Le Signe des Quatre – Desmond Davis (1983)

Le Signe des Quatre de Desmond Davis (1983)

Avec Ian Richardson (Sherlock Holmes) et David Healy (Dr. John Watson)

Celles et ceux qui ont suivi leurs programmes télé sans omettre les petites chaînes de la TNT ont pu se rendre compte qu’en ce mois d’Août, la chaîne Chérie 25 avait remis Sherlock Holmes à l’honneur les vendredis soirs, en nous diffusant une série sur les aventure fictives de Conan Doyle, et quelques films adaptés du canon.

C’est d’ailleurs à cette occasion que nous avion battu le rappel croyant bêtement les programmes télé qui s’étaient trompés pendant une semaine sur la version du Chien des Baskerville qui serait diffusée, avant de rectifier le tir au dernier moment…

Cela nous avait bien mis en colère et en prime la version du Chien des Baskerville était calamiteuse.

Vendredi dernier, Chérie 25 diffusait une adaptation du Signe des Quatre, tournée la même année et toujours avec Ian Richardson dans le rôle de Holmes…

Déçue par le Chien des Baskerville je m’étais abstenue de battre le rappel cette fois-ci… Et j’ai eu tort !

Résumé :
Le Major Sholto dîne avec ses deux fils quand son majordome lui apporte un pli déposé pour lui… Ce pli est ce qui ressemble à un plan de bâtiment, et provoque chez le maître de maison une vive émotion qui vire à l’attaque d’apoplexie.

Le Major Sholto explique qu’avec quatre compères, il avait mis la main sur un trésor qu’il garde planqué dans le grenier et qu’il a été injuste car il n’a jamais remis la part du trésor de l’un de ses compères décédé à la fille de ce dernier… Qui n’est autre que Miss Mary Morstan.

Pendant que le père essaie de se remettre ou agonise dans son lit, les fils se disputent sur la pertinence de donner ou pas un tiers du dit trésor à Miss Morstan. On voit que les deux fils sont bien prgamatiques et se voient déjà hériter.

Et ils ont raison puisque tandis qu’ils sont trop occupés à chercher le trésor dans le grenier, un type à jambe de bois a réussi à entrer dans la demeure et est arrivé régler ses comptes avec le Major Sholto qui meurt de peur avant de laisser satisfaction à l’intrus.

Quelques temps plus tard, Miss Mary Morstan vient rencontrer Holmes et Watson, ayant reçu un gros diamant ainsi qu’une invitation à rencontrer un étrange inconnu pour une affaire de la plus haute importance.

Le gros diamant s’avère d’après Holmes qui sait tout (j’avoue que des fois il m’énerve à tout savoir comme ça !), être le deuxième plus gros diamant du monde !

Voilà Holmes ferré comme un beau poisson, et Watson aussi. Holmes est évidemment intéressé par l’affaire…

Quant à Watson… C’est par la charmante orpheline (à moins que ce soit pour la fortune qu’elle vient de recevoir ? Hummm… Pourquoi il n’y aurait que les femmes qu’on soupçonnerait de vénalité ? Hein? Je vous le demande! ).

Ce que j’en ai pensé :
La version du Chien des Baskerville avec Ian Richardson m’avait horripilée pour bien des raisons, et c’est avec certaines craintes que j’ai visionnée la version du Signe des Quatre, me rassurant sur le fait que le réalisateur n’était pas le même…

Que le Watson n’était pas non plus le même… et qu’il y avait peut-être des chances que l’équipe de scénaristes-adaptateurs ait également changé.

Je ne suis pas allée dans les détails du générique pour le vérifier…

Dans l’ensemble, cette version m’a semblée moins insupportable que le Chien des Baskerville vu la semaine passée.

Ian Richardson campe toujours son rôle de Holmes de façon très crédible. Il a le physique de l’emploi (maigre et limite émacié) ce qui l’aide passablement.

Tout d’abord, l’esthétique était nettement moins kitchouille !

Les coloris, les coiffures, les décors, agressaient moins la rétine et étaient plus conformes à ce qu’on pouvait voir dans les années 80 en termes de reconstruction de l’ère victorienne.

Je garde évidemment en mémoire l’adaptation Granada avec J.Brett comme étalon de comparaison.

Ensuite, le, changement de Watson est une véritable bénédiction ! Certes, il n’apparaît pas non plus comme un candidat potentiel pour le Nobel, voire pour entrer au Club Mensa (qui n’ouvre ses portes qu’aux sujets ayant démontré avoir un QI supérieurs à 130, soit un peu moins de 2% de la population générale)…

Mais il nous change du godichon calamiteux dont nous avions subi les frasques la semaine passée !

Cependant … Il est bien enrobé, nettement quinquagénaire ce qui n’est pas très canonique…

Et ses élans amoureux naissants à l’adresse d’une jeune femme qui a peut-être trente ans de moins que lui sont d’un ridicule achevé !

Il fallait que Miss Morstan soit bien désespérée pour s’enticher d’un croulant pareil !

Cela étant avec le deuxième plus gros diamant du monde en poche… Elle n’était plus obligée de se caser à tout prix ! Enfin bref…

L’histoire canonique ne paraît pas aussi malmenée que dans l’adaptation du Chien des Baskerville au premier abord.

Cependant en y réfléchissant bien, je me dis que si je retournais lire de près l’œuvre originale je trouverais au moins autant de libertés prises avec le canon que dans l’adaptation de la semaine dernière…

Ma dernière lecture étant un peu ancienne je vous livre les divergences les plus flagrantes.

En effet, exit l’addiction pas très politiquement correcte de Holmes avec la coco à 7% (c’est un film grand public mince ! Même si à 21h30 on a droit à un spot publicitaire Durex expliquant aux vrais zhômes que grâce aux capotes de la même marque ils sont certains de nous donner des orgasmes tonitruants… Un grand moment de solitude pour la mère de famille de jeunes adolescents que je suis ! Franchement j’aurais préféré leur parler des méfaits de la cocaïne injectable plutôt que de la mécanique de mes orgasmes !!! Enfin… ils ont eu la décence de ne pas m’interroger !)…

Et puis… Dans le Canon, Mary ne reçoit pas « juste » le diamant « Grand Mogol », mais se voit mystérieusement adresser des perles précieuses depuis six ans !

Il semble en effet, que la réalisation ait préféré resserrer la temporalité de l’histoire, un parti pris qui selon moi ne s’imposait franchement pas du tout !

En outre, l’estimation du trésor annoncée dans le film est nettement surévaluée par rapport à ce qui est dit dans le canon (500 000£).

Et la surévaluation ne peut même pas être expliquée par une intention de convertir la valeur du trésor en livres des années 80 pour que le public mesure mieux de quoi il retournait car dans ce cas, le dit trésor aurait été nettement sous-évalué !

D’ailleurs, les scénaristes ont préféré commencé par nous expliquer dès le départ le nœud du problème plaçant le spectateur en position de regard omniscient qui sait déjà ce que Holmes recherche, là où le texte original adopte plutôt la progression de nos héros dans leur compréhension de l’affaire, ce qui a le mérite de renforcer le suspense et l’intérêt de la lecture !

Je trouve ce choix déplorable, et bien facile.

En résumé :
Une adaptation relativement correcte mais qui pèche par un parti pris narratif tuant les ressors originaux du suspense du roman, en expliquant trop de choses d’emblée, et en condensant la temporalité du canon, quitte à en modifier quelques détails d’une importance somme toute mesurée.

Ian Richardson est un Holmes convainquant, et l’on regrettera que le Watson campé par Healy ne serve que de faire valoir en surpoids, et puisse se comporter en ado rougissant  devant une jeune femme alors qu’il est déjà quinqua.

À voir à l’occasion…

Voice from the Stone : Eric D.Howell (2017)

Ce film est sorti aux États Unis en avril 2017 et vient de sortir directement en DVD en France sans passer par case cinéma.

