orcs et de l’Elfe afin d’atteindre une zone où ils ne seront plus mis en danger.

— Cours, Forest, cours !

Sans oublier que, selon le célèbre Docteur House, tout le monde ment !

Le scénario est déjà bien travaillé, mais en plus, les dessins sont à tomber par terre tant ils sont superbes !

Alors, que demander de plus ? La suite, bien entendu ! Se sera avec Myth le voleur, puis avec Gri’im le vieux guerrier Orc en quête de vengeance, Sa’ar le gobelin, Dirty Dozen d’Ayraak, sans oublier l’orkelin La Poisse croisé dans le tome 18 de la série « Elfes ».

Sans être un chef-d’œuvre au niveau scénario, cet album tient toutes ses promesses et je me réjouis à l’idée de découvrir les aventures des Orcs et Gobelins !

3,9/5

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

Nains – Tome 7 – Derdhr du Talion : Nicolas Jarry & Stéphane Créty

Titre : Nains – Tome 7 – Derdhr du Talion

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Stéphane Créty

Édition : Soleil (19/04/2017)

Résumé :
Quinze années se sont écoulées depuis l’incendie qui a ravagé Fort Druz. L’ordre du Talion n’a pas été détruit. Le pouvoir a seulement changé de mains, passant de celles des archivistes à celles des seigneurs de la banque de Pierre.

Pourchassé par les maîtres assassins de la loge Noire, Ordo a renoncé à sa vengeance… Jusqu’au jour où la belle et mystérieuse Derdhr, l’un des plus puissants seigneurs de la banque de Pierre, vient le trouver pour lui proposer de terminer ce qu’il a commencé…

Critique :
Game of thrones chez Goldman Sachs…

Imaginez un monde régit par une seule banque, une banque qui aurait la puissance de toutes les grandes banques de notre monde à nous.

Vous êtes une femme ambitieuse, vous faites déjà partie d’un ordre puissant, mais vous voudriez encore plus : siéger sur un des sièges de la Banque de Pierre.

Calife à la place du calife !

Game of Thrones a sa Banque de Fer, les Nains ont la Banque de Pierre et elle est associée au très puissant Ordre du Talion.

Depuis l’incendie de la forteresse de Fort Draz par Ordo a bouleversé l’ordre des choses et les espions ne sont plus au pouvoir, c’est au tour des banquiers d’avoir leur moment de pouvoir et en plus, ils ont l’argent. Bref, ces banquiers dirigent le monde des Hums (humains) et des Nains. *rires sardoniques des banquiers*

Cet album se déroule 15 ans après le final de Ordo du Talion et nous le retrouvons un peu vieilli, sur la construction d’un barrage, lorsqu’il se fait engager par Derdhr, une jolie bavette (naine) qui n’est rien de moins que la 2ème fortune du monde !

Si chez les Nains qui peuvent vivre 200 ans, 15 ans, c’est une paille, quand on doit sans cesse se cacher des assassins de la Loge Noire et vivre sous de fausses identités, on prend un coup de vieux. C’est le cas de mon cher Ordo.

Mon maître assassin préféré a toujours une dent contre son père, qui lui, n’est ni plus ni moins la première fortune du monde Nain !

Alors, quand la numéro deux veut la place du number one, vous comprenez que ça va intriguer à tous les étages et que tous les coups bas sont permis, sans que l’on sache de prime abord qui manipule qui, qui joue avec les couilles de qui, qui va trahir qui et qui va gagner ce combat rempli de manigances et de manipulations en tout genre…

Qui a dit « Ce sont les banquiers qui gagnent toujours » ? En effet, Don Salustre disait que les pauvres, c’étaient fait pour être très pauvre et les riches, c’étaient fait pour être très riches.

Ce tome fait une fois de plus la part belle à des somptueux dessins dans des tons sombres, foisonnants de détails, de petites choses à admirer une fois le phylactère lu.

Niveau scénario, c’est une leçon d’Histoire du monde que le scénariste nous livre là, transposant les affaires des Hommes dans le monde des Nains. Ici, les banquiers sont courts sur patte et plus teigneux que les nôtres, mais ils veulent toujours la même chose : le pouvoir et l’argent.

