Fables – Tome 22 – Et ils vécurent heureux : Bill Willingham & Mark Buckingham

 

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Titre : Fables – Tome 22 – Et ils vécurent heureux 

(EDIT : Tome 24 dans  l’ancienne collection !!)

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Éditions (20/11/2015)

Résumé :
Si Blanche Neige connu un jour l’harmonie au sein de sa famille, force est de constater que cette époque est depuis bien longtemps révolue.

Après avoir affronté et triomphé de nombreux adversaires, c’est aujourd’hui au sein même de leur communauté que les fables doivent choisir leur camp.

Blanche et sa soeur Rose sont sur le point d’engager une guerre sans précédent dont le Royaume risque de ne pas se relever.

fables-tome-24-plancheCritique :
Avec pareil titre, j’avais lieu d’espérer que nos Fables en avaient fini avec les jours sombres et qu’ils allaient tous aller à la Costa Del Sol, siroter des mojitos et mettre leurs doigts de pieds en éventail…

C’est vrai, quoi ! L’Adversaire est défait, vaincu, les Royaumes ont retrouvés leur liberté, ont aurait déjà pu penser qu’ils allaient tous se la couler douce…

Que nenni ! Le scénariste, crapuleux, leur a sorti un Mister Dark bien sombre, un Méchant bien typé qui allait les empêcher de piquer une sieste au bord de la piscine.

Bon, on le remballe d’où il vient et ensuite on peut commencer à aller pilonner des citrons verts pour les mojitos ? Non, on ne peut pas… L’ex-mari de Blanche-Neige est revenu et a foutu le bordel. Et pas que lui…

Maintenant, c’est pire et c’est rappé pour les cocktails au bord de la piscine car le danger vient de l’intérieur et c’est pas aujourd’hui qu’on pourra se la couler douce dans cette série.

Je vous avais déjà parlé des personnages, bien travaillés et susceptible d’évoluer, de mourir, de passer de pleutre ou chiant à courageux et intéressant, d’avoir un grand rôle à jouer alors qu’on ne le pensait pas, et surtout, de passer de sympa à salope perfide.

Pourtant, ce tome est l’avant-dernier de la série et dans le suivant, la messe sera dite et je pourrai reprendre une vie normale, si tant est que cela est possible après avoir découvert une série aussi excellente que celle-là !

Originalité de l’album, chaque chapitre se termine par une histoire courte intitulée « la dernière histoire de… » et nous avons trois intrigues qui se mettent en branle dans cet avant-dernier opus : Brandish qui la joue salaud, comme d’habitude, un monstre qui rôde dans les rues de New-York et la découverte, bouche bée, de l’héritage maudit de Rose Rouge et de sa soeur, Blanche-Neige.

Je tremble à l’idée d’entamer le dernier chapitre, celui qui parlera sans doute de la lutte finale, de la lutte filiale (et pas Fillon) car ici, personne n’est payée à rien foutre et à pas être là, même si je pense que certains aimeraient se trouver à des lieues de l’affrontement final.

Quant au reste, la mise en scénario des personnages des Fables est toujours au top, réaliste et les auteurs nous offrent aussi des tas de clins d’œil à d’autres contes, comme un oiseau tournant autour d’une jeune fille qui n’est pas celle coincée avec des nains lubriques, un criquet qui n’est pas avec son Pinocchio et une sorte d’ogre s’apprêtant à découper un enfant sans défense.

Je tremble d’impatience de lire le dernier et je tremble de peur à l’idée de qui les auteurs pourraient encore nous dézinguer, car à l’instar de G.R.R Martin, ils n’hésitent pas à renvoyer aux pays du sommeil définitif certains Fables adorés.

Il va sans dire qu’ils me manqueront tous et que j’aurai du mal à me remettre de la fin de cette série qui m’a enchanté du début jusqu’à maintenant…

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, Le Mois du polar 2017 chez Sharon et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (200 pages).

 

Fables – Tome 21 – Camelot : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 21 – Camelot

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham / Steve Leialoha

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Après le tragique affrontement qui opposa Bigby au Prince Brandish, premier mari de Blanche Neige, et causa la perte du puissant loup de Fableville, Rose Rouge décide d’endosser la cape de Paladin pour rallier les membres les plus robustes de la ville autour d’une nouvelle Table Ronde.

