[FILMS] La Famille Addams (The Addams Family) : Barry Sonnenfeld (1991)

La Famille Addams (The Addams Family) est un film américain réalisé par Barry Sonnenfeld, sorti en 1991.

Synopsis : 
Alors que la famille Addams vit tranquillement dans son manoir, Tully Alford et Abigail Craven décident de faire main basse sur leur fortune.

Pour cela, ils envoient chez les Addams le fils adoptif d’Abigail, Gordon Craven, en le faisant passer pour l’oncle Fétide, frère ainé de Gomez Addams, disparu vingt-cinq ans plus tôt.

Son but est de découvrir l’accès à la crypte, l’endroit où est caché le trésor de la famille. Mais, au fur et à mesure que les jours passent, Gordon, alias Fétide, s’attache de plus en plus à la famille, négligeant ainsi sa mission prioritaire.

Fiche technique :

  • Titre francophone : La Famille Addams
  • Titre original : The Addams Family
  • Réalisation : Barry Sonnenfeld
  • Scénario : Caroline Thompson et Larry Wilson, d’après les personnages créés par Charles Addams

Distribution :

  • Anjelica Huston : Morticia Addams, la mère de la famille
  • Raúl Juliá : Gomez Addams, le père de la famille
  • Christopher Lloyd : Fétide Addams / Gordon Craven (Fester en anglais)
  • Elizabeth Wilson : Abigail Craven / le docteur Greta Pinder-Schloss
  • Christina Ricci : Mercredi Addams, la fille de la famille (Wednesday en anglais)
  • Judith Malina : la grand-mère de la famille, mère de Morticia
  • Dan Hedaya : Tully Alford, l’avocat des Addams
  • Carel Struycken : Max
  • Paul Benedict : le juge Womack
  • Christopher Hart : La Chose (Thing en anglais)
  • Dana Ivey : Margaret Alford / Margaret Addams
  • Jimmy Workman : Pugsley Addams

Ce que j’en ai pensé : 
— Gomez, cette nuit, tu avais l’air d’un détraqué, tu ressemblait à un démon hurlant à la mort, tu m’as fait si peur… recommence.

Voyez-vous, j’avais totalement oublié cette réplique qui me faisait toujours hurler de rire, alors je me suis dit qu’il était plus que temps que je regardasse une 36ème fois ma famille morbide préférée : la famille Addams !

Merdouille, je possédais le film en K7 vidéo… pas de bol quand on a un magnéto qui dévore les K7 telle une plante carnivore.

Mais vous savez que la Belette Cannibal obtient souvent ce qu’elle désire et ce fut un jeu d’enfant de mettre la main sur le film, même avec la disparition de mon cher 411… Les pirates comprendront !

Alors oui, faut aimer l’humour noir, le morbide, le second degré, le six-pieds-sous-terre pour apprécier ce film, mais vous me connaissez, j’aime l’humour noir et je le pratique souvent (mais jamais avec n’importe qui !).

La famille Addams allait-elle encore me faire rire et sourire, faire naître dans le fond des mes yeux l’étincelle diabolique du plaisir sadique ?

La réponse est OUI !

Oui j’ai pris toujours autant de plaisir à entendre les répliques sadiques, noires, morbides, drôles !

Oui, le couple Gomez/Morticia est toujours aussi glamour et on aimerait vivre pareil amour !

Oui, les enfants sont toujours aussi petites pestes et Mercredi est ma préférée, ça ne change pas.

Bon, le film a un peu vieilli, mais il n’a pas pris de rides mal placées et ce fut un réel plaisir de le regarder par un après-midi pluvieux, avec le vent qui soufflait dehors, le froid qui descendait sur mes épaules tel un linceul glacé…

M’en fous, j’avais mes pop-corn !

Jouissons de ses répliques cultes !

— Et notre devise : sic gorgiamos allos subjectos nunc : nous aimons nous repaître de ceux qui aimeraient nous soumettre. Et ce ne sont pas des paroles en l’air.

— Ohhh ma jolie petite puce, tellement de choses que tu sais rien, un esprit humain est éternel, très difficile à tuer.
— Même avec une tronçonneuse.
 

— La maîtresse [en parlant d’un devoir des enfants consistant à choisir les héros du jour] : Voyez, Suzanne Ringo a choisi notre Président, et Harmonie Fraise a choisi une photo de la diva des infos…
— Morticia [préoccupée] : En avez vous parlé à ses parents ?
— La maîtresse : Mais Mercredi a apporté ce portrait : Calpurgnia Addams…
— Morticia : Calpurgnia ! La grand-tante de Mercredi ! On l’a brûlée pour sorcellerie en 1706. On dit qu’elle dansait toute nue sur la place du village et qu’elle avait envoûté le prêtre…
— La Maîtresse : Vraiment …
— Morticia : Oh oui… Mais ne vous en faites pas, nous l’avons bien dit à Mercredi, termine d’abord tes études … »

Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

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Les aventures de Lucky Luke – Tome 6 – Les tontons Dalton : Laurent Gerra, Achdé & Jacques Pessis

Titre : Les aventures de Lucky Luke (d’après Morris) – T6 – Les tontons Dalton

Scénariste : Laurent Gerra & Jacques Pessis
Dessinateur : Achdé (d’après Morris)

Édition : Lucky Comics (24/10/2014)

Résumé :Nos Dalton préférés végètent en prison quand la main du destin vient frapper d’un grand coup à leur porte !

Les redoutables desperados apprennent qu’ils sont tontons d’un petit garçon dont ils doivent momentanément assurer l’éducation.

Dieu merci ! Lucky Luke est chargé de surveiller les Dalton et l’insupportable bambin qui ne pense qu’à manger.

Mais les habitants de Rupin City ne voient pas d’un très bon œil l’arrivée de tous ces Dalton dans leur paisible bourgade.

Critique : 
Il n’est pas toujours facile de reprendre un personnage de bédé après le décès de son créateur original, pas évident non plus de lui trouver encore et encore de nouvelles aventures quand il en a déjà tellement vécu…

Pas évident non plus de respecter le personnage original tout en lui insufflant ses propres envies de changements.

Si j’ai toujours eu un gros faible pour le Lucky Luke de Morris, scénarisé par le talentueux Goscinny, je me suis dit qu’un jour il me faudrait quand même découvrir sa nouvelle mouture concoctée par l’humoriste Laurent Gerra et le dessinateur Achdé.

Si je râle toujours d’avoir vu Lucky Luke perdre sa manie de fumer et de boire de l’alcool (le personnage s’est lissé, depuis ses débuts), je dois dire que sa reprise est presque comme l’original – je parle par rapport aux derniers albums édités chez Dupuis et de ceux chez Dargaud, ne visant pas les premiers albums où Lucky Luke ne ressemblait pas à cette figure que l’on connait maintenant.

L’album qui met en scène les Dalton obligés de vivre avec Lucky Luke et qui leur invente un neveu est amusant et rempli de références au célèbre film des « Tontons flingueurs » car on y retrouve des personnages du film, caricaturés (Francis Blanche, Jean Lefèbvre, Bernard Blier et Robert Dalban) ainsi que des répliques célèbres.

Mais… ben oui, il y a un « mais » : j’aurais préféré des références plus subtiles, parce que, ma foi, il est assez facile de monter un album en reprenant des répliques célèbres, l’exercice est moins facile quand on doit inventer des répliques drôles sois-même, comme le faisait Goscinny, avec un talent inégalé et inégalable, hélas.

J’ai trouvé que cet album, tout en étant distrayant et rendant hommage au célèbre film, péchait un peu par son manque d’action, d’ambition, qu’il était pourvu qu’un scénario qu’on aurait aimé plus profond, plus travaillé avec une meilleure utilisation des personnages originaux de Morris que j’ai trouvé sous-exploités.

