Fondu au noir : Ed Brubaker et Sean Phillips

Titre : Fondu au noir

Scénariste : Ed Brubaker
Dessinateur : Sean Phillips
Édition Originale : The Fade Out (2016)
Traduction : Doug Headline

Édition : Delcourt Contrebande (2017)

Résumé :
Un film noir dont les scènes doivent sans cesse être retournées… Un scénariste de cinéma traumatisé, alcoolique et détenteur d’un terrible secret… La mort suspecte d’une starlette…

Un directeur de studio hystérique prêt à tout pour boucler ses films avant l’effondrement de l’âge d’or du cinéma. Fondu au noir est un thriller hollywoodien où il est question de course à la célébrité, de sexe et de mort !

Critique :
C’est encore à cause de « Actu du noir » que j’ai découvert ce comics et une fois de plus, je dois dire merci à Jean-Marc pour le bon tuyau (je vais devoir l’appeler Jean-Marc-Les-Bons-Tuyaux maintenant).

Hollywood, 1948.

L’envers du décor, comme dans « La vallée des poupées »…

Vous imaginez bien qu’on va oublier le strass et les paillettes pour plonger dans les alcools forts, les coups de pute, le chantage et on va même ajouter la chasse aux Rouges.

Pour certains paranos, la chasse aux communistes était l’activité principale, la seule chose qui valait la peine que l’on traque.

Le cinéma et la littérature ont payé un lourd tribu à cette chasse aux sorcières, des acteurs, producteurs, auteurs,… s’étant retrouvé sur la liste noire (pour des rouges… le rouge et le noir ?), bien souvent sur dénonciation.

Ne jugeons pas trop vite les dénonciateurs, ce comics nous démontre (pour ceux qui ne le sauraient pas encore) que l’on n’a pas toujours le choix de fermer sa gueule.

Le corps sans vie d’une star de cinéma est retrouvé, elle a été assassinée mais on fait passer son meurtre pour un suicide et hop, affaire bouclée. Sauf pour Charlie Parrish qui n’y croit pas une seule seconde.

Ce comics noir, c’est une enquête brumeuse, un retour en arrière dans les souvenirs imbibés d’alcool de Charlie, scénariste incapable d’écrire une ligne depuis son retour de la guerre. Charlie, c’est le gars sympa, le copain des filles, celui qui a failli gagner un Oscar pour un de ses scénarios, celui qui est revenu de la guerre avec des horreurs plein la tête.

Charlie n’est pas le seul à être torturé, tout le monde a ses petits secrets, certains ont les moyens de les garder sous une chape de plomb, d’autres non et sont victime de chantage. La chasse aux Rouges se fait à n’importe quel prix et ceux qui chassent les sorcières ne regardent pas à la casse.

Les dessins sont excellents, sombres, réalistes, old school et on se surprend à faire des parallèles entre les vedettes croisées dans les pages et celles de la réalité.

Ce comics, c’est aussi de la politique avec le maccartysme et de l’intrigue avec Hollywood et mes magouilles de producteurs pour tenir leurs vedettes, faire le ménage quand ça dérape…

C’est intriguant, mystérieux et glaçant de regarder derrière le décor pour y voir les coulisses. On devrait fermer les yeux mais c’est plus fort que nous, on zieute et on les ouvre bien grand.

Hollywood ne sort pas grandi de ces pages, mais nous savions depuis longtemps que ce n’était pas le monde des Bisounours caracolant sur des arc-en-ciel, bouffant des papillons et chiant des petits poneys. Ou était-ce le contraire ?

Anybref, toi qui pousse la porte des studios de cinéma, respire un grand coup, rase les murs, ne cherche pas à devenir une vedette et si tu peux, fuis, pauvre fou (folle).

Mais avant de foutre ton camp avec tes jambes à ton cou, prends la peine d’ouvrir et de lire ce comics qui t’en donnera pour ton argent niveau enquête alambiquée où tu ne sauras plus très bien qui est coupable, qui est innocent et si les hypothèses sont bien les bonnes… Dans la vraie vie, il reste toujours des zones d’ombre, des non-dits, des mystères pas tout à fait résolus.

Un comics épais comme un café noir et lourd, mais il vaut bien une luxation du poignet !

PS : les personnages de « La vallée des poupées » sont des anges à côté de ceux qui gravitent dans ce comics…

PS 2 : Merci à Jean-Marc de m’avoir donné envie de découvrir ce comics (ce n’est pas le premier, j’ai une ardoise chez lui comme c’est pas possible !!) et il en parlait ICI.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°70] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

 

Le western, une histoire parallèle des Etats-Unis : William Bourton

Titre : Le western, une histoire parallèle des Etats-Unis

Auteur : William Bourton
Édition : Presses Universitaires de France (04/06/2008)

Résumé :
Le mythe fondateur des États-Unis d’Amérique, qui traverse toute l’histoire de cette nation, est celui de la frontière.

Cette notion, qui tend vers une idée philosophique de progrès et de transformation plus que vers une réalité physique, fut théorisée par l’historien américain Frederick Jackson en 1893.

