Frère Athelstan – Tome 5 – Le Fanal de la mort : Paul Doherty

Titre : Frère Athelstan – Tome 5 – Le Fanal de la mort

Auteur : Paul Doherty (Paul Harding)
Édition : 10/18 (
Édition Originale : By Murder’s Bright Light (1994)
Traducteurs : Nelly Markovic et Christiane Poussier

Résumé :
Pendant l’hiver 1379, l’Angleterre doit affronter une multitude de troubles. Tandis que des pirates français attaquent la côte sud et menacent Londres.

Sir John Cranston, le corpulent coroner de la ville, doit quant à lui juger des accusations en sorcellerie mais aussi tenter de déjouer les crimes d’un habile félon.

Le clerc de Cranston, le moine dominicain Athelstan, prépare, de son côté, la représentation d’un Mystère…

Entre la trahison, le scandale, la cupidité, le meurtre et une bataille navale, Athelstan et Cranston auront fort à faire.

Critique :
Nous avions Cartapus dans le film « Astérix : Mission Cléopâtre » et son célèbre « On m’voit, on m’voit plus » et bien ici, on a un cambrioleur qu’on ne voit jamais !

Pourtant, il passe et vous déleste de vos biens les plus précieux, malgré le fait que tout soit fermé chez vous. Vous avez beau être absent, votre personnel, lui, il est présent mais il n’entend rien et ne voit rien.

Un cambrioleur que l’on ne voit jamais ? Une sorte d’Arsène Lupin, sans le côté gentleman, puisqu’il tuera durant un de ses cambriolages ? L’ancêtre du bel Arsène ?

Puisque nous sommes dans les intrusions inexpliquées, nous avons aussi trois disparitions à la limite des frontières du réel et une mort suspecte, le tout assaisonné d’une forte dose de mystère, de pichet de clairet et de tourtes à la viande et aux oignons, sans compter quelques jurons, par les tétons du diable.

Oui, de temps en temps, j’apprécie d’aller enquêter aux côtés du duo improbable que forme le moine dominicain Athelstan et le coroner trapu Sir John Cranston, assoiffé perpétuel, possédant un appétit d’ogre et grande gueule, sans oublier un gros cul. Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les autres dans le livre !

Le Londres médiéval n’est pas le Victorien mais il me plait tout autant, faut juste faire gaffe à pas se prendre le contenu d’un pot de chambre sur la gueule et éviter tous les détritus qui jonchent la chaussée. La propreté, ce n’était pas leur point fort, en ces temps-là.

Le duo marche du tonnerre car en associant un homme d’église à un homme de loi à l’opposé de son compagnon, l’auteur a réussi à rendre le tout captivant et drôle, sans pour autant virer à la grosse farce. C’est vieux comme le monde, les duo improbables que tout oppose, ça marche toujours, surtout s’ils sont attachants, comme ici.

L’enquête avance à son rythme, mais vu les 3 enquêtes à résoudre, nos deux amis ne vont pas s’embêter, même si Cranston passe plus de temps à boire, roupiller, ripailler et conter ses exploits (en les embellissant, il va sans dire) tandis que notre moine doit faire en sorte de garder l’église au milieu du village et que ses ouailles ne l’aident pas vraiment.

Ça se lit tout seul, facilement, assez rapidement, un sourire venant égayer ces turpitudes dans les tavernes glauques car Cranston est l’élément comique du duo tandis que Athelstan est bien sûr l’élément posé, celui qui joue à Sherlock Holmes.

J’ai eu beau passer tout en revue, je n’avais pas eu l’ombre d’une piste quand à la disparition inexpliquée des trois matelots, ni de qui était le coupable car l’auteur a bien su cacher son jeu et les personnages aussi.

C’était une lecture agréable, avec quelques pointes d’humour en assaisonnement, de l’aventure plein nos chausses, des moeurs de l’époque qui se sont déversées comme un pot de chambre au matin, des personnages plus que réalistes, une ville de Londres présente avec ses odeurs, un suspense maitrisé comme une bonne tourte à la viande, un pichet de vin corsé de mystère et une enquête aux petits oignons bien frits.

C’était ma seconde lecture de ce duo atypique et j’apprécie toujours autant, lorsque j’ai envie de changer de lecture, de venir me plonger dans leurs auberges pas nettes et de boire un pichet de vin en leur compagnie, avant d’arpenter les ruelles crasseuses en leur compagnie.

3,75/5

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

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Ira Dei – Tome 1 – L’or des caïds : Vincent Brugeas & Ronan Toulhoat

Titre : Ira Dei – Tome 1 – L’or des caïds

Scénariste : Vincent Brugeas
Dessinateur : Ronan Toulhoat

Édition : Dargaud (12/01/2018)

Résumé :
En 1040, les armées de Byzance tentent de reconquérir la Sicile, alors aux mains des Arabes. Alors que la ville de Taormine résiste à Harald, le général Maniakès, un Normand nommé Tancrède et un jeune moine, Étienne, légat du pape proposent les services de leur petite troupe de mercenaires.