Au niveau des dessins, Achdé a bien fait son boulot, on dirait ceux de Morris et il a un certain talent pour croquer des personnages de la vie courante que l’on reconnaît en étant plus attentif sur les décors de ville car ils gravitent parfois en second plan.

Malgré tout, j’ai pris plaisir à relire cette aventure que j’avais découverte en plusieurs épisodes dans l’hebdomadaire Spirou et je compte bien lire les autres albums publié chez Lucky Comics et que je ne connais pas, tout en relisant mes vieux Lucky Luke pour rire des bons mots du scénariste de l’époque qui nous quitta bien trop tôt…

Le Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Challenge « Mois Américain » Septembre 2017 chez Noctembule, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

[FILMS] Les Gardiens de la Galaxie II – Guardians of the Galaxy Vol. 2 : James Gunn (2017)

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 (Guardians of the Galaxy Vol. 2) est un film de super-héros américain réalisé par James Gunn, sorti en 2017.

Ce film, adapté de la série de comic books du même nom, est le quinzième de l’univers cinématographique Marvel et le troisième de la phase III. Il fait suite au film Les Gardiens de la Galaxie sorti en 2014.

Synopsis : 
Les Gardiens de la Galaxie poursuivent leurs aventures en traversant les confins du cosmos. Ils doivent se battre pour que leur nouvelle famille reste ensemble tandis qu’ils cherchent à percer le mystère de la véritable filiation de Star-Lord.

Fiche technique :

  • Titre original : Guardians of the Galaxy Vol. 2
  • Titre français : Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2
  • Réalisation : James Gunn
  • Scénario : James Gunn, d’après la série de comics Gardiens de la Galaxie

Distribution :

  • Chris Pratt : Peter Jason Quill / Star-Lord
  • Zoe Saldana : Gamora
  • David Bautista : Drax le Destructeur
  • Vin Diesel : Groot (voix)
  • Bradley Cooper : Rocket (voix)
  • Kurt Russell : Ego
  • Michael Rooker : Yondu Udonta
  • Karen Gillan : Nébula

Ce que j’en ai pensé :
Bon, d’accord, on n’est pas dans du cinéma d’auteur, mais dans un film d’action, et à ce niveau-là, on est servi dès la première scène !

Ça castagne, ça se bat, ça tire dans tous les sens et on se marre en voyant Baby Groot qui danse sur la musique de « Mr. Blue Sky » de  Electric Light Orchestra.

Intelligent de mettre la scène de castagne en arrière-plan et de se concentrer sur notre brindille qui danse de manière candide sur une chanson qui nous donne envie d’aller nous trémousser avec lui.

On retrouvera cet humour décalé dans le piège tendu par le raton-laveur Rocket, où la scène des explosions a tout du bon vieux cartoonesque, dans les recherches infructueuses de Baby Groot, ainsi que lorsque Yondu nous montrera un superbe aperçu de ce que sa flèche rouge lumineuse est capable d’accomplir.

Les personnages qui composent de cette drôle de bande de mercenaires sont toujours aussi chouettes, avec leurs défauts, leur sales caractères, leur égo, leurs envies, leurs blessures secrètes et Groot qui dans le premier volet avait un caractère de merde, en version « baby », il est touchant et on aurait envie de l’avoir chez soi, même si ses conversations ne sont pas compréhensibles pour tout le monde…

Par contre, je l’ai trouvé sous-exploité, notre Groot ! Il est touchant, amitieux, en recherche de câlins, mais niveau scènes importantes, il n’en a pas des masses… Ce que je trouve dommage alors qu’ils ont donné à certains personnages une plus grande dimension.

Comme par exemple avec les méchants, qui ont vraiment des sales gueules de méchants, mais les scénaristes n’ont pas oubliés de montrer que tous les méchants ne sont pas toujours des salauds et que les gentils ne sont pas toujours ce qu’ils montrent au départ.

Autrement dit, le second volet se concentrant plus sur les personnages, nous donne des belles évolutions pour certains et même s’ils ont un côté badass, ils n’en restent pas moins touchants, même s’ils ne veulent pas montrer leur sentiments ou leur sensibilité. C’est ce qui les rend encore plus touchant, je trouve.

Mais, a contrario, si on développe certains personnages, d’autres restent un peu creux, comme notre Baby Groot, entre autre; Gamora tout pareil, et une des méchante du film, la dorée Ayesha, aurait pu être un peu plus exploitée.

Nous avons un film de 2h10, ce qui fait qu’ils auraient eu largement le temps de les étoffer un peu plus au lieu de faire de l’humour toutes les 30 secondes, avec toujours les mêmes choses qui reviennent sans cesse (ça va, on a compris), rendant cet humour lourd à la fin.

Sans compter que la scène de baston finale est assez vite expédiée.

Niveau scénario, peu de temps mort, pas le temps de s’endormir sur son mojito car on apprendra enfin QUI est le père de Peter Quill et, malheureusement, là, on arrive dans du connu depuis la nuit des temps, mis en scène par tous les grands dramaturges, même que Freud nous en a parlé en long et en large dans une de ses théories (je ne parle pas du stade anal et du stade phallique)…

Je ne vous dirai rien de plus, mais si certains veulent en savoir plus, via MP, je leur dirai tout !

Un peu bête parce que malheureusement, on voit venir le truc d’assez loin… Pas besoin de sortir de l’ENA ou d’avoir ingénieur… Qui n’a pas vu « Star Wars », déjà ?? Même Lucas n’avait rien inventé…

Par contre, au niveau la bande-son, je ne vous dirai qu’une chose : super !

Bon, au final, ce n’est pas du grand film, ils auraient pu faire mieux pour le second volet et approfondir un peu tout le monde, donner plus d’envergues à certains méchants, éviter les redondance dans l’humour et certaines scènes marrantes, éviter le drame freudien connu de tout le monde et nous donner une scène de baston finale un peu plus badass.

Sinon, dans les toutes dernières scènes, on a un grand moment d’émotion, même si c’est du déjà-vu et déjà-vécu car tout le monde a cherché ailleurs ce qu’il avait sous les yeux…

Malgré tout, ça se regarde avec plaisir, ça vous change les idées, ça vous fait passer un bon moment devant votre écran car les effets spéciaux sont de grandes envergues et le temps du film, vous oublierez les soucis ou les emmerdes de la vie quotidienne !

[FILMS] Les Goonies (The Goonies) : Richard Donner, Chris Columbus & Steven Spielberg (1985)

Les Goonies (The Goonies) est un film d’aventure américain réalisé et produit par Richard Donner sur le scénario de Chris Columbus d’après une histoire de Steven Spielberg.

Le film met en scène une bande d’adolescents des Goon Docks, surnom du quartier d’Astoria dans l’Oregon.

Distribué par Warner Bros. Pictures, ce film est sorti le 7 juin 1985 aux États-Unis et au Canada.

En France, il est sorti le 4 décembre 1985 sous la distribution de Splendor Films.

Synopsis :
Astoria, automne 1985. Alors que les terribles Fratelli s’évadent de prison, Bagou, Choco, Data et Mickey, une bande de gamins, trouvent dans le grenier de ce dernier une vieille carte au trésor menant au pirate Willy le Borgne.

Alors que leur quartier va bientôt être rasé par le promoteur Elgin Perkins pour être remplacé par un terrain de golf, les garçons décident de se mettre à la recherche du butin pour éviter la destruction des maisons.