Au fil des années, la frontière recule vers l’Ouest et disparaît même dans les années 1890, quand les pionniers atteignent le Pacifique en triomphant des derniers bastions indiens.

En inventant le western, la littérature puis le cinématographe perpétuent donc ce mythe en écrivant leur histoire des États-Unis : c’est cette histoire parallèle de la réalité et de la fiction, où le réel et le mythe s’entremêlent, que retrace l’auteur.

Critique :
Le western, mais pas que… pour parodier les éditions La Jouanie.

Non, ce livre ne parle pas QUE de western, il explore aussi toute l’Histoire des États-Unis, mais pas que ça…

L’auteur a retenu dix westerns comme des éléments signifiants de dix grands moments de l’histoire étatsunienne.

Et l’Histoire des États-Unis est intimement liée à celle du Vieux Continent et à ses deux Guerres Mondiales.

Alors oui, on nous parle des western, de leurs débuts, en version muette, puis du passage aux dialogues, de la censure, de ce que les gens voulaient, des films plus profonds que d’autres (qui firent un bide), des acteurs, de Hollywood, des Indiens et, comme je l’ai déjà dit, pas que de ça !

Pearl-Harbor, entre autre et le racisme que cette attaque déclencha, cette peur de l’autre… Le maccarthysme, qui a traumatisé la vie culturelle américaine et principalement le cinéma hollywoodien avec ses chasses aux sorcières et ces dénonciations en tout genre. Sans oublier le le Viêtnam.

L’auteur évoquera en fin d’ouvrage la haine de soi avec l’élection de Nixon et la fin des illusions avec l’affaire du Watergate et les western qui ne rapportaient plus d’argent, qui n’intéressait plus les gens.

En 1980, un coup fatal sembla avoir été porté au western, avec le désastre financier Des Portes du Paradis.

Franchement, si j’arrivais à retenir ne fut-ce que le quart de la moitié du dixième de ce que j’ai lu, mon cerveau sera rempli et bien rempli.

C’est intéressant, instructif, ça se lit tout seul (mais pas d’un coup, hein) et ça se dévore avec des yeux grands ouverts et des « rhôôô, les salauds » prononcé de temps en temps parce que vous le saviez déjà, mais les États-Unis ne sont pas des anges et on en apprend encore des vertes et des pas mûres sur leur compte.

Avec plus de 300 films, une abondante bibliographie et des notes en bas de page, ce bouquin constitue une solide étude sur mon genre de prédilection qu’est le western et une approche originale, intéressante, instructive de l’histoire des États-Unis.

Mon seul bémol – qui n’est pas à mettre sur le compte du livre – est que cet ouvrage m’a été prêté et donc, interdiction formelle de le surligner, d’entourer les pages intéressantes, bref, mes mains me démangeaient mais non, les fluos sont restés à leur place.

Yapuka le trouver, l’acheter et le relire doucement, en prenant soin de mettre du fluo aux passages les plus intéressant !

Note pour plus tard : racheter des fluos car il y aura peu de passages vierges de toute couleur…

[…] si le western stricto sensu est une espèce en voie de disparition, une certaine mythologie du Far-West continue toutefois à faire recette au cinéma. Même si l’action du Secret de Brokeback Mountain (Brokeback Mountain) débute en 1963, c’est bel et bien dans l’univers très codifié de l’Ouest cinématographique que le réalisateur taiwanais Ang Lee a choisi de dénoncer une Amérique figée dans ses préjugés et ses normes (p. 314).

PS : cet ouvrage, je l’avais lu en septembre 2019, la fiche avait été préparée, prête à être postée pour le Mois Américain de 2019. Comme j’avais été boulimique de travail, j’avais trop de fiches, j’ai donc mis celle-ci en retrait pour la poster hors challenge et comme depuis, je n’ai quasi pas eu de jour vierge de postage, la fiche a été oubliée, purement et simplement. Je ne voulais pas la poster pour le challenge, puisque livre lu il y a 1 an… La voici maintenant, avec beaucoup beaucoup de retard…

Agatha Christie de A à Z : Anne Martinetti et Guillaume Lebeau

Titre : Agatha Christie de A à Z

Auteurs : Anne Martinetti et Guillaume Lebeau
Édition :

Résumé :
« La vie ne vaut pas la peine d’être vécue si on n’ose pas sauter sur une occasion quand elle se présente. »

Agatha Christie sur une planche de surf, en avion, à Bagdad, dans l’Orient Express ?

Un code littéraire secret, garant du succès de la romancière ? Une disparition mise en scène ? La clotted cream du Devonshire, péché mortel ?

Agatha Christie de A à Z répond à toutes ces questions ainsi qu’à des centaines d’autres sur la vie et l’œuvre de la reine du crime…

Plus de 1000 entrées : tous les romans et les nouvelles, les personnages et l’univers de l’écrivain le plus lu au monde !

