La fin de l’histoire : Luis Sepúlveda

Titre : La fin de l’histoire

Auteur : Luis Sepúlveda
Édition : Métailié Bibliothèque hispano-américaine (02/03/2017)
Édition Originale : El Fin de la Historia (2016)
Traduction : David Fauquemberg

Résumé :
Juan Belmonte a mené toutes les batailles de la fin du XXe siècle sur le continent sud-américain, d’abord aux côtés d’Allende, puis des sandinistes au Nicaragua.

Depuis des années il a déposé les armes et vit en Patagonie près de la mer avec sa compagne, Verónica, qui ne s’est pas encore complètement relevée des tortures qu’elle a subies sous la dictature de Pinochet.

Mais son passé le rattrape, et les services secrets russes qui connaissent ses talents d’agent clandestin et de sniper vont le forcer à leur prêter main forte.

À l’autre bout du monde, un groupe de cosaques nostalgiques a décidé de libérer le descendant du dernier ataman, Miguel Krassnoff. Fils des cosaques russes qui ont participé à la Deuxième Guerre mondiale dans les régiments SS, Krassnoff est devenu général de l’armée de Pinochet, avant d’être emprisonné à Santiago pour sa participation à la répression et à la torture pendant la dictature militaire.

Et Belmonte a de bons motifs de haïr “le cosaque”, des motifs très personnels.

Critique :
Chili… La dictature de Pinochet, les tortures, les gens disparus, l’exil…

On brasse large, dans le roman de feu Sepúlveda, que ce soit au niveau des pays et de la ligne du temps.

D’ailleurs, j’ai croisé Poutine dans son bureau, des cosaques, des Russes, des communistes, des anciens guérilleros…

Désolé, on a peut de beau linge dans les pages de ce roman sombre, noir, mais puissant comme le café du matin, celui qui vous botte les fesses.

Je ne sais pas ce que l’Histoire officielle a dissimulé (beaucoup de choses) mais au moins, la littérature en dévoile une partie, même si la réalité dépassera toujours la fiction.

Les personnages de l’auteur ne sont pas des enfants de coeur et Juan Belmonte, le principal, a un passé violent, trouble, un passé de guérillero. Il a fuit le Chili d’Augusto Pinochet, à été ensuite formé dans une école militaire russe qui a fait de lui un sniper, avant qu’il ne finisse chez les sandinistes au Nicaragua et dans la guerilla bolivienne.

Il a beau vivre dans un bled paumé de la Patagonie (je suis abonnée à cette terre, moi), les enfoirés de pute de fils vous retrouvent toujours pour vous confier une nouvelle mission, sinon, des choses enfouies pourraient resurgir dans les mains des keufs.

Difficile de ne pas s’attacher à Belmonte, à son ami, qui, avec lui, veille sur Veronica, sa compagne brisée par les tortures.

La fin de l’histoire commence dans un sens, va dans un autre, brouille les cartes, les pistes, pour se terminer avec une intensité infernale. J’avais le doigt crispé et je ne vous dirai pas mes pensées, mais elles furent à l’opposées de ce que fera Belmonte finalement. Veronica a plus de force que moi.

Avec Sepúlveda, on empoigne un AK-47 ou un Uzi et on dézingue les politiciens, au sens figuré, bien entendu et comme il reste des munitions (on est en illimité), on balancera aussi sur les escrocs de tout bord, surtout ceux qui ont les mains pleines de sang.

Faut suivre, sinon, on risque d’être largué, mais c’est tellement prenant que les sauts temporels et géographiques ne posent que peu de problèmes. La plume virevolte sur les pages et entraîne le lecteur dans une danse endiablé.

J’aurais aimé découvrir ce roman du vivant de l’auteur… Il était programmé pour le Mois Espagnol de Mai 2019 et puis je n’avais pas eu le temps. L’auteur étant décédé depuis peu, je ne pouvais plus reporter. Mais pourquoi diable n’aie-je pas trouvé le temps de le lire avant ?

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°219 et le Mois Espagnol et Sud-Américain chez Sharon – Mai 2020 [Lecture – 04].

 

19 réflexions au sujet de « La fin de l’histoire : Luis Sepúlveda »

  1. Qu’est ce que tu veux que je lise la fin de l’histoire si j’ai pas lu le début ? C’est comme regarder Troie (avec Braaaaad!) sans avoir vu ni le Un ni le Deux! Déjà que je voulais pas voir Titanic (avec Leeeeeoooooo !) ou toutes les versions de Jeanne d’Arc parce que je connais la fin…🙄

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  2. oh oui Miguel Krassnoff, ce HdP……quelle tete de c…. bon OK lala je deviens vulgaire…mais vraiment quelle merde intersiderale ce mec…..et notre Luis Sepulveda qui n’est plus de ce monde…snif snif….en tout cas cela doit etre tout un chouette livre quand meme…meme si je vomis celui qui doit etre sauve….

    Aimé par 1 personne

    • Je me demandais ce que voulais HdP quand soudain, la lumière fut ! C’est FdP en espagnol !

      Non, non, ce genre de personnage abject mérite la vulgarité.

      Oui, c’est un beau livre et un auteur que je découvre trop tard :/

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      • Exactement…pour HdP…et pour la vulgarite…..il a meme sorti un livre et ils ont fete cela, tous ces assassins…bref…ton article me retourne lala…
        En plus, ce gros meurtrier est vivant et pas le bon Luis….f… la vie !

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  3. Pas lu non plus (enfin, toi, oui, maintenant !)… p’tain, c’est confus c’que je raconte, aussi confus que notre ministre nous expliquant comment confiner/déconfiner… (des cons finis, oui !!!)

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  4. Ping : Mois espagnol et sud-américain 2020 | deslivresetsharon

    • Je ne regrette jamais d’avoir lu un livre, parfois juste d’avoir perdu mon temps avec au lieu de le consacrer à un autre… l’avantage de ton mois, c’est qu’il me permet de lire ce que je ne lis habituellement pas le reste de l’année. Je fais parfois de trèèès belles découvertes. Les autres, ils passent à la trappe !

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