Harry Potter – T04 – Harry Potter et la coupe de feu ‭:‬ J.K. Rowling [LC avec Bianca]

Titre : Harry Potter – T04 – Harry Potter et la coupe de feu

Auteur : J.K. Rowling
Édition : Folio Junior (2001/2007/2011/2016/2017) / Gallimard (2000)
Édition Originale : Harry Potter, book 4: Harry Potter and the goblet of fire (2000)
Traducteur : Jean-François Ménard

Résumé :
Harry Potter a quatorze ans et entre en quatrième année au collège de Poudlard. Une grande nouvelle attend Harry, Ron et Hermione à leur arrivée : la tenue d’un tournoi de magie exceptionnel entre les plus célèbres écoles de sorcellerie.

Déjà les délégations étrangères font leur entrée. Harry se réjouit…

Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu’il ait jamais eu à affronter.

Dans ce quatrième tome bouleversant, drôle, fascinant, qui révèle la richesse des enjeux en cours, Harry Potter doit faire face et relever d’immenses défis.

Critique :
L’exercice de la relecture est toujours périlleux car on pourrait ne pas retrouver les excellentes sensations de l’époque et en ressortir déçu(e).

Parfois, c’est l’effet inverse qui se produit et on se surprend à prendre encore plus de plaisir lors de la relecture qu’il y a 17 ans.

Autant j’avais encore des souvenirs de lecture du tome 3, autant il ne m’en restaient plus beaucoup du tome 4 et ce fut donc une véritable redécouverte, même si, eu fil des pages, des petits souvenirs sont, tels Mathilde, revenus.

Lors de ma première lecture, j’avais trouvé Harry Potter chiant à toujours reporter à plus tard l’ouverture de son oeuf en or, à ne pas vouloir écouter la voix de la raison qu’était celle de Hermione qui lui disait de bosser un peu plus, de s’y prendre plus tôt.

Son petit égo m’avait aussi énervée, lui qui refusait l’aide des autres mais de dédaignait pas celle de ses amis.

Avec le recul, j’ai compris Harry, il n’est pas différent de nous, au final, à toujours procrastiner pour certaines tâches. Moi-même je faisais pareil avec mes matières à étudier… Là, Harry m’a plutôt envoyé de brûlantes piqûres de rappel. Shame on me de l’avoir si mal jugé à l’époque de ma première lecture.

Si mettre en récit un jeune garçon qui entre dans une école de sorcellerie n’est pas d’une créativité folle, l’univers que J.K. Rowling a développé dans ses romans est lui, d’une richesse époustouflante, incomparable tant il est réaliste, proche du nôtre, de l’Histoire, pas toujours glorieuse de l’Homme, tant ses personnages sont évolutifs, mûrissants avec l’âge et riches de profondeur (m’en fout si c’est pas correct, moi, je me comprends).

Les deux premiers tomes étaient de la littérature enfantine, on le sentait bien dans l’écriture, dans la manière d’être des personnages qui, à l’époque, avaient 11 ans, comme leurs lecteurs.

Dans le tome 3, on sentait venir le basculement et là, pour le tome 4, la littérature jeunesse est loin derrière nous, comme si l’auteure en avait eu plein le cul d’écrire pour les enfants où comme si elle avait eu envie de faire évoluer son écriture et ses récits avec l’âge de ses personnages principaux et de son lectorat.

L’univers de Harry Potter est un mélange savant de collèges Anglais huppés, où ne sont admis que les enfants de famille riche, ou du moins, d’une certaine élite. Les 4 Maisons de Poudlard sont autant de fraternités comme il en existe dans les universités, les Sangs Purs et les Sang-De-Bourbe ne sont jamais que les idées nauséabondes des partis fascistes (dont un mis au point une solution finale) ou celles des grandes écoles dans lesquelles les boursicoteurs ne sont jamais bien vus.

Voldemort qui revient au pouvoir et que certains ne veulent pas voir, croire, c’est aussi une montée d’un extrémisme que certains continuent de nier ou de regarder ailleurs, pensant ainsi que leur petit monde tranquille va le rester.

Rita Skeeter (à qui on sketerait – casser – bien la gueule) la journaliste fouille-merde n’est jamais que l’apanage de certains journaleux qui sont prêts à tout pour publier un scoop, même à inventer des faits ou à les déformer, juste pour faire le buzz.

C’est aussi une manière pour Rowling de mettre en garde ses lecteurs sur leurs manières de s’informer, sur le fait qu’il ne faut pas lire n’importe quel journal mais bien choisir ceux qui informent et pas ceux qui déforment.

C’est aussi un tacle contre les fake-news qui nous inondent de plus en plus sur la Toile et que nous ne connaissions pas encore en 2001. Rita est une productrice de fake-news et tout le monde croit ce qu’elle écrit.

Anybref, Harry Potter est une oeuvre énorme à analyser et avec les années qui ont passées, on redécouvre d’autres choses, d’autres messages, d’autre parallèles avec notre monde à nous.

Ce tome 4, c’est aussi un sacré pavé de 784 pages qui se lisent toutes seules, sans même se fatiguer, sans même voir le temps passer car ce tome regorge d’actions, d’amitié, de disputes, de petites tensions, de mystères, de suspense, de violence (dans son final) et là on se dit que non, nous ne sommes pas au pays des Bisounours et qu’un pas vient d’être franchi.