Critique :
Avec ce genre d’ouvrage, vous pouvez devenir incollable sur l’oeuvre d’Agatha Christie, que ce soit sur ses romans ou sur les adaptations télés et cinéma de ses ouvrages.

Comme ce gros pavé de 500 pages se présente comme un dictionnaire, il est déconseillé de le lire d’un coup, sauf si vous voulez frôler la saturation de l’esprit…

Il est bien entendu à réserver aux fans absolus de la reine du crime, le genre d’ouvrage à garder à portée de main pour se rafraîchir la mémoire sur l’un où l’autre personnage, ou sur telle adaptation.

Attention aussi, ce livre contient des informations qui pourraient vous divulgâcher vos lectures futures. Savoir qui est le coupable dans certains romans gâche tout le plaisir, sauf si c’est une relecture.

Le style de l’auteur n’est pas plat, il possède de l’humour et j’ai été stupéfiée d’apprendre que dame Christie avait fait du surf ! Oui, il n’est pas que consacré aux romans ou aux adaptations, mais il est aussi truffé de petites anecdotes amusantes.

C’est un ouvrage qu’il est plaisant de lire en flânant au fil des pages, les tournant au gré du hasard, s’arrêtant sur telle ou telle entrée, en se demandant « mais dans quel roman se trouvait ce personnage ? » ou alors, en allant directement là où l’on désire aller, comme à l’entrée « Surf », par exemple, pour les petites curieuses.

Of course, la part belle est pour ses détectives, dont Hercule Poirot et miss Marple. Les autres ne sont pas oubliés, rassurez-vous…

Puis, vous aurez droit aussi (parce que vous êtes sages) à la partie « Portraits d’une vie » et « Sur les pas d’Agatha Christie » qui sont essentiellement composées de photos et qui agrémentent joliment cet ouvrage qui était déjà bien fichu.

Fort complet sans jamais être barbant, pédant, lourd, ennuyeux, cet ouvrage, qui sera le graal pour les fans, vous dira tout, tout, tout, sur… ses livres (descriptions et biographies), les différents films tirés des romans (avec acteurs), les séries, ainsi que les documentaires inspirés des livres et de dame Christie.

Vachement plus agréable à lire que le « A comme Arsenic »… Mais, une fois de plus, ce n’est pas à lire d’un coup et en entier. Il faut piocher au gré de ses envies, de ses fantaisies.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°261 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

 

Tu mourras moins bête – Tome 2 – Quoi de neuf docteur Moustache ? : Marion Montaigne

Titre : Tu mourras moins bête – Tome 2 – Quoi de neuf docteur Moustache ?

Auteur : Marion Montaigne
Édition : Ankama (13/09/2012)

Résumé :
Après avoir brillamment démystifié la science au cinéma, le Professeur Moustache s’attaque à… votre corps ! Si vous croyez que l’apoptose est une maladie des pieds ou si pour vous le “stade anal” est un lieu de concert de 100 000 personnes, alors ce livre est fait pour vous !

Méchants virus et vilaines bactéries, psychologie et scientifiques un peu cinglés : pour passer son doctorat les doigts dans le nez ou simplement pour briller en société, Tu mourras moins bête, c’est excellent pour la santé !

Grâce à son programme « cinq rires et légumes par jour », le Professeur Moustache vous promet un esprit sain dans un cornichon !

Critique :
♫ Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zizi ♪

De la fracture du zizi (ben oui, là j’ai appris un truc !), à ceux qui en ont un petit mais que c’est pas grave, car voyez le gorille, si bien chanté par Brassens, et bien, il en a une toute petite de 3,2cm !!

M’est avis que le jeune juge en bois brut, que le gorille avait entraîné dans un maquis, n’a pas crié tant que ça maman, ni pleuré beaucoup…

Mais non, je vous jure… C’est pas la taille qui compte! Paraît même que si les hommes montrent leur sexe à tout va, c’est pour provoquer la jalousie, chez les autres mâles…

Une fois de plus, je viens de me culturer (si, le mot existe, je l’ai inventé il a longtemps) et de me bidonner un bon coup en apprenant des tas de trucs intéressants sur le corps humain.

Comment cette formidable machine traque-t-elle les virus ? Non, pas de Corona, à ce moment-là, on n’en parlait pas… Mais vous saurez tout sur votre système de défense, sur ces gros enfoirés de virus qui vous visitent, sans oublier vos cellules, qui crèvent dans votre indifférence générale, bande de sans-coeur !

Depuis peu, je suis contente que mes ovulations ne soient pas visibles, comme celles de la guenon et je me suis surprise à recracher mon café de rire en voyant l’ovulation de madame Pichon (sacrée madame Pichon, va).

J’ai retrouvé des vieilles connaissances, une fois de plus, comme Jérôme Kerviel, madame Pichon, Nico le nabot (oups), Carla, Horatio Caine…

C’est toujours instructif, documenté, les dessins ne s’embarrassent pas de grands décors, ils sont simples, dans une ligne très claire, ils sont amusants, drôles et on comprend tout.

