Dies irae – Les larmes de sang : Marie Nocenti

Titre : Dies irae – Les larmes de sang

Auteur : Marie Nocenti
Édition : IS (24/08/2018)

Résumé :
Le 29 décembre 1890, le massacre des Sioux à Wounded Knee marque la fin des guerres indiennes.

De passage dans la région, John Parker va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie. Malgré les préjugés, il épouse une Indienne et deux enfants naîtront de cette union heureuse.

Mais en cette fin du dix-neuvième siècle, ceux qui osent se mélanger sont encore l’objet de la haine et de l’incompréhension.

Leur bonheur bascule brutalement dans l’horreur quand sa femme est retrouvée morte. Ses assassins ne seront jamais retrouvés.

Devenus adultes, la vie des enfants de John sombre à nouveau dans la violence quand le destin met sur leur chemin les meurtriers de leur mère.

Déchirés entre deux cultures, rejetés par leurs peuples respectifs, ces jeunes métis, ni blancs ni indiens, vont devoir se battre contre les préjugés pour faire triompher la justice et trouver leur place dans la société.

Critique :
Émotions… C’est le mot qui me vient à l’esprit pour résumer ce roman qui m’a emporté très loin (non, je ne fais pas de la pub pour le blog Émotions de Yvan).

Dies iræ… Jour de colère en latin, pour ceux qui n’auraient pas fait leurs classes du temps de César.

Il est normal que le jour de colère nous donne des émotions en plein dans le cœur.

Colère devant le massacre de Wounded Knee, dont nous n’en saurons pas plus dans le roman, puisqu’il commence juste après, par la rencontre entre un Blanc avec plus de plomb dans la cervelle et d’empathie pour les Indiens que la plupart de ses semblables et une jeune Indienne au caractère fort et intrépide.

Émotions pour ces deux personnes que tout oppose mais qui, pourtant, finiront pas s’aimer et faire des enfants. Deux cultures que tout oppose, deux peuples aussi dissemblable que possible et qui, pourtant, arrivent à trouver un terrain d’entente puisque chacun fit des efforts pour l’autre.

Colère devant ces deux gosses qui n’arriveront jamais à trouver leur place au sein des autres, leur double culture faisant d’eux des parias, puisqu’ils n’appartiendront jamais entièrement à l’une ou à l’autre.

Colère devant le comportement de certains Hommes Blancs, ce qui donnera une multitude d’Émotions lors d’une scène particulièrement horrible et émouvante.

D’ailleurs, je porte plainte pour la police d’écriture un peu trop petite et qui est devenue illisible suite à l’arrivée d’eau dans mes yeux à cause d’une scène trop éprouvante et trop émouvante.

Voilà un roman, qui, comme les deux peuples opposés que sont les Blancs et les Indiens et les enfants nés de ces unions, va jouer sur l’ambiguïté des émotions, nous faisant passer de scènes plus tendres, plus douces, à celles plus violentes, plus dures, nous donnant une lecture qui, sans cesse, mêlera toutes ses sensations, pour mon plus grand plaisir.

J’aime quand un auteur sort le meilleur de sa plume, quand il m’accroche avec ses phrases, ses métaphores, ses descriptions de paysages ou ses conditions météorologiques qui, comme les Hommes sur ces Terres et à cette époque, ne sont jamais tendre.

Dès la première phrase, l’auteure m’a happée, m’emportant direct dans son histoire, dont les premières pages étaient jonchées des cadavres Indiens ensevelis dans la neige, me faisant vibrer avec ses personnages du ranch Parker, tous bien calibrés, détaillés, sans en faire trop.

Bref, le genre de personnes que l’on aurait envie de croiser dans la réalité et pas seulement dans un roman.

Un roman western différent des autres, un roman magnifique, qui emporte son lecteur dès les premières paroles et l’entraine dans vingt années qui, malheureusement, passeront trop vite.

Un récit bouleversant par moment, émouvant par d’autres, tendre, dur, violent, âpre, car vous le savez, dès qu’il y a la présence des Hommes, la dualité est là aussi : ils peuvent faire du bien, mais aussi le mal, entrainant par là même une dualité dans nos ressentis : colère ou apaisement.

Un roman que j’ai pris plaisir à dévorer, un roman dont on sent bien que l’auteure s’est documentée pour coller au plus juste dans les rites Indiens (Sioux) et dans l’Histoire de cette époque, lui donnant un réalisme qui a ajouté du plaisir à la lecture.

Un roman qui a été trop court, une fois de plus et dont les mots me manquent pour en parler mieux : putain, qu’est-ce qu’il était bon, ce roman.

Je remercie les Éditions IS pour l’envoi de ce roman car ils ont déposé un bol de crème devant un chat affamé de ce genre de mets littéraire.

Les indiens peuvent vivre dans la pauvreté, mais une pauvreté digne, pas dans cette misère dégradante, humiliante qu’ils subissent au quotidien. Il reste tant de chose à faire, tant de combats à mener pour retrouver l’honneur et la dignité qui vont de pair avec de bonnes conditions de vie.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019), Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et le RAT de l’Épouvante chez Chroniques Littéraires – Automne, plaid et cocooning (392 pages).