J’ai mieux apprécié cette relecture que je ne le pensais et ce tome 4 a fait un bon dans les émotions ressenties et dans mes romans préférés de la saga, sans pour autant détrôner le tome 3 qui lui est indétrônable.

Quant à ma copinaute de LC, Bianca, pour elle, c’est un coup de coeur et pour le moment, c’est son préféré.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°20, le Challenge « British Mysteries 2019 » chez MyLouBook et Le pavé de l’été chez Sur Mes Brizées (Juillet 2019 – Septembre 2019).

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Frère Athelstan – Tome 5 – Le Fanal de la mort : Paul Doherty

Titre : Frère Athelstan – Tome 5 – Le Fanal de la mort

Auteur : Paul Doherty (Paul Harding)
Édition : 10/18 (
Édition Originale : By Murder’s Bright Light (1994)
Traducteurs : Nelly Markovic et Christiane Poussier

Résumé :
Pendant l’hiver 1379, l’Angleterre doit affronter une multitude de troubles. Tandis que des pirates français attaquent la côte sud et menacent Londres.

Sir John Cranston, le corpulent coroner de la ville, doit quant à lui juger des accusations en sorcellerie mais aussi tenter de déjouer les crimes d’un habile félon.

Le clerc de Cranston, le moine dominicain Athelstan, prépare, de son côté, la représentation d’un Mystère…

Entre la trahison, le scandale, la cupidité, le meurtre et une bataille navale, Athelstan et Cranston auront fort à faire.

Critique :
Nous avions Cartapus dans le film « Astérix : Mission Cléopâtre » et son célèbre « On m’voit, on m’voit plus » et bien ici, on a un cambrioleur qu’on ne voit jamais !

Pourtant, il passe et vous déleste de vos biens les plus précieux, malgré le fait que tout soit fermé chez vous. Vous avez beau être absent, votre personnel, lui, il est présent mais il n’entend rien et ne voit rien.

Un cambrioleur que l’on ne voit jamais ? Une sorte d’Arsène Lupin, sans le côté gentleman, puisqu’il tuera durant un de ses cambriolages ? L’ancêtre du bel Arsène ?

Puisque nous sommes dans les intrusions inexpliquées, nous avons aussi trois disparitions à la limite des frontières du réel et une mort suspecte, le tout assaisonné d’une forte dose de mystère, de pichet de clairet et de tourtes à la viande et aux oignons, sans compter quelques jurons, par les tétons du diable.

Oui, de temps en temps, j’apprécie d’aller enquêter aux côtés du duo improbable que forme le moine dominicain Athelstan et le coroner trapu Sir John Cranston, assoiffé perpétuel, possédant un appétit d’ogre et grande gueule, sans oublier un gros cul. Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les autres dans le livre !

Le Londres médiéval n’est pas le Victorien mais il me plait tout autant, faut juste faire gaffe à pas se prendre le contenu d’un pot de chambre sur la gueule et éviter tous les détritus qui jonchent la chaussée. La propreté, ce n’était pas leur point fort, en ces temps-là.

Le duo marche du tonnerre car en associant un homme d’église à un homme de loi à l’opposé de son compagnon, l’auteur a réussi à rendre le tout captivant et drôle, sans pour autant virer à la grosse farce. C’est vieux comme le monde, les duo improbables que tout oppose, ça marche toujours, surtout s’ils sont attachants, comme ici.

L’enquête avance à son rythme, mais vu les 3 enquêtes à résoudre, nos deux amis ne vont pas s’embêter, même si Cranston passe plus de temps à boire, roupiller, ripailler et conter ses exploits (en les embellissant, il va sans dire) tandis que notre moine doit faire en sorte de garder l’église au milieu du village et que ses ouailles ne l’aident pas vraiment.

Ça se lit tout seul, facilement, assez rapidement, un sourire venant égayer ces turpitudes dans les tavernes glauques car Cranston est l’élément comique du duo tandis que Athelstan est bien sûr l’élément posé, celui qui joue à Sherlock Holmes.

J’ai eu beau passer tout en revue, je n’avais pas eu l’ombre d’une piste quand à la disparition inexpliquée des trois matelots, ni de qui était le coupable car l’auteur a bien su cacher son jeu et les personnages aussi.

C’était une lecture agréable, avec quelques pointes d’humour en assaisonnement, de l’aventure plein nos chausses, des moeurs de l’époque qui se sont déversées comme un pot de chambre au matin, des personnages plus que réalistes, une ville de Londres présente avec ses odeurs, un suspense maitrisé comme une bonne tourte à la viande, un pichet de vin corsé de mystère et une enquête aux petits oignons bien frits.

C’était ma seconde lecture de ce duo atypique et j’apprécie toujours autant, lorsque j’ai envie de changer de lecture, de venir me plonger dans leurs auberges pas nettes et de boire un pichet de vin en leur compagnie, avant d’arpenter les ruelles crasseuses en leur compagnie.

3,75/5

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

Harry Potter – Tome 3 – Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban : J. K. Rowling [LC avec Bianca]

Titre : Harry Potter – Tome 3 – Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban

Auteur : J. K. Rowling
Édition : Folio Junior (2001/2016)
Édition Originale : Harry Potter, book 3 : Harry Potter and the Prisoner of Azkaban (1999)
Traducteur : Jean-François Ménard

Résumé :
Sirius Black, le dangereux criminel, qui s’est échappé de la forteresse d’Azkaban, recherche Harry Potter. C’est donc sous bonne garde que l’apprenti sorcier fait sa troisième rentrée.