De l’humour, corrosif, noir, avec de la dérision, bref, tout ce qu’il faut pour passer un après-midi maussade en écoutant la pluie tomber continuellement.

En plus, on a du sexe dans les albums, sans pour autant que ça vire au porno, au sexisme et on laisse toujours le politiquement correct au vestiaire, donc, what else ?

Une fois de plus, je suis allée au lit en étant moins bête et en cherchant comment diable j’allais pouvoir introduire tout ce nouveau savoir dans les conversations à table, sans dégoûter tout le monde !

 

Tu mourras moins bête – Tome 3 – Science un jour, science toujours ! : Marion Montaigne

Titre : Tu mourras moins bête – Tome 3 – Science un jour, science toujours !

Auteur : Marion Montaigne
Édition : Delcourt (17/09/2014)

Résumé :
Enfin ! Le Prof Moustache revient pour nous expliquer les affres de la science que nous subissons au quotidien. Comment comprendre le Big Bang quand on ignore que mettre du papier toilette sur la lunette des toilettes est inutile ?!

De l’hygiène aux araignées en passant par les régimes, les poneys ou les testicules, Marion Montaigne donne les réponses essentielles à toutes nos questions existentielles !

Critique :
Le professeur Moustache a l’art et la manière de m’apprendre des choses intéressantes tout en me faisant pouffer de rire.

Mais le fait de vulgariser la science et de nous la présenter en dessins, avec humour, contribue à faire en sorte que je retienne plus facilement les choses.

Maintenant, je sais pourquoi un coup dans les roubignoles fait si mal aux mecs, le fonctionnement des règles, comment perdre mon gras sans perdre trop de fric et sur le fait que les planches des WC sont plus propres que les sacs à main des femmes…

Ce n’était pas un soucis pour moi, je n’ai jamais emballé ma planche de WC d’une tonne de PQ !

Maintenant, je sais tout du poux, les morpions, les myiases et autres saloperies dont il ne faut pas aller voir la tronche sur Google Image ! Pire que le plus terrible des films d’horreur.

C’est fortement documenté, le Professeur Moustache, alias Marion Montaigne, sait de quoi elle nous cause et elle va droit au but, sélectionnant le plus important, le plus drôle, bref, ce que nous pouvons retenir sans problèmes.

Last but not least, si les dessins ne sont pas les plus beaux, ils sont rigolos, ont le soucis du détail et me donnent un sourire jusqu’au oreilles, ce qui m’évitera de perdre de l’argent pour me faire tirer les plis.

Un excellent moment de lecture, de culture, de rire et si on n’a pas trop envie d’aller se rouler dans nos draps bourrés d’acariens dont on respire les déjections en tout genre… Beurk, âmes sensibles, s’abstenir !

En tout cas, lorsqu’on s’endort dans tous ces cadavres d’acariens, c’est moins bête qu’avant !

Tu mourras moins bête – Tome 4 – Professeur Moustache étale sa science ! : Marion Montaigne

Titre : Tu mourras moins bête – Tome 4 – Professeur Moustache étale sa science !

Scénariste : Marion Montaigne
Dessinateur : Marion Montaigne

Édition : Delcourt (09/09/2015)

Résumé :
Des sujets aussi variés que l’espace, la pâtée pour chien ou la vitesse de chute de Gandalf ! Mais aussi, des notes made in prof Moustache sur les absurdités cinématographiques ou bibliques.

À quoi ressemblerait Interstellar si c’était un film réaliste ? Peut-on survivre comme Jonas, dans un estomac géant ?

Pourquoi Dark Vador est-il si méchant ?! Réponses dans ce tome 4 explosif !

Critique :
Monsieur le Juge, je vous le jure, je me suis couchée moins bête et je mourrai moins bête aussi, sauf si j’ai Alzheimer et que j’oublie tout au moment de casser ma pipe.

Dommage, j’aurais eu de quoi faire rire les occupants du boulevard des allongés (©Frédéric Dard).

M’en fiche, tiens, je viens de me marrer un bon coup en découvrant pour la première fois cette bédé de vulgarisation scientifique.

Mais pas que de la science !

Le livre nous parle aussi des films et de leurs incohérences (je ne verrai plus la scène avec le Balrog de la même manière), des dinosaures et j’en passe (mon dieu, déjà Alzheimer !).

Deveniez ce qui m’a fait le plus rire ? Les pages sur les flatulences (j’ai 6 ans d’âge mental, moi) et celle sur la reproduction des dinosaures. Le scatologique et le phallique. Je n’ai pas dépassé ces stades là. Freud, si tu m’entends, reste où tu es !

Attention, je me suis bien amusée aussi avec la vie de merde de Darth Vader, avec la rentabilité des vols spatiaux, le film Interstellar, le voyage temporel, les pâtées pour chiens et Jonas dans le ventre de la baleine.

C’est bien fichu, c’est drôle, amusant, même si les dessins ne sont pas des œuvres d’art, mais ils ne m’ont pas fait pleurer les yeux.