Ces chevaliers modernes sont désormais prêts à embrasser la quête qui, ils l’espèrent, rassemblera les morceaux brisés de leur communauté et leur redonnera foi en un avenir meilleur.

fables-21-3Critique :
♫ Mais qu’est-ce qu’il a, mais qu’est-ce qu’il a ce Geppetto, À toujours tourner d’vant son bois ♪ Mais qu’est-ce qu’il a, mais qu’est-ce qu’il a ce Geppetto, À avoir toujours sa rancune dans la gorge ♪

Geppetto est un sournois et je me doutais bien qu’il avait encore des sales idées derrière  la tête… Nous verrons dans les derniers épisodes si ce qu’il magouille va servir à quelque chose ou sera tué dans l’œuf.

Ce tome est bourré d’émotions suite aux événements tragiques qui ont eu lieu dans le tome précédent et l’auteur n’a pas eu peur de mes menaces de mort… Hélas.

Émotions qui auront lieu surtout durant l’Interlude, dans un décor fait de forêts et ensuite de tons blancs, sans décors, avec deux personnages centraux en avant-plan. Les dialogues seront rempli de tendresse, de tristesse, de questionnements…

Mais avant d’arriver à la séquence émotions, nous aurons quelques chapitres un peu plus joyeux (est-ce possible d’être encore joyeuse après le tome où… ??) avec les tribulations dans les couloirs du château de la petite Junebug, la fille de Rodney et June, anciens bonhommes de bois devenus humains.

C’est un récit qui mettra cette gamine en première ligne face à des créatures gigantesques, comme celle du roman de James Herbert… C’est amusant, mais la question que je me pose est « Pourquoi consacrer toutes ces pages à ce personnage somme toute secondaire » ?

Sa rencontre avec les rats géants donnera-t-elle naissance à un autre arc narratif ou était-ce juste pour nous distraire ? Jusqu’à présent, l’auteur avait toujours des idées bien précises qu’il développait ultérieurement, alors qu’on était souvent parti de choses banales. À voir.

Encore beaucoup d’émotions et de tension entre Blanche et Rose Rouge, depuis qu’elle a choisi de restaurer la Table Ronde de Camelot et de se baser sur le fait de donner une seconde chance à certains… Et là, Blanche ne sera pas d’accord sur tout… ça va pas être triste au prochain repas de famille entre elles deux… Zut, il n’y aura plus de repas entre elles deux !

Bill Willingham, l’auteur, continue de faire avancer son intrigue principale en reliant de nombreux fils narratifs laissés à l’abandon depuis un certain temps. Contente de voir évoluer ces intrigues et de voir que ce n’était pas juste pour meubler des dernières pages que l’auteur les avait commencées.

La construction de Camelot est amusante, on retrouve des anciens personnages qui avaient fauté, on a une réunion entre Rose Rouge et les oiseaux messagers sur une table ronde de camping, on a des chevaliers qui se font dégommer par des pouilleux, un ancien prince qui creuse des fondations pour le nouveau château, des envies de couler des personnages sous du béton et une Geste arthurienne différente de l’originale en ce ses que les rôles sont intervertis !

Le dernier épisode mettra en scène d’autres personnages, sous la plume de Steve Leialoha dont je n’ai pas aimé les dessins un peu mal fichus, sans aucune grâce, épais et vraiment pas plaisant à regarder. Heureusement que le scénario n’était pas aussi bancal que les dessins.

Une fois de plus, encore un excellent tome qui nous pousse tout doucement vers la fin et je me demande bien de quoi elle sera faite… Mon coeur saigne déjà à l’idée de terminer cette super série…

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 20 – Blanche Neige : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 20 – Blanche Neige

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham / Shawn McManus

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Après la chute de Mister Dark, les Fables prirent possession du château de ce dernier, laissant présager le retour au calme tant espéré. Mais ce qui aurait pu être le début d’un agréable conte de fée pour Blanche Neige et sa famille se transforme rapidement en cauchemar lorsque deux de ses louveteaux sont kidnappés.

Pour ajouter à cette pénible épreuve, un secret longtemps dissimulé refait surface et pourrait bien sonner le glas de son mariage avec Bigby.

fables-tome-20-planche-1Critique :
Nous avions laissé notre ami Bufkin en très mauvaise posture et il me tardait de savoir ce que l’auteur avait fait de mon petit singe bleu.

Là, on s’éloigne complétement de Fableville puisque nous aurons droit à un résumé de toutes les aventures de Bufkin, au pays d’Oz et ailleurs.