Au programme : des cours de divination, la fabrication d’une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes…

Mais Harry est-il vraiment à l’abri du danger qui le menace ?

Le troisième tome des aventures de Harry Potter vous emportera dans un tourbillon de surprises et d’émotions. Frissons et humour garantis !

Critique :
Mon livre préféré dans la saga qui repassait au jeu cruel de la relecture.

Ce n’est jamais gagné d’avance, l’exercice est périlleux, on joue avec le feu car les émotions ressenties il y a 17 ans pourraient ne plus être au rendez-vous et la relecture devenir une torture.

Ce ne fut pas le cas et heureusement car j’aurais été fort peinée de ne pas retrouver tout ce qui m’avait emballé lors de ma première lecture.

Ce que j’ai toujours apprécié, dans les 3 premiers tomes, c’est que c’est encore un peu l’insouciance : on parle encore de Vous-savez-qui mais on ne le voit pas vraiment, il est dans l’ombre, tapi, ses serviteurs essaient de le ramener par minou… heu, parmi nous, mais quéquette, ça a du mal à viendre.

Quant à ses partisans, on sait qu’ils existent mais ils ferment leur gueule, ce qui changera dès le tome 4…

Dans le tome 3, nous avons une foule de petits détails qui, de prime abord, nous semblent dérisoire, mais qui dans le fond, sont super importants car ce sont des indices que l’auteur plante devant notre nez avec l’air de ne pas y toucher ou dans le but de nous induire en erreur.

À nous de jouer les Sherlock Holmes et de voir le diable caché dans ces détails comme le Scrutoscope offert par Ron à Harry et qui s’affole dès qu’il détecte de la magie noire, sauf qu’elle n’est peut-être pas là où on le pense et ce n’est qu’une fois presque arrivé à la fin que l’on comprend comment on s’est mis tout seul le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

J.K Rowling, en plus de faire des parallèles avec notre Monde à nous, notre Histoire, nos folklores, nos légendes, sait aussi construire son récit de manière à ce que le lecteur pense une chose, tant elle est flagrante, alors que c’est tout le contraire en réalité.

Une partie du talent est là car il faut mystifier le lecteur, le mener où on veut, par le bout du nez, ou de la baguette magique (ça fait tendancieux), tout en déroulant un récit intéressant, intriguant, mystérieux, avec du suspense, des disputes, des personnages qui évoluent, qui grandissent, qui changent de caractère, qui s’affirment, qui désobéissent, qui prennent des risques.

Ce tome est aussi mon préféré à cause de deux personnages : Sirius Black et Remus Lupin. Nom de Zeus, pour une fois qu’on a un professeur de défenses contre les forces du mal qui en vaut la peine, qui a un cours intéressant, attractif, et qui ne se met pas en avant comme le précédent (Gilderoy Lockhart), ça mérite d’être souligné.

N’ayant pas aimé le film tiré du roman, je lui dois tout de même d’avoir mis en scène deux acteurs qui entraient parfaitement bien dans les rôles et depuis, tous les personnages des livres ont la tête des acteurs du film. Fainéantise quand tu nous tiens.

Anybref, l’auteur nous offrant au fil de ses tomes, plus de pages à lire et plus de noirceur, celui-ci était à la croisée des chemins : sombre mais pas trop, avec encore un peu d’innocence de nos compagnons avant l’entrée dans la terrible adolescence et les jérémiades de Harry dans le tome 4, le tout avec assez de pages pour me satisfaire tout en me laissant un goût de trop peu dans la bouche.

D’ailleurs, malgré mon emploi du temps chargé, j’ai réussi à le lire en moins de 48h, c’est-à-dire plus vite que ma copinaute de LC Bianca. Pour sa défense, Madame Pomfresh n’exerce pas dans son beau pays ! 😉 Elle me comprendra…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

 

[FILMS] Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban de Alfonso Cuarón (2004)

Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban (Harry Potter and the Prisoner of Azkaban) est un film britanno-américain réalisé par Alfonso Cuarón, sorti en 2004.

Il est adapté du roman du même nom de J. K. Rowling et constitue le troisième volet de la série de films Harry Potter. Il est précédé par Harry Potter et la Chambre des secrets et suivi par Harry Potter et la Coupe de feu.

Le rôle du directeur Albus Dumbledore, interprété jusqu’alors par Richard Harris (décédé en 2002), est ici repris par Michael Gambon.

Fiche technique : 

  • Titre : Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban
  • Titre original : Harry Potter and the Prisoner of Azkaban
  • Réalisation : Alfonso Cuarón (mexicain)
  • Scénario : Steven Kloves, adapté du roman de J. K. Rowling

Distribution :

  • Daniel Radcliffe : Harry Potter
  • Emma Watson : Hermione Granger
  • Rupert Grint : Ron Weasley
  • Michael Gambon : Albus Dumbledore
  • Maggie Smith : Minerva McGonagall
  • Alan Rickman : Severus Rogue
  • Robbie Coltrane : Rubeus Hagrid
  • David Thewlis : Remus Lupin
  • Emma Thompson : Sibylle Trelawney
  • Warwick Davis : Filius Flitwick
  • David Bradley : Argus Rusard
  • Gary Oldman : Sirius Black
  • Matthew David Lewis : Neville Londubat

Ce que j’en ai pensé :
Quelle idée folle de regarder le film alors que j’allais relire le roman ?