Bientôt rattrapés par Brand, le frère de Mickey, et deux amies, Steph et Andy, les « Goonies » suivant leur carte, arrivent et pénètrent dans un vieux restaurant en bordure de mer ; sans savoir que l’endroit est déjà occupé par les Fratelli en cavale, s’en suivra de la poursuite de leur aventure souterraine jusqu’au bateau pirate de Willy le Borgne et de son fameux trésor…

Fiche technique :

  • Titre : Les Goonies
  • Titre original : The Goonies
  • Réalisation : Richard Donner
  • Scénario : Chris Columbus, d’après une histoire de Steven Spielberg

Les Goonies :

  • Sean Astin  : Mickael « Mickey » Walsh
  • Corey Feldman  : Clark « Bagou » Devereaux
  • Josh Brolin  : Brandon « Brand » Walsh
  • Jonathan Ke Quan  : Richard « Data » Wang
  • Jeff Cohen  : Lawrence « Choco » Cohen
  • Kerri Green  : Andrea « Andy » Carmichael
  • Martha Plimpton  : Stephanie « Stef » Steinbrenner

Autres :

  • Robert Davi : Jake Fratelli
  • Anne Ramsey : Mama Fratelli
  • Joe Pantoliano : Francis Fratelli
  • John Matuszak : Lotney « Sinok » Fratelli

Ce que j’en ai pensé :
Un film adoré lorsqu’on était gosse et ado peut-il encore nous transporter une fois adulte ? C’est ce que j’ai eu envie de tester avec les Goonies, un film que j’avais déjà vu au moins 5 ou 6 fois.

Verdict ?

Oui, il a bien passé l’examen, malgré le fait que tout est un peu exagéré dans ce film, que tout est téléphoné et que tout fini bien pour le meilleur des monde.

Alors oui, j’ai ri de certaines incohérences, de certaines coquilles qui furent gardées au montage alors que les scènes auxquelles elles se référaient avaient été coupées.

Je me demandais depuis des lustres pourquoi Data nous parlait d’une pieuvre géante, alors que je n’avais pas vu l’ombre d’une tentacule dans le film, mais grâce à mon ami Wiki, je sais maintenant que toutes ces erreurs et coquilles  sont dues à des intrigues secondaires qui ont été filmées, mais supprimées au montage.

La scène de la pieuvre ainsi que d’autres scènes supprimées ont été incluse dans les bonus du DVD, parait-il. Mais dommage, je ne possède pas le DVD, mais je vais régler ce problème assez vite, le marché des DVD d’occase est bien achalandé !

Les Goonies, c’est un mélange d’une bande de copains qui sont tristes que leur quartier soit rasé et que chacun doivent aller vivre ailleurs, c’est un mélange de Peter Pan pour le côté magique de l’enfance, sans oublier un dose d’Indiana Jones pour la chasse au trésor et tous les pièges qui l’émaille.

Les Goonies, ce sont des méchants un peu cons, comme souvent dans les comédies américaines, ce sont des frères qui se tapent dessus, une mère qui a tout d’une Ma Dalton et un autre frère caché car horrible.

Les Goonies, c’est donc un groupe de 4 copains, flanqué du frère ainé de l’un d’eux, les Goonies, c’est une équipe de choc, une bande de garnements friands d’aventures, des rêveurs, des bricoleurs genre MacGyver, le genre aussi à se laisser embarquer dans d’incroyables épopées, chacun apportant se touche personnelle, que ce soit avec un bagou, avec des inventions bizarres, de la bouffe ou de la timidité d’un doux rêveur.

Les Goonies, ça vous replonge direct en enfance, quand vous aussi vous aviez une bande de copains, que vous aussi vous rêviez de faire une cabane et de vivre des tas d’aventures un peu folles, comme celles que vous lisiez dans les livres.

Alors oui, tout est téléphoné, on est face à la famille américaine dans toute sa splendeur, avec maman qui fait les courses avec la bonne, papa qui ne sait plus payer les traites, malgré le fait qu’il travaille, avec la jolie fille sans épaisseur qui tombe amoureux du frangin musclé de ce brave Sam Gamegie… heu, de Mickey Walsh !

Mais merde, retomber en enfance, de temps en temps, ça ne fait de tort à personne et j’ai mis de côté les décors en carton pâte, les incohérences, les pièges qui fonctionnent toujours après 300 ans (si pas plus), et les méchants qui perdent tandis que les bons gagnent.

Ça m’a fait rajeunir de le revoir !

Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

Le Signe des Quatre – Desmond Davis (1983)

Le Signe des Quatre de Desmond Davis (1983)

Avec Ian Richardson (Sherlock Holmes) et David Healy (Dr. John Watson)

Celles et ceux qui ont suivi leurs programmes télé sans omettre les petites chaînes de la TNT ont pu se rendre compte qu’en ce mois d’Août, la chaîne Chérie 25 avait remis Sherlock Holmes à l’honneur les vendredis soirs, en nous diffusant une série sur les aventure fictives de Conan Doyle, et quelques films adaptés du canon.

C’est d’ailleurs à cette occasion que nous avions battu le rappel croyant bêtement les programmes télé qui s’étaient trompés pendant une semaine sur la version du Chien des Baskerville qui serait diffusée, avant de rectifier le tir au dernier moment…

Cela nous avait bien mis en colère et en prime la version du Chien des Baskerville était calamiteuse.

Vendredi dernier, Chérie 25 diffusait une adaptation du Signe des Quatre, tournée la même année et toujours avec Ian Richardson dans le rôle de Holmes…

Déçue par le Chien des Baskerville je m’étais abstenue de battre le rappel cette fois-ci… Et j’ai eu tort !

Résumé :
Le Major Sholto dîne avec ses deux fils quand son majordome lui apporte un pli déposé pour lui… Ce pli est ce qui ressemble à un plan de bâtiment, et provoque chez le maître de maison une vive émotion qui vire à l’attaque d’apoplexie.

Le Major Sholto explique qu’avec quatre compères, il avait mis la main sur un trésor qu’il garde planqué dans le grenier et qu’il a été injuste car il n’a jamais remis la part du trésor de l’un de ses compères décédé à la fille de ce dernier… Qui n’est autre que Miss Mary Morstan.

Pendant que le père essaie de se remettre ou agonise dans son lit, les fils se disputent sur la pertinence de donner ou pas un tiers du dit trésor à Miss Morstan. On voit que les deux fils sont bien prgamatiques et se voient déjà hériter.

Et ils ont raison puisque tandis qu’ils sont trop occupés à chercher le trésor dans le grenier, un type à jambe de bois a réussi à entrer dans la demeure et est arrivé régler ses comptes avec le Major Sholto qui meurt de peur avant de laisser satisfaction à l’intrus.

Quelques temps plus tard, Miss Mary Morstan vient rencontrer Holmes et Watson, ayant reçu un gros diamant ainsi qu’une invitation à rencontrer un étrange inconnu pour une affaire de la plus haute importance.

Le gros diamant s’avère d’après Holmes qui sait tout (j’avoue que des fois il m’énerve à tout savoir comme ça !), être le deuxième plus gros diamant du monde !

Voilà Holmes ferré comme un beau poisson, et Watson aussi. Holmes est évidemment intéressé par l’affaire…

Quant à Watson… C’est par la charmante orpheline (à moins que ce soit pour la fortune qu’elle vient de recevoir ? Hummm… Pourquoi il n’y aurait que les femmes qu’on soupçonnerait de vénalité ? Hein? Je vous le demande! ).

Ce que j’en ai pensé :
La version du Chien des Baskerville avec Ian Richardson m’avait horripilée pour bien des raisons, et c’est avec certaines craintes que j’ai visionnée la version du Signe des Quatre, me rassurant sur le fait que le réalisateur n’était pas le même…

Que le Watson n’était pas non plus le même… et qu’il y avait peut-être des chances que l’équipe de scénaristes-adaptateurs ait également changé.

