London – Tome 01 – La fenêtre fantôme : Rodolphe et Isaac Wens

Titre : London – Tome 01 – La fenêtre fantôme

Scénariste : Rodolphe
Dessinateur : Isaac Wens

Édition : Glénat – Grafica (2005)

Résumé :
« Mon histoire se passera là-bas… En Moldavie ou en Valachie, parmi les Alpes transylvaniennes, les Carpates… Dans ces lieux reculés, ces vallées encaissées, où ni le progrès, ni le soleil ne s’aventurent… Les mœurs, comme le climat, y sont rudes…

Et la mémoire des gens est pleine d’histoires terribles ! Des légendes, bien sûr, mais aussi des faits historiques monstrueux. On m’a parlé d’un Voïvode du XVème siècle, un des princes régnants de Valachie, un certain Vlad II… Son père était surnommé « Drakull », ce qui veut dire « Le Diable », et lui-même « Tépes », « L’Empâleur » !

Ce charmant garçon fit en effet empaler plus de 40000 personnes, Turcs pour la plupart ! Un des personnages les plus sanguinaires de l’histoire ! On raconte qu’il n’est pas vraiment mort et qu’il dort en attendant que son peuple ne le rappelle ».

Voilà ce qui est en train de germer dans la tête de Bram Stoker, l’écrivain qui deviendra mythique en écrivant « Dracula », sommet de terreur en littérature…

Critique :
Mort London est un jeune peintre, mouton noir de la famille. Son ami, Bram Stoker, lui raconte une partie de son futur roman qui mettra en scène Vlad Tepes, dit L’Empaleur (et pas en raison d’une vie sexuelle débridée).

Puisqu’il est sans le sous, Bram donne l’adresse de Sir Charles, avocat, à Mort afin que ce dernier se fasse engager chez lui et puisse gagner sa vie tout en continuant son art.

Et dans la maison des Trelawny, il se passe des choses étranges ! Très très étrange !

Comme dans les ruelles de Londres où il semble que l’Éventreur serait revenu aux affaires, 10 ans après.

N’allons pas par quatre chemins, je n’ai pas été subjuguée par les dessins et le graphisme. Mais je dois reconnaître qu’il allait comme un gant à l’ambiance sombre, gothique et mystérieuse de cette bédé.

Il est difficile de lâcher ce premier tome car il est bourré de mystère, d’angoisses et de questionnements. Mort London n’est pas un Sherlock Holmes, mais avec la belle gouvernante, Miss Gray, ils vont enquêter sur les phénomènes étranges qui se déroulent sous leurs yeux et c’est addictif.

Les dialogues ne volent pas haut, ils ne décrocheront pas le prix d’interprétation intellectuelle, mais ils n’en sont pas moins corrects pour l’époque et énoncés par des personnages réalistes.

Les femmes sont cantonnées au rôle qui leur été échu à cette époque victorienne (être belles et se taire, surtout se taire) mais on sent tout de même une envie d’émancipation sexuelle entre une qui veut se taper le joli peintre (ou poser nue pour lui) et l’autre que le peintre aimerait coucher dans son lit et qui hésite.

Cela reste une belle mise en bouche (oups) pour un premier tome et je m’en vais de ce pas lire le suivant afin de crever l’abcès du suspense de cette fenêtre fantôme.

Il est à noter que le tome 3 (qui n’en est pas tout à fait un) ne porte pas le nom de cette saga  dont les deux premiers sont parus en 2005… Mais maintenant que je l’ai vu, je peux vous garantir que la saga se termine totalement dans « Le gardien des ténèbres ».

PS : un bel hommage à Sherlock Holmes dessiné par Sidney Paget dans cette image…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°265], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°14], et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 48 pages)  et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

32 réflexions au sujet de « London – Tome 01 – La fenêtre fantôme : Rodolphe et Isaac Wens »

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    • Oui, à première vue, ce n’est pas tentant vu la couverture et j’aurais sans doute passé mon tour si je n’avais pas été curieuse… J’ai eu raison de lire cette mini saga, j’ai passé un bon moment de lecture sans me prendre la tête.

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      • Je n’arrive plus à lire avec des dessins horribles, avec des cases noires… Cela demande beaucoup d’effort. Comme j’ai le choix de pouvoir prendre des choses plus sexy, je choisi le sexy 🙂

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            • Je me demande si l’on devient plus exigeant à force de lire… Question intéressante, il faudrait une étude. Je le suis devenue, parce que Internet m’a fait découvrir d’autres romans, d’autres voies, sans lui, je serais peut-être dans le même genre de lecture… Qui sait ??

              Le polar sera toujours là aussi (je l’espère) mais moi aussi je vais voir ailleurs.

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              • Sans internet, tu aurais pris des ouvrages au hasard pour voir, tu fais confiance à tes libraires, les personnes en médiathèque, tu aurais peut-être même fait parti d’un club de lecture. Ton champs d’ouverture est là… et puis il y a aussi des gens autour de toi qui t’aurait offert ou prêter des livres.
                Par exemple, j’ai fait découvrir à mon père Agatha Raisin et il a lu toute la série. Une façon pour lui de découvrir le plaisir du polar sans aucune trace de sang. L’ouverture est possible, si on la cherche 🙂

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                • J’en avais découvert par hasard, en déambulant dans la bouquinerie, en m’inscrivant chez Belgique Loisirs, rien de plus… :/ Ou j’aurais lu tous les romans que mon père possédait, des classiques.

                  Il y avait une biblio avant, puis elle a fermé… kekette le club de lecture donc ! Une a réouvert depuis 2005 je pense.