Ce genre de situations étranges arrivent parfois faute de distributeurs assez couillus pour donner leur chance à autre chose qu’à des block-busters (genre le Valérian de Besson que mes enfants m’ont obligée à voir… et que j’ai trouvé bien long et ennuyeux mais parfait pour des ados)…

Il est vrai que la distribution ne réunit pas de bankables célèbrissimes, bien que l’actrice principale se soit faite remarquer dans Game of Thrones (Daernerys Targarien, la mère des dragons) et Terminator Genesis…

Mais le scénario, l’ambiance, l’esthétique et le jeu des acteurs valaient bien certaines merdouilles surmédiatisées qu’on nous incite à aller voir par un matraquage publicitaire effroyable !

Or donc… Je résume :

Dans les années 50, Verena, une jeune femme, gouvernante autodidacte, spécialisée dans les enfants mutiques à qui elle parvient à rendre la parole, quitte brutalement ses derniers employeurs puisque leur petite bambinette s’est remise à parler pour exprimer presque aussitôt son refus de voir sa gouvernante chérie l’abandonner !

Et oui, ainsi est le contrat. Elle arrive, l’enfant parle, elle repart, comme Nannie MacPhee. Et c’est de plus en plus dur car leur rendre la parole après un traumatisme suppose de nouer un lien émotionnel très fort avec les enfants.

Ça me rappelle que j’ai parlé tard moi-même mais mes parents se sont contentés de m’envoyer à l’école maternelle d’où je suis rentrée en ayant plein de chose à leur dire… genre « merde », « con », « chier » et plein d’autres petits mots ravissants ! J’avais enfin trouvé des trucs intéressants à leur dire et qu’ils ne pouvaient plus faire semblant de ne pas entendre ! Youpeee ! Fin de parenthèse !

Or donc, à peine a-t-elle quitté sa dernière petite protégée qu’elle file telle une Marie Poppins vers son prochain travail: rendre la parole à un petit garçon qui s’obstine à ne plus décrocher un son depuis que sa mère est décédée.

Une grande maison qui porte les traces du temps… un mausolée de famille où gisent les ancêtres… des statues de pierre abîmées un peu partout… un factotum ombrageux limite inquiétant… une grand mère sympathique mais qui ne révèle ses secrets qu’au compte gouttes… un maître de maison distant… une carrière de pierres désaffectée et engloutie par les eaux… et le tout dans une campagne perdue au fin fond de l’Italie où la brume tombe parfois… voilà qui plante le décor… et l’atmosphère.

Critique :
J’ai beaucoup aimé ce film. L’héroïne est belle, sensible, campée par une actrice que je ne connaissais pas et que j’ai trouvée très honorable. Le petit garçon ne parle pas… mais tel un grand acteur en devenir, il parvient avec sobriété à exprimer tellement de choses!

Je ne peux pas m’empêcher de faire un lien entre ce film et le Tour d’Écrou dont je vous avais parlé il y a quelques temps. En effet, une histoire de gouvernante qui débarque dans une maison lugubre et se frotte aux mystères des uns et des autres…

Je craignais même en commençant le visionnage de ce film d’être devant une Nième libre adaptation de l’œuvre d’Henry James, mais cette impression s’est vite dissipée car le scénario est bien différent.

Cela étant… Tout comme dans le Tour d’Écrou, le scénario nous fait subtilement naviguer entre deux eaux, laissant le spectateur choisir la façon dont il peut interpréter les faits, soit en allant du côté du psychologique… soit du côté du fantastique.

Chacun verra midi à sa porte, ou comme moi refusera de choisir en s’attachant justement à l’effet recherché, et aux surprises qui en découlent quand le film arrive à sa fin.

On pourra regretter que le budget n’ait pas permis de rajouter une petite dizaines de minutes au dénouement qui par moments peut paraître un peu précipité et insuffisamment lisible là où prendre un peu plus de temps aurait permis au spectateur de ne pas se sentir trop désorienté…

À moins que ce ne soit un parti pris volontaire pour nous plonger dans une inconfortable perplexité ? État proche de celui de l’héroïne ?

A voir !

Décharge : Moi Ida, en pleine possession de mon peu de moyens grâce à un découvert autorisé, atteste par la présente que le billet ci-dessus a été rédigé bénévolement pour le Blog Cannibal Lecteur, et que je n’ai pas demandé ni reçu de rétributions autres que la considération de Dame Belette.

Et de toute façon, comme on ne fait pas de politique, le Canard Enchaîné se fiche pas mal de ce que nous écrivons ici, alors même si elle me filait 300.000 Brouzoufs Impériaux aux Iles Caïman le fisc n’en saurait rien, épicétou !

En même temps vu le cours actuel du Brouzouf Impérial… Même si le fisc était au courant, ils ne dépenseraient même pas un timbre pour me dire que ce n’est pas bien !

[FILMS] Le chien des Baskerville (était un sale clebs) – Douglas Hickox (1983)

The Hound of the Baskervilles – Le chien des Baskerville – Téléfilm de Douglas Hickox (1983)

Avec Ian Richardson et Donald Churchill dans les rôles de Sherlock Holmes et du Dr Watson.

[Fiche réalisée par Ida]

Or donc, après avoir espéré pendant une semaine, voir le chef d’œuvre produit en 1959 par la Hammer, promis par mon programme TV, je me suis rendue compte le jour même que ce n’était plus cette version, mais celle de 1983 de Douglas Hickox qui allait être diffusée le 11 Août dernier.

Bien que révoltée par ce changement et par les fausses promesses (à qui la faute ? la chaîne ? le programme TV ? Ma naïveté ?), j’ai tout de même regardé ce film n’ayant rien de mieux à faire (si ce n’est regarder les vieux épisodes de Fantômas de 1980 qui ont assurément mal vieilli si j’en crois leur rythme proche d’un Derrick).

Répondant à l’invitation de la Belette Cannibale, je vous livre ici mes impressions qui… comment dire… sont loin, mais alors très loin d’être bonnes !

L’intrigue :

Faut-il vraiment la rappeler cette intrigue ? Au risque de froisser les amateurs de polars qui à quelques exception près l’ont déjà tous lue ou au moins tous vue ? Sans parler du fait que ce n’est pas la première fois qu’on la présente sur ce blog !

Ben oui ! Il le faut ! Parce que c’est comme ça ici ! On résume l’intrigue sans la spoiler avant de passer à la critique !

Et si vous n’êtes pas contents et si ça vous ennuie, je vous invite à passer au paragraphe suivant en vous priant de ne pas m’en vouloir de respecter les usages. Ben oui… il en faut pour tout le monde !

Figurez-vous qu’il y a encore des gens qui n’ont pas lu ou vu le Chien des Baskerville… Ou des nouveaux lecteurs qui découvrent le blog! Il faut peser à eux et leur donner envie de découvrir ce monument holmesien…

Le problème… C’est que je ne vais pas trop leur donner envie de voir ce film alors…

Le mieux est de leur proposer de lire le roman et de découvrir la fiche que Belette nous en propose déjà sur son blog.

Alors… Où en étais-je moi… Ah oui ! Voilà, ça me revient… Donc… Holmes et Watson prennent leur petit déjeuner comme un vieux couple et Watson trouve une canne. Qui a donc pu bien rendre visite à son vieux compagnon ? Hummm…

Tel une épouse jalouse, voilà Watson sur le coup ! Évidemment comme d’habitude il est un peu à côté de la plaque, et comme dans presque toutes les aventures du canon, Holmes se livre à un exercice de déduction magistral pour bien nous montrer qui est le boss !

La canne appartient donc à un médecin de campagne qui vient consulter le Génie des Détectives car il s’inquiète pour l’héritier du domaine de Baskerville dans le Dartmoor, qu’il craint menacé par la malédiction planant sur les hommes de sa famille et dont le précédent Lord de Baskerville vient probablement de mourir puisque son cadavre fut retrouvé près du manoir alors que dehors le hurlement du Chien de l’Enfer qui avait déjà conduit quelques siècles plus tôt un de ses ancêtres malfaisants auprès de Satan, s’était fait entendre dans la nuit noire et ténébreuse.