Si le dictateur qui tenait le pays d’Oz sous sa coupe était d’un ridicule, ses effets sur le peuple étaient plus que néfastes et le taux de mortalité avait fait un grand bon sous son règne.

C’est léger sans l’être, amusant tout en étant sérieux si on analyse le fond et la seule chose qui m’ait dérangée, ce sont les illustrations de Shawn McManus. Je n’ai pas aimé son interprétation de Bufkin qui perdait, sous sa plume, ses traits les plus importants de sa silhouette.

Maintenant que nous sommes rassurés et fixés sur la vie de notre Bufkin, passons aux choses sérieuses et revenons à Fableville où Blanche et Bigby sont toujours à la recherche de leurs deux enfants disparus…

Pendant que Bigby sillonne les différents monde dans une voiture magique avec Fétide, tentant de repérer l’odeur de ses enfants, notre Blanche Neige est reste à Fableville… La Belle et la Bête sont toujours à Haeven en train de régler le problème entre la Fée Bleue et l’Adversaire, dont elle veut la mort (et on ne peut que l’approuver).

Tout aurait pu aller comme sur des roulettes mais non…

Le putain d’ex promis de Blanche Neige est de retour, celui que nous avions découvert dans l’album « Rose Rouge », celui qui voulait épouser Blanche mais dont son père, roi, ne voulait pas. Tu penses bien, un Prince qui voulait épouser une souillon qui vivait au fond des bois !

Prince Brandish !! Le genre de mec qu’on aurait envie de tuer sois-même s’il n’était pas protégé par des sorts puissants. Dans le genre gentleman, on a déjà vu mieux. Mais dans le genre macho phallocrate « je garde ma femme enfermée, elle me fera des enfants », j’ai rarement vu pire.

Prince Charmant et Jack étaient déjà de sacrés numéros qu’on avait envie de passer à la moulinette… Charmant m’a prouvé qu’il était un homme plus que brave sur le champ de bataille, Jack m’a juste prouvé qu’il était un enfant gâté à baffer, mais Brandish, lui, il dépasse tout ! Sa mauvaise foi, son manque de discernement, de mea culpa, d’ouverture d’esprit peuvent aller rivaliser avec ceux de l’ancien Adversaire.

Allez Bigby, vient lui raboter le nez à ce phallocrate qui veut tuer vos louveteaux et purifier Blanche de s’être faite couvrir par un Loup… Vas-y, BOUFFE-LE !!

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Et là, là, je hurle à la lune toute ma hargne envers l’auteur !! Non, il n’a quand même pas osé faire ÇA ??? C’est une blague ?? Un poisson d’Avril ?? Mais je vais aller le tuer, moi, ce scénariste qui a osé faire ne chose pareille ! Lui faire écouter du Fabian/Dion plein pot, moi ! Et lui enfoncer des tas de trucs dans tous ses orifices pour le punir d’avoir osé…

Un album qui laisse présager que le final ne se fera pas tranquillement dans des charentaises, tout en sirotant des mojitos… Mais avec une boite de kleenex !

Vite le suivant pour voir si le scénariste a eu peur de mes menaces !

Mon cœur survivra-t-il à la fin de cette série ???

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 19 – Au pays des jouets : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 19 – Au pays des jouets

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Lorsque Thérèse, jeune louve de Blanche Neige et Bigby, reçoit pour cadeau de Noël un curieux bateau en plastique rouge, commence alors pour elle une aventure étonnante au coeur du Royaume de Toyland.

Trop occupée à former l’héritier du Vent du Nord, la meute ne se rend compte que bien tard de sa disparition…

fables-19-review-3Critique :
♫ Au pays, des jouets, comme dans tous les pays, on s’amuse pas, on pleure, on crie ♪ Il y a des méchants et des pas gentils ♫ (sur l’air de Candy, bien entendu).

Moi aussi j’aurais aimé me retrouver au pays des jouets, lorsque j’étais gosse, mais après ce que je viens de voir, j’ai plus envie du tout !

Pour ceux qui ont suivi la série, dans l’album « Rose Rouge » (Tome 16), Thérèse, la plus jolie des filles de Bigby et de Blanche, celle qui s’habillait comme une princesse, avait reçu un bateau comme cadeau au Père Noël.

J’avais pensé que c’était une erreur du vieux bonhomme en barbe blanche, et bien non ! Ce n’était pas une erreur mais une horreur et ce bateau va entrainer Thérèse dans une aventure qui fout les jetons et qui donnera des sueurs froides à toute sa famille.