Quand aux dialogues, je me suis bidonnée avec les petits détails, les répliques ou les pensées des autres personnages qui gravitent autour du professeur Moustache.

Une tablette de chocolat à savourer sans modération car ça ne fait pas grossir et le rire est bon pour la santé.

La résistance indienne aux Etats-Unis du XVIè au XXème siècle : Elise Marienstras

Titre : La résistance indienne aux Etats-Unis du XVIè au XXème siècle

Auteur : Elise Marienstras
Édition : Gallimard (1980) / Folio Histoire (2003/2014)

Résumé :
Ce livre raconte «une autre histoire» : parcourant cinq siècles, il présente, à partir aussi bien de textes d’une actualité proche que de récits plongeant dans les temps immémoriaux du mythe, la résistance d’un peuple à la négation de son existence.

Le récit de leur résistance tenace à la colonisation et à la tentative d’extermination permet d’entendre directement leur parole, de les observer dans l’action, de les retrouver comme les partenaires d’une histoire commune où Euro-Américains et Amérindiens ont chacun joué leur rôle.

Vus sous cet angle, les Amérindiens paraissent exemplaires : ils se sont opposés avec constance au vol de leurs terres, à la violence exterminatrice, à l’anéantissement de leurs structures sociales et de leurs cultures, saisissant les armes les plus propices – guerre, guérilla, recours légal, usage inversé de l’acculturation, ressourcement aux racines de la spiritualité ancestrale.

Exemplaires dans leur refus de séparer la lutte pour la survie du combat pour l’identité, les Amérindiens concrétisent, par l’affirmation de leurs propres valeurs, le doute qui saisit le monde actuel sur le bien-fondé des civilisations technologiques, l’exploitation abusive des ressources naturelles, l’enfermement de l’homme blanc dans une vie consacrée au seul profit matériel.

Critique :
C’est l’histoire de l’arrivée des envahisseurs… De Colomb qui ne découvrit jamais l’Amérique puisque d’autres l’avaient trouvée avant lui, à une époque où l’Homme ne naviguait pas mais où il prit le raccourci via le détroit de Béring gelé. Pas de bol pour lui, on ne peut découvrir ce qui a été découvert par d’autres avant.

C’est l’histoire de meurtres, d’assassinats, d’un génocide, où les noms de certains coupables sont connus mais ils ne passèrent jamais en jugement.

C’est l’histoire de la destruction humaine, culturelle d’un peuple. De sa tentative d’anéantissement, de tout ce que l’Homme Blanc, l’envahisseur, fit comme tentatives pour se débarrasser de l’Homme Rouge. Il failli y arriver.

C’est l’histoire d’Hommes qui ne voulaient plus du joug des Rois sur le continent de la vieille Europe, qui rêvèrent d’un pays libre et qui se comportèrent comme les rois et gouvernants tyranniques, ceux là même qu’ils fuyaient, qu’ils critiquaient.

Étude historique, rassemblant les faits, ce roman pourrait être considéré comme une enquête puisque l’auteur rassemble des faits, des preuves, des pièces à convictions, elle parle des morts, des différentes techniques pour éliminer les Amérindiens, allant de la distribution de couvertures infestées aux massacres purs et simples et en passant par la famine, le déplacement (à pied)…

Considérant toujours que ces Êtres Humains sont comme des enfants et doivent être sous la tutelle de papa et maman États-Unis, le colonisateur se montre paternaliste, distribue les fessées et oblige ses enfants turbulents à s’adapter, à changer de vie, à devenir comme l’Homme Blanc, un cultivateur et plus un chasseur.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me ferait profondément enrager qu’on vienne me dire que je dois changer mon mode de vie, tout en me faisant tuer, déplacer, exterminer, affamer, déculturiser (non, le mot n’existe pas)…

Alternant les faits bruts, les extraits de discours, les passages de lois, l’Histoire, l’auteure dresse un portrait où l’Amérique ne sort pas grandie. L’Humain non plus.

Il est tellement plus facile de voler ce que l’on convoite plutôt que de le demander gentiment ou de l’acquérir avec une contre-partie. Il est tellement plus intéressant de prendre ou d’acheter à vil prix les terres occupées par les Amérindiens afin de les revendre en multipliant les prix par des chiffres indécents…

Il est tellement facile d’exploiter la misère des Hommes qui crèvent la dalle en les sous-payant et en les faisant bosser dans des mines d’uranium, tellement facile de les déclarer inaptes à gérer leurs biens et ainsi prendre les richesses contenues dans les sols des réserves, réserves où on les consigna, avec moins que le minimum vital.

Je pourrais continuer ainsi, mais je vais encore me rendre malade.

Anybref, vous l’aurez compris, l’Homme est un Salopard pour l’Homme et si les Amérindiens n’étaient pas des anges, étant les envahis et les spoliés, ils avaient le droit de se défendre et d’organiser leur résistance. Et ils ont résisté !

Un récit qui se lit lentement, car il y a beaucoup à assimiler et des renvois en fin de livre. Un récit qui se lit avec les tripes nouées, une fois de plus.

