Le Messie de Dune – Dune II : Frank Herbert [LC avec Stelphique]

Titre : Le cycle de Dune – Tome 2 – Le messie de Dune

Auteur : Frank Herbert
Édition : Pocket (2005)

Résumé :
Paul Atréides a triomphé de ses ennemis. En douze ans de guerre sainte, ses Fremens ont conquis l’univers. Il est devenu l’empereur Muad’hib. Presque un dieu, puisqu’il voit l’avenir.

Ses ennemis, il les connaît. Il sait quand et comment ils frapperont. Ils vont essayer de lui reprendre l’épice qui donne la prescience et peut-être de percer le secret de son pouvoir. Il peut déjouer leurs plans.

Mais il voit plus loin encore. Il sait que tous les futurs possibles mènent au désastre. Il est hanté par la vision de sa propre mort.

Et s’il n’avait le choix qu’entre plusieurs suicides ? Et s’il ruinait son œuvre en matant ses ennemis ? Peut-être n’y a-t-il pour le prescient pas d’autre liberté que celle du sacrifice…

Critique (Stelphique en bas) : 
Mitigée je suis à la fin de cette lecture.

D’un côté, l’écriture et le scénario ont gagné en puissance. La première est presque magistrale et le second a augmenté en profondeur, s’enfonçant dans le politico-religieux de haut-de-gamme.

Les personnages ont atteint des sommets, l’intrigue est dense, il y a une tension psychologique dans ces pages qui vous donnent envie de vous bouffer les doigts…

Et pourtant, j’ai l’impression que je viens de passer à côté royalement.

Pas que je n’avais pas la tête à ça (du moins, je le pense) juste que j’ai eu un mal fou à rentrer dedans après un petit mois loin du sable brûlant de Dune.

Est-ce dû au manque d’Épice qui aurait mis ma préscience à mal ? Est-ce dû au fait qu’après un gros pavé – dont une grande partie à parcourir le désert et vivre avec toute la troupe de Sietch – je me suis sentie à l’étroit dans un petit 240 pages et une vie de nanab dans un palais ?

« On n’accule pas les gens dans un coin, dit Alia. Pas si on attend d’eux qu’ils demeurent paisibles. »

Est-ce dû au fait qu’on nous parle sans cesse des multiples conquêtes des Mondes qu’à réalisé l’Empereur Muad’Dib – Paul Atréides – et son armée et que je n’ai pas pris part à cette guerre ?

Est-ce dû au fait que ça bouge un peu moins dans ce tome qui, pourtant, est riche en événements ?

Je ne le sais pas, mais j’ai terminé ma lecture le cul entre deux Vers des Sable, ne sachant pas si j’allais tirer à gauche ou à droite.

Ce n’est pas à la création que les Empires souffrent de ne pas avoir de but, mais plus tard, lorsqu’ils sont fermement établis et que les objectifs sont oubliés et remplacés par des rites sans fondements.

Croyez bien que ça m’emmerde profondément de passer à côté d’un roman pareil et de me retrouver à ma gratter la tête dans l’espoir de trouver une solution à mon problème.

On n’implore pas la pitié du soleil.

Bon sang, tout était réuni pour faire mon bonheur : suspense, manipulations, complots, magouilles, pièges, des personnages principaux forts, des secondaires dont on ne sait jamais si on peut s’y fier totalement ou pas… Des surprises, aussi.

J’adore lorsqu’on me parle des considérations économiques, politiques et religieuses  – puisqu’ils ont fait de Paul un quasi Dieu.  J’aime lire un récit qui s’appuie sur le pouvoir et ses multiples dérives, découvrir les critique de la société – ici ce sont les Fremens qui ont un peu renié leurs principes (certains) – et voir de l’eugénisme dans le comportement de la Révérende Mère Bene Gesserit.

Les gènes… Seuls comptaient les précieux gènes des Atréides. Le besoin transcendait l’interdiction. Pour les Sœurs, la fécondation allait au-delà de la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule. C’était la psyché qu’il fallait viser.

Et puis, Muad’Dib est magistral, dans ce roman. Avec ce culte qu’on lui voue, cette déification, de Jihad, sa puissance qui est telle qu’elle fait de lui un être seul, même entouré. Les autres ont fait de lui un Dieu et lui « ne sait rien faire là-contre » (comme on dit à Bruxelles).

Oui, le roman était formidable et moi, je devais être fort minable entre les deux fêtes de fin d’année, avec un esprit ailleurs, tourmenté comme celui de Paul…

— […] La croyance peut être manipulée. Seul le savoir est dangereux.