Holmes et Watson parviendront-ils à sauver Sir Henry Baskerville des forces obscures qui le menacent? Et voilà nos deux héros partis dans une nouvelle aventure !

Critique :
Et ben c’est déjà là que ça commence le bordel ! Holmes fait la fine bouche dans le roman (et oui cette aventure n’est pas une simple nouvelle du canon, c’est l’un des quatre romans qui le compose et qui plus est, a été écrit hors chronologie après la « mort » de Sherlock Holmes sous la pression du public et des éditeurs).

Dans le Canon, il fait sa diva qui n’a pas l’air trop intéressée… Alors que dans le film, pfff ! Il trinque pour fêter ça alors qu’il est pourtant un peu tôt pour prendre de l’alcool !

Certes un petit verre de sherry au matin n’a jamais collé KO qui que ce soit au fond d’un fauteuil… Cependant Holmes ne boit pas au petit matin! Cocaïnomane passe encore… Mais alcoolique, non !

Et puis… Quelle mouche les a donc piqués ! Que de libertés prises avec le canon !

Non, Sir Henry n’a pas envie de repartir vivre aux States ! Le canon nous dit bien qu’il envisage bien de s’établir dans son héritage… Quelle idée de lui faire dire qu’il passe juste mettre les affaires en ordre avant de reprendre le bateau ???

Et d’où ça sort le fait que le barbu qui lui file le train lui tire dessus en pleine rue avec une canne à air comprimée dont le système nous renvoie évidemment à la redoutables arme du Colonel Morand dans « la maison vide » ??? Pas du Chien des Baskerville en tout cas !

Et pourquoi font-ils redresser à Holmes un tisonnier à mains nues que je ne sais plus quel personnage vient de plier sous l’effet de la colère  alors que cette péripétie sort de « la bande mouchetée » et de nulle part ailleurs ??? [tisonnier plié par le docteur Roylott de Stoke Moran ©Belette]

Et puis… Entendre les cloches de Saint Paul à Baker Street… Pour croire ça il faut franchement ne jamais avoir mis les pieds à Londres ! On a le droit de n’y être jamais allé, mais pas quand on prétend faire un Sherlock Holmes ! Londres est le troisième personnage principal du canon !

Je vous avoue qu’à ce stade-là, j’ai cessé de m’étonner des autres éventuelles libertés prises avec le texte et les réalités afin d’en tenir le compte. D’autant que ma lecture du Toutou date un peu…

D’ailleurs j’ai dû solliciter l’aide de Belette pour me rafraîchir la mémoire sur les circonstances d’intervention de Lestrade dans l’histoire. [Belette toujours prête !]

Le film prétend qu’il est est là pour retrouver des prisonniers évadés et fait de sa rencontre avec nos héros une surprise…

Alors que dans le texte, c’est Holmes qui lui a demandé de venir via un télégramme pour traquer le toutou et surtout son maître. [Ci-dessous, des extraits du Canon]

– Et demandez au chef de gare s’il y a un message pour moi.
Le jeune garçon revint avec un télégramme que Holmes me tendit. Il était conçu comme suit :
« Télégramme reçu. Arrive avec mandat en blanc à cinq heures quarante. – Lestrade. »

L’express de Londres entra en gare et un homme de petite taille, sec, nerveux comme un bouledogue, sauta sur le quai. Nous échangeâmes une solide poignée de main, et à en juger par la manière respectueuse dont Lestrade regardait mon ami, je compris qu’il en avait appris long depuis le jour où ils avaient commencé à travailler ensemble. Je me rappelais le dédain avec lequel cet homme pratique accueillait alors les théories du logicien.
« Du bon travail en vue ? demanda-t-il.
– La plus grosse affaire de ces dernières années, répondit Holmes. Nous avons deux heures devant nous avant de songer à nous mettre en route. Je pense que nous pourrions employer ce délai à manger quelque chose ; après quoi, Lestrade, nous chasserons de vos bronches le brouillard londonien en vous faisant respirer la pureté de l’air nocturne de Dartmoor. Vous n’étiez jamais venu ici ? Ah ! Eh bien, je crois que vous n’oublierez pas votre première visite dans ce délicieux pays ! »

Là encore je ne comprends pas la raison de tels changements sans intérêt dans l’histoire. À moins que les scénaristes n’aient lu le livre qu’en diagonale?

Et ça ce n’est franchement pas satisfaisant.

Les scénaristes sont généralement bien payés, la moindre des choses serait qu’ils lisent correctement les œuvres qu’ils ont à adapter. Si je bossais comme ça, je me ferait virer, moi !

Certes, pour certains de ces ajouts, on pourra dire qu’il s’agit de clins d’œil au reste de l’œuvre… Blablabla…

Mais si les « clins d’œil » peuvent passer dans un pastiche, dans une adaptation d’un texte du canon, ils sont déplacés, au sens propre comme au sens figuré.

Et on ne peut que déplorer de telles libertés prises avec le texte dans la mesure où elles n’apportent strictement rien et que de suivre à la lettre le canon n’aurait pas coûté plus cher au producteur !

J’ai regretté en outre l’absence d’une atmosphère réellement gothique propre à l’époque et qui sied particulièrement à cette œuvre.

La maison de Baskerville n’est pas assez lugubre à mon goût, et rien ne vient mettre le spectateur dans une ambiance épaisse de suspens.

Même le klebs ne fait pas peur : un gros dogue allemand ou danois (dans le noir j’ai mal vu) avec des lentilles de contact… Bof… Pas terrible. Deux raisons essentielles à cette ambiance loupée:

La première : une esthétique qui se cherche sans se trouver. En effet, l’ère victorienne ou édouardienne (le roman est publié en 1902) nous est présentée à travers une esthétique datant des années soixante ou soixante-dix alors que le film date de 1983 et que la série de la Granada avec Jeremy Brett pourtant contemporaine semble résolument plus moderne et constitue un élement de comparaison à charge.

Les coiffures des personnages, les couleurs choisies aussi bien dans les costumes que pour les décors sont datés même pour l’époque de sortie du film, comme s’ils avaient voulu faire une (pâle) copie du film de la Hammer.

La vision de l’ère victorienne des années 60 revisitée par les années 80… Quel gag ! C’est d’un kitch qui pique les yeux !

La seconde raison, et à mon avis la principale, au manque d’atmosphère de ce navet (ça y est, maintenant c’est dit !) c’est le jeu des acteurs. Holmes, campé par un Ian Ridcharson avec des faux airs de Peter Cushing (c’est ce qui me fait penser à une éventuelle tentative de remake du film de la Hammer, plutôt que d’un essai d’adaptation du canon) est correct et surnage dans un océan d’acteurs de grand guignol lui servant de faire valoir.

Le jeu des personnages secondaire (et le doublage n’y a rien arrangé sans doute) est constamment outré et exagéré. Même quand les personnages ne disent rien, ils en font trop !

Le pire de tous est incontestablement Watson ! Le benêt absolu dans toute sa splendeur, qui en rajoute des caisses à tout bout de champ et se prend tout le temps les pieds dans le tapis! Un histrion pareil se verrait radié de l’Ordre des médecins sur le champ tant sa manière d’être d’une niaiserie irritante est un scandale pour la communauté médicale des âges anciens, présents et à venir !

Il n’est pas encore pré-retraité comme dans de trop nombreuses adaptations, mais encore trop vieux pour le rôle…

Holmes, bon quinqua, n’est pas de toute jeunesse non plus d’ailleurs, et nous n’échapperons pas à la pipe calebasse non canonique…

Mais curieusement, ils ont bien veillé à ce que Holmes ne porte le deerstalker que dans le Dartmoor, lui laissant un haut de forme à Londres !

