Sherlock Holmes et les voyageurs du temps – T2 – Fugit Irreparabile Tempus : Cordurié & Laci

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Titre : Sherlock Holmes et les voyageurs du temps – T2 – Fugit Irreparabile Tempus

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Laci

Édition : Soleil (2016)

Résumé :
Engagé par Victoria pour retrouver Aaron McBride, un savant prétendument dangereux, Sherlock Holmes découvre que l’homme en question est un voyageur du temps, de retour d’un lointain futur pour sauver l’Angleterre de la reine elle-même.

Avec l’aide de Megan Connelly, Lynn Redstone, Marcellus Gunderson et du colonel Damiens, le détective met au jour les plans de la souveraine et tente de s’y opposer. Mais Aaron McBride n’est pas seul à se jouer du temps.

Et pour combattre un feu, il faut parfois se brûler…

Sherlock VoyageursTemps T2.inddCritique :
Je l’ai toujours dit, Sherlock Holmes à la sauce fantastique, ça passe ou ça casse, et le plus souvent, si on n’y prend pas garde, on se plante royalement.

J’avais apprécié le premier tome fait de voyages dans le temps, sans « Doc » Emmett Brown, sans Marty McFly et sans l’aide de la DeLorean DMC-12, mais avec un étrange bracelet muni de trois cadrans.

Hélas, j’ai dû attendre deux ans pour savoir la suite et je vous jure que c’est long, deux ans.

Mais maintenant, j’ai le suite et je ne lui ai pas laissé le temps de refroidir, je me suis jetée dessus de suite.

Je ferai toujours le même reproche aux Sherlock Holmes dessinés par Laci dont je trouve qu’il possède toujours des traits épais et dénués d’expressions. Ceci étant dit, les décors sont bien rendus et les dessins sont précis.

Les couleurs de l’album sont dans des tons gris, bruns, jaunes, couleurs assez froides mais nécessaires à l’histoire.

Niveau scénario, ça tient la route pour qui veut bien accepter les voyages dans le temps et comprendre certaines choses.

Si je suis capable de comprendre qu’une incursion dans le passé peut changer le futur, quant est-il quand, dans le présent, un héros part dans le super passé, change une donnée importante alors que dans son passé à lui, cette donnée était déjà présente ? Là, je perds les pinceaux, mais ce n’est pas le cas ici.

Sherlock se bat contre des ennemis puissants et il va devoir aller au feu, se brûler et risquer beaucoup pour faire cesser cette menace sur Londres et le monde entier. Batman, Superman, ils peuvent aller se rhabiller face à mon Sherlock !

Une bédé holmésienne pour les amateurs de fantastique et du détective, à déconseiller aux esprits cartésiens, tout de même ou à tous ceux qui ne veulent Sherlock que dans du terre-à-terre.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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Oscar Wilde et les crimes du Vatican : Gyles Brandreth [Saga Oscar Wilde 5]

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Titre : Oscar Wilde et les crimes du Vatican

Auteur : Gyles Brandreth
Édition : 10-18 (2012)

Résumé :
« En 1892, Arthur Conan Doyle, épuisé d’avoir crée son personnage Sherlock Homes, se retire au spa de Bad Homburg, en Allemagne.

Mais sa cure de repos ne se déroule pas comme prévue. La première personne qu’il voit est Oscar Wilde et quand les deux amis font une série de découvertes macabres parmi le courrier des lecteurs auquel Conan Doyle avait prévu de répondre, (un doigt sectionné, une mèche de cheveux et même une main), ils sentent que le jeu ne fait que commencer.

La piste les mène à Rome, au cœur de la cité éternelle, au Vatican. Le Pape Pie IX vient de mourir. Les temps sont incertains.

Pour résoudre le mystère et comprendre pourquoi l’inventeur de Sherlock Homes a été convoqué de la sorte, Oscar et Conan Doyle s’introduisent dans le cercle le plus privé de l’Eglise Catholique, où les sept hommes religieux les plus influents du monde, ont beaucoup à perdre.

Gyles Brandreth est un brillant touche-à-tout à l’excentricité So british, à la fois journaliste, producteur de théâtre, homme d’affaires, acteur…

Inconditionnel d’Oscar Wilde, il a toujours vécu sous le signe du célèbre dandy. Grâce à sa connaissance profonde de l’œuvre et de la vie du poète, il a su restituer le génie du personnage, dont les enquêtes connaissent un franc succès dans le monde. »

sqlg160rome_piazza-san-pietro.400Critique : 
Mon vieil ami Oscar Wilde m’avait donné rendez-vous à Hombourg, une ville d’eau en Allemagne où nous avons, par chance, croisé le docteur Arthur Conan Doyle.

