La grande peste de Londres : Rosemary Weir

Titre : La grande peste de Londres

Auteur : Rosemary Weir
Édition : G.P. Spirale (1969)
Édition Originale : The star and the flame (1964)
Traduction : Sylvette Brisson-Lamy

Résumé :
Un cri de chouette retentit dans la nuit profonde. Un bateau s’approche sans bruit d’une maison, sur le pont de Londres, dont la porte est marquée d’une croix. La silhouette menue d’un garçon apparaît à la fenêtre et descend lentement, le long d’une corde…

Que se passe-t-il donc ?

La peste ravage Londres. Mr. Wright, le père de Tom, a décidé d’éloigner son fils, le terrible mal ayant déjà frappé sa petite fille. Il est obligé d’agir secrètement, car sa maison est condamnée. Tom doit retrouver à la campagne ses grands-parents qu’il ne connaît pas, ceux-ci n’ayant jamais accepté le mariage de Mr. Wright.

Que de difficultés à vaincre pour un garçon de 13 ans, lancé dans l’aventure au XVIIe siècle, à une époque où les brigands détroussent les voyageurs !…

Critique :
Parfois, dans une caisse, au fin fond d’une bouquinerie, on trouve des vieux livres jeunesse de la collection Spirale.

Ce n’est pas le premier que je déniche et lorsque je tombe sur un titre qui pourrait m’intéresser, je lui offre une nouvelle vie en le lisant.

Bon, on ne va pas se leurrer, nous ne sommes pas dans de la grande littérature !

Dans les années 60, la littérature jeunesse n’était pas ce qu’elle est de nos jours (heu, c’est pas toujours glorieux à notre époque). Néanmoins, cette littérature n’avait pas peur de fatiguer les cerveaux avec des conjugaisons au passé simple ou à l’imparfait !

Londres, 1664… J’espère que tout le monde n’oubliera pas de renouveler sa police d’assurance incendie d’ici 2 ans.

Mais avant que Londres ne parte en fumée dans le grand incendie de 1666, il y a eu, en 1664, une comète qui passa dans le ciel, annonciatrice d’emmerdements à venir et en1665, la peste fit son grand retour triomphal. Elle faucha plus de 75.000 personnes.

Tom Wright, notre jeune futur héros, est un gamin de 13 ans, c’est le fils d’un apothicaire dont la boutique se trouve sur le pont de Londres. Lorsque la peste arrive, son père fait en sorte qu’il puisse s’enfuir, dans le but qu’il aille se réfugier chez son grand-père maternel.

Si vous vouliez en savoir plus sur la peste de Londres, il faudra lire un autre ouvrage, parce que dans celui-ci, vous apprendrez juste que lorsqu’une personne était atteinte (ou juste malade), on l’enfermait dans sa maison, avec toute sa famille, un garde montant la garde (ben oui) devant leur porte durant 40 jours.

Tirez votre plan si vous n’avez plus d’argent pour acheter de la bouffe et vous en faire livrer, vous mourrez de faim, si la peste, enfermée avec vous, ne vous zigouille pas avant. Violent, tout de même.

La fuite de Tom sera semée de petites embûches, mais rien de grave, comparé à ce que cela aurait pu être. Littérature jeunesse oblige, l’autrice a rendu les choses pas violentes du tout, parlant juste des gens de la campagne qui ne voulait plus voir débarquer les gens de la ville (oh, on a connu ça aussi en 2020).

Puis, comme si ça ne suffisait pas dans les emmerdements, après la peste, Londres se tapa son grand incendie dévastateur. Oui, la comète leur a porté la poisse.

L’histoire est pétrie de bonnes intentions, de non violence, juste quelques bousculades, rien de grave. C’est de la littérature bon enfant, ça se lit tout seul en quelques heures, ça fait du bien au moral et ma foi, ça ne mange pas de pain.

Rien de transcendantal, mais de la littérature que les jeunes peuvent lire sans crainte.

L’autrice aurait pu pousser plus fort les curseurs de ce que furent les conséquences de la peste, mais elle a sans doute voulu éviter de donner des cauchemars aux jeunes lecteurs des années 60. Face à ce que certains ont vécu, nous faisons pâle figure.

Une lecture jeunesse qui se lit tranquillement, sans prise de tête et que les jeunes de notre époque peuvent toujours lire.

#MoisAnglais2022

Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Tunique et masque portés par les médecins à Rome lors de la peste de 1656, gravure de Paul Fürst. Defoe n’y fait pas référence mais mentionne la « baguette rouge » portée par les agents sanitaires. Wikipedia

 

Publicité

12 réflexions au sujet de « La grande peste de Londres : Rosemary Weir »

  1. Ping : Bilan Mensuel Livresque : Juin 2022 + [MOIS ANGLAIS] | The Cannibal Lecteur

C'est à votre tour d'écrire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.