Un tel éclair d’intelligence (probablement involontaire) se détachant d’une telle médiocrité ambiante ne peut être que remarqué et salué.

Conclusion :

Ce film ressemble plus à un remake, voire à une mauvaise parodie, d’une célèbre adaptation cinématographique plus ancienne du canon, qu’à une véritable adaptation du roman de Conan Doyle et ne pourra qu’irriter les holmesiens mêmes les plus modérés !

L’ajout d’éléments renvoyant à d’autres nouvelles, les libertés prises avec l’histoire originale, l’esthétique kitch et le jeu déplorable des acteurs qui fait perdre toute consistance, tout suspens et toute atmosphère, font de ce navet l’une des pires adaptations du mythe.

À ne voir que la veille d’une compétition sportive ou d’un rendez-vous pour demander une augmentation à son boss, afin de remobiliser ses pulsions agressives !

Ou en cas de chute de tension grave…

Décharge :

Moi, Ida, plus très saine de corps mais presque saine d’esprit, atteste avoir rédigé ce billet gratuitement et bénévolement et n’avoir réclamé ni reçu de paiement de quelque nature que ce soit en contrepartie.

J’autorise la susnommée Belette Cannibale Lecteur à en faire l’usage qu’elle souhaitera et l’autorise à publier le présent billet sur son blog du moment qu’elle n’y joint pas de liens vers mes sextapes circulant sur le net, ou de photographies de moi, nue ou habillée.

Le toutou des Baskerville à la téloche ! [EDIT de dernière minute]

Y’a un truc qui  m’énerve dans les programmes télés, ce sont les déprogrammations de dernière minutes…

On te fait miroiter un Chien des Baskerville de la Hammer avec le beau Christopher Lee dans le rôle de Baskerville et Peter Cushing dans celui de Holmes et puis, bardaf, c’est l’embardée et on te sort en dernière minute qu’en fait, tu auras une version « téléfilm » du Chien des Baskerville de 1983 avec  Ian Richardson et Donald Churchill dans les rôle titres de Holmes-Watson.

Certes, celui-ci, je ne l’ai pas vu, mais merde quoi, quand on te fais du pied avec un film, on ne te le retire pas ensuite, sans coup férir, au risque de te faire passer, toi et ton petit moineau, pour des imbéciles ! Ben oui, nous annoncions un film de la Hammer, nous….

Et nous aurons un téléfilm dont je vous offre les images…

Ne l’ayant pas chroniqué, je vous joins une critique que j’ai trouvée sur le Net en cherchant des images, une autre en provenance de la SSHF et qui dit tout le contraire de la première, ainsi que sa fiche chez mon pote Wiki.

À vous de voir…

Bilan Mois Anglais – Juin 2017 [Saison 6] – I’ll be back !!

Putain, sa mère, le Mois Anglais est déjà terminé !! Un mois de passé ! Plus d’un mois intégral de vacances de passé (j’étais en congé depuis le jeudi 25 mai – pas frapper, pas frapper) et lundi 03 juillet, je recommence le turbin…

Si quelqu’un a une corde, je vais aller me pendre, tiens… Mais avant de trépasser, je vais tout de même vous dresser le Bilan du Mois Anglais 2017, saison 6 qui était organisé par Lou et Cryssilda.

Un Mois Anglais que je vis chaque année intensivement, immergée que je suis dedans. Tout un mois à vivre aux couleurs et au rythme de l’Angleterre, ça vous marque.  Dur ensuite de revenir à l’heure normale…

Comprenez… Quand je joue le jeu, je joue le jeu à fond et j’entre dans le personnage mieux que si j’étais infiltrée :

Le Mois Anglais, c’est 30 jours de réveil avec l’hymne du « God save the Queen » !

Tous les matins, mon homme était obligé de lever les couleur de l’Union Jack ! Trooping The Colour pendant 30 jours, au saut du lit.

Le Mois Anglais, c’est 30 jours à boire mon thé avec le petit doigt en l’air et à parler avec l’accent anglais.

D’ailleurs, un soir, regardant amoureusement mon mari, je lui dis, avec l’accent so bristish :
— Chouchou, mon vieux complice…
Et il me répondit, ce sagouin :
— La peau de mes couilles aussi…
[Blague phonétique, faites marcher vos neurones pour la comprendre]

Le Mois Anglais, en 2017, c’est  un challenge que j’ai encore honoré en publiant pas moins de 47 billets en 30 jours.

Le Mois Anglais, c’est aussi :

  • 256 tasses de café bues
  • 52 mugs de thés divers bus
  • 14 tartes aux framboises
  • Un Chouchou devenu masseur afin d’éviter la crampe des poignets
  • Un ravitaillement en bières durant ce marathon que furent ces 30 jours de folie

Anybref, trêve de plaisanterie, voici donc la liste de tous les billets publiés durant le Mois Anglais 2017, avec les liens vers les critiques et, tout en dessous, ce que j’aurais aimé faire mais que je n’ai pas eu le temps de faire, malgré le fait que je n’ai dormi que 5h à 5h30 par nuit durant toutes mes vacances.

Entre préparer les valises, partir dans le Sud, faire des randos, les marchés locaux, de la piscine, lire, écrire, je n’ai pas eu beaucoup le temps de peindre la girafe.

Heureusement que j’avais visionné mes séries et mes films avant de partir car je n’aurais pas eu le temps sur mon lieu de villégiature pour les regarder !

♫ Et maintenant, que vais-je faire ? De tout ce temps, depuis que le Mois Anglais est fini… ♪

Scores précédents et le nouveau :

  • 2013 : 36 billets !! (Titine comprenait son erreur de m’avoir inscrite de force)
  • 2014 : 62 billets !! (Burn-Out pour Titine et moi aussi)
  • 2015 : 41 billets !! (Des vacances pour Titine, quasi)
  • 2016 : 51 billets !! (J’ai fait honneur à ma réputation)
  • 2017 : 47 billets !! (3ème meilleur score, mon record absolu de 62 billets  étant impossible à battre et celui de 51 difficile à égaler)

Liste ce ce que j’ai lu et vu (et écrit) durant le Mois Anglais (47) :