Franchement, je me demande si Bill Willingham n’est pas un petit peu parent avec George R.R. Martin… Parce que lui non plus n’hésite pas à malmener ses personnages et à les faire mourir, la salaud.

Dans cet album, la prédiction qu’Ozma avait faite à Ambrose, un des louveteaux, va se réaliser, plongeant la famille Wolf dans la plus pure panique : Thérèse a disparu ! Puis ce sera au tour de Darien, l’aîné de la fratrie.

Vous le savez, j’adore Blanche et son Méchant Loup, Bigby, ainsi que leurs six – sept – louveteaux. Alors, en voir deux mis à l’honneur dans une aventure était un plaisir, mais là, j’ai souffert avec eux.

Thérèse aura une bonne leçon de vie, elle qui était toujours exigeante et précieuse, elle tombera bien bas avant de se relever tandis que son frère Darien, le fanfaron de la fratrie, celui qui est le chef, assumera vraiment son rôle de chef de meute.

Comme toujours, les personnages évoluent, les fanfarons font preuve de courage et de sacrifice, les petites filles gâtées apprennent une leçon, un tigre qui perdait ses rouages deviendra un élément important de l’histoire et un frère un peu gras deviendra la voix de la raison.

Un album magnifique avec une histoire bien triste.

Tous les dessins sont de Mark Buckingham (chouette), hormis ceux de la dernière partie, « En ce temps là » (épisode 122 – qui est de Gene Ha) et qui raconte une histoire du passé, une rencontre qui se passa dans le véritable monde des Fables, celle de la rencontre entre le Grand Méchant Loup et une femme à la peau verte qui lui révèlera un destin qui ne lui plaira pas du tout.

Encore un album qui m’a emporté ailleurs, m’a fait souffrir, frémir, et dont je sors avec les yeux qui piquent. Et je sens que je n’ai pas terminé avec les yeux rouges !

Vivement la suite et en espérant que mes préférés arrêtent de trépasser !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Watership Down : Richard Adams

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Titre : Watership Down

Auteur : Richard Adams
Édition : Monsieur Toussaint Louverture (2016)
Date de publication originale : Novembre 1972

Résumé :
C’est dans les fourrés de collines verdoyantes et idylliques que se terrent parfois les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante odyssée de courage, de loyauté et de survie.

Menés par le valeureux Hazel et le surprenant Fyveer, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, malices et légendes vont guider ces héros face aux mille ennemis qui les guettent, et leur permettront peut-être de franchir les épreuves qui les séparent de leur terre promise, Watership Down. Mais l’aventure s’arrêtera-t-elle vraiment là ?

waterCritique :
Mais que voilà un excellent roman d’aventure, une quête qui s’apparente à celle d’un Ulysse ou d’une Communauté de l’Anneau, sauf que dans ce cas-ci, ce sont des lapins qui en sont les héros !

Non, je vous rassure de suite, je n’ai pas fumé le kilo de basilic ou bu mon stock de bière trappiste Westvleteren !

On pourrait se demande ce qu’il y a de passionnant ou de captivant à suivre une dizaine de lapins qui ont fui leur garenne à cause de la prémonition de l’un d’eux, mais je vous jure que tous les ingrédients de la Grande Aventure sont réunis et que nos lapins sont aussi bien travaillés que si c’était des humains.

544 pages d’aventures, de péripéties, de dangers, d’amitié, et de découvertes de différentes garenne…

Et ces garennes, elles ont rudement un air de nos différentes sociétés ! Que se soit la dictature d’un tyran lapin, que se soit des lapins qui ont le ventre plein mais qui sont résignés ou des lapins de clapier, tout y est bien expliqué et différencié.

Nos héros lapins sont eux aussi bien différenciés, entre le timoré, le bagarreur, le conteur, le calme, le rigolo, le visionnaire ou celui qui devient un héros sans le vouloir, leur portrait est complet et ils sont tous attachants.

Oui, j’ai tremblé durant leur périple jusque la terre promise de Watership Down et tremblé lors de leur quête de hases pour peupler leur nouvelle garenne. Il y avait du suspense, des bagarres, des temps forts, des tensions, de la sueur au bout de mes mains.