Et comme le disait si bien Littlefingers (Petyr Baelish) : Knowledge is power (le savoir, c’est le pouvoir). Ce qui fera dire à Cercei que « Power is power » (le pouvoir c’est le pouvoir), autrement dit, moi j’ai un flingue chargé, et toi, tu creuses ! 

Un album aux couleurs bleues sombres, un album où l’on ne doit faire confiance à personne, et où celui qui tranche une tête, pourrait très bien avoir la sienne qui tombe aussi dans les secondes qui suivent, parce que « Quand on joue aux jeux des trônes, soit on gagne, soit on perd », mais ici, on peut gagner et perdre de suite.

Ce fut un réel plaisir de retrouver Ordo après ses dernières aventures et je me demande bien ce que la suite va nous offrir avec Derdhr la manipulatrice.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

Nains – Tome 6 – Jorun de la Forge : Pierre-Denis Goux & Nicolas Jarry

Titre : Nains – Tome 6 – Jorun de la Forge

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Pierre-Denis Goux

Édition : Soleil (25/01/2017)

Résumé :
Alors qu’il a quatre ans, Jorun, le fils cadet de Redwin, se renverse du métal en fusion sur le visage… Marqué pour le reste de sa vie et jalousant le talent de son frère aîné, Jorun est dévoré par la colère.

Si Ulrog, son frère aîné, a hérité du don de leur père pour la forge, Jorun, lui, a hérité seulement de sa rage…

Incapable de contrôler ce fils de plus en plus rebelle, Redwin le confie à un recruteur de la légion de Fer, une compagnie de mercenaires regroupant les courtards qui fuient le poids de la tradition naine, le déshonneur ou la justice…

Critique :
Redwin, le père de Jorun, m’avait ému dans le premier tome de cette nouvelle saga. Son fils allait-il à nouveau me faire vibrer ou pas ?

On commence assez fort car les premières images nous montrent un fils affrontant son père, devant la grande porte d’une forteresse assaillie.

Oups, niveau bonheur et quiétude familiale, je sens qu’on va repasser.

Il y a plus de chance que nous nous dirigions vers un affrontement père-fils plus sérieux que celui qui opposa Dark Vador à Skywalker.

Jorun, c’est un gamin de merde ! Voilà, je l’ai dit… Toujours fourré dans les pieds de son père à la forge, alors qu’il est trop jeune, râlant, jalousant son ainé à qui on apprend déjà les rudiments de l’art de forger, Jorun va faire une grosse connerie à cause de son entêtement et il le paiera cher.

Pas facile de se faire un nom lorsque votre père est une Légende à lui tout seul ! Pas facile, quand on est un enfant, de comprendre pourquoi votre père a arrêté de forger des armes, lui qui avait un talent indéniable dans l’art des runes.

Pas facile de se faire un nom lorsque vous sentez bien que vous n’avez aucun talent pour la forge et que c’est votre frère ainé, Ulrog, qui a reçu tout le talent et a devant lui la route toute tracée pour devenir le plus grand forgeron et le plus grand maître des runes de sa génération.

Alors, il s’en va chanter ♫ tiens, voilà du boudin ♪ à la Légion, qui, comme celle des humains, accepte tout le monde, sans poser de questions.

L’Histoire est un éternel recommencement et les erreurs du père sont refaites par le fils, celui-là même qui ne voulais pas finir comme son père… La différence sera que le fils pourra compter sur quelques amis durant son apprentissage.

De très beaux dessins viennent renforcer un scénario qui pourrait sentir l’éculé, mais qui, avec le talent de Nicolas Jarry, sent bon le renouveau.

Des dialogues percutants, une quête de sois-même parsemée de coups, de tabassages, de combats, de renoncements, de haine de soi et des autres : le tout mélangé donnent une fois de plus, un excellent album dans cet univers riche qu’est celui des Nains.

L’étoile du désert – Tome 3 : Marini, Desberg & Hugues Labiano

Titre : L’étoile du désert – Tome 3

Scénaristes : Marini, Desberg
Dessinateur : Hugues Labiano

Édition : Dargaud (23/09/2016)

Résumé :
À la tombée de la nuit, une bande attaque un convoi de pionniers. Plusieurs années après, Maria, seule survivante du massacre, et son père reviennent s’installer non loin du lieu du drame, à la frontière du territoire des indiens.