Dommage qu’il date de 1980, ce qui fait que dans le texte, les faits s’arrêtent vers 1976 et seule la ligne du temps continue jusqu’aux années Obama (2010), sans doute des ajouts faits lors des réimpressions.

Un excellent ouvrage pour ceux et celles qui voudraient en savoir plus sur les Amérindiens et les injustices dont ils furent victimes, avant de poursuivre plus en avant avec d’autres récits parlant du même sujet. J’ai bien l’intention d’un découvrir d’autres.

PS pour Dame Ida : non, je te rassure de suite, nous ne sommes pas en Septembre et ce n’est pas le Mois Américain ! Mais il n’y pas que le western qui me passionne…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°156 et le Mois du Polar chez Sharon (Février 2020) [Lecture N°01].

C’est l’histoire de la Série Noire (1945-2015) : Franck Lhomeau, Antoine Gallimard & Alban Cerisier

Titre : C’est l’histoire de la Série Noire (1945-2015)

Auteur : Franck Lhomeau, Antoine Gallimard & Alban Cerisier
Édition : Gallimard (13/11/2015)

Résumé :
La Série Noire est née durant l’été 1945. Marcel Duhamel l’a dirigée pendant trente-trois ans, au sein de la maison d’édition de Gaston et Claude Gallimard.

Ami de longue date de Jacques Prévert et de Raymond Queneau, féru de littérature américaine, Marcel Duhamel s’est entièrement voué à cette passionnante et frénétique entreprise éditoriale, commencée modestement avant de devenir l’une des collections phares de la NRF.

Bon marché et largement diffusée, la Série Noire a été accueillie à bras ouverts par les lecteurs français de l’après-guerre fascinés par l’Amérique, scène mythique de ces romans noirs rugueux et haletants, hérités des pulps et puissamment relayés par le cinéma.

« C’est Duhamel qui a créé le genre avec sa Série Noire, a pourtant écrit Manchette. Duhamel a inventé la grande littérature morale de notre époque. Il faisait semblant de ne pas le savoir. »

L’homme, professionnel tenace, n’était pas dogmatique ; sa collection ne l’a pas été plus que lui, trouvant, de son vivant comme à sa suite, les moyens de se réinventer ou de se réajuster, sans piétiner l’héritage. Jamais un album n’avait été consacré à l’histoire éditoriale, commerciale et littéraire de cette collection emblématique, riche de quelque trois mille titres.

L’anniversaire de ses soixante-dix ans offre l’occasion d’y remédier, en retraçant un parcours rythmé par la succession de quatre directeurs et par les métamorphoses d’un genre, porté par plusieurs générations d’auteurs – anglo-saxons, français puis du monde entier -, tous porteurs d’une certaine conscience de notre temps. Trois cents documents, issus notamment des archives de la maison Gallimard, viennent ainsi illustrer des contributions inédites sur l’histoire de la Série Noire, d’hier à aujourd’hui.

Critique :
Qui ne connait pas encore la mythique Série Noire, celle qui traduisait et publiait les pulps américains à tour de bras, juste après la Seconde Guerre Mondiale ?

Je possède quelques titres (euphémisme) de cette collection qui avait un but louable, nous empêcher de dormir.

Enfer et damnation, une fois de plus, je me suis fait prêter ce recueil et donc, interdiction de mettre du fluo sur tout ce qui m’intéressait et j’en serai quitte pour l’acheter en seconde main et régler le problème : ça va fluorer !

Bordel de nom d’une pipe, que voilà un livre intéressant, du moins, pour celui ou celle qui aime la littérature policière d’origine américaine, car il faut bien le dire, au départ, ils ne publiaient que des auteurs américains et ce n’est que tardivement qu’ils publièrent des auteurs français.

La Série Noire est surtout connue maintenant pour ses traductions pas toujours au top, son caviardage des textes, ses changements de fin et certains de ses traducteurs qui prenaient un peu trop de libertés avec les textes des autres (Boris Vian, pour ne pas le citer).

Mais ne revenons pas sur les sujets qui fâchent, l’époque était ainsi. Je ne le pardonne plus maintenant car réimprimer des ouvrages mal traduits, c’est une hérésie.

Ce lourd volume se lit en plusieurs jours, même sur plusieurs semaines car il est épais, lourd, bourré de choses intéressantes (dont j’ai déjà oublié la majeure partie), de documents reproduits, de lettres, de couvertures de livres, de photos d’auteurs.

En vrac, on a des photos d’auteurs, des affiches de film, des débats sur la littérature dite Blanche (littérature ordinaire) et la littérature Noire (la policière), des jeunes modèles féminins posant pour les couvertures des traductions américaines…

Ici, c’est du copieux et une fois terminé, on se sent plus lourd du savoir littéraire et si vous voulez alourdir vos étagères de biblio, on a l’intégrale des titres parus en fin d’ouvrage, du premier (« La môme vert-de-gris » ou dernier paru lors de la parution de cet ouvrage : « La voie des morts » en 2015).