Surtout que autant où j’adore le troisième tome, autant je déteste, mais je déteste, ce film !

Je le déteste, je le déteste, mais que je le déteste ! Au cas où ceux du fond qui dorment à côté du radiateur n’auraient pas tout compris.

Mais alors, pourquoi l’avoir regardé à nouveau, 15 ans après ?

Mon petit côté masochiste, sans doute et puis, l’envie de vérifier si mon opinion allait être la même que lorsque je l’avais vu au cinéma, en 2004.

Lorsque j’allai le voir au cinéma, j’attendais beaucoup de ce film, puisque le tome 3 était mon préféré des 5 tomes déjà parus (et lus) au moment de la sortie du film (2004).

Ça avait bien commencé pourtant… Les Détraqueurs, la prison d’Azkaban, Sirius Black (magnifique Gary Oldman) et un Remus Lupin (David Thewlis) des mieux interprétés. Oui, le choix de ces acteurs avait été une riche idée.

Enfin je mettais un visage qui me plaisait sur leurs tronches et je savais que lors de mes relectures des romans, ils auraient ce visage là.

Grand changement par rapport aux premier et deuxième films, nos trois amis ne faisaient plus « enfants » mais déjà des ados. Tout les gamins des premiers films avaient pris un sacré coup de potion magique qui faisait grandir.

Le choc avait été rude puisque Daniel Radcliffe et Rupert Grint n’avaient plus leurs visages poupins. Le pire sera pour Neville Londubat (Matthew David Lewis) qui, avec le temps, passera du boulet aux dents de lapin à un mec sexy !

Il faut savoir que le tome 3 était riche en petits détails hyper importants, dont on ne se doutait pas à l’époque et qui allaient prendre toute leur importance plus tard, notamment avec le rat de Ron, Croutard.

Hélas, si on peut se permettre de mettre profusion de détails importants dans un livre et de lui ajouter 100 pages de plus, on ne pouvait pas se le permettre dans un film, sauf à le faire en deux parties ou d’en faire un film de 5h.

Exit donc tous ces petits détails qui m’avaient plus, dans le roman et que je ne retrouvais plus dans le film. Déjà là, mon enthousiasme avait pris un coup dans les tibias.

Le coup dans les couilles, si je puis me permettre, c’est le fait que nos héros se baladent dans des tenues Moldues en lieu et place de leur uniforme de Poudlard et que ça sentait trop les ados en goguette et pas assez les étudiants de l’école de sorcellerie.

Oui, dit ainsi ça peut faire cloche, mais mon avis n’a pas changé en 15 ans, ça me gonfle toujours autant, tout comme ça me gonfle de voir des producteurs nous présenter un Sherlock Holmes en tenue de barakî de kermesse, sale, puant, mal fagoté alors qu’il n’est pas en train de bosser sous déguisement.

Ce sont des détails qui comptent, nom de Zeus !

Pour le reste, les retour dans le temps, je ne les ai jamais compris et je ne comprendrai jamais… Il faudrait peut-être que je visualise le temps comme un cercle et non comme une ligne droite continue.

Non, je n’ai pas pris de plaisir à revoir ce film, oui je suis masochiste, oui je suis folle mais au moins, j’ai prouvé que ♫ non, non, rien n’a changé ♪,  que mes films préférés restent et resteront les 2 premiers, alors que dans les romans, ce n’est pas le même classement puisque le roman est mon préféré et que ce film-ci est celui que j’ai le moins aimé.

J’attendais trop de lui… La déception fut à la hauteur de ce que j’attendais. Bardaf, ce fut l’embardée et je suis de nouveau repartie dans le fossé.

Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine et Le moi espagnol 2019 chez Sharon (Mai 2019).

Harry Potter – Tome 2 – Harry Potter et la chambre des secrets ‭:‬ J.K. Rowling [LC avec Bianca]

Titre : Harry Potter et la chambre des secrets [Harry Potter – Tome 2]

Auteur : J.K. Rowling
Édition : Folio Junior (2001) / Gallimard Jeunesse (07/02/2019)
Édition Originale : Harry Potter, book 2 : Harry Potter and the Chamber of Secrets (1998)
Traducteur : Jean-François Ménard

Résumé :
Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s’abat sur les élèves, cette deuxième année à l’école des sorciers ne s’annonce pas de tout repos !

Entre les cours de potion magique, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry trouvera-t-il le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets ? Un livre magique pour sorciers confirmés.

Critique :
Retour aux sources puisque j’avais commencé à lire la saga Harry Potter avec le tome 2 puisque j’allais aller voir le tome 1 au cinéma avec ma petite sœur.

Pour info, je ne VOULAIS PAS lire ces romans, les pensant pour les enfants ou dénués de choses intéressantes, mais, ayant terminé mon livre et n’ayant rien d’autre à lire pour mon retour en train, ma frangine me l’avait déposé sur la table avec cet ordre : LIS-LE !

Sale gosse, va ! Même plus le respect de son aînée !

Bon, pour la petite histoire, une fois que j’avais mis le pied à Poudlard et participé aux aventures de la chambre secrète, je sautillais partout en criant « Je veux le tome 3, je veux le tome 3 » et comme tous les autres addict de la saga, je me ruais sur le tome suivant (mais jamais à minuit !).