Vu qu’on avait rien à faire dans cette ville, vu que Oscar et moi étions épuisés de ne pas parler et vu qu’on venait d’envoyer une main et un doigt embaumé à Sherlock Holmes, nous mîmes le cap sur Rome avec Doyle pour résoudre cette affaire étrange.

Pourquoi Rome et la citée Vaticane ? Parce que les indices laissaient penser que c’était là qu’il fallait aller, nom de Dieu !

Autant certains tomes commençaient de suite avec une ou plusieurs morts suspectes, ici, les cadavres devront se faire attendre, sauf si la main droite et le doigt embaumés reçus par Holmes au 221b venaient d’assassinats tout frais.

Sherlock Holmes ? Oui, oui, Sherlock Holmes au 221b ! Non, je n’ai pas abusé de mojitos, oui il s’agit bien des aventures d’Oscar Wilde, mais Conan Doyle avait un accord avec la poste de Marylebone qui rassemblait toutes les lettres destinées à Holmes et la poste les transmettait à son éditeur qui faisait suivre à l’ami Arthur puisque la rue s’arrêtait au n°100.

— Non, regardez l’étiquette sur l’emballage. Elle a été adressée à Holmes, 221b, Baker Street, Londres. Évidemment, cela n’existe pas. La numérotation de Baker Street s’arrête à 100. Le bureau de poste du quartier de Marylebone a l’amabilité de rassembler les lettres et de les transmettre à mon éditeur.

Anybref ! Voilà donc Oscar Wilde et Arthur Conan Doyle qui débarquent au Vatican et dans une Rome sous le soleil, exactement.

Pour une fois, ce n’est pas Robert Sherard le narrateur, mais Conan Doyle himself et je vous avoue que ce fut du petit lait de suivre son récit, lui qui est déjà fatigué de son excentrique détective mais qui reconnaissait qu’il lui faisait trèèès bien gagner sa vie.

Certes, moins de cadavres dans cette affaire, d’ailleurs, originalité, on n’est même pas sûr que quelqu’un est mort, qu’il y a là-bas un crime impuni, mais une aura de mystère plane sur la cité et Oscar est bien décidé à faire toute la lumière.

« Fiat Lux » pourrait-il même dire à la fin.

Enquête inhabituelle, mais elle ne fut pas ennuyeuse pour autant car j’ai dévoré les 400 pages en deux seulement tant j’ai pris plaisir à suivre les déambulations de nos deux amis dans la ville éternelle, entrer dans la cité du Vatican, causer avec des cardinaux…

Une fois de plus, les talents de déductions et d’enquêteur d’Oscar Wilde vont se révéler judicieux, Conan Doyle étant là pour être son faire-valoir, ne sachant pas toujours où son ami veut venir, mais cela lui donnera des bonnes idées puisqu’il vient de doter Sherlock d’un frère, Mycroft, copié en partie sur Oscar.

C’est frais, c’est bourré d’humour et de petites répliques de Wilde qui font que votre journée est meilleure, plus ensoleillée, plus gaie. Tiens, il parle même à trois reprises de « Belette »…

— […] C’est de l’hermine ? Ça ressemble plus à un manchon de dame qu’à une étole pontificale.
— C’est une belette ! annonça Cesare Verdi avec un éclat de rire.

— Dans ce cas, fit mon ami, qui alluma une cigarette, puis souffla l’allumette, contentons-nous de supposer qu’il n’était intéressé que par une belette ou une hermine, comme Breakspear.

— Prenez cette histoire de goûter à toutes les espèces animales. Manger de la belette, de l’hermine et du porc-épic. C’est grotesque.

De plus, le roman est parsemé de références à l’univers holmésien et c’est le pied.

— Je ne l’ai pas « deviné », déclara Oscar, indigné. Je m’autorise de temps en temps un « élan d’imagination », mais jamais je ne « devine ». Comme vous le dirait Holmes, l’ami d’Arthur, élaborer une théorie avant d’avoir réuni les données est une erreur capitale. On se met insensiblement à tordre les faits pour les accorder à la théorie, au lieu de faire l’inverse.

— Ne supposez jamais, Éminence. Comme vous le dirait Sherlock Holmes : c’est une règle d’or.

— « Lorsqu’un fait semble contredire une longue série de déductions, c’est invariablement qu’il possède une autre interprétation. »

Pas de courses-poursuites, pas de suspense tendu comme une corde de violon ou de string, mais une bouffée d’air frais, un plaisir de lecture une fois de plus et mon seul regret est que je n’ai plus qu’un tome à lire dans cette série.

Oscar Wilde va me manquer ensuite, c’est sûr !

— Nous allons entendre une histoire de Sherlock Holmes, n’est-ce pas, Mr Wilde ? C’est ce qui nous a été promis.
— C’est par Sherlock Holmes que tout commence, précisa Oscar pour allécher son auditoire.

— « Que mes amis se partagent ma bibliothèque ! »

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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