  1. Sombre Mardi : Nicci French [ROMAN]
  2. Le peuple de l’abîme/d’en bas : Jack London [ROMAN]
  3. Autopsie – Whitechapel : Maniscalco [ROMAN]
  4. Moi, Sherlock Holmes : William S. Baring-Gould [ROMAN]
  5. La Dernière Expérience – SHAnnelie Wendeberg [ROMAN]
  6. Agatha Raisin – T1 – La quiche fatale : Marion Chesney [ROMAN]
  7. Agatha Raisin – T2 – Remède de cheval : Marion Chesney [ROMAN]
  8. Livre rouge de Jack l’éventreur (Nouv. éd. actualisée) : Bourgoin [ROMAN]
  9. Petits meurtre à Mangle Street : M.R.C. Kasasian [ROMAN]
  10. Sherlock, Lupin et moi -T2 – Dernier acte à l’opéra : Adler [ROMAN]
  11. Sherlock Holmes – Le défi d’Irene Adler – T4 : Ced [BD]
  12. Astérix – T8 – Astérix chez les Bretons  : Goscinny & Uderzo [BD]
  13. Tif et Tondu – T19 – Sorti des abîmes :Will & Tillieux [BD]
  14. Tif et Tondu – Tome 25 – Le Retour de la Bête : Tillieux & Will [BD]
  15. Mémorial Sherlock Holmes I : Baudou [ROMAN]
  16. Nouveau mémorial Sherlock Holmes II : Baudou [ROMAN]
  17. Le musée de l’Holmes : Baudou & Gayot [ROMAN]
  18. Agatha, es-tu là ? : Nicolas Perge [ROMAN]
  19. Le retour de Jack L’Éventreur : J.B Livingstone [ROMAN]
  20. Un vampire menace l’empire – T1 : Gérard Dôle [ROMAN]
  21. Élémentaire, mon cher Holmes : Albert Davidson [ROMAN]
  22. Sherlock Holmes et la suffragette amoureuse : Bernard Oudin [ROMAN]
  23. Le rat géant de Sumatra : Rick Boyer [ROMAN]
  24. Morwenna : Jo Walton [ROMAN – LC avec Stelphique]
  25. La mort à ses raisons – H. Poirot : Sophie Hannah [ROMAN]
  26. Soul of London : Gaëlle Perrin-Guillet [ROMAN]
  27. Le témoignage du pendu : Ann Granger [ROMAN]
  28. Le donjon du bourreau – Frère Athelstan – T2 : Doherty [ROMAN]
  29. Maurice : E.M Foster [ROMAN]
  30. Les Mémoires de Fanny Hill – Femme de plaisirCleland [ROMAN]
  31. Watchmen – Intégrale : Alan Moore [COMICS]
  32. V pour Vendetta : Alan Moore [COMICS]
  33. Sherlock – Le guide de la série : Steve Tribe [GUIDE]
  34. Sherlock Holmes – La manoir de l’abbaye [SÉRIE]
  35. Sherlock Holmes – Le rituel de Musgrave [SÉRIE]
  36. Sherlock Holmes – L’homme à la lèvre tordue [SÉRIE]
  37. Sherlock Holmes – L’école du prieuré [SÉRIE]
  38. Sherlock Holmes – Les six Napoléons [SÉRIE]
  39. Downton Abbey – Saison 2 [SÉRIE]
  40. Broadchurch – Saison 2 [SÉRIE]
  41. Rillington Place [SÉRIE]
  42. Happy Valley – Saison 1 [SÉRIE]
  43. Sherlock Holmes – The crucifer of Blood [FILMS]
  44. Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street [FILMS]
  45. The Full MontyPeter Cattaneo [FILMS]
  46. The Dark Knight – Le Chevalier noir : Christopher Nolan [FILMS]
  47. Basil détective privé [DESSIN ANIMÉ]

Les non lus, non vus, non écrits, pourraient se retrouver pour le challenge « A Year In England » de Titine qui recommence en août…

  1. Agatha Raisin – T3 – Pas de pot pour la jardinière [ROMAN]
  2. Les étrangers dans la maison : Harvey [ROMAN]
  3. Rouge ou mort : David Peace [ROMAN]
  4. La disparue d’Angel Court : Anne Perry [ROMAN]
  5. La malédiction de la maison Foskett : M.R.C. Kasasian [ROMAN]
  6. La Rose pourpre et le Lys – T1 : Michel Faber [ROMAN]
  7. L’Amant de Lady Chatterley : D.H. Lawrence [ROMAN]
  8. Le brouillard tombe sur Deptford : Ann Granger [ROMAN]
  9. Oscar Wilde et le mystère de Reading : Brandreth [ROMAN]
  10. Meurtres en majuscules – H. Poirot : Sophie Hannah [ROMAN]
  11. Les passes-temps de Sherlock Holmes : Réouven [ROMAN]
  12. Maudit mercredi : Nicci French [ROMAN]
  13. Moriarty – Le chien des d’Urberville : Newman [ROMAN]
  14. La chambre blanche : Waites [ROMAN]
  15. Je suis Pilgrim : Terry Hayes [ROMAN]
  16. Dr Foster – Saison 1 [SÉRIE]
  17. Taboo – Saison 1 [SÉRIE]
  18. Black Mirror – Saison 1 [SÉRIE]
  19. The Fall – Saison 1 [SÉRIE]
  20. The Queen – Saison 1 [SÉRIE]
  21. Gladiator : Rydley Scott [FILMS]
  22. Blackout Ripper : Tueur en série [ARTICLES]
  23. L’opium et ses fumeries [ARTICLES]

[FILMS] The Dark Knight – Le Chevalier noir : Christopher Nolan (2008)

The Dark Knight : Le Chevalier noir est un film de super-héros américano-britannique, réalisé par Christopher Nolan (anglais) et sorti en 2008.

Basé sur le personnage de fiction DC Comics, Batman, c’est la suite de Batman Begins sorti en 2005.

Cet opus décrit la confrontation entre Batman, interprété pour la seconde fois par Christian Bale, et son ennemi juré le Joker, joué par Heath Ledger (mort le 22 janvier 2008, avant la sortie du film).

Dans la continuité de ce reboot, il s’agit de leur première rencontre, quoique légèrement annoncée à la fin de « Batman Begins ».

La trilogie se conclut avec « The Dark Knight Rises », sorti en 2012.

Synopsis : 
Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l’aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, il entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville.

L’association s’avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : nommé le Joker.

On ne sait pas d’où il vient, ni qui il est. Ce criminel possède une intelligence redoutable doublé d’un humour sordide et n’hésite pas à s’attaquer à la pègre locale dans le seul but de semer le chaos.

Distribution :
Christian Bale : Bruce Wayne / Batman
Michael Caine :  Alfred Pennyworth
Heath Ledger : Le Joker
Gary Oldman : Jim Gordon
Aaron Eckhart : Harvey Dent / Double face
Maggie Gyllenhaal : Rachel Dawes
Morgan Freeman : Lucius Fox

Ce que  j’en ai pensé :
Disons-le de suite, je n’ai jamais une mordue des Comics de super-héros. Pourquoi ? C’est mon père qui m’a fait découvrir les bédés, tirées bien souvent de l’hebdo Spirou et donc de l’écurie Dupuis.

Les comics n’étaient donc pas présent dans la biblio familiale et je n’avais aucune référence.

J’ai commencé à les découvrir vraiment lorsque tous les films de super-héros sont sortis, dans les années 2000, avec des effets spéciaux dignes de ce nom.

Et je dois dire que si j’ai adoré les premiers X-Men ou les premiers Spiderman, je suis tombée sur le cul avec le film de Chistopher Nolan.