Cette relecture fut  une excellente idée car ma mémoire avait oublié certaines choses, comme l’arrivée de Dobby, l’elfe de maison (un esclave) qui prévient Harry d’un grand danger et qui, en voulant à tout prix le protéger, met sa vie en danger.

Et puis, le nouveau professeur de défense contre les forces du mal est le très charismatique écrivain Gilderoy Lockhart, adulé par son lectorat féminin, 5 fois gagnant du plus beau sourire, mais hyper ridicule et terriblement incompétent. Un régal. Presque aussi drôle que les jumeaux Weasley.

Mettons de suite les choses au point pour ceux ou celles qui ne le sauraient pas encore : non, Harry Potter ce n’est pas QUE pour les enfants et oui, c’est bien plus subtil qu’on pourrait le penser de prime abord car J.K Rowling a développé un univers merveilleux tout en faisant des parallèles avec le nôtre, dépourvu de magie, notamment avec l’horrible concept des sorciers de sang pur et ceux de sang impur que certains voudraient qu’il abreuve nos sillons.

Un terrible air de déjà-vu, ces sorciers qui se pensent supérieurs à d’autres en raison de leurs origines et surtout, de leur race. Ne manque plus que les bruit de bottes, les pogroms et les autodafés.

Pour ces derniers, paraît qu’on y est déjà puisque des prêtres polonais ont mis au bûcher les romans de Harry Potter car il y a de la magie et des amulettes. Certains ont dû boire autre chose que du vin de messe.

Anybref, Harry Potter, c’est un univers enchanté et enchanteur, sans pour autant être niais car même si certains concept seront hermétiques aux plus jeunes, ils sont tout de même assez grand que pour comprendre qu’on ne s’attaque pas à des sorciers sous prétextes qu’ils viennent de familles Moldues et non de lignées de sorciers.

Harry Potter, ce sont des personnages sympathiques pour certains et antipathiques pour d’autres, bien que mes envies de meurtres pour les personnages de Severus Rogue et Drago Malefoy puisque je sais tout pour le premier et que le second n’est jamais qu’un pauvre gamin de merde qui, ne trouvant pas sa place face à un père aussi exigeant que le sien, n’a de cesse que de prendre des amis médiocres qu’il domine et à emmerder les autres pour se sentir exister.

Harry Potter c’est aussi un univers avec de l’humour, des énigmes, des enquêtes, des mystères, du suspense, des potions magiques, des aventures bourrées de rythme, la vie de tous les jours à l’école de sorcellerie dont on aimerait encore en avoir plus mais aussi des tomes qui vont devenir de plus en plus sombre au fur et à mesure que nos héros vont grandir, avec en point d’orgue, ZE combat dantesque dans le tome 7.

Comme le disait si bien l’autre nain « J’vais vous dire, moi,… que je suis contente d’avoir eu l’idée de relire tous les Harry Potter et encore plus contente de les relire avec Bianca pour nos LC. En plus, elle adore comme moi, vous le constaterez en lisant sa chronique dont le lien est dans son nom.

Vivement le 3, c’est mon préféré, mon chouchou !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Nains – Tome 10 – Abokar du Bouclier : Nicolas Jarry & Nicolas Demare

Titre : Nains – Tome 10 – Abokar du Bouclier

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Nicolas Demare

Édition : Soleil Productions (24/01/2018)

Résumé :
Trente-huit ans ont passé depuis la mort de la jeune Tiss. Abokar a été le seigneur de bataille du grand-père du roi actuel. Il est vieux, très vieux, il combat depuis plus d’un siècle. Il n’est plus que l’ombre du guerrier qu’il a été jadis.

Son corps, habitué à la rudesse des campagnes, le fait souffrir, et ses pensées semblent parfois le fuir… Abokar sait qu’il est temps pour lui de tirer sa révérence…

Critique :
Non, je ne fais pas comme le Maréchal Groucho… Grouchy (pardon) et arriver après la bataille ! D’accord, l’album est sorti en janvier 2018, mais je profite toujours de mon anniversaire fin novembre pour me faire offrir les dernières bédés manquantes à ma collection.

Pardon pour ceux qui n’aiment pas ça, mais dans les prochains jours, vous risquez de voir défiler des Nains, des Elfes, des Orcs et des Gobelins.

Mon cher et tendre a fait le plein (mdr)… Manu, si tu me lis… Descends ! (les fans des Inconnus comprendront).

Mais je m’égare ! Un qui ne s’égare pas, c’est Abokar, vieux chef des armées, un Poilu habitué à tenir le rang, à se battre et un stratège hors pair ! Ze Napoléon, en version Austerlitz et pas Waterloo, bien entendu.

Bérézina pour ce grand chef, il est atteint d’une maladie dégénérescente qui le fait trembler et risque de le faire mourir dans d’atroces souffrances et surtout, de le faire pisser eu chier sous lui et ça, il n’en est pas question pour lui !

Habitué à donner des ordres, à se faire obéir et à envoyer bouler les politiciens ou banquiers, Abokar a du mal à accepter se déchéance, tout comme il n’accepte pas les boiteux dans ses rangs ou les gens qui contestent ses ordres.

J’ai pris plaisir à retrouver un jeune marmouse croisé dans le tome 5 : Dohan, le jeune frère de Tiss, première pisseuse à entrer dans l’ordre du Bouclier. C’est Dohan le boiteux qu’Abokar déteste et encore plus lorsque ce dernier lui sauve la mise.

