Le temps fut : Ian McDonald

Titre : Le temps fut

Auteur : Ian McDonald
Édition : Le Bélial’ – Une Heure Lumière (13/02/2020)
Édition Originale : Time was (2018)
Traduction : Gilles Goullet

Résumé :
Bouquiniste indépendant, Emmett Leigh déniche un jour un petit recueil de poèmes lors de la liquidation de la librairie d’un confrère. Un recueil, Le Temps fut, qui s’avère vite d’une qualité littéraire au mieux médiocre…

En revanche, ce qui intéresse Emmett au plus haut point, c’est la lettre manuscrite qu’il découvre glissée entre les pages de l’ouvrage. Pour le bouquiniste, tout ce qui peut donner un cachet unique et personnel à un livre est bon à prendre.

Il se trouve ici en présence d’une lettre d’amour qu’un certain Tom adresse à son amant, Ben, en plein cœur de la Seconde Guerre mondiale.

Remuant ciel et terre – et vieux papiers – afin d’identifier les deux soldats, Emmett finit par les retrouver sur diverses photos, prises à différentes époques.

Or, la date présumée des photos et l’âge des protagonistes qui y figurent ne correspondent pas… Du tout.

Critique :
Emmett Leigh, bouquiniste anglais, n’a rien d’un Sherlock Holmes, mais lorsqu’il récupère un petit recueil de poésie inconnu lors de la fermeture d’une bouquinerie vénérable, à Londres, il décide de mener l’enquête suite à la lettre trouvée dans ce recueil médiocre.

Tom adresse une lettre à « Mon cher Ben », ce qui induit une histoire d’amour entre deux hommes, durant la Seconde Guerre Mondiale et comme notre bouquiniste est féru des ouvrages de guerre, il remonte la piste de ces deux hommes.

Le format des novellas va bien à ce roman SF qui met tout de même un peu de temps à se lancer, mais une fois sur la rampe, le voyage se déroule à une vitesse folle, jusqu’à ce qu’on se prenne une mandale de la part de l’auteur.

Les auteurs ont le droit de me frapper avec leurs récits, surtout quand, tellement plongée dans le récit de ces deux hommes et dans l’enquête d’Emmett, je ne vois rien venir.

Les récits sont alternés, sans que l’on sache de prime abord à qui nous allons avoir affaire, sans trop d’indications de temps, mais des indices nous permettent très vite de voir plus clair. Il faut juste un peu faire marcher ses méninges au début de chaque chapitre.

La SF n’est pas mon genre de prédilection, mais j’ai un gros faible pour les publications des éditions Le Bélial’ car j’y ai souvent fait de belles découvertes tout en m’encanaillant ailleurs que dans mes polars/romans noirs.

Les plus réfractaires au genre trouveront chaussures à leurs pieds avec cette novellas car elle est courte, bien écrite et la science pure n’y est présente que durant peu de temps et il n’y aura pas d’interrogation écrite à la fin du récit.

Ça se lit très vite, d’une seule traite et on se surprend même à dire « oh, c’est déjà fini ? » car, une fois de plus, je me sentais bien dans ce récit qui mélange habillement le fantastique, la SF, la romance, les légendes, une enquête et les vieilles bouquineries qui se meurent.

Une fois le livre refermé, on reste un brin nostalgique et on repense à toute l’histoire, on tente de tout remettre dans le bon ordre et on sourit car tout était bien pensé.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°241 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

 

 

 

28 réflexions au sujet de « Le temps fut : Ian McDonald »

  1. Ping : Billet récapitulatif British Mysteries 2020-2021 – Le Livroblog

  2. Ping : Bilan Mensuel Livresque – Juin 2020 [Mois Anglais – Saison 9] | The Cannibal Lecteur

  3. Ping : The English Month is finish… I’ll be back ! [Bilan Mois Anglais – Juin 2020] | The Cannibal Lecteur

    • Oui, des belles couvertures en plus. Ce n’est pas la première fois que j’en lis pour le Mois Anglais et c’est toujours plaisant de sortir de ses habitudes littéraires 🙂

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    • C’est fantastique ou sf, mais sans être trop mis en avant… Ce n’est pas Marty Macfly.

      Ça me permet surtout de sortir de mes lectures habituelles et ça fait toujours du bien.

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  4. Ping : Billet récapitulatif – Le mois anglais 2020 | Plaisirs à cultiver

  5. Ping : Le Mois anglais 2020 : le billet recap – MylouBook

  6. Comme Rachel je ne perçois pas la dimension SF dans le résumé. Une enquête sur une vieille histoire d’amuuuuur interdite! Ça doit être distrayant en effet. J’ai bien aimé la couverture elle est magnifique.

    Allez hop! C’est le weekend soyons folle! Un p’tit mojito pour commencer la soirée !

    Aimé par 1 personne

    • Les poulettes, je vous invite à lire ce passage du résumé que je copie colle rien que pour vos yeux ! 😆

      « Remuant ciel et terre – et vieux papiers – afin d’identifier les deux soldats, Emmett finit par les retrouver sur diverses photos, prises à différentes époques.

      Or, la date présumée des photos et l’âge des protagonistes qui y figurent ne correspondent pas… Du tout. »

      Les mêmes personnes, avec les mêmes tronches, à différentes époques ?? L’Oréal anti-âge ou SF ? 😀

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      • SF ou… fantastique? Ça n’est pas précisé même s’il y a en effet un truc qui cloche… Il n’y a pas forcément que les machines à remonter le temps ou les vaisseaux des petits zômes gris qui permettent de faire ça… la magie, un retourneur de temps, un pouvoir spécial genre mutation à la Xmen… Oups! Et les faux? Moi si je veux je peux me faire prendre en photo dans une robe genre Sissi et la faire artificiellement vieillir ! Et vu la marge d’erreur du carbone 14 ça passe inaperçu !😁

        Anybref… pleins de possibilités pas SF peuvent être invoquées pour expliquer l’Anne O’Mally!😁

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        • Ou encore! Ça pourrait être des vampires!!! Ou des loups garous? Ou c’est Nicolas Flamel et son mec s’appelle Pernel mais se faisait passer pour une femme au moyen âge pour éviter le bûcher!

          Purée ! Je devrais être muse pour romancier ! Je sais pas écrire des romans mais j’ai plein d’idées pas plus nulle que ce qui se publie aujourd’hui ! 😂

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        • Pas de retourneur de temps, c’est moi qui l’ai dans ma poche. Mais il est vrai que c’est aussi du fantastique, dans ce livre…

          Il me semblait bien t’avoir vu lors d’un bal chez Sissi !!!

          Je te jure que l’Anne O’Mally (mdr) est pas naturelle mais fantastique ou Sfique 😆

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    • Oh putain ! C’est moi qui lui rappelle un livre qu’il possède et qu’il n’a pas encore lu ??? Du jamais vu. Triple salto arrière (aie) 😆

      Un miracle, Salomon, un vrai miracle ! *voix de rabbi Jacob*

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