  • La scène d’intro est jouissive et culte ! (le braquage mené par la bande du Joker)
  • Christian Bale fait un excellent Batman, sombre, torturé, sexy en diable…
  • Son majordome est un ancien Sherlock Holmes (Michaël Caine – Élémentaire mon cher…. Lock Holmes)
  • Le Joker… La Némésis de Batman. Que dire de lui ?? Un maquillage de clown qui déborde de partout, des cheveux sales et gras, un type ultra-violent, un véritable psychopathe, anarchiste et très intelligent quand il s’agit de faire répandre le chaos dans Gotham…
  • Putain, le truc de fou !! Heath Ledger qui m’avait z’ému dans son rôle de cow-boy gay (Le Secret de Broke back Mountain) m’a, ce coup-ci, foutu un grande claque en interprétant le Joker. Son interprétation est tout simplement à couper le souffle. Un véritable psychopathe. Nicholson était déjà bon, mais ici, Heat surclasse tout le monde et il n’est pas encore né celui qui nous le fera mieux que lui.
  • Joker est l’égal de Batman mais en version noire, sombre, le MAL absolu, et Nolan s’est focalisé sur ce côté « mal » pour la psychologie du personnage.
  • D’ailleurs, je me demande si le Joker ne vole pas la vedette à Batman car dès qu’il apparaît, il prend tout l’écran avec sa présence.
  • Les personnages sont profonds, changeant, ni tout blanc, ni tout noir, tout en nuance de gris, à la limite de la rupture, du basculement vers le côté obscur. Ils sont réalistes, tout simplement.
  • Le scénario est riche et le triangle amoureux ne vire pas au gnangnan guimauve. Il possède aussi une multitude de petites intrigues qui s’enchaînent pour être au final toute liées et en former une seule.
  • Nolan ne se contente pas de nous pondre un film à gros budget (180.000.000 $) avec un super héros de chez DC Comics. Que nenni, le réalisateur aborde dans son film des grands thèmes tels que la dérive sécuritaire de l’après 11 septembre, l’individualisme de la société, la passivité des habitants face à un terroriste, nous offre quelques discours politiques bien sentis et, bien sûr, la lutte entre le bien et le mal, traduite sur grand écran comme jamais.
  • Il aborde aussi les thèmes de la criminalité et de la pègre de manières très réalistes et nous offre aussi une réflexion sur la justice.
  • Chose rare, le film ne tombe à aucun moment dans un manichéisme primaire.
  • Les dialogues sont parfaitement ciselés, aux petits oignons, soignés, magistraux.
  • Le film nous surprend souvent, joue avec nous et un seul visionnage ne nous permet pas de tout capter, de tout appréhender.
  • Double Face, personnage joué par Aaron Eckhart est appronfondit, travaillé, super bien interprété et certains disent qu’il est largement supérieur à celui interprété par Tommy Lee Jones.
  • The Dark Knight est un film noir, très noir, sombre, sans édulcorant, une sorte de thriller policier possédant, en plus d’un super-héros,  ses gangsters, son argent sale et ses braquages de banques. Oh, on dirait une pub pour vanter une ville !
  • Autre scène culte et fascinante de par ses dialogues : quand Batman dirige l’interrogatoire contre le Joker et que ce dernier pousse notre héros à ses limites de violences. Batman bascule du côté obscur de la Force en cédant aux provocations et se déchaîne brutalement sur le Joker…  Le tout est terrifiant car la scène est amplifiée par l’incroyable musique d’Hans Zimmer et de James Newton Howard.
  • La musique de Hans Zimmer…. J’adore ce compositeur, tout comme Enio Morricone, et une partie de ses musiques se trouvent dans ma playlist du smartphone et j’ai un faible pour le « Why so serious ? ». Vers les 2:30, ça commence à me faire dresser les poils sur les bras. Surtout en repensant à la scène où le Joker raconte à Rachel comment ses cicatrices sont arrivées sur lui.
  • Quoi ? T’es encore à me lire alors que tu dois aller voir ce film de suite si tu ne l’as pas encore vu ???

Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda et  Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

The Full Monty : Peter Cattaneo [1997]

The Full Monty, ou Le Grand Jeu au Québec et au Nouveau-Brunswick (initialement intitulé Full Monty – Le Grand Jeu en France), est un film britannique réalisé par Peter Cattaneo et sorti en 1997.

Synopsis : 

Dans le nord de l’Angleterre, la ville de Sheffield a subi de plein fouet la crise de la métallurgie des années 1980.

Gaz est l’une des victimes de la morosité économique. Son horizon se limite aux usines désaffectées et aux friches industrielles. Séparé de sa femme, chômeur, Gaz se débrouille comme il peut pour conserver l’affection de son fils.

Dans ce quotidien plutôt terne, la venue des Chippendales, un groupe de stripteaseurs, crée l’événement.

Le succès phénoménal de ces messieurs inspire à Gaz une idée des plus saugrenues : monter son propre spectacle de déshabillage progressif.

Aidé de son corpulent ami Dave, Gaz organise une audition pour recruter les membres de la fine équipe et organiser les premières répétitions dans un hangar.

Ce que j’en ai pensé :
À l’époque, on avait beaucoup parlé de ce film et ma sœur et moi avions été le louer au vidéo-club du coin (oui, nous étions encore à l’époque des K7 vidéo !).

Les souvenirs de l’époque ? Du rire et des larmes, et surtout un sourire en forme de banane lors du visionnage du film et la bougeotte dans les jambes en entendant la bande-son.

Verdict en 2017, 20 ans après ? J’ai mal partout, j’ai vieilli, je me trémousse moins et si je le fais, ça craque de partout…

Oh pardon, je dois causer du film et pas de moi !

J’ai toujours autant adoré revoir le film qui a bien vieilli, je dois dire et la bande-son me fait toujours autant plaisir.

Le cinéma anglais a un truc que l’américain n’a pas et on le remarque dans ce film qui a tout de même une certaine finesse car jamais il ne tombe dans le racoleur ou le graveleux, même en parlant de striptease.

La brochette d’acteurs dévoile un jeu aux petits oignons, avec justesse, nous donnant des moments drôles (dans la file au Pôle-Emploi local) ou plus émouvants (quand on ne s’en sort pas parce qu’on a plus de boulot).

Il est vrai que voir ces bras cassés avec du bide, aucune tablettes de chocolat, de l’embonpoint, ne sachant pas danser monter un spectacle où l’on danse lascivement et où on montre une partie de la marchandise… ça fait peur et ça fait rire.

Un excellent film qui mélange les moments drôles avec les très touchant, un film dont le message est toujours d’actualité aujourd’hui (la crise), un film qui évite les lourdeurs, qui nous parle d’un sujet grave sans tomber dans le patos, qui nous montre comment ces gars vont tenter de s’en sortir, sans sombrer dans le grotesque.

Une comédie profonde, parce que sous le couvert de l’humour, on parle quand même de la crise en Angleterre.

Une comédie drôle et intelligente dont on ne se lasse pas.

Le coup de coeur est toujours là !

Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Sweeney Todd – Le Diabolique Barbier de Fleet Street : Tim Burton

Sweeney Todd est le nom d’un tueur en série du folklore anglais dont l’histoire a donné lieu à des adaptations au théâtre et au cinéma.

Sweeney Todd était barbier londonien qui assassinait ses clients avec son rasoir tandis que sa complice, Mrs. Lovett, se débarrassait des corps en les utilisant pour garnir ses tourtes à la viande.

En 2007, Tim Burton réalise au cinéma, toujours sous le titre de Sweeney Todd, the Demon Barber of Fleet Street, une adaptation de la comédie musicale de Sondheim (1979) avec Johnny Depp dans le rôle de Sweeney Todd et Helena Bonham Carter dans celui de Mrs Lovett.

Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street (Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street) est un film musical, entre comédie noire et horreur.

Johnny Depp et Helena Bonham Carter incarnent à l’écran ce duo maléfique et interprètent eux-mêmes les chansons du film, tout comme les autres acteurs.

Il a remporté plusieurs prix, dont le Golden Globe du meilleur film musical ou comédie et l’Oscar des meilleurs décors et Depp a été récompensé pour son rôle par le Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie et a été nommé pour l’Oscar du meilleur acteur.

L’adaptation de Tim Burton présente le personnage principal comme une victime de la société.

Résumé :
L’histoire se déroule au XIXe siècle à Londres. Condamné à tort par un juge corrompu qui désire sa femme, le barbier Benjamin Barker est exilé en Australie.

Il s’évade quinze ans plus tard et, sous le nom de Sweeney Todd, retourne à Londres, et arrive à Fleet Street où il espère retrouver sa femme (Lucy) et sa fille (Johanna) et reprendre sa vie d’antan. Il se lie d’amitié avec le jeune marin qui le transporte à Londres, prénommé Anthony.

Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie Lovett. Celle-ci l’informe que Lucy se donna la mort après avoir été violée par Turpin.

Ce que j’en ai pensé :
Je haïs les comédies musicales ! J’ai en horreur des films où on passe la moitié de son temps à chanter !

Et je vous jure que si je m’étais souvenue que ce film en était une, je n’aurais même pas pris la peine de le regarder !

Ne tergiversons pas, j’ai déjà zappé toutes les parties chantées… et pour le reste, bof, bof, bof.

Nous sommes dans du Tim Burton, pas la peine de le cacher, on sent sa patte, son design et sa méthode dans sa manière de filmer, dans les personnages, maquillés à outrance, ou dans Johnny Deep qui, en maniant ses rasoirs, avait tout d’un Edward aux mains d’argent.

On présentait ce film comme un Monte-Cristo qui, après avoir été injustement condamné, s’en revient crier vengeance.

Ouais… On repassera !

