Watership Down : Richard Adams

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Titre : Watership Down

Auteur : Richard Adams
Édition : Monsieur Toussaint Louverture (2016)
Date de publication originale : Novembre 1972

Résumé :
C’est dans les fourrés de collines verdoyantes et idylliques que se terrent parfois les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante odyssée de courage, de loyauté et de survie.

Menés par le valeureux Hazel et le surprenant Fyveer, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, malices et légendes vont guider ces héros face aux mille ennemis qui les guettent, et leur permettront peut-être de franchir les épreuves qui les séparent de leur terre promise, Watership Down. Mais l’aventure s’arrêtera-t-elle vraiment là ?

waterCritique :
Mais que voilà un excellent roman d’aventure, une quête qui s’apparente à celle d’un Ulysse ou d’une Communauté de l’Anneau, sauf que dans ce cas-ci, ce sont des lapins qui en sont les héros !

Non, je vous rassure de suite, je n’ai pas fumé le kilo de basilic ou bu mon stock de bière trappiste Westvleteren !

On pourrait se demande ce qu’il y a de passionnant ou de captivant à suivre une dizaine de lapins qui ont fui leur garenne à cause de la prémonition de l’un d’eux, mais je vous jure que tous les ingrédients de la Grande Aventure sont réunis et que nos lapins sont aussi bien travaillés que si c’était des humains.

544 pages d’aventures, de péripéties, de dangers, d’amitié, et de découvertes de différentes garenne…

Et ces garennes, elles ont rudement un air de nos différentes sociétés ! Que se soit la dictature d’un tyran lapin, que se soit des lapins qui ont le ventre plein mais qui sont résignés ou des lapins de clapier, tout y est bien expliqué et différencié.

Nos héros lapins sont eux aussi bien différenciés, entre le timoré, le bagarreur, le conteur, le calme, le rigolo, le visionnaire ou celui qui devient un héros sans le vouloir, leur portrait est complet et ils sont tous attachants.

Oui, j’ai tremblé durant leur périple jusque la terre promise de Watership Down et tremblé lors de leur quête de hases pour peupler leur nouvelle garenne. Il y avait du suspense, des bagarres, des temps forts, des tensions, de la sueur au bout de mes mains.

L’auteur a aussi pris le temps aussi de développer toute une culture autour de nos lapins, leurs contes, leurs légendes, leur vision de la création du monde, leurs habitudes, leurs moeurs, leur langage particulier, dont le récit est truffé de mots inconnus dont on comprend vite le sens sans devoir aller dans le lexique…

Pour les lapins, fu inlè désigne le moment qui suit le lever de la lune.

Plusieurs d’entre eux étaient presque sfar – c’est l’état qui s’empare d’eux lorsque, paralysés par la peur ou l’épuisement, ils se figent, pétrifiés, les yeux rivés sur le vilou qui s’approche pour leur ôter la vie.

Lire les histoires de Shraavilshâ, le lapin malin de leurs légendes, fut un vrai plaisir. Assurément, le lapin Dandélion est un excellent conteur !

Shraar-Vilou-Shâ, ou Shraavilshâ – le « Prince-aux-mille-ennemis » –, est pour les lapins un héros mythique, malin, l’indécrottable défenseur des opprimés. L’ingénieux Ulysse en personne lui a peut-être même emprunté quelques-uns de ses tours, car Shraavilshâ est très vieux et jamais à court d’imagination pour tromper ses adversaires.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec les aventures de Hazel, Fyveer, Bigwig, Dandelion, Silvère, Rubus, Pipkyn, Rahmnus, Spidwil et Akraan. Puis des autres lapins qui se joignirent à eux.

Pour les lapins, tout ce qui est inconnu est dangereux. Leur premier réflexe est de sursauter, le second, de déguerpir.

Une grande épopée où l’Homme s’en prend plein la gueule avec sa manie de tout détruire, son irrespect pour la Nature et ses animaux, une vision réaliste de la société des lapins (si vous en avez eu, vous savez que ce sont de grands couillons), des aventures lapinesques souvent violentes et cruelles, un grand voyage, une quête, de l’amitié, de la bravoure, de  l’intelligence et de la malice de lapin.