                  Peu de gens dans mon entourage pour m’en faire découvrir, hélas. J’aurais continué de tirer mon plan, comme on dit en Belgique.

                  Internet et Babelio m’ont ouvert un champ des possibles inimaginable !!! ❤

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                  • En France c’est France Loisirs et chez toi c’est Belgique Loisirs. Et ça marche? Ici ça périclite.

                    Tu imagines la culture classique que tu aurais eu si avait lu tous les classiques de papa et pas seulement ces bd classiques?
                    Un club de lecture, c’est un club où des gens partage des lectures. Il y en a dans des médiathèques, des gens se retrouvent dans des salons de thé, des parcs pour partager leurs coups de coeur, prêter des livres, en échanger… tu en trouves partout. Il y en a même dans des entreprises. Pendant la pause dej, les filles échanges. Dans ma boîte, il y a une agence qui a même une étagère pour échanger des livres. Les petites villes ou villages font ça aussi pour inciter les gens à se rencontrer et combler le temps surtout pour les retraités 🙂

                    Internet à tout changer. Grâce à mon blog j’ai rencontré tellement de gens virtuellement que c’est un plaisir de les retrouver, d’échanger… Dans la vraie vie, cela aurait été plus difficile. Quoi que ma collègue m’a fait découvrir les romans d’amour avec des hommes animaux, des vampires… c’est son kiff. J’ai été très contente qu’elle partage sa passion secrète avec moi.

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                    • Mais j’ai lu une partie des classiques de mon père (Jask London, Dumas,….), il n’y a que Salambô de Flaubert que je n’ai jamais lu et Tarass Boulba. J’avais lu aussi ses romans jeunesses, ceux où les pages étaient tenues ensemble et qu’il fallait passer le coupe-papier entre pour ouvrir le tout. Des belles lectures que j’ai eues.

                      J’ai jamais rien vu dans ma ville, mais j’ai l’impression que rien n’y bouge, sauf pour les fiestas et autres apéro machins. La culture, c’est dans le cul. Même à Bruxelles, je n’ai jamais cherché un club de lecture, me contentant de fouiner dans les bouquineries (les premières adresses que l’on m’a donné).

                      Je préfère le virtuel, je pense.

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                    • Tu as quand même dévoré une bibliothèque…
                      Je vais de temps en temps dans un club lecture dans une médiathèque. C’est plaisant de voir des gens parler de livres avec passion. Cela le rend vivant 🙂 D’ailleurs, il y a des bloggeuse comme le collectif polar qui vont vivre le livre comme ça aussi 🙂

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                    • Oui, c’est pas faux ! Mais bien souvent, je faisais mes choix moi-même, au hasard, j’ai découvert le club des cinq, l’étalon noir, flamme, Sherlock Holmes, Hercule Poirot….

                      J’aime le Net pou trouver des pépites ou alors, LPL… Busnel a failli me vendre « les liaisons dangereuses » alors que je n’avais pas du tout aimé le style épistolaire 🙂

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                    • Bien résumé ! Le problème du net, c’est que je suis passée d’une PAL de 100 livres à lire (beaucoup de Perry Mason à l’époque) à…. *Chiffre indécent* 😆

                      Bien souvent, j’arpentais les travées des bouquineries ou des librairies et je me laissais guider par les couvertures, les résumés, ou les conseils avisés d’une copine de classe (quand je suis passée aux études supérieures) et elle m’a fait découvrir les Pocket Terreur ! Waw !

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                    • Je ne connais pas les Pocket Terreur, mais le titre est évocateur.
                      J’ai eu la chance d’avoir des gens très ouverts et curieux à la médiathèques qui venaient d’ouvrir dans ma ville. En plus, il y a un système de prêt génial. Une série de bd ou de manga, cela correspond à 1 prêt. J’ai dévoré les grandes séries à 15/16 ans 🙂

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                    • Vieille collection qui date des années 90… J’en ai lu assez bien qui ont ensuite été réédité ailleurs.

                      Pas de manga dans la biblio de notre ville, à mon époque. À Bruxelles, oui, mais les collections sont non complètes :/

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                    • Ca se sont des piles 🙂 Je ne savais pas que l’on pouvait mettre des photos en commentaire.
                      Quand j’allais à la médiathèque à 15/16 ans il y avait 3 mangas : Akira, Sarah Mothers et Gon. Il n’y avait pas beaucoup de publication à l’époque, dans le monde d’avant. 🙂

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                    • J’ai chipé l’image sur le net et avec le clic droit, tu sélectionne « copier le lien de l’image » (un truc dans le genre, avec les changements sur FF, l’intitulé a un peu changé) et ensuite, tu copies ce lien dans les commentaires. Si le lien de l’image est long comme un discours de Castro, efface, ce n’est pas bon.

                      Les mangas ne devaient pas avoir le droit de s’y trouver, dans la vieille biblio de la ville.

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                    • vieille personne alors vieux choix de livres. La médiathèque venait juste d’ouvrir et donc le personnel était jeune. Ils avaient l’esprit ouvert et en plus ils discutaient avec les jeunes comme moi à l’époque. C’étaient super.

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  3. Trop drôle ta présentation 😂.
    Je pensais l’acheter pour mon fils. Je pense que je me l’envoyer 😋. Même si je ne parviens pas à me taire 😅
    Le mois anglais ? J’ai aimé le premier de la série Florence Nithingale ? Fiction inventée à partir de la disparition d’Agatha Christie dans la réalité. J’ai aimé ce premier sur Fr3.

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