Certes, Benjamin Barker (Johnny Deep) a été condamné à tort, certes, il est revenu en bateau, repêché par un marin, certes il a perdu sa femme, sa fille et il hurle vengeance, mais là où Edmond Dantès faisait dans la finesse, dans la vengeance haut-de-gamme et taillée sur mesure, Sweeney Todd est dans la démesure et fait couler trop d’hémoglobine à mon goût.

Hémoglobine ou peinture rouge ? Anybref, trop is te veel, et l’abus d’hémoglobine tue l’hémoglobine puisqu’à la fin, on en vient à bailler d’ennui devant tous ces égorgements.

Le final a une morale sadique et je ne vous dirai pas que j’ai été surprise car depuis le début je le présentais. Trop d’indices laissaient à penser que…

La seule chose qui valait la peine d’être vue, c’est Allan Rickman, le Rogue de Harry Potter, ZE méchant par excellence, qui, dans son rôle de juge implacable et débauché valait son pesant de tourte à la viande !

Amoral, immoral, rempli de vices, bref, du grand Allan Rickman et j’aurais aimé que son personnage soit plus mis en avant et autrement qu’en chantant puisque j’ai visionné les chansonnettes en accéléré.

Putain, il y avait matière à faire mieux, bien mieux ! Déjà, en ne chantant pas…

Oui, sans les chansons, j’aurais sans doute été plus complaisante avec ce film qui a été salué par la critique (sauf aux États-Unis où c’était mitigé) et qui a remporté des prix.

Un film qui ne me laissera pas un souvenir impérissable… sauf pour les décors, tiens, qui eux, étaient réussis !

Allez, au suivant !

Lle Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

[FILMS] The Crucifer of Blood – Sherlock Holmes et la croix de sang : Fraser Clarke Heston (1991)

Sherlock Holmes et la croix de sang est un téléfilm américain réalisé par Fraser Clarke Heston (son fils), sorti en 1991.

L’œuvre est une adaptation de la pièce de théâtre The Crucifer of Blood de Paul Giovanni, elle-même adaptée du roman Le signe des quatre d’Arthur Conan Doyle, avec une fin alternative.

1. Synopsis :
En 1887, par une nuit brumeuse à Londres, la belle Irene St Claire sollicite Sherlock Holmes et son collègue le Dr Watson.

Elle demande de l’aide pour retrouver son père, qui aurait décidé de disparaître à la suite d’une mystérieuse révélation qui lui avait fait craindre pour sa vie…

2. Fiche technique :

  • Titre : Sherlock Holmes et la croix de sang
  • Titre original : The Crucifer of Blood
  • Réalisation : Fraser Clarke Heston
  • Scénario : Paul Giovanni

3. Distribution :

  • Charlton Heston : Sherlock Holmes
  • Richard Johnson : Docteur Watson
  • Edward Fox : Alistair Ross
  • Susannah Harker : Irene St Claire
  • John Castle : Neville St. Claire
  • Simon Callow : l’Inspecteur Lestrade
  • Clive Wood : Jonathan Small
  • James Coyle : Birdy Johnson

Ce que j’en ai pensé :
Comme je suis encore loin d’avoir vu tous les films ou téléfilms consacrés à mon détective préféré, j’ai choisi de récupérer une partie de mon retard dans cette catégorie.

Disons-le de suite, ce film est une adaptation « libre » du roman de ACD : The Sign Of Four – Le signe des quatre.

Libre ? Vachement libre, oui ! Déjà, ls noms des personnages secondaires sont changés, le déroulement et le final aussi.

En gros, on change des tas de trucs mais on garde le fabuleux trésor d’Agra !

Juste dommage que d’entrée de jeu, on nous explique une partie du mystère entourant l’affaire puisque nous commençons directement au fort d’Agra, pendant la révolte de cipayes, soldats entrant dans le fort au grand galop et puis on a droit à une partie de l’histoire avec le trésor qui arrive par porteur discret…

Hors, dans le roman, tout le sel se trouve dans le mystère entourant cette affaire et on apprend le fin mot (ou le point de départ) qu’à la fin du récit…

Bon, ils ne déflorent pas tout, mais la mariée est tout de même plus qu’à poil !

Une chose m’a énervé durant le visionnage : le major Alistair Ross est doublé par une voix qui ressemble fort à celle de Looping de l’Agence Tout Risques. Si la voix me hérisse déjà un peu pour Looping, imaginez ici où le personnage n’a rien de fantasque !

Hop, on quitte le fort d’Agra et direction Baker Street !

On dira que je fais toujours la même réflexion, mais, une fois de plus, nous avons affaire à un Holmes et un Watson limite croulants ! Sachant que le film est de 1991 et que Charlton Heston est né en 1923 et Richard Johnson en 1927… Faites le calcul.

Nous avons droit à l’intro avec Holmes qui sort sa seringue et un flacon où il est noté – pour le cas où on le confondrait avec autre chose : « Cocaïne 7% – et un docteur Watson qui lui parle des dangers de ce produit. Là, on reste dans le roman, comme avec les déductions sur la montre de Watson.

Entre une jeune fille qui tremble et là, quand Watson lui demande si elle a froid, elle lui répond qu’elle ne tremble pas de froid mais de peur… Heu, c’est le dialogue du « Ruban moucheté », ça !

Quand  je disais qu’ils ont changé les noms des protagonistes, au lieu d’avoir Mary Morstan qui vient demander de l’aide, on a une certaine Irene St Claire… qui ne me fait pas un bon effet tant elle a des réflexions bizarres comme lorsqu’elle dit à Watson qu’il a des yeux gentils, alors qu’elle a déjà vu des yeux méchants…

Oui, les dialogues sont parfois un peu gnangnan et là, sur le canapé, on est à deux doigt d’avoir des chabadabada entre Watson et la demoiselle. On ne passe pas loin d’un rapprochement de lèvres… On tombe vite amoureux, ici !

Bref, on sent que Watson est entièrement sous le charme de Irene, qui n’est pas Adler, mais St Claire, comme je viens de vous le dire… Watson était un amateur de sein… Saint !

Charlton Heston ne fait pas un mauvais Holmes, il a la taille, de la prestance, il poste un costume et un haut-de-forme et je me croyais sauvée jusqu’à ce que je vois la cape et la casquette ridicule portée lors de son enquête dans les bas-fonds de Londres…

Lestrade, par contre, est un imbécile fini de chez imbécile fini !! Putain, le con qu’on a fait de lui ! Certes, c’était pas la lumière, mais tout de même, là, on frôle le néant, niveau capacité intellectuelle. Sûr, il n’avait pas sa gamelle lors de la distribution de cervelle !

Que dire du reste du film si ce n’est qu’il se regarde, sans plus ? Ben voilà, vous savez tout.

Watson devient évidemment raide (oups) dingue de la belle Irene, qui lui tendra ses lèvres (celles du haut) pour un baiser passionné et passionnant…

Par contre, une grosse irrégularité : pendant que Watson tient la main de sa belle qui a eu une perte de conscience dû à un breuvage assaisonné d’opium, Holmes se lance, avec Lestrade, à la poursuite du fuyard, lui criant qu’il faut le poursuivre avec un canot vapeur du Yard…

Watson, lui, de son côté, il roucoule toujours… et ensuite, on le retrouve dans le canot vapeur du Yard, avec Holmes, Lestrade, Gregson… et sa belle Irene est allée se reposer au 221b !

Là, faudra qu’on m’explique comment ils ont fait. Watson devait avoir la vitesse d’un Bip-Bip poursuivit par le Vyl Coyote !!

Le final a changé ? Oui, et je l’ai vu arriver parce que j’avais éliminé l’impossible et ce qu’il me restait, même improbable, était la vérité…

Sérieusement, Qui eut cru si fier ? (mdr)

Mais nom de dieu, Watson, quel pathétique tu fais ! Là, j’ai eu envie de lui coller des baffes et des baffes ! Et des coups de pieds au cul.

