Legend : Brian Helgeland [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 20/52]

Legend est un film de gangsters britannique écrit et réalisé par Brian Helgeland, sorti en 2015.

  • Titre original : Legend
  • Réalisation : Brian Helgeland
  • Scénario : Brian Helgeland, d’après Les Jumeaux de la violence, Londres dans la nuit et C’est rapé, frangin, Londres dans la nuit de John Pearson

1. Synopsis :
À Londres dans les années 1960, les jumeaux Kray deviennent les rois de la pègre.

2. Distribution :

  • Tom Hardy : Ronald Kray / Reginald Kray
  • Emily Browning : Frances Shea
  • Colin Morgan : Franck Shea
  • Christopher Eccleston : Leonard « Nipper » Read
  • David Thewlis : Leslie Payne
  • Taron Egerton : Edward « Mad Teddy » Smith
  • Paul Bettany : Charlie Richardson

Ce que j’en ai pensé :
Londres, les années 60.

Les jumeaux Ronnie et Reggie Kray, les plus célèbres gangsters du Royaume-Uni, règnent en maîtres sur la capitale anglaise.

À la tête d’une mafia impitoyable, leur influence parait sans limites.

Deux frères aussi jumeaux qu’on peut l’être mais différents.

Reggie, c’est la classe, la décontraction, la beauté, les femmes, la gloire.

Ronnie, lui, c’est celui à qui on dirait qu’on a oublié d’insérer quelques pièces fondamentales dans le cerveau. N’allez pourtant pas croire qu’il est débile profond, non, il est dangereux, c’est un psychopathe complètement barge.

Tom Hadry, à lui tout seul incarne deux rôles dissemblables : d’un côté le rôle de Reggie, le frère charismatiques dont la violence est larvée, pas en public et de l’autre,  Ronnie, un personnage moins démonstratif, hanté, homosexuel, incontrôlable, impulsif, délirant et trouble.

Reconstitution détaillée, photographie soignée, rien à redire sur les décors ! On a l’impression d’être dans un film d’époque et si anachronisme il y a, je ne l’ai pas vu puisque je ne connais pas l’époque en détail !

On suit la montée en puissance des frères Kray dans le monde criminel. Ils ont commencé petit, puis, tout doucement, on étendu leur business plus loin, plus fort et sont devenus les maîtres dans la place.

Une  voix-off nous informe des événements dépeints et le côté « historique » est agrémentée de séquences plus intimes visant à mêler grande et petite histoire.

Évidemment, les méchants garçons attirent les filles et quand ils les draguent, ils sont tout gentils, tout sucre, tout miel. Une fois le mariage atteint, on se retrouve devant un autre homme et notre pauvre petite Frances Shea en fera l’amère découverte après avoir subi la cour romantique de Reggie Kray.

Maintenant, je ne sais pas si toutes ces scènes sont réelles ou pas. Difficile d’imaginer les frères Kray en train de manger des biscuits et de prendre le thé chez maman alors que l’un d’eux vient d’assassiner, de sang-froid, un homme devant témoins ou de les voir se retenir de se faire mal quand ils se battront ensemble…

En attendant, on regarde, effrayé la montée en puissance de cette mafia anglaise qui, comme toute les mafias, périclite souvent parce qu’elle s’est montrée trop gourmande ou par les membres de sa propre famille.

Où lorsque la femme de Reggie l’incite à s’éloigner du business parce qu’il le lui avait promis mais n’arrive pas à lâcher l’affaire.

La chute des frères Kray semble inévitable. Mais pas que pour une chose, c’est la somme de petites choses qui fait que… Et il n’y a pas que les frères Kray qui vont chuter dans la seconde moitié du film…

Mais on discutera de ceci après, si vous le voulez bien. Restons dans le positif.

Le plaisir du spectateur vient de la reconstitution mais aussi et surtout du jeu d’acteur de Tom Hardy qui, de policé quand il joue Reggie, devient totalement dingo quand il joue Ronnie.

Et si au départ, Ronnie se tient un peu, au fur et à mesure du film, il devient de plus en plus incontrôlable, devenant même un psychopathe schizophrène sanguinaire quand son frère se retrouve quelques temps au gnouf.

C’est violent, délirant et jouissif. Mais hélas, sur la durée, ça foire un peu dans la seconde moitié du match.

Si le scénario arrive à mettre en lumière toute la complexité des jumeaux Kray, chacun étant capable d’amour et de tendresse (Ronnie avec sa mère) comme de commettre des actes tout simplement ignobles et impardonnables tel le meurtre de sang-froid, et bien, j’ai l’impression que le scénariste s’est reposé sur ses lauriers pour la seconde moitié.

Où alors qu’il est parti pisser les mojitos ou les cafés qu’il avait éclusé… et qu’un autre a pris sa place.

Pourtant, on était bien parti et passer le point de vue à la femme de Reggie Kray était une bonne idée, surtout que la fille, bien que bête à croire que le Reggie va tout plaquer pour elle, n’était pourtant pas une potiche destinée à faire tapisserie. Elle a même des couilles à un moment donnée.

Mais hélas, le scénariste remplaçant s’est un peu trop concentré sur la vie de couple pas facile de Reggie et Frances alors que moi, j’aurais voulu voir plus de pègre, plus de magouilles, plus de conneries qui feront capoter les magouilles car on se disperse et parce que Reggie ne veut pas se séparer du frangin barjot qui pourtant est en train de faire couler le navire.

Et il n’y a pas que les frères Kray qui vont couler à la fin… le film prend un peu l’eau.

Legend retrace la véritable histoire de ces deux frères, remarquablement interprétés par Tom Hardy et nous plonge dans la noirceur stylisée des quartiers de l’East End du Swinging London.

Violent, jouissif, une belle première partie qui s’essouffle un peu et se disperse dans la seconde, hélas.

Cravacher la film ne servira à rien, le cheval de course a cédé sa place au mulet et on termine avec un petit goût de trop peu sur la fin.

Dommage parce que nous étions parti pour inscrire la Légende, malgré tout, le film se regarde avec plaisir et je n’ai pas de regrets, si ce n’est de ne pas avoir assez eu de pègre et un peu trop de vie de couple.

Étoile 3

Le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016 et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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5 réflexions au sujet de « Legend : Brian Helgeland [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 20/52] »

    • Oui, manque de relations ambiguë même si ce qu’on voit est déjà assez fort… le taré, il est taré !

      Manque un truc dans la seconde partie pour ne pas retomber, mais bon, ça arrive souvent des films qui flanchent dans la seconde moitié.

      Aimé par 1 personne

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