Ça s’ouvre tout seul, ça se feuillette, on s’amuse devant les affiches un peu kitch, devant certains titres bien recherchés (Fantasia chez les ploucs – Le Gorille vous salue bien – Touchez pas au grisbi – Adieu poulet ! – La Reine des pommes), on redécouvre des pages qu’on avait passée, on se goinfre des articles présents dedans, on repose le tout pour digérer, on fait son petit rot et on recommence, comme si c’était la première fois.

Un recueil, un album de souvenir, un plaisir pour les yeux, pour le cerveau et un livre pour les durs, pour ceux ou celles qui aiment le Noir sans sucre, pour ceux qui aiment rouler les mécaniques avec les vilains garçons, boire le whisky sec de grand matin, bref, pour les amateurs de la mythique Série Noire qui doit se méfier car la concurrence est présente sur le ring et elle tape fort aussi.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°96.

Le western : Jean-Jacques Dupuis

Titre : Le western

Auteur : Jean-Jacques Dupuis
Édition : J’ai Lu Cinéma (03/01/1990)

Résumé :
Où sont les cow-boys d’antan ?

Les bons et les méchants, le shérif et les brigands…

Purs et durs comme des G.I., puis désabusés comme des vétérans du Vietnam, les héros du western ont évolué au rythme de l’Amérique.

Aujourd’hui, la conquête de l’espace a remplacé celle des grands espaces. Le western est mort mais jamais nous ne l’oublierons : il est entré dans la légende.

Critique :
Si je vous dit que ce petit livre est réservé aux amateurs du genre ou à ceux qui voudraient découvrir le western, j’enfonce une porte ouverte.

Élémentaire, mon cher Watson comme ne l’a jamais dit le Sherlock Holmes de Conan Doyle.

Oui, c’est élémentaire.

Passant en revue le western dans ses débuts – le muet – et avançant dans le temps pour s’arrêter à Young Guns et Sunset en 1988, ce petit livre instructif n’est hélas pas à jour puisque datant de 1990, il s’arrête 30 ans avant notre époque.

Pas de chance, nous n’aurons pas le plaisir de lire la renaissance du western, que ce soit en film ou en séries.

À l’aide d’une mini ligne du temps, l’auteur nous donne les années du western, qu’il soit muet, à son apogée ou à son déclin.

Parlant des films qui commencent à passer à la moulinette les mythes et les codes habituels (Rio Bravo, L’homme qui tua Liberty Valance, La flèche brisée,…) où le cow-boy ne sera plus rasé de près et vêtu de blanc face à un méchant vêtu de noir, où les Indiens ne seront plus présentés comme des sauvages emplumés hurlants et sanguinaires, l’auteur nous démontre qu’avant d’arriver au déclin du film western, ce dernier avait déjà opéré une mutation.

Les western deviennent plus violents, on a du sadomasochisme (La vengeance aux deux visages), les shérif donnent la mort par plaisir (True Grit, 1969), le sang coule, l’ouest devient un champ de bataille où les faibles n’ont plus leur place.

Les pionniers, que l’on présentaient jadis comme des êtres respectables sont réactualisés pour approcher du réalisme qui étaient que certains étaient prêts à tout pour s’emparer d’un terrain et le défendre.

Entre les années 40 qui correspondaient à l’explosion du Western (1.094 films entre 40 et 49), les années 60 du crépuscule, celles de 70 avec les tourments (7 films tournés en 77) et celles de 80 avec l’agonie (8 westerns en 10 ans), le genre western va évoluer vers plus de réalisme et on va arrêter de tirer 60 coups avec un 6 coups tellement rutilant qu’on le dirait tout droit sorti de l’usine !

Le western devient plus politique, les scénaristes/réalisateurs n’hésitant plus à faire passer des messages dedans, comme l’inutilité et la barbarie de la guerre du Vietnam, le western délocalise aussi en Espagne et devient le western spaghetti (et non paella), décrié par les puristes mais apprécié par les spectateurs.

Hélas, lorsque démystifie tout et qu’on n’offre plus du rêve mais du réalisme (qui n’est jamais glamour mais sale, violent, barbare), on a perdu cette identité qui faisait les beaux jours du western des débuts avec des héros sans peurs et sans reproches, lisses et gentils.

L’Amérique abandonnant ses western, c’est l’Europe qui les récupère et les sert avec du chianti.

Ce qui est drôle – ou pas – c’est que lors de l’agonie du western au cinéma dans les années 80, c’est la télé qui le récupère, qui mélange les genres entre eux et qui revient aux western policés du début ! Lp, on fait un bond en arrière par rapport aux décennies précédentes qui avaient vu le genre devenir plus réaliste.

Ce petit livre n’est guère épais mais il est bougrement bien fait, donnant des détails sans pour autant nous filer une indigestion de détails inutiles, explore avec intelligence les westerns, nous en donnant la quintessence en peu de lignes afin que l’on sache de quoi ils parlent, quels sont leurs thèmes majeurs.