Un superbe roman ou la belette est un vilou, l’ennemi des lapins !

Étoile 4,5

« A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017) et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

BILAN - Coup de coeur

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31 réflexions au sujet de « Watership Down : Richard Adams »

  1. Tiens! Je ne savais pas quoi préparer pour le repas dominical… tu me donnes des idées là! Civet? Lapin chasseur? Lapin moutarde? Humm j’hésite ! Ben oui… des lapins on m’en a tellement posés quand j’étais jeunes que je ne les supporte plus que bien cuits! Vengeance!!!!! 😡😡😡

    Bon plus sérieusement (quoi que… ne l’étais-je pas déjà 🤔?), l’odyssée d’un meute de lapins… ça doit passer son temps à courir… et à courir… et à faire tac-tac, et encore tac-tac dès qu’ils font une pause! Comme toutes les zhistoires de quête de la terre promise… Ça m’épuise déjà! 😴😴😴

    Rien à voir avec la qualité possible du roman évidemment et le talent de l’auteur… c’est juste une thématique qui ne me branche pas! Je passe !

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    • Ben non, ils ne font pas tac-tac puisqu’ils ne sont qu’entre mâles ! 😆

      Je te jure que ce roman est super, je vais dire au papa Nowel de passer dans tes petits souliers… On verra si après quelques pages de lecture tu es branchée ou enterrée.

      J’aime le lapin en sauce, moi aussi, mais le domestique, pas le sauvage…

      C’est un beau roman, c’est une belle histoire, je te le jure ! Après, t’auras plus envie de manger du lapin en civet, en sauce ou en moutarde 😉

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          • Des charentaises fourrées ! Et je veux bien un manteau aussi!!! Après Cruella Denfer et les 101 dalmatiens voilà Ida Des Bûchers et les 1001 lapins (naaan! Je parle pas de ceux qu’on m’a posés mais de ceux nécessaires à la confection du manteau de Sherlock à ma taille et en peaux de lapins! De préférence albinos, que je puisse faire croire que c’est du bébé phoque histoire de paraître encore plus scandaleuse!)

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            • La marraine de ma mère élevait des lapins, on en mangeait et elle faisait faire les peaux ensuite, comme appuie coude sur les fauteuils, c’est super doux !!! À la maison, je me contente de deux peaux de moutons !

              Le baby fuck… heu, bébé phoque, tu es vicieuse tout de même !! 😆

              J'aime

  2. Lors de la sortie de cette magnifique édition j’ai foncé l’acheter par pure nostalgie (j’avais des figurines tirées de la série animé de cette histoire lorsque j’étais gosse), il est dans ma PAL mais j’ai du mal à me lancer dedans vu la taille du bouquin xD ton avis me redonne le courage de le lire !

    Aimé par 1 personne

    • Ça se lit tout seul je dois dire. Moi aussi j’ai tiqué devant le nombre de pages, je me demandais si j’allais pas m’emmerder à suivre des lapins durant autant de pages, et bien non !! Le début prend quelques pages, et ensuite, ça roule ! Quand c’est fini, tu te dis « oh zut, c’est fini… ».

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  3. Je sais pas pourquoi mais celui ci m’attire trop! Et je ne me suis pas trop intéressée au résumé, mais là, ça me botte bien grace à ta chronique!!!! J’ai bien envie d’aller sautiller gaiement en campagne avec les lapinous… et dis moi, il y est le lapin blanc avec la montre en main dans ce monde ci???!!!

    Aimé par 1 personne

    • Oui, ils sont super les lapinous et je les avais repéré en train de bouffer la laitue de l’épicière du coin… Tiens, bizarre, je n’ai plus ton avatar dans tes commentaires… À cause de ton VPN ?? I’don’t know.

      Il est super alors le Roger Smith ??? 😀

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  4. Ping : Bilan Livresque Mensuel : Décembre 2016 | The Cannibal Lecteur

    • Oui, il te plaira, la politique ici n’est pas la bienvenue, même si on analyse un peu différentes sociétés lapinesque aux travers de leurs aventures.

      Passe au numérique, Bianca, passe au numérique !!

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  5. Ping : A year in England 2016 – Récapitulatif | Plaisirs à cultiver

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