Je ne suis pas allée dans les détails du générique pour le vérifier…

Dans l’ensemble, cette version m’a semblée moins insupportable que le Chien des Baskerville vu la semaine passée.

Ian Richardson campe toujours son rôle de Holmes de façon très crédible. Il a le physique de l’emploi (maigre et limite émacié) ce qui l’aide passablement.

Tout d’abord, l’esthétique était nettement moins kitchouille !

Les coloris, les coiffures, les décors, agressaient moins la rétine et étaient plus conformes à ce qu’on pouvait voir dans les années 80 en termes de reconstruction de l’ère victorienne.

Je garde évidemment en mémoire l’adaptation Granada avec J.Brett comme étalon de comparaison.

Ensuite, le, changement de Watson est une véritable bénédiction ! Certes, il n’apparaît pas non plus comme un candidat potentiel pour le Nobel, voire pour entrer au Club Mensa (qui n’ouvre ses portes qu’aux sujets ayant démontré avoir un QI supérieurs à 130, soit un peu moins de 2% de la population générale)…

Mais il nous change du godichon calamiteux dont nous avions subi les frasques la semaine passée !

Cependant … Il est bien enrobé, nettement quinquagénaire ce qui n’est pas très canonique…

Et ses élans amoureux naissants à l’adresse d’une jeune femme qui a peut-être trente ans de moins que lui sont d’un ridicule achevé !

Il fallait que Miss Morstan soit bien désespérée pour s’enticher d’un croulant pareil !

Cela étant avec le deuxième plus gros diamant du monde en poche… Elle n’était plus obligée de se caser à tout prix ! Enfin bref…

L’histoire canonique ne paraît pas aussi malmenée que dans l’adaptation du Chien des Baskerville au premier abord.

Cependant en y réfléchissant bien, je me dis que si je retournais lire de près l’œuvre originale je trouverais au moins autant de libertés prises avec le canon que dans l’adaptation de la semaine dernière…

Ma dernière lecture étant un peu ancienne je vous livre les divergences les plus flagrantes.

En effet, exit l’addiction pas très politiquement correcte de Holmes avec la coco à 7% (c’est un film grand public mince ! Même si à 21h30 on a droit à un spot publicitaire Durex expliquant aux vrais zhômes que grâce aux capotes de la même marque ils sont certains de nous donner des orgasmes tonitruants… Un grand moment de solitude pour la mère de famille de jeunes adolescents que je suis ! Franchement j’aurais préféré leur parler des méfaits de la cocaïne injectable plutôt que de la mécanique de mes orgasmes !!! Enfin… ils ont eu la décence de ne pas m’interroger !)…

Et puis… Dans le Canon, Mary ne reçoit pas « juste » le diamant « Grand Mogol », mais se voit mystérieusement adresser des perles précieuses depuis six ans !

Il semble en effet, que la réalisation ait préféré resserrer la temporalité de l’histoire, un parti pris qui selon moi ne s’imposait franchement pas du tout !

En outre, l’estimation du trésor annoncée dans le film est nettement surévaluée par rapport à ce qui est dit dans le canon (500 000£).

Et la surévaluation ne peut même pas être expliquée par une intention de convertir la valeur du trésor en livres des années 80 pour que le public mesure mieux de quoi il retournait car dans ce cas, le dit trésor aurait été nettement sous-évalué !

D’ailleurs, les scénaristes ont préféré commencer par nous expliquer dès le départ le nœud du problème plaçant le spectateur en position de regard omniscient qui sait déjà ce que Holmes recherche, là où le texte original adopte plutôt la progression de nos héros dans leur compréhension de l’affaire, ce qui a le mérite de renforcer le suspense et l’intérêt de la lecture !

Je trouve ce choix déplorable, et bien facile.

En résumé :
Une adaptation relativement correcte mais qui pèche par un parti pris narratif tuant les ressors originaux du suspense du roman, en expliquant trop de choses d’emblée, et en condensant la temporalité du canon, quitte à en modifier quelques détails d’une importance somme toute mesurée.

Ian Richardson est un Holmes convainquant, et l’on regrettera que le Watson campé par Healy ne serve que de faire valoir en surpoids, et puisse se comporter en ado rougissant  devant une jeune femme alors qu’il est déjà quinqua.

À voir à l’occasion…

Voice from the Stone : Eric D.Howell (2017)

Ce film est sorti aux États Unis en avril 2017 et vient de sortir directement en DVD en France sans passer par case cinéma.

Ce genre de situations étranges arrivent parfois faute de distributeurs assez couillus pour donner leur chance à autre chose qu’à des block-busters (genre le Valérian de Besson que mes enfants m’ont obligée à voir… et que j’ai trouvé bien long et ennuyeux mais parfait pour des ados)…

Il est vrai que la distribution ne réunit pas de bankables célèbrissimes, bien que l’actrice principale se soit faite remarquer dans Game of Thrones (Daernerys Targarien, la mère des dragons) et Terminator Genesis…

Mais le scénario, l’ambiance, l’esthétique et le jeu des acteurs valaient bien certaines merdouilles surmédiatisées qu’on nous incite à aller voir par un matraquage publicitaire effroyable !

Or donc… Je résume :

Dans les années 50, Verena, une jeune femme, gouvernante autodidacte, spécialisée dans les enfants mutiques à qui elle parvient à rendre la parole, quitte brutalement ses derniers employeurs puisque leur petite bambinette s’est remise à parler pour exprimer presque aussitôt son refus de voir sa gouvernante chérie l’abandonner !

Et oui, ainsi est le contrat. Elle arrive, l’enfant parle, elle repart, comme Nannie MacPhee. Et c’est de plus en plus dur car leur rendre la parole après un traumatisme suppose de nouer un lien émotionnel très fort avec les enfants.

Ça me rappelle que j’ai parlé tard moi-même mais mes parents se sont contentés de m’envoyer à l’école maternelle d’où je suis rentrée en ayant plein de chose à leur dire… genre « merde », « con », « chier » et plein d’autres petits mots ravissants ! J’avais enfin trouvé des trucs intéressants à leur dire et qu’ils ne pouvaient plus faire semblant de ne pas entendre ! Youpeee ! Fin de parenthèse !

Or donc, à peine a-t-elle quitté sa dernière petite protégée qu’elle file telle une Marie Poppins vers son prochain travail: rendre la parole à un petit garçon qui s’obstine à ne plus décrocher un son depuis que sa mère est décédée.

Une grande maison qui porte les traces du temps… un mausolée de famille où gisent les ancêtres… des statues de pierre abîmées un peu partout… un factotum ombrageux limite inquiétant… une grand mère sympathique mais qui ne révèle ses secrets qu’au compte gouttes… un maître de maison distant… une carrière de pierres désaffectée et engloutie par les eaux… et le tout dans une campagne perdue au fin fond de l’Italie où la brume tombe parfois… voilà qui plante le décor… et l’atmosphère.

Critique :
J’ai beaucoup aimé ce film. L’héroïne est belle, sensible, campée par une actrice que je ne connaissais pas et que j’ai trouvée très honorable. Le petit garçon ne parle pas… mais tel un grand acteur en devenir, il parvient avec sobriété à exprimer tellement de choses!

Je ne peux pas m’empêcher de faire un lien entre ce film et le Tour d’Écrou dont je vous avais parlé il y a quelques temps. En effet, une histoire de gouvernante qui débarque dans une maison lugubre et se frotte aux mystères des uns et des autres…

Je craignais même en commençant le visionnage de ce film d’être devant une Nième libre adaptation de l’œuvre d’Henry James, mais cette impression s’est vite dissipée car le scénario est bien différent.