Ils se trouvent donc tout proche de la tribu de Souffle du Matin et d’Étoile du Désert, deux jeunes qui se tournent autour.

Leur confrontation avec des cow-boys chassant les bisons va déclencher une série de rencontres et de péripéties qui mènera éventuellement aux évènements des premiers tomes.

Critique :
J’avais découvert le diptyque de l’étoile du désert assez tard, en 2017, pour être précise, c’est-à-dire 20 ans après sa sortie. Oui, je suis à la page, je trouve aussi.

Mais la bonne nouvelle dans l’histoire, c’est que je n’ai pas du poireauter 20 ans pour avoir le plaisir de lire le tome 3, na !

Par contre, moi qui pensais continuer de suivre les aventures de ce diable de sean Connery, enfin, de son sosie, Matthew Montgomery, je suis tombée de haut.

Cet album est en fait le préquel à l’histoire qui se déroulera après, avec notre beau Matthew et cette fameuse étoile du désert.

Exit donc le bellâtre à collier de barbe sexy, et place aux aventures de deux jeunes indiens : Souffle du matin et notre fameuse Étoile du désert.

Adios les cow-boys et bienvenue dans le territoire des indiens Lakolas, qui attendent impatiemment l’arrivée des bisons, mais si ces grosses bébêtes arrivent, les colons sont de la partie aussi, l’Homme Blanc voulant sans cesse agrandir ses possessions territoriales.

Fallait oser, 20 ans après, écrire sur un personnage important des deux premiers tomes, alors que le lecteur sait bien ce qu’il va advenir d’elle.

Oui, mais ce que nous ne savions pas, c’est comment, pourquoi, qu’est-ce qu’il s’était bien passé pour qu’Étoile du Désert en arrive là. Une partie des réponses nous sont données.

Ce qui m’a ennuyé le plus, c’est le changement de dessinateur, alors que Marini dessine les chevaux comme personne, j’ai moins aimé le style de Labiano, même si j’ai adoré l’utilisation des tons sépias, le dessin, ça ne passe pas.

Les auteurs nous offrent là un western qui ne demande qu’à poursuivre sa route, à s’étoffer un peu plus, même si les personnages, avec peu de détails, nous donnent l’impression d’avoir de la profondeur.

Une page importante de l’Histoire des États-Unis se joue sous nos yeux de lecteurs, c’est le conflit entre les cow-boys sans foi ni loi et qui veulent être libres, les colons guidés par Dieu et les Indiens qui aimeraient qu’on leur foutasse la paix sur leur territoires sacrés.

Mais je sens que ça va mal se terminer pour eux…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

 

Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 3 : Leiji Matsumoto & Kouiti Shimaboshi

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Titre : Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 3

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana (20/01/2017)

Résumé :
Afin d’enquêter sur la source d’un étrange phénomène, Albator et Tadashi Daiba se rendent sur Terre, dans les Bermudes, et pénètrent dans une mystérieuse pyramide sous-marine.

Ils vont alors découvrir qu’une Sylvidre repose à l’intérieur de celle-ci.

Les Sylvidres seraient-elles déjà sur la Terre depuis la nuit des temps ?

Cette fois, le combat entre Albator et les Sylvidres va enfin commencer pour de bon !

chap-10-pyramide-du-fonds-des-mersCritique :
Si le tome précédent était un peu « mou du genou » à mon goût, ici, ça bouge un peu plus avec, dans les dernières pages, la déclaration de guerre des Sylvidres au capitaine Albator, qui lui réciproque ses bons vœux lui aussi.

M’est avis que dans le tome 4, ça va bastonner entre les Sylvidres (qui veulent l’anéantissement du vaisseau Arcadia) et notre corsaire sexy qui veut dézinguer l’armada des Sylvidres.

Sur Terre, c’est toujours le gros n’importe quoi, le Gouvernement ne veut même pas voir que la planète est menacée et on considère toujours notre corsaire balafré comme un pirate anarchiste et autres noms d’oiseaux.

Notre capitaine au grand cœur est fidèle à lui-même, à ses convictions, il a du respect pour les autres, même pour les sépultures des Sylvidres et on peut dire que c’est un gentleman qu’on apprécierait croiser au détour d’un anneau de Saturne…

Pas de temps mort dans ce troisième tome, quelques mystères de plus, et une confrontation entre Albator et Kirita, le chef de la flotte Gaïa, le seul qui ait envie de se battre pour la Terre, mais qui n’a pas encore capté qu’Albator était de son côté, l’imbécile.