À la demande d’Étienne, Tancrède se rapproche d’Harald et lui propose un marché : il fera tomber Taormine en trois jours, en échange de quoi il recevra les richesses de la cité. Même s’il comprend que Tancrède est en mesure de réaliser ce prodige, Harald se méfie de cet homme dont les yeux révèlent qu’il a « traversé les Enfers » et dont le passé mystérieux ressurgit peu à peu…

Pourquoi l’Église a-t-elle fait de lui une arme au service de Dieu ? Et quelle revanche veut-il prendre aujourd’hui ?…

Critique :
J’étais toute contente de débarquer enfin sur l’ile d’origine de mon mari : la Sicile ! Que vois-je ? Putain, y’a un sacré bordel ici !

Des Suédois, des Arabes, des Byzantins, des Lombards, des Normands, des Grecs… qui font le siège (ou défendent) la ville de Taormine qui résiste encore et toujours à l’envahisseur.

Serait-ce que la bouffe est meilleure là et les hôtels pas chers tout en étant confortable ?

Ben non, juste que j’ai débarqué à la mauvaise période ! Nous sommes en 1040 et je risque de ne pas pouvoir bronzer et lire tranquilles avec tous ces mercenaires qui trainent dans le coin, dont le fameux Tancrède (Robert) dont nous allons apprendre un peu plus sur ses origines, ses blessures, la trahison dont il fut victime.

La Sicile, une fois de plus, se fait passer dessus par tout le monde et rien que pour s’y retrouver dans tous les peuples qui assiègent les assiégés, faut un dessin, tant c’est bigarré de nations.

— Des remparts construits par des Grecs, défendus par des Arabes et assiégés par des Normands, Lombards et d’autres races, au service de Byzance. Un sacré bordel, hein ?

Niveau personnage, c’est de la belle brochette : bien des nations sont représentées et les caractères de ceux qui traversent ce récit sont bien trempés, rempli de mystères pour certains, de haine et jalousie pour d’autres, d’envie, de cupidité, de violence, de luxure.

Oui, on a rassemblé les 7 péchés capitaux (et bien plus) dans ces 54 planches, sans oublier d’ajouter une pincée de Game of thrones pour les trahisons et les guerres en tout genre. Bien que, vous le savez, George R.R. Martin n’a eu qu’à se baser sur les guerres de notre Monde pour créer une partie de son scénario…

Il y a une forte de mystère avec notre Tancrède (Robert de son vrai prénom), l’homme à la cicatrice au visage : envoyé pour devenir l’homme de confiance du Varègue Harald afin de l’espionner, il semble vouloir jouer un double jeu et les nombreux flash-back disposé dans le récit nous expliquerons qui l’a trahi.

En plus d’avoir un sacré culot, une sacrée paire de couilles (il n’a peur de rien), notre homme a des envies de vengeance, mais je pense qu’il va faire dans le moins raffiné que le comte de Monte-Cristo.

Bien des mystères aussi dans les deux moines qui l’accompagne, dont cet Étienne (♫ tiens le bien), légat du pape (rien que ça !) qui est insensible à la douleur et semble vouloir donner des ordres à notre balafré, comme si était le commanditaire de cette infiltration.

Les tons de l’album sont fort colorés, utilisant des palettes de jaunes, oranges, rouges qui donnent de la chaleur aux planches créant une dichotomie avec le récit assez noir et sombre.

Mon seul bémol ira pour l’encrage : une ligne plus claire aurait rendu les dessins encore plus somptueux.

Sans être une fane des guerres, j’ai trouvé l’album intéressant, niveau Histoire et niveau scénario car nous ne faisons pas que d’assister à des batailles, il y a une histoire derrière tout ceci et bien des interrogations.

Une chose est sûre, je vais me jeter sur le tome 2 lorsque je mettrai la main dessus.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Les âges sombres : Karen Maitland [LC avec Bianca]

Titre : Les âges sombres

Auteur : Karen Maitland
Édition : Sonatine (2012) / Pocket (2014)
Édition Originale : The Owl killers (2010)
Traducteur : Pierre Demarty

Résumé :
1321. Les habitants d’Ulewic, une petite cité isolée de l’est de l’Angleterre, sont sous le joug de leur seigneur et de l’Église, celle-ci ayant supplanté, depuis quelques années, le paganisme qui régnait dans la région.

Non loin du village s’est installée une petite communauté chrétienne de femmes, des béguines originaires de Belgique.

Sous l’autorité de sœur Martha, elles ont jusqu’alors été assez bien tolérées. Mais les choses commencent à changer. Le pays connaît en effet des saisons de plus en plus rigoureuses, les récoltes sont gâchées, les troupeaux dévastés et le besoin d’un bouc émissaire se fait sentir.

