Le Chevalier noir et la Dame blanche – Tome 1- La Danse du Loup : Hugues de Queyssac

Titre : Le Chevalier noir et la Dame blanche – Tome 1: La Danse du Loup

Auteur : Hugues de Queyssac
Édition: Editions du Pierregord (2005) / Presse Pocket (2012)

Résumé :
Le héros de ce thriller médiéval, Bertrand Brachet de Born, premier écuyer du baron de Beynac, est soudainement accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis.

Il s’ensuit alors une série d’aventures, de combats, de crimes épouvantables, de jugement de Dieu, de tempête et de chasse aux trésors temporels et spirituels.

Le fil conducteur de ce roman picaresque est la quête de l’amour et des beaux yeux de la gente damoiselle Isabeau de Guirande.

Les aventures de ce jeune écuyer, un peu Don Quichotte, un peu Perceval, épris d’idéal et prêt à dévorer la vie à belles dents, plongent le lecteur dans la violence, la passion d’une époque où l’homme pensait avec son instinct, sa sensibilité, sa sensualité, voire son animalité, bien plus qu’avec son intellect.

En plein hiver de l’an de grâce 1345, à cinq jours des ides de janvier, je fis un songe hallucinant de vérité : j’entrevis une fée d’une beauté inoubliable, la gente Isabeau de Guirande.

Avec une fougue très juvénile, je décidais incontinent de partir à la recherche de cette chimère, convaincu de son existence en ce monde.

Ma vie basculera ce jour-là. Je venais de soulever le couvercle de la boîte de Pandore. Sans le savoir, Sans le vouloir.

En ma qualité de simple écuyer de messire Fulbert Pons, premier baron de Pierregord, je résidais en la forteresse de Beynac qui surplombe la belle rivière Dourdonne.

Le service que je devais au baron et aux chevaliers de sa suite m’obligea jusqu’en l’île d’Aphrodite, Chypre, où je dus escorter Foulques de Monfort parti à la recherche d’un fabuleux trésor.

Dans mon immense naïveté, je rêvais d’amour, de courtoisie, de bravoure et d’esprit chevaleresque.

Ma quête se heurtera à une conspiration du silence. Le chemin sera semé de moult embûches. Son parcours sera jalonné de félonie, de crimes, de traitrise et de sang ! Le sang de pauvres ou de nobles gens lâchement occis.

Or donc, si vous avez le coeur solidement accroché, suivez-moi. Vivez folles aventures, combats sanglants, humour? érotisme et amour courtois, attaque de pirates barbaresques et terrible ordalie.

Mais de grâce, croyez que fol, je ne suis point ! apportez-moi aide et assistance dans la quête insensée de ma douce chimère, Isabeau de Guirande, la dame de mon coeur.

Car en vérité, elle vit. En ce monde. En chair et en os. Je puis l’affirmer ce jour d’hui. Alors, quel terrible secret détient-elle ?

Bertrand Brachet de Born, Premier écuyer du baron de Beynac

Critique :  

J’attendais beaucoup de ce livre et je suis un peu déçue de ma lecture. Mitigée. Possédant le tome 2, je poursuivrai ma lecture, mais s’il est de la même trempe que le premier, je passerai mon tour pour les numéros 3 et 4…

Non pas que le livre soit une daube, n’allons pas aussi loin, mais il me reste un goût d’inachevé.

La préface disait « l’auteur ne s’embarrasse pas de fioritures et nous plonge directement dans l’action sur un rythme trépidant ». Mouais… nous ne devons pas avoir la même définition de « trépidant ».

Le début commence en 1381 avec un homme qui fait le récit de cette histoire et cela commence avec deux loups, dont un est pris dans un piège. Ensuite, nous passons au récit des exactions commises par un loup à deux pattes, mieux connu sous le nom de « Homme ».