Anybref, un tome bien sympa qui me replonge dans mon enfance et cette série que je dévorais des yeux et que j’adore toujours.

Vivement la suite.

Étoile 3,5

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Durango – Tome 6 – Le destin d’un desperado : Yves Swolfs

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Titre : Durango – Tome 6 – Le destin d’un desperado

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Yves Swolfs

Édition : des Archers (1986) / Dargaud (1988) / Alpen Publishers (1991) / Les Humanoïdes Associés (2006) / Soleil (2007)

Résumé :
Dans un petit village du Mexique, Durango, Amos et ses guérilleros vivent cachés lorsque ceux-ci subissent la charge des « Fédérales ».

Suite à l’acharnement et au déferlement de la soldatesque, Durango et Amos parviennent non sans mal et avec grande perte à sauver leur peau et à se réfugier dans une ancienne mission proche de San Cristo.

Malheureusement, les militaires mexicains aidés de Logan et ses acolytes retrouvent la trace des fuyards…

Couv_23741Critique : 
Et bien, ce n’est pas encore dans cet album que notre fumeur de havane aux gants de cuir coupés pourra profiter de la vie et accrocher un « Home, sweet home » au-dessus de sa cheminée !

Pour clore cette trilogie consacrée à la « révolution » en territoire mexicain, ça va défourailler sec dans tous les sens du terme et il faudra faire gaffe aussi à ne pas se prendre une balle dans le dos, tirée par un serpent qui était lové dans votre sein.

J’ai beau le connaitre par coeur, j’espère toujours une autre fin, même si celle que l’auteur nous a concocté était la seule valable, la seule acceptable…

Amos est un personnage que j’ai toujours apprécié, il a son côté sombre, obscur, car il sait qu’on  ne fait pas la révolution sans casser des gens, mais il a aussi un côté lumineux, flamboyant, c’est un héros sans peur et sans reproches, une sorte de Durango version tortillas (mais pas pour les Dalton).

On mitraille sec, on meurt, on survit, on déguste la vengeance toute chaude, on retrouve le cross-over avec la personne de Max Von Ruhenberg, on se découvre des ennemis, on se fait poursuivre par les Fédérales et on termine le cycle en beauté avec un final magnifique, digne des plus fameux films western.

Quant à notre Durango, dans cet album, c’est une véritable machine à tuer.

Mais comme toujours, dans cette vieille édition, les couleurs ocres ou bleues sont à chier !

Faudrait vraiment que je songe à m’offrir les toutes nouvelles éditions, moi. Cette excellente série le vaut bien.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park,« Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Lone Ranger

CHALLENGE - Il était une fois dans l'ouest - BY Cannibal Lecteur

Durango – Tome 5 – Sierra Sauvage : Yves Swolfs

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Titre : Durango – Tome 5 – Sierra Sauvage

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Yves Swolfs

Édition : des Archers (1985) / Dargaud (1988) / Alpen Publishers (1985) / Les Humanoïdes Associés (2006) / Soleil (2008)

Résumé :
Emprisonné depuis plus de 3 mois au Nouveau-Mexique, Durango se voit proposé par l’envoyé du gouverneur du Texas, une mission qui lui permettra en cas de réussite d’échapper à la pendaison.

Cette mission consiste à mettre un terme aux agissements dérangeant d’un truand notoire que Durango connaît bien en l’occurrence Amos Rodriguez.

N’ayant pas d’autre alternative, il accepte et quitte sa geôle flanqué de 4 rangers.

Cependant, sa sortie de prison ne passe pas inaperçue et ce sont plusieurs personnes pas forcément honorables qui se lancent à sa suite…

durango05couvCritique : 
Si avec ce volume là on n’a pas encore compris l’amour de Swolfs pour les western spaghetti, alors, on ne le comprendra jamais !

Tous les ingrédients de la sauce sont là, bien utilisés et couchés sur le papier tels les grands espaces désertiques, les « gueules » représentatives de la faune locale, les duels…

Manque plus qu’une musique d’Enio Morricone et on y est !