Neuf hommes du village, dont on ignore l’identité, vont profiter de la tension qui commence à monter pour restaurer un ordre ancien et obscur.

Renouant avec de terribles rites païens, usant de la terreur, du meurtre et de la superstition, ils vont s’en prendre aux béguines, qui devront les démasquer et élucider les secrets du village avant que la région ne soit mise à feu et à sang.

Critique :
Anus horribilis… Voilà comment les Béguines Martha d’Ulewic, petit village perdu au fin fond du trou de cul de l’est de l’Angleterre, auraient pu résumer l’an de grâce 1321.

JDM résumera cette première journée de mai qui commença sous des auspices merdiques pour bien des gens et qui, tel une goutte d’eau tombant sur le visage, donnera ensuite naissance à un torrent dévastateur.

Voilà une brique que je viens de m’enfiler en même pas trois jours, dévorant chaque page comme une affamée, m’attachant à certains personnages ou ayant envie d’en trucider certains…

Dieu mais qu’ils n’étaient pas très malins, en 1321 ! Dieu qu’ils étaient crédules, ces bonnes gens du fin fond de l’Angleterre profonde. Dieu qu’ils étaient manipulables ! On en faisait ce qu’on voulait…

À la moindre chose qui ne tournait pas rond, que ce soit des changements climatiques, des épidémies, des maladies, il fallait de suite trouver un bouc émissaire et les étrangers de tout poils étaient tout trouvés pour se voir accuser de moult crimes qu’ils n’avaient pas commis.

Vu l’époque, je leur pardonnerai leur imbécilité et leur manque de réflexion : ils n’étaient pas instruit, ils étaient crédules, qu’ils soient païens ou religieux, ne savaient pas vérifier les dire des uns ou des autres, l’Église et les nobles avaient encore tout pouvoir sur eux et pouvaient leur servir des fake à volonté puisque eux-mêmes y croyaient, bien souvent…

De nos jours, ils n’ont plus ce pouvoir, ils l’ont délégué à d’autres, mais j’ai l’impression que ♫ non, non, rien n’a changé ♪ tout tout à continué ♪ car l’Homme est toujours prompt à s’enflammer pour des futilités ou à gober ce qu’à brait l’âne du coin ou dans la télé. En 1321, ils avaient des circonstances atténuantes, eux.

Nous avions beau être dans l’Histoire, puisque le roman s’appuie sur des faits réels et une part des légendes, mais je l’ai trouvé très contemporain, moi.

Ce polar historique donnera la voix à plusieurs narrateurs, ce qui nous permet de nous balader dans le récit en suivant des personnages différents, de suivre leurs pensées, d’en apprendre plus sur eux. Ils sont humains, réalistes, avec des pensées et des actions bien de leur époque.

Pas de dichotomie dans les personnes qui gravitent dans ce roman, ils sont travaillés et si je pensais que Philip D’Acaster allait avoir un grand rôle en tant que salaud tout comme les Maîtres-Huants, ils sont resté, au final, plus en retrait que je ne l’aurais pensé. On peut toujours me surprendre, donc.

Impossible de s’embêter, je le suis gorgée des faits historiques, je me suis plongée dans le passé, me suis baladée dans les temps obscurs et tout en me gavant de l’histoire, je suis arrivée à la conclusion que cette époque n’aurait pas été faite pour moi car certaines questions sur la religion n’était pas bonnes à poser à voix haute.

L’auteure a fait aussi un super travail au niveau de l’écriture, la rendant accessible, même dans les descriptions qui, sans cela, aurait pu rendre le récit lourd. Pas de soucis, il est d’une fluidité tout en évitant un style plat.

Un polar historique qui parle de croyances, de foi, d’acceptation de la différence de l’autre, de la place de la femme en cette époque (derrière les fourneaux, évidemment, avec autant de droit qu’un animal), de crédulité, de propagande, de manipulations des foules, de fourberie (et pas de Scapin) et de jalousie.

Une LC réussie ou, une fois n’est pas coutume, Bianca et moi sommes sur la même longueur d’onde pour dire que nous avons aimé !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018)  et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

La malédiction du Norfolk : Karen Maitland

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Titre : La malédiction du Norfolk

Auteur : Karen Maitland
Édition : Sonatine (sept 2014) / Presse Pocket (2015)

Résumé :
1208. Le pape Innocent III, en conflit avec le roi Jean, prononce un interdit sur tout le royaume d’Angleterre.

Les églises et les cimetières sont fermés, le haut clergé quitte le pays, les prêtres ont défense de célébrer les offices ou de conférer les sacrements, ni confession, ni mariage, ni extrême-onction.

S’ensuit un véritable chaos spirituel dans le royaume, en particulier chez les plus démunis, ceux pour qui la foi est le seul recours.

C’est dans ce contexte particulièrement difficile qu’une jeune paysanne, Elena, est appelée au service du seigneur de Gastmere, dans le comté de Norfolk.