Le final est horrible et beau à la fois… le désert est immense et nul ne saura jamais vraiment si… La légende est en marche !

— Le désert impose ses propres rythmes, dit Stiglar. Nous l’avons accueilli, nous l’avons appelé Muad’Dib, notre Madhi. Nous lui avons donné son nom secret, Usul, la Base du Pilier.
— Pourtant il n’était pas né Fremen.
— Cela ne change rien au fait que nous l’avons considéré comme tel… finalement (Stiglar posa a main sur l’épaule d’Idaho). Tous les hommes sont des étrangers, mon vieil ami.

Malgré cet opus plus plat en action pure et dure, je compte bien poursuivre ma découverte de la saga parce que ce serait bête de passer à côté d’un truc aussi monumental.

Le « Challenge US » chez Noctembule.

Étoile 3,5

Pourquoi je l’ai choisi (par Stelphique) :
On poursuit avec ma binôme, les aventures sur la planète hostile….

Synopsis :
Paul Atréides a triomphé de ses ennemis. En douze ans de guerre sainte, ses Fremens ont conquis l’univers. Il est devenu l’empereur Muad’hib. Presque un dieu, puisqu’il voit l’avenir.

Ses ennemis, il les connaît. Il sait quand et comment ils frapperont. Ils vont essayer de lui reprendre l’épice qui donne la prescience et peut-être de percer le secret de son pouvoir. Il peut déjouer leurs plans. Mais il voit plus loin encore. Il sait que tous les futurs possibles mènent au désastre. Il est hanté par la vision de sa propre mort. Et s’il n’avait le choix qu’entre plusieurs suicides ?

Et s’il ruinait son œuvre en matant ses ennemis ? Peut-être n’y a-t-il pour le prescient pas d’autre liberté que celle du sacrifice…

Les personnages :
Hayt, quel personnage!!!Il a éveillé ma curiosité pendant tout le long!!!Intéressant et mystérieux, il n’en fallait pas plus pour plaire à la gent féminine, si ce n’est son aspect Mort/Vivant.

Alia ne remplacera pas Jessica dans mes coup de cœur, mais j’espère qu’elle prendra tout autant de prestance dans l’avenir.

Paul élevé au rang de Messie, presque au rang de Dieu, possède une aura qu’on a plaisir à voir. Un personnage admiré et admirable !!!!

Ce que j’ai ressenti :
« Je goûtais le silence, dit-il enfin. Nos haines valent mieux lorsqu’elles ne quittent point nos bouches. « 

Le retour sur Dune fut un plaisir mitigé….Autant, j’ai aimé Paul et sa son fabuleux destin, retrouver la planète de tous les dangers, et rencontrer de nouveaux personnages mystérieux. Autant , j’ai trouvé trop court ce tome pour me mettre vraiment en phase avec cette lecture.

En fait, mon impression est qu’il est un tome de transition, un « entre-deux » un peu léger, qui commence à mettre en place la suite de la descendance.

Et en parlant de succession, j’ai trouvé que ça parlait vachement « bébé », tellement que mes hormones s’y sont mis aussi: « Tiens, et si…. » auquel mon cerveau a répondu: « ouais mais non… ». J’adore les discussions avec les parties de mon corps….mdr (Cannibal PTDR en découvrant la chose). mdr, Non sans rire, elles sont en folie ses nanas, leur horloge biologique est en pleine effervescence !!!!

« On peut reconnaitre le mal à son odeur. « 

Un tome donc lu très vite mais qui ne pas laissée de grandes impressions, comme pour le tome 1. Du mal à écrire une chronique au pied levé, certes, j’ai aimé, vraiment, n’en doutez point , et je continuerai à suivre les aventures de Paul et sa famille, mais pour ce tome, je ressors un poil déçue, il y avait trop de stratégies et complots sombres, et on perd quand même deux de mes personnages préférés, sans compter l’aspect écologique et fascinant de cette planète si particulière, et tout l’enseignement Bene Gesserit qui m’avait tant plu…

Donc, moins de magie quand on est une fée, ça ne fait pas de grande envolée….

« Chaque question religieuse, gouvernementale ou financière se résume ainsi : Qui exercera le pouvoir? « 

Ma note Plaisir de lecture fee clochette 7/10

BILAN - Minion tasse dépité - OK

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18 réflexions au sujet de « Le Messie de Dune – Dune II : Frank Herbert [LC avec Stelphique] »

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