L’auteur a aussi pris le temps aussi de développer toute une culture autour de nos lapins, leurs contes, leurs légendes, leur vision de la création du monde, leurs habitudes, leurs moeurs, leur langage particulier, dont le récit est truffé de mots inconnus dont on comprend vite le sens sans devoir aller dans le lexique…

Pour les lapins, fu inlè désigne le moment qui suit le lever de la lune.

Plusieurs d’entre eux étaient presque sfar – c’est l’état qui s’empare d’eux lorsque, paralysés par la peur ou l’épuisement, ils se figent, pétrifiés, les yeux rivés sur le vilou qui s’approche pour leur ôter la vie.

Lire les histoires de Shraavilshâ, le lapin malin de leurs légendes, fut un vrai plaisir. Assurément, le lapin Dandélion est un excellent conteur !

Shraar-Vilou-Shâ, ou Shraavilshâ – le « Prince-aux-mille-ennemis » –, est pour les lapins un héros mythique, malin, l’indécrottable défenseur des opprimés. L’ingénieux Ulysse en personne lui a peut-être même emprunté quelques-uns de ses tours, car Shraavilshâ est très vieux et jamais à court d’imagination pour tromper ses adversaires.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec les aventures de Hazel, Fyveer, Bigwig, Dandelion, Silvère, Rubus, Pipkyn, Rahmnus, Spidwil et Akraan. Puis des autres lapins qui se joignirent à eux.

Pour les lapins, tout ce qui est inconnu est dangereux. Leur premier réflexe est de sursauter, le second, de déguerpir.

Une grande épopée où l’Homme s’en prend plein la gueule avec sa manie de tout détruire, son irrespect pour la Nature et ses animaux, une vision réaliste de la société des lapins (si vous en avez eu, vous savez que ce sont de grands couillons), des aventures lapinesques souvent violentes et cruelles, un grand voyage, une quête, de l’amitié, de la bravoure, de  l’intelligence et de la malice de lapin.

Un superbe roman ou la belette est un vilou, l’ennemi des lapins !

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« A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017) et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

BILAN - Coup de coeur

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Fables – Tome 15 – Sorcières : Bill Willingham & Mark Buckingham

Titre : Fables – Tome 15 – Sorcières

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateurs : Mark Buckingham / Jim Fern / David Lapham

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Alors que M. Dark a pris le contrôle des ruines de Fableville et que les Fables ignorent tout de ses projets et agissements, Bufkin, le singe docile, se terre dans ce qui reste du Bureau des Affaires Courantes, enfermé aux côtés de la sorcière maléfique Baba Yaga et entend bien résister à l’ennemi.

À la Ferme, Gepetto réapparaît et œuvre afin devenir le chef des Fables et prendre le commandement des sorcières, mais saura-t-il convaincre la communauté de sa loyauté soudaine ?

fables-tome-15-sorcieresCritique :
Chouette, dans ce tome on revient à des bons vieux combats entre nos Fables et le Nouvel Ennemi !

Et une fois de plus, on découvre des personnages sous un nouveau jour, comme Bufkin, le singe bleu volant qui aidait Blanche dans le Bureau des Affaires Courantes.

Mais avant de découvrir la bravoure et la malice de notre singe, l’auteur nous propose de découvrir un peu le passé de M. Dark et comment il avait été emprisonné, comment avaient fini ses objets magiques…

On en apprend des belles sur l’origine de la cape magique…

Ce tome met non seulement en avant notre petit singe préféré, mais aussi des anciens qu’on aimait pas, comme les têtes des soldats de bois, Gepetto, Baba Yaga et le Génie, chacun suivant sa route vers le Bien ou le Mal et parfois, les salauds ne sont pas toujours là où on le croyait.

Ma copine Frau Totenkinder est aussi mise à l’honneur, une fois de plus, et on découvre de nouvelles choses sur elle, toujours en ayant l’impression qu’elle n’est pas nette alors que oui. Enfin, je l’espère parce qu’elle est nette car elle me plait de plus en plus au fil de chaque tome.

Cet album est riche en rebondissements et en action, on avance, même si ce n’est que de quelques pas, mais on sent que les Fables vont de nouveau s’organiser pour faire face à l’ennemi qui est bien plus puissant que ne le fut l’Envahisseur et ses troupes.

Les dessinateurs qui aident Mark Buckingham dans sa tâche sont au top, pas de dessins trop distants de celui du dessinateur principal. J’avoue que de tous les dessins, ce sont ceux de Buckingham que je préfère.