Là, on l’oblige à s’adonner à un étrange rituel, celui des « mangeurs de péchés », consistant, en l’absence d’extrême-onction, à prendre sur sa conscience tous les péchés non expiés d’un mourant.

Cette cérémonie va être le début d’une véritable descente aux enfers pour la jeune fille qui se retrouve bientôt accusée de meurtre.

Son cauchemar ne fait que commencer.

9782266257602Critique : 
Angleterre 1208. Suite à une grosse querelle entre le roi Jean d’Aquitaine-Angleterre (ex Jean Sans Terre) et le pape Innocent III, toute l’Angleterre est sans prêtres, sans curés, ses cimetières et églises sont fermées, plus d’offices célébrées… Plus rien, quoi ! RIEN !

Toute l’Angleterre ? Oui ! Ici, il n’y aura pas de « Un petit village résiste encore et toujours à l’envahisseur ».

Nous, en 2016, dans le cas où ça arriverait, ce ne serait pas aussi grave qu’à cette époque puisque les mariages passent d’abord par l’officier d’état civil et je me demande qui pense encore à se confesser de nos jours.

Oui, mais en 1208, ce n’est pas le cas ! Les croyances sont fortes, les gens sont « simples », l’Église est toute puissante et si tu meurs sans confession, je ne te raconte pas les tourments de l’Enfer que l’on te promet ! Idem pour un enfant mort sans être baptisé : les limbes ! Eux, ils en ont encore la trouille de tout ça, ces gens pieux et simples.

Faut dire qu’on les a gavé pire que des oies, avec toutes ses choses sur les non-confessés et les non-baptisés. Comme si Dieu allait vraiment envoyer des enfants innocents dans des limbes ! Anybref…

C’est dans ce contexte tendu entre Jean et Innocent que nous faisons connaissance des différents personnages qui vont nous entrainer dans cette histoire médiévale. Ils sont nombreux mais impossible de les confondre ou d’en faire une soupe car chacun est bien distinct de l’autre.

Notons Elena, jeune serve, belle, rousse flamboyante, une fille de campagne qui vient de se faire déniaiser par son fiancé mais qui restera toujours un peu niaise, idiote et naïve au fil des pages.

— C’est dangereux, tu es quand même capable de comprendre ça, non, espèce de petite idiote ? La prochaine fois, je ne serai peut-être pas là pour sauver ta misérable tête.

Énervante, Elena le sera souvent. Grosse envie de la baffer, parfois, mais nous sommes en 1208 et l’Éducation Nationale pour tous n’est encore que de la SF à cette époque. Alors, on lui pardonne son imbécilité et ses croyances qu’on lui a bourrée dans le crâne. C’est pas de sa faute…

Penser le mal, lui avait dit un jour le prêtre du village, était aussi condamnable que le commettre.

Nul besoin de prêtres là-bas [en Terre Sainte]. Le pape avait juré que tout homme qui périssait en combattant de la Croix mourrait absous de tous ses péchés.

Un qui mérite le détour, c’est Raffaele qui pourrait être aussi savoureux qu’une friandise de chez Ferrero à la noix de coco sauf que le pauvre n’a plus ses bonbons…

Au milieu de tout ces étalons ou, au pire, de ces « entiers » (puceau), notre Raffaele est un hongre ! On n’oubliera pas de dire merci à sa maman – la salope – qui l’a offert à l’Église (encore Elle !) pour qu’elle en fasse un Petit Chanteur À La Croix De Bois version castrat.

Sans compter que maître Raffaele valait mieux que n’importe quel messager céleste, dans la mesure où, comme le savait tout un chacun, il était castré, si bien que, contrairement à l’archange Gabriel, il ne risquait pas de vous laisser avec un bâtard dans le ventre.

Hélas, Raffaele n’ayant pas le talent d’un Farinelli et il est finalement renvoyé à ses chers parents et sa chance viendra en devenant l’écuyer, l’ami et l’intendant de sire Gerard de Gastmere lorsqu’ils en auront terminé avec les Croisades. Raffaele, stature imposante et voix de fillette, la vie ne fut pas facile pour lui et ne l’est toujours pas.

— Maître Raffe, vraiment ? Tu parles d’une veine ! Alors, comment il est, le Bouvillon ? On dit qu’il fait des trucs que même une pute à matelots connaît pas.

Son passé en Terre Sainte recèlera quelques récits sanglants qu’il nous contera au fur et à mesure du récit, tout en nous gardant du suspense, le vieux bougre ! Le final de son récit m’a serré les tripes.

Ce roman de 528 pages se lit tout seul, les entrées de chapitre nous dévoilant une partie de l’herbier de la mandragore (instructif et amusant), les personnages sont travaillés, les deux méchants – Osborn et Hugh de Roxham – sont de vrais salauds bien torchés, comme on les aime. Cruels, sadiques, jamais avares de répliques cinglantes et d’insultes bien senties. Et dans ces contrées, la Justice était expéditive et la torture normale.