Cela étant… Tout comme dans le Tour d’Écrou, le scénario nous fait subtilement naviguer entre deux eaux, laissant le spectateur choisir la façon dont il peut interpréter les faits, soit en allant du côté du psychologique… soit du côté du fantastique.

Chacun verra midi à sa porte, ou comme moi refusera de choisir en s’attachant justement à l’effet recherché, et aux surprises qui en découlent quand le film arrive à sa fin.

On pourra regretter que le budget n’ait pas permis de rajouter une petite dizaines de minutes au dénouement qui par moments peut paraître un peu précipité et insuffisamment lisible là où prendre un peu plus de temps aurait permis au spectateur de ne pas se sentir trop désorienté…

À moins que ce ne soit un parti pris volontaire pour nous plonger dans une inconfortable perplexité ? État proche de celui de l’héroïne ?

A voir !

Décharge : Moi Ida, en pleine possession de mon peu de moyens grâce à un découvert autorisé, atteste par la présente que le billet ci-dessus a été rédigé bénévolement pour le Blog Cannibal Lecteur, et que je n’ai pas demandé ni reçu de rétributions autres que la considération de Dame Belette.

Et de toute façon, comme on ne fait pas de politique, le Canard Enchaîné se fiche pas mal de ce que nous écrivons ici, alors même si elle me filait 300.000 Brouzoufs Impériaux aux Iles Caïman le fisc n’en saurait rien, épicétou !

En même temps vu le cours actuel du Brouzouf Impérial… Même si le fisc était au courant, ils ne dépenseraient même pas un timbre pour me dire que ce n’est pas bien !

[FILMS] Le chien des Baskerville (était un sale clebs) – Douglas Hickox (1983)

The Hound of the Baskervilles – Le chien des Baskerville – Téléfilm de Douglas Hickox (1983)

Avec Ian Richardson et Donald Churchill dans les rôles de Sherlock Holmes et du Dr Watson.

[Fiche réalisée par Ida]

Or donc, après avoir espéré pendant une semaine, voir le chef d’œuvre produit en 1959 par la Hammer, promis par mon programme TV, je me suis rendue compte le jour même que ce n’était plus cette version, mais celle de 1983 de Douglas Hickox qui allait être diffusée le 11 Août dernier.

Bien que révoltée par ce changement et par les fausses promesses (à qui la faute ? la chaîne ? le programme TV ? Ma naïveté ?), j’ai tout de même regardé ce film n’ayant rien de mieux à faire (si ce n’est regarder les vieux épisodes de Fantômas de 1980 qui ont assurément mal vieilli si j’en crois leur rythme proche d’un Derrick).

Répondant à l’invitation de la Belette Cannibale, je vous livre ici mes impressions qui… comment dire… sont loin, mais alors très loin d’être bonnes !

L’intrigue :

Faut-il vraiment la rappeler cette intrigue ? Au risque de froisser les amateurs de polars qui à quelques exception près l’ont déjà tous lue ou au moins tous vue ? Sans parler du fait que ce n’est pas la première fois qu’on la présente sur ce blog !

Ben oui ! Il le faut ! Parce que c’est comme ça ici ! On résume l’intrigue sans la spoiler avant de passer à la critique !

Et si vous n’êtes pas contents et si ça vous ennuie, je vous invite à passer au paragraphe suivant en vous priant de ne pas m’en vouloir de respecter les usages. Ben oui… il en faut pour tout le monde !

Figurez-vous qu’il y a encore des gens qui n’ont pas lu ou vu le Chien des Baskerville… Ou des nouveaux lecteurs qui découvrent le blog! Il faut peser à eux et leur donner envie de découvrir ce monument holmesien…

Le problème… C’est que je ne vais pas trop leur donner envie de voir ce film alors…

Le mieux est de leur proposer de lire le roman et de découvrir la fiche que Belette nous en propose déjà sur son blog.

Alors… Où en étais-je moi… Ah oui ! Voilà, ça me revient… Donc… Holmes et Watson prennent leur petit déjeuner comme un vieux couple et Watson trouve une canne. Qui a donc pu bien rendre visite à son vieux compagnon ? Hummm…

Tel une épouse jalouse, voilà Watson sur le coup ! Évidemment comme d’habitude il est un peu à côté de la plaque, et comme dans presque toutes les aventures du canon, Holmes se livre à un exercice de déduction magistral pour bien nous montrer qui est le boss !

La canne appartient donc à un médecin de campagne qui vient consulter le Génie des Détectives car il s’inquiète pour l’héritier du domaine de Baskerville dans le Dartmoor, qu’il craint menacé par la malédiction planant sur les hommes de sa famille et dont le précédent Lord de Baskerville vient probablement de mourir puisque son cadavre fut retrouvé près du manoir alors que dehors le hurlement du Chien de l’Enfer qui avait déjà conduit quelques siècles plus tôt un de ses ancêtres malfaisants auprès de Satan, s’était fait entendre dans la nuit noire et ténébreuse.

Holmes et Watson parviendront-ils à sauver Sir Henry Baskerville des forces obscures qui le menacent? Et voilà nos deux héros partis dans une nouvelle aventure !

Critique :
Et ben c’est déjà là que ça commence le bordel ! Holmes fait la fine bouche dans le roman (et oui cette aventure n’est pas une simple nouvelle du canon, c’est l’un des quatre romans qui le compose et qui plus est, a été écrit hors chronologie après la « mort » de Sherlock Holmes sous la pression du public et des éditeurs).

Dans le Canon, il fait sa diva qui n’a pas l’air trop intéressée… Alors que dans le film, pfff ! Il trinque pour fêter ça alors qu’il est pourtant un peu tôt pour prendre de l’alcool !

Certes un petit verre de sherry au matin n’a jamais collé KO qui que ce soit au fond d’un fauteuil… Cependant Holmes ne boit pas au petit matin! Cocaïnomane passe encore… Mais alcoolique, non !

Et puis… Quelle mouche les a donc piqués ! Que de libertés prises avec le canon !

Non, Sir Henry n’a pas envie de repartir vivre aux States ! Le canon nous dit bien qu’il envisage bien de s’établir dans son héritage… Quelle idée de lui faire dire qu’il passe juste mettre les affaires en ordre avant de reprendre le bateau ???

Et d’où ça sort le fait que le barbu qui lui file le train lui tire dessus en pleine rue avec une canne à air comprimée dont le système nous renvoie évidemment à la redoutables arme du Colonel Morand dans « la maison vide » ??? Pas du Chien des Baskerville en tout cas !

Et pourquoi font-ils redresser à Holmes un tisonnier à mains nues que je ne sais plus quel personnage vient de plier sous l’effet de la colère  alors que cette péripétie sort de « la bande mouchetée » et de nulle part ailleurs ??? [tisonnier plié par le docteur Roylott de Stoke Moran ©Belette]

Et puis… Entendre les cloches de Saint Paul à Baker Street… Pour croire ça il faut franchement ne jamais avoir mis les pieds à Londres ! On a le droit de n’y être jamais allé, mais pas quand on prétend faire un Sherlock Holmes ! Londres est le troisième personnage principal du canon !

Je vous avoue qu’à ce stade-là, j’ai cessé de m’étonner des autres éventuelles libertés prises avec le texte et les réalités afin d’en tenir le compte. D’autant que ma lecture du Toutou date un peu…

D’ailleurs j’ai dû solliciter l’aide de Belette pour me rafraîchir la mémoire sur les circonstances d’intervention de Lestrade dans l’histoire. [Belette toujours prête !]