Sierra sauvage est le suite d’Amos qui se terminait sur très une mauvaise posture pour notre Durango, même si on se doutait qu’il allait s’en sortir pou continuer d’être le héros de cette série qui porte son nom.

Une des règles à ne pas oublier, messieurs les rangers du risque : on ne propose pas de deal à Durango ! On ne lui demande pas de trahir un ami pour récupérer sa liberté et si on a les couilles de le faire, ou la folie de le penser, on lui adjoint une troupeau de rangers du niveau d’un Walker, au minimum.

C’est Durango qu’il faut surveiller, messieurs les rangers, pas les Dalton dans un Lucky Luke.

— J’aurais voulu le liquider en finesse mais ses vertèbres ont craqué trop fort et il a fallu improviser. [Ortega]

Toujours un plaisir de retrouver Amos, notre truand moustachu aux idées révolutionnaires et partisan de la liberté. Un bon salopard en quelque sorte, même s’il réalise ses idéaux dans la violence et le sang.

Tiens, une vieille connaissance se promène dans cet album en la personne de Max Von Ruhenberg (ceux qui ont lu Le Prince de la Nuit savent qui c’est).

Lui, c’est l’opposé d’Amos : riche, issu d’un père baron, le cul bordé de nouilles, allemand, blond, supportant difficilement la chaleur du désert,…

De plus, c’est aussi le contraire d’Amos dans sa lutte contre le pouvoir car lui, il prêcher la bonne parole aux peones mexicains et ne conçoit pas la révolution autrement qu’avec des mots. Il a lu Karl Marx et parle de l’homme qui exploite l’homme.

— Ach !! Jugement simpliste ! Il faut de tout pour faire une révolution. Des malades du révolver comme vous et des gens qui pensent avant d’abattre tout ce qui bouge ! Moi j’explique aux paysans pourquoi ils crèvent de faim… Comment fonctionnent les mécanismes de l’exploitation de l’homme par l’homme !

Comme d’habitude, c’est parfaitement scénarisés, les dessins sont toujours réalistes mais mon album des éditions des Archers (1985) a toujours des couleurs qui tirent vers le jaune orangé et ça gâche tout le dessin !

Un album comme toujours bourré d’actions très explosives, de duels sanglants et  également de bons sentiments avec un général anti-torture et qui a compris que le pouvoir corrompt tout.

— Vous verre si un jour vos idées triomphent que le pouvoir corrompt tout ! Entre son exercice et les idéaux, il existe tant de contradictions. Mais à quoi bon vous expliquer tout ça, je vous ai assez vu, vous êtes libre.

Allez, on monte de suite sur sa monture, on prend les armes et on poursuit l’aventure revolucion avec Durango et Amos dans leur troisième aventure !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

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CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - The magnificent seven

Durango – Tome 4 – Amos : Yves Swolfs

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Titre : Durango – Tome 4 – Amos

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Yves Swolfs

Édition : Les Archers (1984) / Dargaud (1988) / Alpen Publishers (1991) / Les Humanoïdes Associés (2006) / Soleil (2007)

Résumé :
Recherché activement pour des actes commis antérieurement, Durango, tueur professionnel, cherche à fuir le pays pour se réfugier au Mexique.

Lors d’une étape dans une « cantina » non loin de la frontière, il fait la connaissance, à l’occasion d’un échange musclé, de Rodriguez Amos, trafiquant d’armes patenté.

Ce dernier lui propose de faciliter son exode.

Mais, un tueur nommé Logan, missionné par une compagnie minière et un agent de la Pinkerton traquent nos deux hommes.

Pourront-ils arriver à destination sans embûche ?

Critique : 
♫ Amos a la playa ♪ Ho Ho Ho ♪ Amos a la playa ♫

Bon, on est loin des plages de sable fin, ici !

Certes, ce n’est plus la neige du premier tome, mais le sable ici, c’est celui du Mexique et il est  torride.

La belle gueule d’amour de notre Durango est mise à prix (5.000$) et notre homme, qui s’était vu proposer l’étoile de shérif, est maintenant recherché. Il voudrait donc se faire oublier en Mexique.

♫ Mexico, Mexiiiiiicoooooo…  Sous ton soleil qui chante, Le temps paraît trop court ♪ Pour goûter au bonheur de chaque jour ♫ Mexico, Mexiiiiiicooo… ♪ Tes femmes sont ardentes ♫

Le voilà de nouveau embarqué dans une sale histoire de révolution lorsqu’il sauve la vie d’Amos, un bandit qui voudrait rendre les peones libres et riches.