Il arrive à donner vie et une présence à tous les personnages, j’adore.

Les deux derniers épisodes auraient pu être une bouffée d’air pur car ils concernent notre Gobe-Mouche dans son royaume paisible de Haven.

Mais non, il n’en est rien et nous auront une leçon sur le bien gouverner et notre Gobe-Mouche aura besoin de toute sa science pour mener à bien le premier meurtre sur son Royaume qui pourrait bien devenir une affaire d’état.

Allez, vivement le suivant parce que là, on a renoué avec l’essence même de la série : suspense, mystères, action, personnages intéressants, travaillés, qui bougent, scénario excellent et rebondissements dans on ne sait jamais quels sens.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 14 – La grande alliance : Bill Willingham & Mark Buckingham

Titre : Fables – Tome 14 – La grande alliance

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Déçu par la tournure que prend sa vie à Hollywood, Jack Horner décide de faire son grand retour à Fableville. Il espère bien, par la même occasion, reconquérir le coeur de la belle Rose Rouge, triste et vulnérable depuis la mort de Boy Blue.

Pendant ce temps, l’écrivain Kevin Thorn reste déterminé à réécrire l’histoire des Fables, selon ses propres caprices

fables-tome-14-la-grande-alliance-598897Critique :
Ben voilà, il fallait qu’un jour ça arrive et que je sois un peu déçue par un tome des Fables et c’est avec celui de La Grande Alliance que ça s’est passé.

Oh, rien de grave, rien de calamiteux, j’en ressors avec une impression mitigée que ce tome était en fait un de transition et que l’on a meublé mon Fables avec des chapitres du spin-off Jack of Fables.

Sans oublier les littéraux qui font leur apparition dans la série, nous donnant un crossover de trois séries en même temps, ce qui apporte beaucoup de confusion.

Pas dans le sens où il n’y a pas de scénario ou qu’il cafouille, juste qu’il y a une profusion de personnages qui auront tous leur quart d’heure de gloire et au final, ça fait un peu capharnaüm !

Attention, ce tome n’est pas à jeter aux orties ou à zapper, il contient des tas de belles choses, comme la suite des aventures de Jack Horner, notre tête à claques insupportable (lui, il n’est pas encore remonté dans mon estime), ce noceur, coucheur, magouilleur, celui qui a un jour grimpé à son Haricot Magique…

Mais le problème est que si on n’a pas suivi le spin-off Jack Of Fables, on se retrouve un peu perdu lorsque tout ces autres personnages furent venus.

Seuls Blanche et Bigby Wolf, notre grand méchant sac à puce, sont égaux à eux-mêmes et ça fait plaisir de les retrouver pour une enquête sur les Littéraux, loin de la Ferme et des autres Fables.

Dommage parce qu’on partait sur un bon chemin avec un autre Grand méchant qui venait s’ajouter au Croque-Mitaine qui était sorti de son coffre…

Croque-Mitaine qui exacerbe les caractères « forts » chez les Fables et même chez les humains, puisque la ville de New-York est en proie à une montée du banditisme.

Le Nouveau Méchant, c’est Kevin Thorn, un littéral, le plus puissant d’entre eux, et il en a marre de ses créations (toutes les Fables et peut être même le monde des Communs et l’Univers) qui ont échappées à son contrôle pour prendre des chemins qu’il réprouve (comme Blanche et son Loup) et il veut recréer entièrement les Fables et leur monde…

L’idée était bonne puisqu’elle lui donnait le rôle du Créateur de tout et faisait aussi intervenir d’autres Littéraux comme Western, Blockbuster, Mystère, Noir, Horreur, Fantasy, SF, Comédie… 4 filles nommées « Pages », un « Révise », celui qui coupe des scènes dans les romans et la fameuse page blanche…

Mais sur la fin, ça devient juste le prétexte à des scènes d’humour déluré, qui, si elles font passer un bon moment, nous égarent plus qu’elles ne nous aident.

Sans aucun doute un tome de transition, un moment d’humour décalé, du potentiel scénaristique mais pas assez ou mal exploité.

Là, ça donne juste l’impression de remplir des pages et d’ajouter un tome pour le lecteur, surtout que l’histoire avec les Littéraux se termine là.

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Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 12 – La guerre des nerfs : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 12 – La guerre des nerfs

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateurs : Mark Buckingham – Niko Henrichon
Édition : Vertigo Classiques (2013)

Résumé :
La petite communauté des Fables est prête à tout pour gagner sa liberté, y compris à réduire l’Empire à néant si cela s’avère nécessaire.