— Mordiable, pourquoi faut-y que ça soit un des hommes de la suite de lord Osborn ! Avec un autre, on aurait pu s’contenter de pendre le premier gredin venu, dire que justice était faite, et on n’en parlait plus.

En plus de posséder du mystère, une enquête, des meurtres et des complots, le récit nous parle de la misère des gens de cette époque et met bien en avant la différence énorme entre les serfs, les gens nés « libres » et ceux dit « de noble extraction ».

Entre nous, on est tous extrait du même endroit, sauf peut-être les frères Roxham qui durent être extrait hors d’un cul de basse-fosse… Je pense qu’ils ne sont pas les seuls…

L’enfer étant pavé des meilleurs intentions possibles, notre pauvre Elena va en voir de toutes les couleurs et n’est pas encore sortie de l’auberge.

Quant à Raffaele, il a beau être un hongre qui a mal vieilli (ça fait souvent ça quand on les coupe), il est un personnage fort, puissant, tenace, têtu et il m’a conquis. Tout comme les personnages ô combien étrange de Ma la mère maquerelle et de Talbot.

— Qu’un mendiant pète dans cette ville et je le sais avant qu’il en sente lui-même l’odeur !

— Je ne condamnerais pour rien au monde une femme qui se servirait d’un couteau contre un homme qui le mérite. Mieux, j’admirerais son cran.

Un excellent roman historique, une belle plume, une narratrice hors du commun pour certains passages, une grosse louche de croyances, de bigoterie, des complots, du sang, de l’intrigue, du suspense, des retournements de situation, la vie dans un lupanar et le tout sans vous rendre l’Histoire – celle avec un grand H – indigeste.

Quelques passages m’ont serré le cœur car je me suis dit que les exactions commises par certains n’ont rien à envier avec celles commises par d’autres… Autre temps, même mœurs et imbécilités commises par des Hommes et ça me révulse. Et ce n’est pas à Lui que j’en veux, mais à eux !

— C’est impossible. L’Église nous avait certifié que si nous partions en croisade, tous les péchés commis avant et pendant les guerres saintes nous seraient immédiatement pardonnés, effacés, comme s’ils n’avaient jamais existé. On nous l’avait juré. C’était un infidèle. Un mécréant. Le tuer était un acte sanctifié, un acte juste. L’Église nous avait promis le pardon.

— Cette nuit-là, les prêtres qui accompagnaient l’armée de Richard vinrent bénir les hommes et tenter de les réconforter, leur assurant qu’ils étaient lavés de tous leurs péchés et qu’ils avaient œuvré pour la plus grande gloire de Dieu, car ces hordes païennes étaient de toute façon damnées, condamnées à brûler en enfer. Ils se juchaient sur un tertre ici ou là et déclamaient les paroles de saint Bernard de Clairvaux dans la touffeur de la nuit : “Le chrétien tire gloire de la mort d’un païen, parce que par là le Christ lui-même est glorifié.”

La vie est comme une roue, elle tourne et revient toujours à son point de départ, mais ils sont nombreux ceux qui ne l’ont pas encore compris…

Les loups pissent pour marquer leur territoire ; mais qu’ils sentent l’odeur d’une autre bande, et ils se retirent en silence. Pourquoi risquer un combat qui peut vous mutiler ou vous tuer ? Mais les humains, eux, vont se déchaîner et massacrer leurs semblables par milliers dans le seul but d’aller planter leur petit bout d’étoffe au sommet d’une colline ou d’un rempart.

— Semez ce que vous aimeriez récolter. Faites à autrui ce que vous aimeriez qu’il vous fasse.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon et « A year in England » chez Titine.

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Le Chevalier noir et la Dame blanche – Tome 1- La Danse du Loup : Hugues de Queyssac

Titre : Le Chevalier noir et la Dame blanche – Tome 1: La Danse du Loup

Auteur : Hugues de Queyssac
Édition: Editions du Pierregord (2005) / Presse Pocket (2012)

Résumé :
Le héros de ce thriller médiéval, Bertrand Brachet de Born, premier écuyer du baron de Beynac, est soudainement accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis.

Il s’ensuit alors une série d’aventures, de combats, de crimes épouvantables, de jugement de Dieu, de tempête et de chasse aux trésors temporels et spirituels.

Le fil conducteur de ce roman picaresque est la quête de l’amour et des beaux yeux de la gente damoiselle Isabeau de Guirande.

Les aventures de ce jeune écuyer, un peu Don Quichotte, un peu Perceval, épris d’idéal et prêt à dévorer la vie à belles dents, plongent le lecteur dans la violence, la passion d’une époque où l’homme pensait avec son instinct, sa sensibilité, sa sensualité, voire son animalité, bien plus qu’avec son intellect.

En plein hiver de l’an de grâce 1345, à cinq jours des ides de janvier, je fis un songe hallucinant de vérité : j’entrevis une fée d’une beauté inoubliable, la gente Isabeau de Guirande.