Il est à souligner que cette histoire a un petit lien avec la précédente puisque l’on retrouve le shérif véreux Jenkins dont le contact avec Durango est toujours aussi… heu, comment dire ? Haineux ? Oui.

Sans oublier cette putain de compagnie minière américaine qui embauche Logan, un tueur chargé de retrouver Durango et pas pour lui faire des papouilles ou lui rendre son parapluie qu’il aurait oublié la dernière fois au bureau…

Ce vieil album, publié aux éditions des Archers, date de 84 et les couleurs tirent toutes vers le jaune ou l’orangé, ce qui ne rend pas les décors des plus jolis, hélas.

Il faudrait que je vérifie si les coloriages ont été refait dans les nouvelles éditions de Soleil.

Par contre, niveau dessins, Yves Swolf nous les mitonnes aux petits oignons, le trait est fin, propre, détaillé, les personnages sont réalistes, les chevaux aussi, bref, c’est superbement réalisé.

Au menu, comme toujours, de la bagarre, des morts, des magouilles, des gens véreux, des types peu recommandables aux trousses de Durango, des fesses à l’air dans le désert, des têtes mises à prix…

Avec Logan et Jenkins aux trousses de Durango, avec Charlie Siringo, l’agent de la Pinkerton, aux trousses d’Amos, ça risque à un moment donné de faire du grabuge tous ces gens aux trousses de tout le monde.

Et notre Durango est toujours aussi taiseux, aussi froid, aussi beau, loyal, gentleman et il tire presque aussi vite que son ombre à l’aide de son célèbre Mauser M98.

Mais faudra se bouger les fesses parce qu’à la fin de l’album, notre ami est en fâcheuse posture et nous le suivrons en terre mexicaine durant encore 2 albums.

¡ Viva la Revolución !

♫ « Amos » de mis amores ♪ Reina mía, qué me hiciste? ♪ Que no puedo conformarme ♪ Sin poderte contemplar ♫

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine !!!!

CHALLENGE - Il était une fois dans l'ouest - BY Cannibal Lecteur

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys

Capitaine Albator – Dimension Voyage – T2 : Reiji Matsumoto & Kouiti Shimaboshi

Capitaine Albator - Dimension Voyage - T2

Titre : Capitaine Albator – Dimension Voyage – T2

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana (2016)

Résumé :
Plus que jamais décidé à combattre les Sylvidres, Tadashi Daiba rejoint l’équipage de l’Arcadia. Au cours des nombreuses batailles qui l’attendent, il va apprendre à devenir un homme, un vrai !

capitaine Albator plancheCritique :
Le début du chapitre 5 m’a bien plu car nous avons fait un saut dans le temps pour assister à la rencontre de Toshiro Ôyama, Albator/Harlock, Esmeralda et de l’oiseau bizarre qui sera souvent perché sur l’épaule d’Albator…

Le tout dans le trou du cul du cosmos avec un Albator jeune, sans cicatrice et avec ses deux yeux.

De suite les deux hommes s’entendent et on découvre l’Arcadia, futur vaisseau d’Albator.

Retour dans le présent avec Tadashi Daiba qui vient de comprendre un fait important au sujet de l’équipage de l’Arcadia : s’il a l’air composé d’ivrognes et de tarés, c’est en fait un équipage soudé qui, à la moindre alerte, se retrouve aux postes de combats.

Notre jeune recrue sera mise aussi à l’épreuve afin de voir s’il fera ou non l’affaire.

Le dessin est toujours aussi superbe, mais hélas, ce tome brille plus par ses inactions que par des combats et on à l’impression de faire du sur-place et de ne pas avancer dans l’histoire.

Sans doute un tome de transition qui place tout le monde à son poste, déroule la genèse, montre les incompétents sur terre et le vice-commandant Isora qui comprend que la flotte abandonne Gaïa et que c’est ce traître d’Albator qui doive la protéger…

Quant aux Sylvidres, elles préfèrent non pas l’amour en mer, mais se faire exploser plutôt que de rester prisonnières.

En espérant que le troisième tome bouge un peu plus !

Étoile 2,5

RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.