Dohan est tellement présent dans la première moitié de l’album que j’ai pensé à un moment que le scénariste s’était planté dans le titre puisque je suivais les pérégrinations de Dohan et non celles d’Abokar, avant de retrouver ce vieux guerrier.

En plus de mettre en avant un vieux guerrier atteint de tremblote et de perte de contrôle, les auteurs lui ont ajouté un boiteux, un guerrier qui n’a jamais trouvé sa place à cause de son handicap et exilé aux confins du royaume, sur un Mur qui bouche un passage au Nord, empêchant des Nains renégats de les envahir. GOT en hommage ?

Le duo improbable, les deux guerriers handicapés chacun par un mal et qui vont tenter de sauver l’empire de la menace venue en droite ligne du Nord…

Une fois de plus, l’univers des Nains m’a enchanté et vu le nombre de phylactères ou de cartouches explicatifs. Certains pourront trouver que ça fait trop de textes et que ça ralentit le rythme de lecture, mais je n’ai pas ressenti cela de cette manière.

Pour moi, ces explications étaient nécessaires et m’ont fait passer plus de temps sur la bédé. Moralité ? Ma lecture a duré plus longtemps… ♫ Pour mon plaisir ♪

Derrière tous ces beaux dessins, il y a aussi un récit, un scénario étoffé, travaillé, qui laisse la place au suspense, au mystère et à de belles stratégies.

Certes, on pourra me dire que le scénario reste classique car on n’a plus rien inventé depuis longtemps et tout à été déjà écrit car souvent tiré de l’Histoire du monde, de l’Homme ou de la politique.

On a beau lire les mêmes histoires en fantasy (ou ailleurs), on continue de les dévorer avec avidité car lorsque les conteurs sont bons, on se fiche pas mal de lire un scénario « déjà-vu ».

Bien que moins poignant que « Tiss du Bouclier », Abokar mérite lui aussi d’être connu car il reste un guerrier légendaire, un meneur de nains hors pair (paires ?). Quant à Dohan, malgré sa patte folle, il a un cerveau, sait l’utiliser et mérite lui aussi d’être un grand guerrier car il a du courage et ne fuis pas devant le danger.

Une fois de plus, un tome qui m’a fait passer un bon moment de lecture, avec un vrai scénario, même si avec moins d’émotions que d’autres albums précédents et des superbes dessins.

Oui, je suis une inconditionnelle des sagas Nains, Elfes et Orcs & Gobelins.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Harry Potter – Tome 1 – Harry Potter à l’école des sorciers : J.K. Rowling

Titre : Harry Potter – Tome 1 – Harry Potter à l’école des sorciers

Auteur : J.K. Rowling
Édition : Folio Junior (2001) / Gallimard Jeunesse (2018)
Édition Originale : Harry Potter, book 1: Harry Potter and the Philosopher’s Stone (1997)
Traducteur : Jean-François Ménard

Résumé :
Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée.

Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry se révèle un sorcier doué.

Mais quel est le mystère qui l’entoure ? Et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom ?

Amitié, surprises, dangers, scènes comiques, Harry découvre ses pouvoirs et la vie à Poudlard. Le premier tome des aventures du jeune héros vous ensorcelle aussitôt !

PS : Les nouvelles éditions sont magnifiques et je compte bien terminer ma collection (j’avais emprunté les 3 derniers à ma soeur) en en prenant un de chaque maison… Oui, vous comptez bien, j’aurai un titre en double.

Critique :
Ma PAL atteint un sommet phénoménal, ma pile à lire est un délire, la pile des nouveautés est overbookée, ma pile urgente est démente et moi, je n’ai ressenti qu’une seule envie : relire un Harry Potter, le premier !

Surtout que le premier, en fait, je ne l’avais jamais lu…

Que je vous explique : ma petite soeur avait déjà essayé plusieurs fois de me faire lire un Harry Potter mais je n’étais pas tentée du tout. Je l’avais vue se ruer sur le tome 4 et là, pour lui faire plaisir, j’allais l’accompagner à l’avant première du film.

Pas de bol, une semaine avant, alors que j’allais reprendre le train pour remonter sur la capitale, bardaf, l’embardée : plus rien à lire (oui, à cette époque, j’avais une toute petite PAL de rien du tout et elle était dans mon studio bruxellois).

Et voilà que ma sœur m’agite devant mon nez le tome 1 de Harry Potter. Je refuse, puisqu’on allait aller le voir sur grand écran. Alors, maline et pleine de ressources comme sa grande sœur (vos gueules, les mouettes !), elle me balance le tome 2. J’avais donc commencé ma longue addiction par le deuxième tome.

Le RAT Épouvante chez Chroniques Littéraires allait me permettre de réparer cette injustice et de présenter un livre dans la catégorie « Forêt enchantée et Farfadets ».

Que vous dire sur ce roman que tout le monde connait ?

Rien de plus si ce n’est que l’on prend autant de plaisir à relire une saga qu’à la découvrir : fini les temps d’attente entre deux tomes, on sait comment cela va se dérouler et, cerise sur le gâteau, je peux maintenant tenter de trouver les petits indices semés ça et là par l’auteur puisque maintenant, je SAIS tout sur tout.

Terminé le regard un peu bienveillant sur le rat Croûtard, terminé le regard haineux envers le professeur Rogue, fini de m’interroger sur telle ou telle chose, maintenant, je peux dire que je SAIS, même si, comme vous le savez, on ne sait jamais rien.

