Jack et la grande aventure du Cochon de Noël : J.K. Rowling [LC avec Bianca]

Titre : Jack et la grande aventure du Cochon de Noël

Auteur : J.K. Rowling
Édition : Gallimard Jeunesse (12/10/2021)
Édition Originale : The Christmas Pig (2021)
Traduction : Jean-François Ménard

Résumé :
Jack est très attaché à son cochon en peluche de petit garçon. Ils ont tout vécu ensemble, les bons comme les mauvais moments. Jusqu’à cette veille de Noël où arrive la catastrophe : le cochon est perdu !

Mais la nuit de Noël n’est pas une nuit comme les autres : c’est celle des miracles et des causes perdues, où même les jouets peuvent prendre vie. Alors, Jack et le Cochon de Noël – une peluche de remplacement un peu agaçante – embarquent pour une aventure magique et périlleuse au pays des Choses perdues.

Jusqu’où iront-ils pour sauver le meilleur ami que Jack ait jamais eu ?

Critique :
Sans ma copinaute Bianca me proposant ce roman en Lecture Commune, je n’aurais jamais lu le dernier roman de J.K. Rowling (et encore moins à Noël !).

Il faut croire qu’elle est capable de changer mes habitudes ! Et je ne lui donnerai pas tort (pour ne pas dire que je lui donne raison).

Le pitch ? Un jeune garçon de 7 ans a vu son cochon doudou passer par la fenêtre et c’est la crise de colère, d’angoisse… Le doudou, pour un enfant, c’est sacré. Nous sommes le soir de Noël et tout le monde sait que c’est une nuit spéciale où le fantastique sort de sa tanière.

Sans être exceptionnel, ce roman jeunesse est plaisant à lire, même s’il souffre de quelques défauts qui ne sont pas énormes. Enfin, tout dépendra du ou de la lectrice. J’avoue avoir été bon public.

Jack est un garçon attachant, même s’il a parfois en entêtement qui lui vaudra des ennuis. Mais à 7 ans, nous devions être plus ou moins le même que lui. Le sentiment d’injustice était grand, aussi : sa demi-soeur qui a un sale caractère, qui fout tout en l’air, à qui on ne dit rien, qui ne se fait pas gronder et qui, par dessus tout, commettra un crime de lèse-majesté.

L’univers des choses perdues est bien pensé, tel qu’il pourrait exister. L’autrice ne s’est pas contentée d’un univers où seules des choses perdues coexisteraient, attendant qu’on les retrouve, non, non ! On a aussi des émotions qui se baladent dans ce monde.

Le parallèle entre le monde des choses perdues et un pays totalitaire est très bien mis en scène. Un gosse ne le remarquera pas, ou l’adaptera à son monde à lui (l’école, les copains, les emmerdeurs), tandis qu’un adulte y ressentira les affres d’une société dictatoriale.

Dans ce monde, les dénonciations ont lieux, la peur règne à certains endroits, les objets de valeur sont mieux traités que les autres, on a une brigade de répression pour les objets qui ne se trouveraient pas à leur juste place et un potentat qui fout la trouille à tout le monde.

C’est aussi une belle illustration du consumérisme débridé, de ces objets qui ne fonctionnent plus, qu’on n’utilise plus, que l’on perd et dont on rachète de suite son remplaçant. Nous possédons tellement que nous ne faisons plus attention à ce qui est perdu ou pas, sauf lorsqu’on en a besoin… Zut, c’est où encore que j’ai mis ça, moi ??

Avec des phrases courtes et des chapitres tout aussi court, le récit est dynamique, bien que le départ soit plus lent, le temps de nous présenter les personnages et de nous parler d’eux. Le reste du récit ne manquera pas de rythme et est très visuel. Les dessins à l’intérieur donnent un plus à ce roman jeunesse.

L’écriture semble enfantine, comme si c’était bien le petit Jack qui nous la contait et j’ai apprécié que l’autrice utilise ce procédé, cela m’a encore plus donné l’impression de voyager avec Jack et le Cochon de Noël et même en tant qu’adulte, j’ai vibré durant leur périple.

Au rayon des petits bémols, je dirai que si la quête est longue, l’affrontement entre Jack et le Grand Perdeur est un peu trop court. Trop facile aussi. Autant je suis bonne joueuse pour leur périple dans le monde des Choses Perdues, autant j’aurais apprécié que le final soit plus long.