Un film holmésien qui se laisse voir, sans plus, il ne révolutionne pas le genre, n’apporte rien à l’affaire du signe des quatre, les dialogues sont parfois gnangnan, les doublages fait par des voix moches qui ne vont pas aux personnages, de la romance limite eau de rose (alors que dans le roman, elle passait bien) et un final risible vu comment il est présenté, alors qu’il aurait pu être diabolique car ils avaient tout en main.

Le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Films visionnés et non chroniqués [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 32-33-34-35-36/52]

Et bien oui, je ne chronique pas tous les films que je visionne parce que le temps me manque pour chroniquer tout le monde.

Comme la fin de l’année approche à grands pas, je mets mon challenge [#LeFilmDeLaSemaine2016] à jour.

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Ben-Hur (2016) :

Jamais l’injonction « Arrête ton char Ben-Hur » n’a aussi bien porté son nom ! Hé oui, le film, bien que comportant toute les nouvelles technologies n’arrive pas donner de l’émotion… On frôle la cata, on tombe dans la cata et je n’en garderai pas un souvenir impérieux.

Une fois de plus, le bon vieux truc de la vengeance est de sortie, mais bon, ça fait un peu exagéré, la vengeance, ici.

Messala (mets ça là ?), d’origine romaine, est vénère, il a la haine sur son frère d’adoption, Judah Ben-Hur, juif, et il lui fait des misères. Jusqu’au bout, ces deux là, pas un qui pliera devant l’autre, la hargne, la haine et au final, quoi ?? Des beaux chevaux morts dans une putain de course !

Au fait, j’avais oublié que Jésus était contemporain de Ben-Hur… Cela fait trop longtemps que j’ai vu la version avec Charlton Heston.

Par contre, ce que je ne savais pas, c’est que les mors d’attelage de l’époque étaient aussi similaires à ceux d’aujourd’hui… Soit leur technologie était foutrement avancée, soit ils ne se sont pas cassé le cul à reproduire des mors d’époque… Ceux du film, je les ai souvent croisé dans toutes les bonnes selleries.

Encore moins jamais vu : Ben-Hur chute, il se retient au rênes de son quadrige, il s’y cramponne fermement, il remonte petit à petit… Heu, et les chevaux dans tout ça ???

Bon sang, pendu aux rênes, il tire dessus, et les bêtes continuent de courir aussi vite ??? Vu comment il est pendu à ses rênes, ces pauvres bêtes devraient avoir un sourire jusqu’au oreilles tant il devrait tirer dans leurs bouches !!! Invraisemblable ! Mais nous sommes au cinéma, et ça fait du suspense, alors, tant pis pour la vraisemblance…

De plus, pour avoir des chevaux aussi blancs, il faut qu’ils aient un certain âge… Au moins 10 ans… et des chevaux de 10 ans qui font ce genre de course, ça me semble un peu exagéré… On devrait utiliser des plus jeunes… Ben oui, mais ils seraient pas aussi blancs, alors !

Sinon, le Romain est un gros fils de pute d’envahisseur, il fout tout en l’air, il ne respecte pas les lieux sacrés et ensuite, il ne comprend pas pourquoi la populace de Jérusalem lui en veut de la sorte… Affligeant, mais tellement vrai !

Entre nous, si vous voulez un bon Ben-Hur, offrez-vous l’ancienne version, elle est plus belle, même avec ses trucages de merde dans les courses de chevaux… (2 Sherlock)

Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? (2014) :

Claude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt « vieille France ». Mais ils se sont toujours obligés à faire preuve d’ouverture d’esprit…Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille épousa un musulman, leur seconde un juif et leur troisième un chinois.

Leurs espoirs de voir enfin l’une d’elles se marier à l’église se cristallisent donc sur la cadette, qui, alléluia, vient de rencontrer un bon catholique.

Ce que j’en ai pensé : pas la comédie de l’année, pas de grosses poilades, mais on joue sur les clichés du français raciste alors que la haine de l’autre est dans le cœur de bien des Hommes, issus de tout horizons.

Ma foi, ça fait du bien au moral, on sourit, et Clavier ne m’a pas horripilé en jouant du Jacouille-Jacquart comme il l’a fait après Les Visiteurs.

Rabbi Jacob jouait plus sur les clichés, était plus drôle encore, mais ici on a une comédie qui se laisse regarder tranquillement sans se prendre la tête. (3,5 Sherlock)

Le prénom (2012) :

Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance. En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale…

Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.

Ce que j’en ai pensé : Depuis le temps qu’on me disait de regarder ce film pour le moment où Patriiiick, heu Vincent, annonce aux autres le prénom qu’il a choisi pour son futur enfant… Effectivement, ça valait le coup !

J’étais effarée devant les explications de Bruel sur le prénom de son fils… Je me disais, comme les autres, mais non, il ne va pas oser ?? Ben si…

Je n’ai pas hurlé de rire, mais je me suis sentie mal en pensant que certains nostalgiques des mauvais jours aimeraient donner ce genre de prénom à leur fils.

Les dialogues sont caustique et les acteurs au top, incarnant bien un couple de Gauche, bobo, on a l’ami homo et même Bruel est au top ! Ça clache de partout et tout ce que tout le monde n’a jamais dit arrive sur le tapis.

Maintenant, j’aimerais voir ce film au théâtre… là où il a commencé. (4 Sherlock)

Stricly Criminal (2015) :

Le quartier de South Boston dans les années 70. L’agent du FBI John Connolly convainc le caïd irlandais James « Whitey » Bulger de collaborer avec l’agence fédérale afin d’éliminer un ennemi commun : la mafia italienne.

Le film retrace l’histoire vraie de cette alliance contre nature qui a dégénéré et permis à Whitey d’échapper à la justice, de consolider son pouvoir et de s’imposer comme l’un des malfrats les plus redoutables de Boston et les plus puissants des États-Unis.

Ce que j’en ai pensé : Heu, je ne l’ai pas terminé et ça fait plus de 20 jours que je l’ai arrêté, c’est vous dire comme je suis pressée de voir la suite !

Je saluerai la performance de Johnny Deep méconnaissable dans le rôle de Whitey Bugler, d’ailleurs, rien à redire du casting, il est très bon, mais de ce que j’ai vu, j’ai trouvé l’affaire ennuyeuse et j’avais envie de dormir devant le film ! C’est plat… La preuve, j’ai toujours pas terminé le film au moment où vous me lisez  – si quelqu’un me lit jusqu’ici ! (5 Sherlock pour le jeu des acteurs, pas de cotation pour le film puisque je n’ai pas terminé de le visionner et que je ne le ferai sans doute jamais).

Mon nom est Personne (1973) :

Jack Beauregard, légende de l’Ouest, désire mettre un terme à sa carrière de pistolero et envisage de s’embarquer pour l’Europe. Mais un jeune admirateur, affirmant s’appeler Personne, ne l’entend pas de cette oreille. Il veut faire entrer Beauregard dans l’Histoire en l’amenant à combattre la Horde sauvage.

Ce que j’en ai pensé : Ah, la scène de l’attaque de la Horde Sauvage… Magnifique ! Et la ruse de Personne pour faire entrer Beauregard dans la légende… Super ! Et puis, pour les yeux bleus d’Henry Fonda, qu’est-ce qu’on ne ferait pas !

On sent la fin de l’Ouest, l’avancée irrémédiable du progrès l’action se déroule en 1899)…

« Personne » est décrit par le réalisateur comme une sorte de Peter Pan qui refuse de grandir et préfère se réfugier dans l’univers du conte, tâchant de faire advenir ses rêves et de conformer la réalité à son idéal.

Pas mon favori comme « Le bon, la brute et le truand » ou « Il était une fois dans l’Ouest », mais l’humour est présent et ça reste un excellent western spaghetti ! (4 Sherlock parce que Fonda a les yeux bleus).

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