Avec une fougue très juvénile, je décidais incontinent de partir à la recherche de cette chimère, convaincu de son existence en ce monde.

Ma vie basculera ce jour-là. Je venais de soulever le couvercle de la boîte de Pandore. Sans le savoir, Sans le vouloir.

En ma qualité de simple écuyer de messire Fulbert Pons, premier baron de Pierregord, je résidais en la forteresse de Beynac qui surplombe la belle rivière Dourdonne.

Le service que je devais au baron et aux chevaliers de sa suite m’obligea jusqu’en l’île d’Aphrodite, Chypre, où je dus escorter Foulques de Monfort parti à la recherche d’un fabuleux trésor.

Dans mon immense naïveté, je rêvais d’amour, de courtoisie, de bravoure et d’esprit chevaleresque.

Ma quête se heurtera à une conspiration du silence. Le chemin sera semé de moult embûches. Son parcours sera jalonné de félonie, de crimes, de traitrise et de sang ! Le sang de pauvres ou de nobles gens lâchement occis.

Or donc, si vous avez le coeur solidement accroché, suivez-moi. Vivez folles aventures, combats sanglants, humour? érotisme et amour courtois, attaque de pirates barbaresques et terrible ordalie.

Mais de grâce, croyez que fol, je ne suis point ! apportez-moi aide et assistance dans la quête insensée de ma douce chimère, Isabeau de Guirande, la dame de mon coeur.

Car en vérité, elle vit. En ce monde. En chair et en os. Je puis l’affirmer ce jour d’hui. Alors, quel terrible secret détient-elle ?

Bertrand Brachet de Born, Premier écuyer du baron de Beynac

Critique :  

J’attendais beaucoup de ce livre et je suis un peu déçue de ma lecture. Mitigée. Possédant le tome 2, je poursuivrai ma lecture, mais s’il est de la même trempe que le premier, je passerai mon tour pour les numéros 3 et 4…

Non pas que le livre soit une daube, n’allons pas aussi loin, mais il me reste un goût d’inachevé.

La préface disait « l’auteur ne s’embarrasse pas de fioritures et nous plonge directement dans l’action sur un rythme trépidant ». Mouais… nous ne devons pas avoir la même définition de « trépidant ».

Le début commence en 1381 avec un homme qui fait le récit de cette histoire et cela commence avec deux loups, dont un est pris dans un piège. Ensuite, nous passons au récit des exactions commises par un loup à deux pattes, mieux connu sous le nom de « Homme ».

Nous reverrons ce petit récit avec les deux loups à la fin du livre, sans que, durant tout le récit, nous n’entendions parler du canis lupus ! Déjà, je me suis demandée ce que ce morceau faisait là et quel rapport il pouvait avoir avec l’histoire. Me le demande toujours… réponses dans le 2 ?

Enfin, passons sur cette petite question et lisons l’histoire qui commence en 1345 et où nous faisons la connaissance de Bertrand Brachet de Born, jeune écuyer au service de son baron, le seigneur de Beynac, qui l’a élevé. Ça chauffe pour son matricule, au Bertrand, parce qu’il est accusé d’un meurtre. C’est alors que Bertrand se souvient de la curieuse aventure qui lui est arrivée il y a peu…

S’ensuivra une enquête pour l’innocenter, des morts suspectes, une quête de la part de Bertrand pour trouver la femme « de ses rêves » (ceux qui ont lu comprendront), des bâtons dans les roues à chaque fois qu’il pensera savoir à qui appartient le blason de la Belle et un voyage en Orient à la poursuite d’un fabuleux trésor. Une quête !

Et je me plains avec un tel programme ? Oui parce que le rythme est assez lent, bien qu’il soit agrémenté par des batailles en « live » et des récits de batailles (notamment du temps de la prise de Saint Jean d’Acre), ce qui a eu tendance à alourdir le récit.

Les personnages sont bien campés, réalistes, Bertrand peut être parfois neuneu mais il est d’agréable compagnie, surtout pour une bonne qu’il aurait aimé lutiner, paillarder, tout en lui mignardant les mamelles…

Bertrand sortira effectivement son braquemart, mais ce sera en fait celui qui désigne une épée courte à deux tranchants plutôt que l’autre, qui se trouve dans son pantalon. Bien que… Parfois, la quête devient quê-quête.

L’avantage de l’auteur c’est qu’il n’a pas écrit en langage moderne : son livre est truffé de langage d’époque, le lexique final étant souvent sollicité lors de la lecture (retardant une fois de plus l’action).

Pour ce qui est de l’Histoire, on en mange ! L’auteur s’est bien documenté sur l’époque, la région, les guerres que se livraient les Français et les Anglais, sans oublier la manière dont ces gens vivaient à l’époque. Là, rien à redire.