J.K Rowling a mis en scène un monde fantastique, pensant à plein de choses, imaginant  des situations, faisant évoluer son jeune Jack, lui faisant comprendre certaines choses et puis pchiiiitttt, le final est expédié rapidement.

C’est une jolie fable de Noël, un bon conte qui plaira aux enfants, mais aussi aux adultes, tant qu’ils ont gardé une partie de leur âme d’enfant…

Sans être exceptionnelle, cette lecture était agréable, m’a détendue totalement et maintenant, je ne verrai plus les objets perdus de la même manière et lorsque l’on me parlera de LC, je ne penserai plus qu’à Lecture Commune, mais aussi à Lo Cochon, le doudou de Jack, celui qu’il aime plus que tout.

Merci à Bianca de m’avoir proposé cette LC de Noël ! Une fois de plus, nous sommes sur la même longueur d’onde.

Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°XX] et Le challenge « British Mysteries 2021 » chez MyLouBook.

12 réflexions au sujet de « Jack et la grande aventure du Cochon de Noël : J.K. Rowling [LC avec Bianca] »

  1. Ping : Bilan Livresque Mensuel : Décembre 2021 | The Cannibal Lecteur

  2. Et bien si Jack a perdu son Cochon… la Cochonne de Noël c’est moi! Bien gavée comme il faut! Sphérique de partout, qui roule et roule et roule comme une fille soule! 🥳 Cherche plus Jack! Chuis là! Hips! 🤭

    Oups… il n’a que 7 ans… Il est un peu jeune… tout de même! Et… Carrément bébé dans sa tête même ! 🙄

    Anybref Rowling une fois de plus montre comment en utilisant l’univers enfantin, nous offre son regard critique sur le monde des grands!

    Moi j’attends avec impatience la sortie prochaine (début 2022) de son dernier opus des enquêtes de Cormoran Strike, signé sous le pseudo de Robert Galbraith.

    C’est risqué aujourd’hui de dire du bien des livres de JK Rowling… Ceux qui parlent au nom de la communauté LGBT appellent au boycott de ses livres car elle semble tenir un discours appartenant à une mouvance féministe qui ne reconnaît pas les femmes transgenres comme de « vraies » femmes et surtout qui leur en veut d’exister à travers les stéréotypes genrés féminins créés par le désir des hommes que ces féministes rejettent.

    Il est clair que c’est un peu paradoxal de rejeter les stéréotypes de genre et de valider une revendication identitaire passant à travers eux! Mais pour des questions d’unité communautaire ceux qui fixent le bon discours orthodoxe de la communauté LGBT font du pointage de ce paradoxe une sorte de tabou et le soulever vous vaut une accusation de transphobie… puisque tout questionnement gênant se voit aujourd’hui assimilé à un discours de haine afin d’être disqualifié et verrouillé.

    Anybref on s’éloigne de nos sujets littéraires mais personnellement même si je suis respectueuse de toutes les personnes dans leurs diversités singulières et compatissante face à certains parcours très douloureux je me sens de plus en plus inquiète face au totalitarisme de certains discours qui assimile désaccord ou questionnement à une position de haine. C’est très dangereux car ça pose que certains seraient alors plus libres que d’autres pour exprimer leurs idées.

    Pardon pour cette longue parenthèse sur mes angoisses personnelles mais… JK Rowling étant en plein milieu d’une telle tourmente je n’ai pas pu faire autrement que de lui apporter une forme de soutien!😔

    Aimé par 1 personne

    • Non mais tu as raison, nous sommes dans une société ou se poser des questions sur certaines choses est interdite, ou alors, on t’accuse d’être raciste, homophobe, transphobe et tous les phobe ou ciste qui existe. Hors, poser des questions n’est pas remettre en question les revendications des gens, mais essayer de comprendre, de ne pas faire de conneries, d’impairs…

      Oui, on dirait que certaines personnes ont plus de droit de paroles que d’autres alors que le but n’est pas de verser dans la haine, juste de se poser les bonnes questions. Maintenant, si on veut te faire taire, on te traite de « phobe » et hop, on te musèle parce que tous les trolls ou autres empêcheurs de penser en rond te sautent dessus.

      Je ne sais pas où ça va finir, mais pas bien, c’est sûr !

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    • La fin est rapide, mais le roman soulève d’autres choses intéressantes et peut-être que ces choses sont plus importantes qu’un final… dans HP, fallait la soigner, la faire durer, ici, sans doute que non. Malgré tout, j’ai apprécié ma lecture.

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