Le film prétend qu’il est est là pour retrouver des prisonniers évadés et fait de sa rencontre avec nos héros une surprise…

Alors que dans le texte, c’est Holmes qui lui a demandé de venir via un télégramme pour traquer le toutou et surtout son maître. [Ci-dessous, des extraits du Canon]

– Et demandez au chef de gare s’il y a un message pour moi.
Le jeune garçon revint avec un télégramme que Holmes me tendit. Il était conçu comme suit :
« Télégramme reçu. Arrive avec mandat en blanc à cinq heures quarante. – Lestrade. »

L’express de Londres entra en gare et un homme de petite taille, sec, nerveux comme un bouledogue, sauta sur le quai. Nous échangeâmes une solide poignée de main, et à en juger par la manière respectueuse dont Lestrade regardait mon ami, je compris qu’il en avait appris long depuis le jour où ils avaient commencé à travailler ensemble. Je me rappelais le dédain avec lequel cet homme pratique accueillait alors les théories du logicien.
« Du bon travail en vue ? demanda-t-il.
– La plus grosse affaire de ces dernières années, répondit Holmes. Nous avons deux heures devant nous avant de songer à nous mettre en route. Je pense que nous pourrions employer ce délai à manger quelque chose ; après quoi, Lestrade, nous chasserons de vos bronches le brouillard londonien en vous faisant respirer la pureté de l’air nocturne de Dartmoor. Vous n’étiez jamais venu ici ? Ah ! Eh bien, je crois que vous n’oublierez pas votre première visite dans ce délicieux pays ! »

Là encore je ne comprends pas la raison de tels changements sans intérêt dans l’histoire. À moins que les scénaristes n’aient lu le livre qu’en diagonale?

Et ça ce n’est franchement pas satisfaisant.

Les scénaristes sont généralement bien payés, la moindre des choses serait qu’ils lisent correctement les œuvres qu’ils ont à adapter. Si je bossais comme ça, je me ferait virer, moi !

Certes, pour certains de ces ajouts, on pourra dire qu’il s’agit de clins d’œil au reste de l’œuvre… Blablabla…

Mais si les « clins d’œil » peuvent passer dans un pastiche, dans une adaptation d’un texte du canon, ils sont déplacés, au sens propre comme au sens figuré.

Et on ne peut que déplorer de telles libertés prises avec le texte dans la mesure où elles n’apportent strictement rien et que de suivre à la lettre le canon n’aurait pas coûté plus cher au producteur !

J’ai regretté en outre l’absence d’une atmosphère réellement gothique propre à l’époque et qui sied particulièrement à cette œuvre.

La maison de Baskerville n’est pas assez lugubre à mon goût, et rien ne vient mettre le spectateur dans une ambiance épaisse de suspens.

Même le klebs ne fait pas peur : un gros dogue allemand ou danois (dans le noir j’ai mal vu) avec des lentilles de contact… Bof… Pas terrible. Deux raisons essentielles à cette ambiance loupée:

La première : une esthétique qui se cherche sans se trouver. En effet, l’ère victorienne ou édouardienne (le roman est publié en 1902) nous est présentée à travers une esthétique datant des années soixante ou soixante-dix alors que le film date de 1983 et que la série de la Granada avec Jeremy Brett pourtant contemporaine semble résolument plus moderne et constitue un élement de comparaison à charge.

Les coiffures des personnages, les couleurs choisies aussi bien dans les costumes que pour les décors sont datés même pour l’époque de sortie du film, comme s’ils avaient voulu faire une (pâle) copie du film de la Hammer.

La vision de l’ère victorienne des années 60 revisitée par les années 80… Quel gag ! C’est d’un kitch qui pique les yeux !

La seconde raison, et à mon avis la principale, au manque d’atmosphère de ce navet (ça y est, maintenant c’est dit !) c’est le jeu des acteurs. Holmes, campé par un Ian Ridcharson avec des faux airs de Peter Cushing (c’est ce qui me fait penser à une éventuelle tentative de remake du film de la Hammer, plutôt que d’un essai d’adaptation du canon) est correct et surnage dans un océan d’acteurs de grand guignol lui servant de faire valoir.

Le jeu des personnages secondaire (et le doublage n’y a rien arrangé sans doute) est constamment outré et exagéré. Même quand les personnages ne disent rien, ils en font trop !

Le pire de tous est incontestablement Watson ! Le benêt absolu dans toute sa splendeur, qui en rajoute des caisses à tout bout de champ et se prend tout le temps les pieds dans le tapis! Un histrion pareil se verrait radié de l’Ordre des médecins sur le champ tant sa manière d’être d’une niaiserie irritante est un scandale pour la communauté médicale des âges anciens, présents et à venir !

Il n’est pas encore pré-retraité comme dans de trop nombreuses adaptations, mais encore trop vieux pour le rôle…

Holmes, bon quinqua, n’est pas de toute jeunesse non plus d’ailleurs, et nous n’échapperons pas à la pipe calebasse non canonique…

Mais curieusement, ils ont bien veillé à ce que Holmes ne porte le deerstalker que dans le Dartmoor, lui laissant un haut de forme à Londres !

Un tel éclair d’intelligence (probablement involontaire) se détachant d’une telle médiocrité ambiante ne peut être que remarqué et salué.

Conclusion :

Ce film ressemble plus à un remake, voire à une mauvaise parodie, d’une célèbre adaptation cinématographique plus ancienne du canon, qu’à une véritable adaptation du roman de Conan Doyle et ne pourra qu’irriter les holmesiens mêmes les plus modérés !

L’ajout d’éléments renvoyant à d’autres nouvelles, les libertés prises avec l’histoire originale, l’esthétique kitch et le jeu déplorable des acteurs qui fait perdre toute consistance, tout suspens et toute atmosphère, font de ce navet l’une des pires adaptations du mythe.

À ne voir que la veille d’une compétition sportive ou d’un rendez-vous pour demander une augmentation à son boss, afin de remobiliser ses pulsions agressives !

Ou en cas de chute de tension grave…

Décharge :

Moi, Ida, plus très saine de corps mais presque saine d’esprit, atteste avoir rédigé ce billet gratuitement et bénévolement et n’avoir réclamé ni reçu de paiement de quelque nature que ce soit en contrepartie.

J’autorise la susnommée Belette Cannibale Lecteur à en faire l’usage qu’elle souhaitera et l’autorise à publier le présent billet sur son blog du moment qu’elle n’y joint pas de liens vers mes sextapes circulant sur le net, ou de photographies de moi, nue ou habillée.

Le toutou des Baskerville à la téloche ! [EDIT de dernière minute]

Y’a un truc qui  m’énerve dans les programmes télés, ce sont les déprogrammations de dernière minutes…

On te fait miroiter un Chien des Baskerville de la Hammer avec le beau Christopher Lee dans le rôle de Baskerville et Peter Cushing dans celui de Holmes et puis, bardaf, c’est l’embardée et on te sort en dernière minute qu’en fait, tu auras une version « téléfilm » du Chien des Baskerville de 1983 avec  Ian Richardson et Donald Churchill dans les rôle titres de Holmes-Watson.

Certes, celui-ci, je ne l’ai pas vu, mais merde quoi, quand on te fais du pied avec un film, on ne te le retire pas ensuite, sans coup férir, au risque de te faire passer, toi et ton petit moineau, pour des imbéciles ! Ben oui, nous annoncions un film de la Hammer, nous….

Et nous aurons un téléfilm dont je vous offre les images…

Ne l’ayant pas chroniqué, je vous joins une critique que j’ai trouvée sur le Net en cherchant des images, une autre en provenance de la SSHF et qui dit tout le contraire de la première, ainsi que sa fiche chez mon pote Wiki.