Après sa victoire contre les Soldats de Bois de l’Adversaire, elle a déjà pris un avantage considérable, mais les récentes innovations technologiques de l’ennemi risquent fort de mettre à mal cette heureuse percée. Le conquérant des Royaumes est un fin stratège, et il réserve quelques surprises aux vaillants héros de Fableville.

aug080229dCritique :
♫ Cendrillon, malgré les siècles, est la plus forte des agents secrètes ♪ Elle sait se battre ♪ Ne se laisse jamais abattre ♪ Emmitouflée dans son manteau, elle va te trouer la peau ♪

Oui, j’ai adoré le passage avec Cendrillon dans son rôle de James Bond Girl, sauf que l’agent avec un permis de tuer, c’est elle ! Et notre belle blonde a eu des siècles et des siècles pour peaufiner les techniques, là où un humain ne dispose que de quelques années.

Jolie petite entrée en matière aussi avec notre Boy Blue à la Ferme, réveillé tous les matins par Fétide.

Le seul bémol est que je n’ai pas vraiment apprécié les dessins de Niko Henrichon, Boy Blue a perdu, sous sa plume, ses traits de joli blond. Mais bon, j’ai vu bien pire, alors…

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Enfin on affronte l’Adversaire ! On est prêt à aller fucker la race de l’Empereur avec les armes des Communs, là où les envahisseurs utilisent encore des épées, nous, nous avons des bombes et des armes à feu.

Surprise je fus car je m’attendais à des combats épiques durant des tomes et des tomes et tout compte fait, l’auteur m’a encore surprise !

Le suspense est à son comble, on tremble pour nos amis (nos préférés), on voudrait foutre la pâtée à cet Empereur à la noix et on tourne les pages avec angoisse.

La stratégie des nos Fables est excellente, bien que sur la fin, ils se sentent un peu trop supérieurs et de ce fait, baisse la garde !

Les dessins de Buckingham sont des petits bijoux, les personnages ne restent jamais figés et ici, c’est le Prince Charmant qui m’a étonnée : je ne l’aimais pas, je le trouvais fat, capricieux, enfant gâté et voilà que le bougre de gigolo me troue le cul de par sa vaillance (ailleurs qu’au lit).

Par contre, j’ai trouvé mes Fables un peu trop gentilles avec l’amnistie du cerveau de tout cela : il méritait le bûcher, la guillotine, l’écartèlement, la chaise électrique et la pendaison jusqu’à ce que mort s’ensuive !

Le laisser en vie est de la folie pure…

Ayant encore plus d’une dizaine de tomes à découvrir, je me demande bien ce qu’ils me réservent. Et j’ai comme l’impression qu’ils vont se mordre les doigts d’avoir laissé l’Adversaire vivant.

Viiiiiite la suite !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, Challenge « Totem » par Liligalipette (Loups) et le RAT a Week, le marathon de l’épouvante Édition 2016 chez Chroniques Littéraires.

Fables – Tome 11 – Le bon prince : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 11 – Le bon prince

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham – Aaron Alexovich
Édition : Vertigo Classiques

Résumé :
Les batailles opposant les forces de l’Adversaire aux Fables retranchés dans le monde des Communs s’intensifient. Dorénavant, la suite des évènements repose sur le modeste concierge Gobe-Mouche, jadis grand Prince des Fables.

Frappé d’amnésie il y a des siècles, il se lance aujourd’hui dans une nouvelle épreuve, de celles qui le mèneront des terres maudites de l’ennemi au cœur même de son Royaume.

album-page-large-22041Critique :
Bufkin, le singe volant, celui qui classe tous les livres a fait une sacrée gaffe en faisant tomber l’armure du chevalier parjure.

Grosse gaffe puisque nos fables doivent fermer le bureau des affaires courantes, les pièces de l’armure étant remplie de magie pure.

Voilà encore un tome que j’ai dévoré à pleines dents car il met en avant un autre personnage que j’apprécie beaucoup : Gobe-Mouche, ou Ambrose de son vrai nom.

L’auteur aimant nous réserver des surprises, c’en fut une de taille de voir notre nettoyeur préféré, le Mouche qui avait l’air un peu niais, être un Prince et de le voir accomplir la mission que Lance lui a confié.

