[Lucky Luke] – Le 20ème de cavalerie : Morris & Goscinny

Titre : Le 20ème de cavalerie                                       big_5

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Morris
Édition : Dupuis (1965 pour la première édition)

Résumé :
Chien Jaune, le chef de la tribu des Cheyennes décident de rompre le traité de paix conclu avec les États-Unis. Il dit qu`on a tué des bisons sur ses terres.

Lucky Luke a pour mandat de ramener la paix et de trouver la personne qui a tué les bisons. Il se joint à la 20ième de cavalerie, qui est sous les ordres du colonel Mac Straggle, pour mener son enquête.

Critique : 
Quoi ?LuckyLuke enrôlé dans l’armée ? Mais c’est un cauchemar pour notre cow-boy solitaire, ça, lui qui ne reçoit d’ordres de personnes, le voilà obligé de défiler comme les autres soldats.

Que s’est-il passé pour que l’on en arrive à de telles extrémités ? Ah, voilà, j’ai compris ! Les Cheyennes ne sont pas contents, ils accusent l’armée américaine d’être venue tuer des bisons sur leurs terres.

Mais l’armée est innocente… alors ce bon vieux Lucky Luke va devoir retrouver le véritable massacreur des bisons, mener son enquête incognito afin de comprendre qui avait intérêt à rompre de la trêve entre indiens et armée.

L’arrivée de Lucky Luke et de son fidèle Jolly Jumper au sein du 20° de cavalerie qui défile est un grand moment d’hilarité.

Notre cow-boy libre se retrouve sous les ordres du colonel Mac Straggle, un militaire strict et droit qui va lui faire la vie dure, mais dérider les zygomatiques des lecteurs.

Le comique est présent dans toutes les cases : bons mots, jeux de mots, situations cocasses, comique de situation, comique par l’absurde, le running gag et j’en passe.

— Ming Li Foo est voué à la propreté, il vient d’essuyer des coups de feu !

Les adultes comme les enfants peuvent lire cette bande dessinée, les adultes auront juste une lecture plus aboutie, riant sous cape de l’imbécilité qui peut régner dans la grande muette.

— Ils vont nous assiéger. Avons-nous des vivres pour tenir longtemps ?
— Nous allons voir, Monsieur… Sergent ! Un état des vivres en trois exemplaires sur formulaire 1.425 U.S.C. !

Il faut dire que le colonel du fort est un sacré morceau ! La diplomatie, il ne connait pas, mais la propreté poussé à l’extrême, oui. De plus, son fils étant dans le régiment, il le brime 100 fois plus que les autres, de peur qu’on ne pense qu’il le favorise.

— Mon service est terminé, Sir! Je demande la permission de me retirer.
— Si ton service est terminé, tu peux m’appeler Papa, mon garçon… Qu’est-ce que c’est?
— C’est l’alerte, Papa.
— Je sais bien que c’est l’alerte, cavalier! Et quand c’est l’alerte, le service reprend! Vous serez puni pour avoir appelé votre colonel Papa !

On ne compte plus les kilos de patates épluchées en tant que punition, durant cet épisode. Papa colonel vérifiant la qualité des épluchures. Et quand les patates viennent à manquer, on puni le fiston et lui demandant de faire semblant de les éplucher, son père faisant semblant ensuite de les contrôler.

— Que font-ils ?
— Ils font semblant d’éplucher des patates. Ce sont les punis de corvée de patates. Ordre du colonel : patates ou pas patates, la vie du 20è de cavalerie doit continuer comme si de rien n’était.
— Et faites semblant de faire des épluchures fines, vous autres ! Le colonel fera semblant de les examiner !

Bon, l’armée n’est pas la seul à en prendre pour son grade, les dirigeants au Gouvernement aussi vu qu’ils ont l’air d’être à mille lieues des véritables problèmes. Un peu comme les nôtres qui discuterons du sexe des Anges alors que la forteresse s’écroule !

— Nous avons reçu des nouvelles préoccupantes de la frontière, Messieurs. Les Cheyennes menacent de rompre la trêve…
— Le colonel MacStraggle est un grand soldat, mais je crains que comme diplomate…
—  Je connais un homme tout indiqué pour traiter avec les Cheyennes. Je propose qu’on lui envoie immédiatement un représentant pour lui demander son aide…
—  Adopté ! Passons à la question suivante : l’uniforme des postiers…

Ici, les indiens, bien que « comiques », ne sont pas présentés comme des fous sanguinaires, mais bien comme un peuple qui essaye de ne pas se faire marcher sur les pieds une fois de plus.

Parqués dans leurs réserves, ils ont promis de laisser les voyageurs passer si on fiche la paix à leurs bisons. Si l’Homme Blanc mange sa parole, l’Homme Rouge monte sur le sentier de la guerre.

Bref, de l’humour dans cet album, mais pas que ça. Une enquête, quelques piques à l’armée, au gouvernement, un fils qui doit tuer le père (au sens figuré) et une grosse pique aux Blancs qui firent bien souvent énormément de tort aux Indiens.

À lire !

Challenge « Le mois Américain » chez Titine, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez Cannibal Lecteur, « Thrillers et polars » de Liliba (2014-2014), « Polar Historique » de Sharon et le « Marathon Bédé » chez Chroniques Littéraires.

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4 réflexions au sujet de « [Lucky Luke] – Le 20ème de cavalerie : Morris & Goscinny »

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