Orcs & Gobelins – Tome 8 – Renifleur : Olivier Peru et Giovanni Lorusso

Titre : Orcs & Gobelins – Tome 8 – Renifleur

Scénariste : Olivier Peru
Dessinateur : Giovanni Lorusso

Édition : Soleil (23/10/2019)

Résumé :
Le petit Renifleur aurait dû être un de ces gobelins sans histoire, sans destin. Une vermine dont la vie n’a de valeur pour personne.

Pourtant, après le massacre de sa famille, il est recueilli par le fils d’un seigneur. Le garçon veut dresser Renifleur en chien de chasse.

Ne dit-on pas que les gobelins possèdent un sacré flair ? Grandir ensemble fera naître des liens forts entre Renifleur et son maître.

Le gobelin sera-t-il un fidèle compagnon ou le chien le plus méchant du Nodrënn ?

Critique :
Quand on est un Gobelins pisteur, vaut mieux éviter de se choper un rhume qui mettrait à mal les capacités olfactives d’un nez pareil.

Pas de chance pour notre Gobelins, après que son clan ait élu domicile dans des grottes, un seigneur Homme les liquide pire que si c’était des cafards, car les cafards, on ne les torture pas.

Deux jeunes Gobelins deviennent des « animaux » de compagnie des deux fils du seigneur mais seul celui surnommé Renifleur survivra.

Considéré moins bien qu’un chien, il grandit dans une cage et est utilisé pour la chasse au gibier mais aussi à l’assassin.

Les humains se comportent comme des salopards avec le Gobelin, lui rappelant sans cesse qu’il est moins qu’un animal. Seul Nyrrad, son propriétaire, le traite correctement, même s’il ne veut jamais lui rendre sa liberté.

Noir c’est noir… Pas d’espoir, pas de morale, pas de happy end. Quand on rabaisse un être vivant plus bas que terre, faut pas s’étonner si un jour il montre les dents. Mais Renifleur ne les montre pas, ou si peu.

Dans les autres sagas de la série, on tendance à détester les Gobelins mais dans leur série, on leur trouve toujours un petit quelque chose qui fait qu’on les apprécie et Renifleur en fait partie. Il est le dernier de son clan, de sa race, il faut ce qu’on lui demande et ne lui donne même pas un « merci ». Oui, c’est un récit fort sombre.

Olivier Peru est un sadique de la pire espèce, un petit Machiavel et qu’il continue ainsi, car c’est là que ses histoires prennent tout leur goût. Non, je ne me suis pas faite avoir, je l’ai senti venir, mais j’aurais espéré une autre issue pour deux personnages (Nyrrad & Gallens) qui avaient un peu plus d’humanité que les autres.

Parfois, on crée sois-même ce qui nous fera trébucher. Faudrait réfléchir avant de rabaisser les autres car cette personne pourrait se montrer plus cruelle que ceux qui l’ont mise au sol.

Les dessins sont très agréables pour les yeux, heureusement car un bon scénario avec des moches dessins, ça la fout toujours mal.

Un bon album qui parle de noirceur humaine mais pas que…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°17].

 

13 réflexions au sujet de « Orcs & Gobelins – Tome 8 – Renifleur : Olivier Peru et Giovanni Lorusso »

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