À vous de voir…

Bilan Mois Anglais – Juin 2017 [Saison 6] – I’ll be back !!

Putain, sa mère, le Mois Anglais est déjà terminé !! Un mois de passé ! Plus d’un mois intégral de vacances de passé (j’étais en congé depuis le jeudi 25 mai – pas frapper, pas frapper) et lundi 03 juillet, je recommence le turbin…

Si quelqu’un a une corde, je vais aller me pendre, tiens… Mais avant de trépasser, je vais tout de même vous dresser le Bilan du Mois Anglais 2017, saison 6 qui était organisé par Lou et Cryssilda.

Un Mois Anglais que je vis chaque année intensivement, immergée que je suis dedans. Tout un mois à vivre aux couleurs et au rythme de l’Angleterre, ça vous marque.  Dur ensuite de revenir à l’heure normale…

Comprenez… Quand je joue le jeu, je joue le jeu à fond et j’entre dans le personnage mieux que si j’étais infiltrée :

Le Mois Anglais, c’est 30 jours de réveil avec l’hymne du « God save the Queen » !

Tous les matins, mon homme était obligé de lever les couleur de l’Union Jack ! Trooping The Colour pendant 30 jours, au saut du lit.

Le Mois Anglais, c’est 30 jours à boire mon thé avec le petit doigt en l’air et à parler avec l’accent anglais.

D’ailleurs, un soir, regardant amoureusement mon mari, je lui dis, avec l’accent so bristish :
— Chouchou, mon vieux complice…
Et il me répondit, ce sagouin :
— La peau de mes couilles aussi…
[Blague phonétique, faites marcher vos neurones pour la comprendre]

Le Mois Anglais, en 2017, c’est  un challenge que j’ai encore honoré en publiant pas moins de 47 billets en 30 jours.

Le Mois Anglais, c’est aussi :

  • 256 tasses de café bues
  • 52 mugs de thés divers bus
  • 14 tartes aux framboises
  • Un Chouchou devenu masseur afin d’éviter la crampe des poignets
  • Un ravitaillement en bières durant ce marathon que furent ces 30 jours de folie

Anybref, trêve de plaisanterie, voici donc la liste de tous les billets publiés durant le Mois Anglais 2017, avec les liens vers les critiques et, tout en dessous, ce que j’aurais aimé faire mais que je n’ai pas eu le temps de faire, malgré le fait que je n’ai dormi que 5h à 5h30 par nuit durant toutes mes vacances.

Entre préparer les valises, partir dans le Sud, faire des randos, les marchés locaux, de la piscine, lire, écrire, je n’ai pas eu beaucoup le temps de peindre la girafe.

Heureusement que j’avais visionné mes séries et mes films avant de partir car je n’aurais pas eu le temps sur mon lieu de villégiature pour les regarder !

♫ Et maintenant, que vais-je faire ? De tout ce temps, depuis que le Mois Anglais est fini… ♪

Scores précédents et le nouveau :

  • 2013 : 36 billets !! (Titine comprenait son erreur de m’avoir inscrite de force)
  • 2014 : 62 billets !! (Burn-Out pour Titine et moi aussi)
  • 2015 : 41 billets !! (Des vacances pour Titine, quasi)
  • 2016 : 51 billets !! (J’ai fait honneur à ma réputation)
  • 2017 : 47 billets !! (3ème meilleur score, mon record absolu de 62 billets  étant impossible à battre et celui de 51 difficile à égaler)

Liste ce ce que j’ai lu et vu (et écrit) durant le Mois Anglais (47) :

  1. Sombre Mardi : Nicci French [ROMAN]
  2. Le peuple de l’abîme/d’en bas : Jack London [ROMAN]
  3. Autopsie – Whitechapel : Maniscalco [ROMAN]
  4. Moi, Sherlock Holmes : William S. Baring-Gould [ROMAN]
  5. La Dernière Expérience – SHAnnelie Wendeberg [ROMAN]
  6. Agatha Raisin – T1 – La quiche fatale : Marion Chesney [ROMAN]
  7. Agatha Raisin – T2 – Remède de cheval : Marion Chesney [ROMAN]
  8. Livre rouge de Jack l’éventreur (Nouv. éd. actualisée) : Bourgoin [ROMAN]
  9. Petits meurtre à Mangle Street : M.R.C. Kasasian [ROMAN]
  10. Sherlock, Lupin et moi -T2 – Dernier acte à l’opéra : Adler [ROMAN]
  11. Sherlock Holmes – Le défi d’Irene Adler – T4 : Ced [BD]
  12. Astérix – T8 – Astérix chez les Bretons  : Goscinny & Uderzo [BD]
  13. Tif et Tondu – T19 – Sorti des abîmes :Will & Tillieux [BD]
  14. Tif et Tondu – Tome 25 – Le Retour de la Bête : Tillieux & Will [BD]
  15. Mémorial Sherlock Holmes I : Baudou [ROMAN]
  16. Nouveau mémorial Sherlock Holmes II : Baudou [ROMAN]
  17. Le musée de l’Holmes : Baudou & Gayot [ROMAN]
  18. Agatha, es-tu là ? : Nicolas Perge [ROMAN]
  19. Le retour de Jack L’Éventreur : J.B Livingstone [ROMAN]
  20. Un vampire menace l’empire – T1 : Gérard Dôle [ROMAN]
  21. Élémentaire, mon cher Holmes : Albert Davidson [ROMAN]
  22. Sherlock Holmes et la suffragette amoureuse : Bernard Oudin [ROMAN]
  23. Le rat géant de Sumatra : Rick Boyer [ROMAN]
  24. Morwenna : Jo Walton [ROMAN – LC avec Stelphique]
  25. La mort à ses raisons – H. Poirot : Sophie Hannah [ROMAN]
  26. Soul of London : Gaëlle Perrin-Guillet [ROMAN]
  27. Le témoignage du pendu : Ann Granger [ROMAN]
  28. Le donjon du bourreau – Frère Athelstan – T2 : Doherty [ROMAN]
  29. Maurice : E.M Foster [ROMAN]
  30. Les Mémoires de Fanny Hill – Femme de plaisirCleland [ROMAN]
  31. Watchmen – Intégrale : Alan Moore [COMICS]
  32. V pour Vendetta : Alan Moore [COMICS]
  33. Sherlock – Le guide de la série : Steve Tribe [GUIDE]
  34. Sherlock Holmes – La manoir de l’abbaye [SÉRIE]
  35. Sherlock Holmes – Le rituel de Musgrave [SÉRIE]
  36. Sherlock Holmes – L’homme à la lèvre tordue [SÉRIE]
  37. Sherlock Holmes – L’école du prieuré [SÉRIE]
  38. Sherlock Holmes – Les six Napoléons [SÉRIE]
  39. Downton Abbey – Saison 2 [SÉRIE]
  40. Broadchurch – Saison 2 [SÉRIE]
  41. Rillington Place [SÉRIE]
  42. Happy Valley – Saison 1 [SÉRIE]
  43. Sherlock Holmes – The crucifer of Blood [FILMS]
  44. Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street [FILMS]
  45. The Full MontyPeter Cattaneo [FILMS]
  46. The Dark Knight – Le Chevalier noir : Christopher Nolan [FILMS]
  47. Basil détective privé [DESSIN ANIMÉ]

Les non lus, non vus, non écrits, pourraient se retrouver pour le challenge « A Year In England » de Titine qui recommence en août…