Nous reverrons ce petit récit avec les deux loups à la fin du livre, sans que, durant tout le récit, nous n’entendions parler du canis lupus ! Déjà, je me suis demandée ce que ce morceau faisait là et quel rapport il pouvait avoir avec l’histoire. Me le demande toujours… réponses dans le 2 ?

Enfin, passons sur cette petite question et lisons l’histoire qui commence en 1345 et où nous faisons la connaissance de Bertrand Brachet de Born, jeune écuyer au service de son baron, le seigneur de Beynac, qui l’a élevé. Ça chauffe pour son matricule, au Bertrand, parce qu’il est accusé d’un meurtre. C’est alors que Bertrand se souvient de la curieuse aventure qui lui est arrivée il y a peu…

S’ensuivra une enquête pour l’innocenter, des morts suspectes, une quête de la part de Bertrand pour trouver la femme « de ses rêves » (ceux qui ont lu comprendront), des bâtons dans les roues à chaque fois qu’il pensera savoir à qui appartient le blason de la Belle et un voyage en Orient à la poursuite d’un fabuleux trésor. Une quête !

Et je me plains avec un tel programme ? Oui parce que le rythme est assez lent, bien qu’il soit agrémenté par des batailles en « live » et des récits de batailles (notamment du temps de la prise de Saint Jean d’Acre), ce qui a eu tendance à alourdir le récit.

Les personnages sont bien campés, réalistes, Bertrand peut être parfois neuneu mais il est d’agréable compagnie, surtout pour une bonne qu’il aurait aimé lutiner, paillarder, tout en lui mignardant les mamelles…

Bertrand sortira effectivement son braquemart, mais ce sera en fait celui qui désigne une épée courte à deux tranchants plutôt que l’autre, qui se trouve dans son pantalon. Bien que… Parfois, la quête devient quê-quête.

L’avantage de l’auteur c’est qu’il n’a pas écrit en langage moderne : son livre est truffé de langage d’époque, le lexique final étant souvent sollicité lors de la lecture (retardant une fois de plus l’action).

Pour ce qui est de l’Histoire, on en mange ! L’auteur s’est bien documenté sur l’époque, la région, les guerres que se livraient les Français et les Anglais, sans oublier la manière dont ces gens vivaient à l’époque. Là, rien à redire.

Alors, c’est quoi que je lui reproche ? Juste un peu lent dans l’aventure, on ne sait pas trop où cela va nous mener et vu que les quatrièmes de couverture sont trop bavards, j’ai eu la surprise gâchée pour un personnage.

Un complot, il doit y avoir, il est encore latent et à mon avis, ça traîne un peu trop. Voudrait-on nous vendre 4 livres au lieu de 3 ?

Autre reproche, se sont ces espèces de cliffhangers de fin de chapitre. Ils sont à mourir de rire et ils enlèvent tout les frissons du suspense, à croire que l’on se trouve dans un soap de basse catégorie.

Voici un exemple :  « Les cavaliers de l’Apocalypse. Il en manquait un : le dernier, le quatrième ». Pfff, c’est lourdingue.

Hé, oh, on n’est pas dans un dessin animé où il faut accrocher le gosse !

Ah oui, il y a un personnage qui m’a exaspéré à fond la caisse et je lui aurait bien collé ma main dans la figure et mon pied dans les fesses. Tudieu, Bertrand, serais-tu aveugle ?? T’as pas encore compris qu’il est responsable d’une partie de tes maux, ce con ?

Au final, une lecture intéressante mais manquant de sel et de rythme. A vérifier si cela se reproduit dans le tome 2.

Challenge « Totem – Le loup » par Liligalipette.

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4 réflexions au sujet de « Le Chevalier noir et la Dame blanche – Tome 1- La Danse du Loup : Hugues de Queyssac »

    • L’auteur va me noter sur sa liste noire !

      J’aime l’époque, je l’adore, mais là, c’était pas top, un peu trop pédant comme manière d’écrire. Bizarre, dommage, j’en attendais beaucoup !

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