Ce que j’avais apprécié dans l’univers de Harry Potter, ce sont les personnages et les multiples références à notre monde de Moldus dans tout ses travers : haine, peur de l’autre, rejet, sentiment d’être un être supérieur, racisme…

Sans oublier ce qui en fait aussi un monde qui vaut la peine : amitié, courage, entraide, solidarité.

Anybref, j’ai pris plaisir à plonger dans ce roman qui reste fort proche du film, à tel point qu’en lisant, je revoyais les images du film !

Oui, un vrai plaisir de redécouvrir nos amis lorsqu’ils étaient jeunes, innocents, sans poils au menton, le tout dans une ambiance encore fort gentille, quand on le compare aux suivants qui seront de plus en plus noirs.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et le RAT de l’Épouvante chez Chroniques Littéraires – Forêt enchantée et Farfadets (302 pages).

Amityville – La maison du diable : Jay Anson

Titre : Amityville – La maison du diable

Auteur : Jay Anson
Edition : France loisirs (1979)
Édition Originale : The amityville horror (1979)
Traducteur : Jacques de Roussan

Résumé :
Amityville, banlieue de New York, 13 novembre 1974. Dans une maison bourgeoise, un jeune homme, dans un accès de démence, tue à coups de fusil ses parents, ses frères et ses sœurs.

À son procès, il affirme avoir été possédé par une voix qui lui a ordonné de tuer.

Quelque temps plus tard, cette maison est mise en vente à un prix défiant toute concurrence.

La famille Lutz l’achète malgré la tragédie qui s’y est déroulée. Ils n’y resteront que vingt-huit jours.

Petit plus : Pour en savoir plus sur cette maison, voici quelques sites.

Critique :
Quand une connaissance m’avait demandé si j’avais déjà lu « Amityville, la maison du diable », qui parlait d’une maison hantée et que les faits étaient véridiques, j’avais éclaté de rire.

Encore un truc débile pour faire vendre des livres…m’entendais-je encore dire, alors que je tremblais en lisant le livre.

J’avais 16 ans à tout casser. Un peu plus, mais guère moins… Oui, ça fait un sacré bail, je vous en conviens.

Ah ça, on peut dire que c’était une connaissance qui ne me voulait pas que du bien, en me prêtant son livre.

Foutredieu, j’ai claqué des dents, vérifié que ma porte était bien fermée, sursauté au moindre craquement du parquet (parquet en bois dans les chambres, quand j’habitais chez mes parents),… La trouille, je vous le dis !

Surtout que, si ce truc est une arnaque, elle est bien faite puisque, en avant propos du livre (où en annexe, je sais plus) on vous explique que tout cela est vrai…

Stephen King fut responsable de quelques uns de mes tremblements… Mais ce qui ressemblait à la maladie de Parkinson, point de vue tremblement, c’est ce fichu livre qui me l’a donné !

J’aurais bien fait comme Joey, dans la série « Friends » qui avait mis un livre qui lui fichait la trouille dans le congélateur (« Shinning », de King)… Mais Friends n’existait pas encore… Sinon, j’aurais fait pareil !

Âmes sensibles, cardiaques, abstenez-vous de la lecture de ce livre. Sinon, je vous garantis que vous allez trembler et défaillir lors de votre lecture.

Même adulte, j’oserais plus le relire… ce qui est dommage, parce que c’était bien, l’histoire. Brrr… j’en frissonne encore.

 

Les âges sombres : Karen Maitland [LC avec Bianca]

Titre : Les âges sombres

Auteur : Karen Maitland
Édition : Sonatine (2012) / Pocket (2014)
Édition Originale : The Owl killers (2010)
Traducteur : Pierre Demarty

Résumé :
1321. Les habitants d’Ulewic, une petite cité isolée de l’est de l’Angleterre, sont sous le joug de leur seigneur et de l’Église, celle-ci ayant supplanté, depuis quelques années, le paganisme qui régnait dans la région.

Non loin du village s’est installée une petite communauté chrétienne de femmes, des béguines originaires de Belgique.

Sous l’autorité de sœur Martha, elles ont jusqu’alors été assez bien tolérées. Mais les choses commencent à changer. Le pays connaît en effet des saisons de plus en plus rigoureuses, les récoltes sont gâchées, les troupeaux dévastés et le besoin d’un bouc émissaire se fait sentir.

Neuf hommes du village, dont on ignore l’identité, vont profiter de la tension qui commence à monter pour restaurer un ordre ancien et obscur.

Renouant avec de terribles rites païens, usant de la terreur, du meurtre et de la superstition, ils vont s’en prendre aux béguines, qui devront les démasquer et élucider les secrets du village avant que la région ne soit mise à feu et à sang.

Critique :
Anus horribilis… Voilà comment les Béguines Martha d’Ulewic, petit village perdu au fin fond du trou de cul de l’est de l’Angleterre, auraient pu résumer l’an de grâce 1321.

JDM résumera cette première journée de mai qui commença sous des auspices merdiques pour bien des gens et qui, tel une goutte d’eau tombant sur le visage, donnera ensuite naissance à un torrent dévastateur.