Alors, c’est quoi que je lui reproche ? Juste un peu lent dans l’aventure, on ne sait pas trop où cela va nous mener et vu que les quatrièmes de couverture sont trop bavards, j’ai eu la surprise gâchée pour un personnage.

Un complot, il doit y avoir, il est encore latent et à mon avis, ça traîne un peu trop. Voudrait-on nous vendre 4 livres au lieu de 3 ?

Autre reproche, se sont ces espèces de cliffhangers de fin de chapitre. Ils sont à mourir de rire et ils enlèvent tout les frissons du suspense, à croire que l’on se trouve dans un soap de basse catégorie.

Voici un exemple :  « Les cavaliers de l’Apocalypse. Il en manquait un : le dernier, le quatrième ». Pfff, c’est lourdingue.

Hé, oh, on n’est pas dans un dessin animé où il faut accrocher le gosse !

Ah oui, il y a un personnage qui m’a exaspéré à fond la caisse et je lui aurait bien collé ma main dans la figure et mon pied dans les fesses. Tudieu, Bertrand, serais-tu aveugle ?? T’as pas encore compris qu’il est responsable d’une partie de tes maux, ce con ?

Au final, une lecture intéressante mais manquant de sel et de rythme. A vérifier si cela se reproduit dans le tome 2.

Challenge « Totem – Le loup » par Liligalipette.

Légende – Tome 6 – Le secret des Eïles : Yves Swolfs

 

Titre : Légende – Tome 6 : Le secret des Eïles

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Yves Swolfs
Édition: Soleil (2012)

Résumé :

Après avoir reconquis son trône et passé quelques mois à remettre les choses en bon ordre, le chevalier Tristan s’aperçoit qu’il n’est pas fait pour régenter une cour. Il l’abandonne alors, choisissant une vie plus proche de la Nature qui l’a vu grandir…

Mais ses nuits sont hantées par les Eïles, créatures envoûtantes qui essaient de lui voler son âme pendant son sommeil…

Une crainte étrange s’éveille alors en lui, plus inquiétante encore que tous les combats périlleux menés jusqu’alors…

Tristan de Halsbourg se rend dans la forêt la plus proche pour retrouver son père afin d’obtenir des conseils et se ressourcer dans le milieu de sa jeunesse.

Il met quelques temps avant de trouver son père avec sa meute de loups qui l’accompagnent toujours.

Le soir venu autour d’un feu, Tristan se confie sur les étranges cauchemars qu’il fait au sujet de fées mal attentionnées.

Alors qu’il s’assoupit après le repas, les cauchemars prennent place. Tristan évolue dans des décors connus et il doit affronter de nouveau son pire adversaire dans un combat se déroulant sur un pont qui s’effondre.

 

Critique :

Palsambleu ! Moi qui était toute en joie de découvrir un sixième tome de « Légende », je reste avec un léger goût amer de « me prendrait-on pour un cochon payeur ? ».

J’vous explique :

Le premier cycle de la saga « Légende » (5 tomes) qui nous présentait Tristan de Halsbourg dans son combat pour regagner son trône contre le terrible Shaggan m’avait transportée et j’avais vraiment adoré l’univers et les dessins de Swolfs (qui était loin d’être un inconnu pour moi, ayant suivi « Durango » et « Le prince de la nuit »).

Dessins au top et scénario très agréable, mêlant le réel et le fantastique, les légendes et les loups, le tout agrémenté de complots, de trahisons et nous contant la lutte de Tristan pour récupérer la place de Seigneur qu’un autre avait usurpé…

Mais là… j’ai l’impression d’avoir lu un tome pour rien.

Certes, ce tome 6 démarre un second cycle, malgré tout, ça ressemble furieusement à du délire de l’auteur, rien n’étant trop cohérent dans le récit, mêlant, cette fois, les rêves et les cauchemars sans que l’on sache où l’auteur va nous emmener. Le voyage était fadasse.

En bref, pour un début de nouveau cycle, on ne peut pas dire que l’auteur m’ait aguiché ou mis l’eau à la bouche dans la perspective des autres tomes à venir.

Que du contraire ! Durant toute ma lecture, j’attendais, en vain, qu’il se passe quelque chose de cohérent.

Lorsque je l’eus refermée, je me suis sentie comme un loup affamé à qui on aurait proposé un morceau de bois pour calmer sa faim.

Le départ était correct, pourtant…

La bédé commençait avec notre héros qui est lassé par les occupations liées à la gestion de son royaume et par la cour qui l’entoure.

Avoir fait tout ça pour, au final, se faire chier sur son trône, et bien, elle est forte, celle là !

En plus, il cauchemarde sec, notre Tristan.

Il décide donc de retourner auprès de celui qui l’a élevé dans la nature sauvage (l’homme qui vit avec les loups) pour essayer de résoudre son problème de cauchemar.

Chaque nuit, les Eïles viennent hanter ses rêves en cherchant à capturer son âme.