  1. Agatha Raisin – T3 – Pas de pot pour la jardinière [ROMAN]
  2. Les étrangers dans la maison : Harvey [ROMAN]
  3. Rouge ou mort : David Peace [ROMAN]
  4. La disparue d’Angel Court : Anne Perry [ROMAN]
  5. La malédiction de la maison Foskett : M.R.C. Kasasian [ROMAN]
  6. La Rose pourpre et le Lys – T1 : Michel Faber [ROMAN]
  7. L’Amant de Lady Chatterley : D.H. Lawrence [ROMAN]
  8. Le brouillard tombe sur Deptford : Ann Granger [ROMAN]
  9. Oscar Wilde et le mystère de Reading : Brandreth [ROMAN]
  10. Meurtres en majuscules – H. Poirot : Sophie Hannah [ROMAN]
  11. Les passes-temps de Sherlock Holmes : Réouven [ROMAN]
  12. Maudit mercredi : Nicci French [ROMAN]
  13. Moriarty – Le chien des d’Urberville : Newman [ROMAN]
  14. La chambre blanche : Waites [ROMAN]
  15. Je suis Pilgrim : Terry Hayes [ROMAN]
  16. Dr Foster – Saison 1 [SÉRIE]
  17. Taboo – Saison 1 [SÉRIE]
  18. Black Mirror – Saison 1 [SÉRIE]
  19. The Fall – Saison 1 [SÉRIE]
  20. The Queen – Saison 1 [SÉRIE]
  21. Gladiator : Rydley Scott [FILMS]
  22. Blackout Ripper : Tueur en série [ARTICLES]
  23. L’opium et ses fumeries [ARTICLES]

[FILMS] The Dark Knight – Le Chevalier noir : Christopher Nolan (2008)

The Dark Knight : Le Chevalier noir est un film de super-héros américano-britannique, réalisé par Christopher Nolan (anglais) et sorti en 2008.

Basé sur le personnage de fiction DC Comics, Batman, c’est la suite de Batman Begins sorti en 2005.

Cet opus décrit la confrontation entre Batman, interprété pour la seconde fois par Christian Bale, et son ennemi juré le Joker, joué par Heath Ledger (mort le 22 janvier 2008, avant la sortie du film).

Dans la continuité de ce reboot, il s’agit de leur première rencontre, quoique légèrement annoncée à la fin de « Batman Begins ».

La trilogie se conclut avec « The Dark Knight Rises », sorti en 2012.

Synopsis : 
Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l’aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, il entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville.

L’association s’avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : nommé le Joker.

On ne sait pas d’où il vient, ni qui il est. Ce criminel possède une intelligence redoutable doublé d’un humour sordide et n’hésite pas à s’attaquer à la pègre locale dans le seul but de semer le chaos.

Distribution :
Christian Bale : Bruce Wayne / Batman
Michael Caine :  Alfred Pennyworth
Heath Ledger : Le Joker
Gary Oldman : Jim Gordon
Aaron Eckhart : Harvey Dent / Double face
Maggie Gyllenhaal : Rachel Dawes
Morgan Freeman : Lucius Fox

Ce que  j’en ai pensé :
Disons-le de suite, je n’ai jamais une mordue des Comics de super-héros. Pourquoi ? C’est mon père qui m’a fait découvrir les bédés, tirées bien souvent de l’hebdo Spirou et donc de l’écurie Dupuis.

Les comics n’étaient donc pas présent dans la biblio familiale et je n’avais aucune référence.

J’ai commencé à les découvrir vraiment lorsque tous les films de super-héros sont sortis, dans les années 2000, avec des effets spéciaux dignes de ce nom.

Et je dois dire que si j’ai adoré les premiers X-Men ou les premiers Spiderman, je suis tombée sur le cul avec le film de Chistopher Nolan.

  • La scène d’intro est jouissive et culte ! (le braquage mené par la bande du Joker)
  • Christian Bale fait un excellent Batman, sombre, torturé, sexy en diable…
  • Son majordome est un ancien Sherlock Holmes (Michaël Caine – Élémentaire mon cher…. Lock Holmes)
  • Le Joker… La Némésis de Batman. Que dire de lui ?? Un maquillage de clown qui déborde de partout, des cheveux sales et gras, un type ultra-violent, un véritable psychopathe, anarchiste et très intelligent quand il s’agit de faire répandre le chaos dans Gotham…
  • Putain, le truc de fou !! Heath Ledger qui m’avait z’ému dans son rôle de cow-boy gay (Le Secret de Broke back Mountain) m’a, ce coup-ci, foutu un grande claque en interprétant le Joker. Son interprétation est tout simplement à couper le souffle. Un véritable psychopathe. Nicholson était déjà bon, mais ici, Heat surclasse tout le monde et il n’est pas encore né celui qui nous le fera mieux que lui.
  • Joker est l’égal de Batman mais en version noire, sombre, le MAL absolu, et Nolan s’est focalisé sur ce côté « mal » pour la psychologie du personnage.
  • D’ailleurs, je me demande si le Joker ne vole pas la vedette à Batman car dès qu’il apparaît, il prend tout l’écran avec sa présence.
  • Les personnages sont profonds, changeant, ni tout blanc, ni tout noir, tout en nuance de gris, à la limite de la rupture, du basculement vers le côté obscur. Ils sont réalistes, tout simplement.
  • Le scénario est riche et le triangle amoureux ne vire pas au gnangnan guimauve. Il possède aussi une multitude de petites intrigues qui s’enchaînent pour être au final toute liées et en former une seule.
  • Nolan ne se contente pas de nous pondre un film à gros budget (180.000.000 $) avec un super héros de chez DC Comics. Que nenni, le réalisateur aborde dans son film des grands thèmes tels que la dérive sécuritaire de l’après 11 septembre, l’individualisme de la société, la passivité des habitants face à un terroriste, nous offre quelques discours politiques bien sentis et, bien sûr, la lutte entre le bien et le mal, traduite sur grand écran comme jamais.
  • Il aborde aussi les thèmes de la criminalité et de la pègre de manières très réalistes et nous offre aussi une réflexion sur la justice.
  • Chose rare, le film ne tombe à aucun moment dans un manichéisme primaire.
  • Les dialogues sont parfaitement ciselés, aux petits oignons, soignés, magistraux.
  • Le film nous surprend souvent, joue avec nous et un seul visionnage ne nous permet pas de tout capter, de tout appréhender.
  • Double Face, personnage joué par Aaron Eckhart est appronfondit, travaillé, super bien interprété et certains disent qu’il est largement supérieur à celui interprété par Tommy Lee Jones.
  • The Dark Knight est un film noir, très noir, sombre, sans édulcorant, une sorte de thriller policier possédant, en plus d’un super-héros,  ses gangsters, son argent sale et ses braquages de banques. Oh, on dirait une pub pour vanter une ville !
  • Autre scène culte et fascinante de par ses dialogues : quand Batman dirige l’interrogatoire contre le Joker et que ce dernier pousse notre héros à ses limites de violences. Batman bascule du côté obscur de la Force en cédant aux provocations et se déchaîne brutalement sur le Joker…  Le tout est terrifiant car la scène est amplifiée par l’incroyable musique d’Hans Zimmer et de James Newton Howard.
  • La musique de Hans Zimmer…. J’adore ce compositeur, tout comme Enio Morricone, et une partie de ses musiques se trouvent dans ma playlist du smartphone et j’ai un faible pour le « Why so serious ? ». Vers les 2:30, ça commence à me faire dresser les poils sur les bras. Surtout en repensant à la scène où le Joker raconte à Rachel comment ses cicatrices sont arrivées sur lui.
  • Quoi ? T’es encore à me lire alors que tu dois aller voir ce film de suite si tu ne l’as pas encore vu ???

Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda et  Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.