Voilà une brique que je viens de m’enfiler en même pas trois jours, dévorant chaque page comme une affamée, m’attachant à certains personnages ou ayant envie d’en trucider certains…

Dieu mais qu’ils n’étaient pas très malins, en 1321 ! Dieu qu’ils étaient crédules, ces bonnes gens du fin fond de l’Angleterre profonde. Dieu qu’ils étaient manipulables ! On en faisait ce qu’on voulait…

À la moindre chose qui ne tournait pas rond, que ce soit des changements climatiques, des épidémies, des maladies, il fallait de suite trouver un bouc émissaire et les étrangers de tout poils étaient tout trouvés pour se voir accuser de moult crimes qu’ils n’avaient pas commis.

Vu l’époque, je leur pardonnerai leur imbécilité et leur manque de réflexion : ils n’étaient pas instruit, ils étaient crédules, qu’ils soient païens ou religieux, ne savaient pas vérifier les dire des uns ou des autres, l’Église et les nobles avaient encore tout pouvoir sur eux et pouvaient leur servir des fake à volonté puisque eux-mêmes y croyaient, bien souvent…

De nos jours, ils n’ont plus ce pouvoir, ils l’ont délégué à d’autres, mais j’ai l’impression que ♫ non, non, rien n’a changé ♪ tout tout à continué ♪ car l’Homme est toujours prompt à s’enflammer pour des futilités ou à gober ce qu’à brait l’âne du coin ou dans la télé. En 1321, ils avaient des circonstances atténuantes, eux.

Nous avions beau être dans l’Histoire, puisque le roman s’appuie sur des faits réels et une part des légendes, mais je l’ai trouvé très contemporain, moi.

Ce polar historique donnera la voix à plusieurs narrateurs, ce qui nous permet de nous balader dans le récit en suivant des personnages différents, de suivre leurs pensées, d’en apprendre plus sur eux. Ils sont humains, réalistes, avec des pensées et des actions bien de leur époque.

Pas de dichotomie dans les personnes qui gravitent dans ce roman, ils sont travaillés et si je pensais que Philip D’Acaster allait avoir un grand rôle en tant que salaud tout comme les Maîtres-Huants, ils sont resté, au final, plus en retrait que je ne l’aurais pensé. On peut toujours me surprendre, donc.

Impossible de s’embêter, je le suis gorgée des faits historiques, je me suis plongée dans le passé, me suis baladée dans les temps obscurs et tout en me gavant de l’histoire, je suis arrivée à la conclusion que cette époque n’aurait pas été faite pour moi car certaines questions sur la religion n’était pas bonnes à poser à voix haute.

L’auteure a fait aussi un super travail au niveau de l’écriture, la rendant accessible, même dans les descriptions qui, sans cela, aurait pu rendre le récit lourd. Pas de soucis, il est d’une fluidité tout en évitant un style plat.

Un polar historique qui parle de croyances, de foi, d’acceptation de la différence de l’autre, de la place de la femme en cette époque (derrière les fourneaux, évidemment, avec autant de droit qu’un animal), de crédulité, de propagande, de manipulations des foules, de fourberie (et pas de Scapin) et de jalousie.

Une LC réussie ou, une fois n’est pas coutume, Bianca et moi sommes sur la même longueur d’onde pour dire que nous avons aimé !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018)  et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

Possédées : Frédéric Gros [LC avec Bianca]

Titre : Possédées

Auteur : Frédéric Gros
Édition : Albin Michel (18/08/2016)

Résumé :
En 1632, dans la petite ville de Loudun, mère Jeanne des Anges, supérieure du couvent des Ursulines, est brusquement saisie de convulsions, victime d’hallucinations.

Elle est bientôt suivie par d’autres sœurs et les autorités de l’Église les déclarent « possédées ». Contraints par l’exorcisme, les démons logeant dans leurs corps désignent leur maître : Urbain Grandier, le curé de la ville.

L’affaire des possédées de Loudun, brassant les énergies du désir et les calculs politiques, les intrigues religieuses et les complots judiciaires, a inspiré cinéastes et essayistes.

Critique :
♫ Possédées, nous étions toutes possédées ♪ Avoir envie de s’auto-flageller ♫ Et à des bites rêver ♪ Possédées ♪

Le sexe de nos religieuses serait-il devenu l’enfer ? Oui, parce que Satan l’habite (je n’ai pas pu résister au jeu de mot).

Enfin, c’est ce qu’il paraît parce que ce roman, je l’ai survolé de très haut, sautant les phrases et n’arrivant à m’agripper à rien.

Une lecture en travers, voilà comment je désignerais ce que je viens de faire, ne m’arrêtant que sur certains passages, et même eux n’étaient pas intéressants.

Mea culpa, j’ai péché ! Mon père, donnez-moi l’absolution parce que j’ai commis le péché de lecture en diagonale.

Et si vous ne me pardonnez pas, alors, excommuniez-moi, déclarez-moi hérétique, je m’en fous, parce que de toute façon, rien de rien, non, je ne regrette rien.

Si ce n’est de m’être laissée tenter par un résumé aguichant, intéressant, intriguant…

Anybref, une lecture qui ne restera pas dans mes annales (avec deux « n » s’il vous plait, bougre de petits cochons) et niveau bonnes sœurs, ma préférée restera toujours Sœur Marie-Thérèse des Batignolles.

Une lecture à oublier et un livre à bazarder au plus vite.

Ma copinaute Bianca a adoré sa lecture, elle. Voyez son avis, pour avoir une autre opinion que la mienne.

Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°40 – Le Manoir de l’Abbaye – lire un livre dans lequel la religion est un sujet important).