Une tâche d’une ampleur importante, ou moult dangers l’attendent, mais n’écoutant que son courage et sa gentillesse, notre Mouche va être plus qu’un caillou dans l’engrenage de l’Empereur.

— Et toi, Gobe-Mouche ? Quels crimes commis dans ton ancienne vie avais-tu besoin de te faire pardonner dans la nouvelle ? De quels forfaits l’amnistie t’a-t-elle blanchi ? … Ne dis rien, vieux. La question était purement rhétorique. Je connais déjà la réponse. […] En fait, tu es le seul Fable de ma connaissance qui n’avait rien à se faire pardonner, à étouffer ou à dissimuler. Tu étais pur, bon et innocent quand tu as débarqué chez nous. C’est pour ça que je ne t’apprendrai jamais à faire couler le sang… même si c’est nécessaire ou mérité. […] Comment pouvais-tu t’imaginer que j’allais pervertir le seul Fable honnête parmi nous… le seul que j’ai toujours admiré sans réserve ?

Mon coup de gueule sera pour le dessinateur Aaron Alexovitch qui dans l’épisode 64 « Interlude » nous offre des personnages horribles à tel point que je ne reconnaissais pas Rose, Boy Blue et les louveteaux !!

Hormis ces horribles dessins, tout le reste est conforme à ce que j’ai depuis le départ : un scénario extra, des personnages que l’on découvre un peu plus chaque fois, la résistance qui se met en place, des vieilles connaissances qu’on aurait mieux aimé ne pas revoir et de la stratégie militaire qui vous fait gagner des batailles sans verser le sang.

Rien à dire, cette série, c’est de la balle !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Totem » par Liligalipette (Loups) et le RAT a Week, le marathon de l’épouvante Édition 2016 chez Chroniques Littéraires (228 pages).

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Fables – Tome 10 – Les fils de l’empire : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 10 – Les fils de l’empire

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateurs : Middleton Joshua – Inaki Miranda – Mark Buckingham – Allred Mikael

Édition : Panini France (2010) / Vertigo Classiques (2013)

Résumé :
Les Fables, exilés dans le monde des Communs, viennent de porter un coup fatal à l’Adversaire en détruisant l’un des plus précieux trésors de l’Empire. Pendant que le chef des Royaumes panse ses plaies et retrouve des forces, les citoyens de Fableville profitent du bref moment d’accalmie que leur accorde cette victoire.

Mais chacun sait que la trêve ne durera pas. La tempête couve déjà, et les vents eux-mêmes devront choisir leur camp.

12042_t10Critique :
Comment détruire Fableville et en même temps le monde des Communs (des humains) ? Pas de soucis, la Reine des Neiges a un plan encore plus diabolique que de chanter « Libérée, délivrée » durant 365 jours, 24h sur 24, volume à fond…

Quoi ? Mais quel pourrait être ce plan encore plus inhumain que ce truc que même à Guantánamo ils n’osent pas faire, tant c’est horrible ??

Oh, juste la broutille des Quatre Fléaux : la pestilence, le feu, l’hiver non stop et la famine. On a échappé au pire !

Voilà un tome qui ne fait pas beaucoup avancer le Schmilblic mais qui repose un peu le lecteur fortement éprouvé par les tomes précédents.

Tandis que cette salope de Reine des Neiges expose son plan pour nous exterminer jusqu’au dernier, c’est Noël à Fableville et nous avons droit à quelques scènes de vie courante chez Blanche Neige et Bigby et leur six louveteaux.

Alors qu’on sourit et qu’on se dit que là, on va se la couler douce, le scénariste – le fourbe – nous sort de notre torpeur bienveillante pour nous emmener, nous et toute la famille du Grand Méchant Loup, chez son père, Mr North, vent du Nord de son état et que Bigby, son rejeton, déteste au plus haut point.

Une fois de plus je n’ai pas vu le temps passer ! Même si l’histoire ne progresse guère, on apprend d’autres faits sur nos Fables et on est toujours étonné de ce que l’on découvre, souvent à l’opposé de ce que l’on imaginait.

Le seul bémol sera pour les dessins de Michael Allred dont le trait est fort simpliste, même si Bigby est plus beau sous son trait que celui qui nous le dessine avec les lèvres rentrées.

Par contre, son Pinocchio, j’ai failli ne pas le reconnaître tant il était différent de l’habituel !

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Totem » par Liligalipette (Loups) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Lone Ranger