Une petite mine d’or, une petite pépite qui mériterait d’être rééditée avec des ajouts afin que l’on puisse voir où en est exactement le western de nos jours.

Je sais qu’on l’a souvent enterré mais qu’il est toujours là, latent, les autres genres, comme la SF, qui lui emprunte tous mythes.

Non, le western n’est pas mort ! D’ailleurs, est-ce que tu as vu son hommage chez chez Jean-Pierre Foucault ? Non ! Ça veut dire qu’il est toujours vivant !

Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

Le Western : Christophe Champclaux & Linda Tahir Meriau (préface de Jean-François Giré)


Titre : Le Western

Auteurs : Christophe Champclaux & Linda Tahir Meriau (préface de Jean-François Giré)
Édition : Le Courrier du Livre (30/10/2015)

Résumé :
De la fin des années 1930 jusqu’à la fin des années 1960, le western a constitué l’un des genres cinématographiques les plus populaires à travers le monde. D’abord méprisé par la critique et les grands cinéastes, le western a acquis au fil du temps la maturité d’un genre cinématographique majeur.

Cet ouvrage retrace en texte et en images toute l’histoire du genre du début du XXe siècle jusqu’aux films et aux séries TV les plus récents, en s’attardant naturellement sur l’âge d’or des années 1950 et 1960.

Toute l’ histoire du western, de 1950 à nos jours.
Les westerns de Clint Eastwood, en accordant une importance égale à l’oeuvre de l’acteur qu’à celle du réalisateur.

Une interview inédite de Budd Boetticher, maître de l’âge d’or du Western.

Les Territoires du Western, un photo reportage exclusif sur les traces de John Ford et Sergio Leone.

De nombreuses illustrations et photographies exceptionnelles dont certaines très rares, issues de la photothèque personnelle des auteurs.

Un DVD proposant un classique du genre, La Vallée de la vengeance (1951), réalisé par Richard Thorpe, interprété par Burt Lancaster, Robert Walker et Joanne Dru, accompagné de deux documentaires : Petite histoire du Western et John Wayne, la piste d’un géant.

Critique :
Sans être indigeste, ce beau livre se déguste avec un carnet de note à ses côtés pour noter les westerns que les auteurs vous recommandent.

Le western est-il mort ? Moribond ? Pourquoi durant tout un temps on n’en a plus vu au cinéma ?

Vous le saurez en le lisant, tiens !

De belles images tirées des westerns célèbres (ou moins) agrémentent ces pages et le texte n’est pas trop conséquent pour que vous en ayez marre.

Je dirais que les auteurs ont su trouver le juste milieu entre le poids des mots et la beauté des photos.

La petite histoire du Western se divise en deux catégories : ceux qui ont un revolver chargé et ceux qui creusent…

Oh pardon, j’ai encore Blondin dans la tête… Le livre se divise en deux parties, à ma gauche, l’histoire du western, racontée très agréablement par Christophe Champclaux et à droite, les westerns du beau Clint Eastwood (raconté par Linda Tahir Meriau).

Pour ma part, j’ai lu en suivant, passant de l’histoire du western à celle de Clint, sans que cela me pose problème.

D’ailleurs, je me suis couchée moins bête après cette lecture car j’ai appris que le livre de Céline « Voyage au bout de la nuit » faisait partie des sources discrètes du film « Le bon, la brute et le truand » puisque dedans, Louis-Ferdinand Céline traduisait son dégoût des tortures et des massacres légalisés par la guerre, comme nous le voyons dans la célèbre scène de la bataille entre les Sudistes et les Nordistes et qui fera dire à Blondon : Je crois que je n’ai jamais vu autant d’hommes crever  en même temps ».

Ce que le peuple américain ne sait pas, c’est que la campagne du Nouveau-Mexique qui eut lieu entre février et avril 1860 et menée par la général Sibley (Confédéré) et le colonel Canby (Union) avait pour objectif le contrôle des mines d’or du Texas.

L’Union était financée par les banquiers de Londres et la Confédération par la Bourse de… Paris ! Et les banquiers, ça aime qu’on les rembourse. Tout le monde se fout que ce soit le sang des hommes contre l’or des investisseurs.

Anybref, ce livre nous parle de Western et il le fait bien, sans nous en causer ad nauseam, sans nous inonder de faits inutiles ou de choses négligeables.

Écrit pour nous le faire vivre, pourvu de quelques petites anecdotes de cinéma, ce livre est une mine d’or pour celui ou celle qui aime le genre et qui voudrait aller à la rencontre de films moins connus ou qui semblent être dépassés de nos jours.

Il y a du texte, des belles images, des belles affiches et on en apprend un peu plus sur ce genre qui semble être mort alors qu’il ne l’est pas, la preuve avec des séries western de bonne qualité et qui ont marché.

Bon, va falloir que je vérifie si tous les films notés sont dans ma DVDthèque et si non, faudra que j’aille faire un tour chez un grand vendeur de films en tout genre.

Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.