J’aurais bien qualifié ce tome 6 de one-shot que l’auteur aurait fait pour se faire plaisir ou arnaquer son lectorat, mais  en faisant des recherches que j’ai appris que c’était le départ d’un autre cycle. L’arnaque est là tout de même…

Scénario déstabilisant, univers onirique avec de nombreux évènements qui s’enchaînent sans liens entre eux et une grosse tendance freudienne, limite oedipienne et même pire, mais je spoilierais (moi, je me suis faite spolier du prix de cette bédé !).

La seule chose qui sauve cette bédé, ce sont les dessins d’Yves Swolf qui sont toujours de qualités et qui restent fidèle à l’ensemble de la série.

Rien que les dessins, hein !

Titre participant au Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette, catégorie « Loup ».

Pardonnez nos offenses : Romain Sardou

 
 Titre : Pardonnez nos offenses

Auteur : Romain Sardou
Édition:  XO éditions (2002) / Pocket  (2003)

Résumé :
1284 : Les « froidures du diable » isole Draguan, petit diocèse du comté de Toulouse, du reste du monde. Romée de Haquin, son évêque devant le spectacle de la statue de la Vierge brisée par le froid, n’est pas loin de penser qu’une malédiction s’abat sur ses paroisses. Tout a commencé lorsque deux fillettes ont découvert les restes de corps suppliciés dans la rivière …

L’assassinat sauvage de Haquin laisse le village en proie aux peurs les plus irraisonnées. C’est alors qu’un mystérieux prêtre Henno Gui, y fait son entrée. Accompagné d’un jeune garçon et d’un homme à l’aspect monstrueux …

Une vision du Moyen Age attrayante et érudite, une mise en scène du Moyen Age qui permet au lecteur de vivre ces temps tourmentés.

Des héros portés par leur foi . la ferveur et l’intelligence aiguë de Henno Gui, la foi et la fidélité du vicaire Chuquet, la rouerie et le goût du complot des envoyés de Rome …

Critique :
Un vent de Sibérie souffle sur la Bohème… Les femmes sont en colère aux portes des moulins… STOP !

Veuillez excuser ma pitoyable erreur, je viens de confondre le père avec le fils… Michel Sardou, chanteur et son fils, Romain, auteur de ce polar historique. Au temps pour moi !

Nous sommes donc en l’an de grâce 1284… il doit y avoir un vent sibérien parce qu’il fait un froid de canard, appelé plus poétiquement : « froidures du diable ».

Draguan, petit diocèse du comté de Toulouse, est isolé du reste du monde. Oui, en ce temps là, pas de GSM ou de connexion Internet et Michel Sardou n’a pas encore rempli les salles de concerts.

Il fait tellement glacial que la statue de la Vierge s’est brisée par le froid. Cela aurait pu faire le buzz sur Internet, mais comme je vous le disait, pas d’Internet en ce temps là.

Romée de Haquin, l’évêque de ce petit trou du cul du monde pense qu’une malédiction s’est abattue sur ses paroisses.

Surtout que deux fillettes ont découvert les restes de corps suppliciés dans la rivière…

Quand Haquin se fait dégommer, il laisse le village en proie aux peurs les plus irraisonnées.

Tââdââmmm ! Non, Zorro n’est pas arrivé, juste un mystérieux prêtre répondant au nom de Henno Gui qui fait son entrée dans ce trou du cul du monde.

Ensuite, j’ai tourné les pages jusqu’au bout, dévorant ce polar « historique », les yeux pétillants.

« Une vision du Moyen Age attrayante et érudite, une mise en scène du Moyen Age qui permet au lecteur de vivre ces temps tourmentés » disait le quatrième de couverture.

Bon, lors de ma lecture, je n’ai pas écumé les sites Historiques pour démêler le vrai du faux en matière de respect de l’Histoire. J’ai lu ce roman pour ce qu’il était : un roman, point barre. De la fiction, quoi. Rien de plus.

Heureusement, parce qu’il se murmure que l’Histoire aurait été un peu arrangée, bafouée, non respectée, le langage non adapté, les fautes nombreuses et les incohérences de même.

Ne possédant pas un doctorat en Histoire ou des connaissances érudites sur l’époque concernée, je ne me suis pas posée de questions et j’ai profité de l’atmosphère du roman : sombre, avec ses croyances de l’époque, les complots sont légion et l’aura de mystère m’a passionnée jusqu’au bout.

Au final, je ne lui demandait rien de plus que de me distraire, ce qu’il a fait.

Conseillé pour passer un bon moment de lecture avec des mystères et des complots à foison et une fin qui m’a fait pousser un « Oh, punaise » (bon, ce n’était pas vraiment ce mot là…).

A déconseiller, donc, aux historiens et autres passionnés de l’Histoire, de vérité Historique ou, du moins, de sa bonne utilisation dans un roman, ils risqueraient d’avaler leur chique et je peux les comprendre.

Titre participant au challenge « Polar Historique » proposé par Samlor.