 

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27 réflexions au sujet de « Dies irae – Les larmes de sang : Marie Nocenti »

  1. Quand on aime à ce point les parures de plumes c’est au Lido qu’il faut aller bosser! lol 😂 Bon… ok… toi c’est plutôt les chevaux et au Crazy Horse il y a pas de plumes ! 🤣

    Ouaip… la vie des zindiens c’était dur… et franchement pas drôle… et la vie des métisses c’est jamais drôle quelque soit les origines des parents! J’ai une nièce métisse… et comme Meghan (la gredine qui m’a piqué Harry!!!) elle ne sait jamais quelle case cocher si on lui demande quelle est sa couleur! 🤔

    Anybref… trop dur et trop réel pour moi comme lecture! 😔

    Quoi? Mes histoires de serial killer c’est pas pour les bisounours? 🤨 Certes! Mais ça n’existe pas! Enfin… pas comme les romanciers le disent ! C’est de la fiction! 😬 Enfin… dans 99% des cas… c’est ce que je me dis si il fait déjà nuit quand je sors du travail… 😬

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    • La grande Zoa ? Chanson de Régine (je l’ai entendue hier, samedi soir). Mais pourquoi pas bosser au Crazy Horse ? Sauf que je ne sais plus trop lever les jambes de la sorte…

      Pourtant, les métisses, ils sont souvent très beau !! Surtout les mecs (ben quoi, j’aime les mecs, moi !). Dommage que l’Homme soit si bête, il pourrait tirer profit de toutes les cultures et au lieu de ça, il refuse tout et casse tout.

      QUOI ?? Les serial killer existent ??? Mais que fait la police ??

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      • La police? Ben elle fait des contrôles radar et te fiche des pv pour 3km/h de dépassement… et vérifie que tu as bien payé toutes tes vignettes et engraissé le garagiste en contrôle technique… c’est plus rentable et plus peinard que de retrouver Jack The Ripper! Ou que d’enregistrer une « simple » plainte pour violence conjugale, non présentation d’enfant, ou injure ou menace dans des lieux publics même avec témoins…

        Vu leurs moyens ils font ce qu’ils peuvent… évidemment… ce n’est pas tant au flic de base qui a ses consignes (dissuader les gens de porter plainte pour ne pas faire grimper les stars)… moi ce qui me dégoûte c’est surtout le fossé entre ce qui se passe en vrai sur le terrain et ce que les politiques au pouvoir en disent dans les médias! 😡

        Aimé par 2 personnes

        • Le fossé se creuse de plus en plus et on ne le rebouchera jamais, on va dans le mur, à tous les niveaux. Souviens-toi que le 05/11/2018, je l’ai prédit !! 😆

          Je ne voudrais pas être flic, quand ils ne sont pas là, on râle et quand ils sont là et que tu te prends une prune, tu râles aussi. Quand ils exfiltre un bourgmestre bourré plein, on râle, mais si on pouvait faire sauter nos infractions, on le ferrait aussi.

          Bref, sont plus fort pour te dire de tenir ton clebs en laisse, à la campagne, que pour le reste. Vu leur salaire et comment on les juge, je n’en ferais sans doute pas plus non plus.

          Une fois les dégoutés partis, il ne reste que les dégoutants…

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      • Crotte de bique! J’avais écrit SATS… pas stars! Pfff! Ce correcteur à la con…

        Ouais ils sont magnifaïïïïkes mes neveux! Le père aussi d’ailleurs car de son côtés c’est une sorte de melting-pot du métissage sur plusieurs générations (antillais, indiens, africains…)! Le problème c’est qu’ils ont beau être beaux et adoooorables et bien élevés ils sont toujours trop foncés pour les fachos… et pas assez identifiés à la culture minoritaire de la branche paternelle pour pouvoir s’appuyer dessus dans leurs identifications… le métissage c’est pas seulement une question de peau. C’est aussi une question de naviguer entre deux eaux sur le plan des repères culturels… voire religieux… et s’y retrouver est souvent difficile pour les jeunes.

        Tu sais tout ça avec le livre que tu viens de lire! 😁

        Aimé par 2 personnes

        • J’avais corrigé, le clavier n’ayant plus aucun secret pour moi 😆

          Pour les fachos, on est toujours trop foncés, bientôt, on n’osera plus aller se faire bronzer !!

          Les enfants d’immigrés, ceux de la deuxième ou troisième génération vivent ça aussi : les belges ne les considèrent pas comme des belges et au maroc ou dans le pays d’origine de leur parents, on ne les reconnait pas comme des marocains ou autres puisqu’ils sont né en belgique et vivent là-bas.

          Même avec les premiers parti, mon collègue me disait toujours que lorsqu’il retournait au maroc, on lui trouvait un accent (belge), vu qu’il ne parlait pas sa langue assez souvent, et donc, on lui disait « ah oui, toi, tu es de là-bas », avec une sorte de mépris puisqu’il était parti…

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          • Et ça c’est quand ils parlent encore la langue des aînés ! Moi je vois de plus en plus de jeunes de la 4e génération qui ne parlent pas un mot d’arabe ou de dialecte de la région d’Afrique où reposent leur ancêtres mais qu’on renvoie toujours à leurs « origines » qui remontent à plusieurs générations ! À ce titre là je serais Belge moi! 😁 mais c’est pas toi qui me rend le reprochera! 🤣😂😘

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            • À ce titre là, je serais française !! Comme quoi…

              Je trouve honteux que l’on demande aux « immigrés » de s’intégrer, alors que nous, bien souvent, nous nous foutons de notre Histoire ou de notre culture, mais on l’impose aux autres. Lorsqu’on me parle d’intégration, je demande toujours à la personne ce qu’elle ferait, elle, si elle devait quitter son pays pour un autre… Je te parie qu’on chialerait le jour de notre fête nationale, qu’on chercherait les compatriotes, notre cuisine, notre bouffe et toussa toussa. On serait plus Belge ou Française ailleurs que dans nos pays !

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              • C’est très juste! Le sentiment national tient souvent à bien peu de chose en réalité… on en parlait l’autre fois mais on demande aux arrivant de connaître nos institutions alors que la majorité des locaux qui ont le droit de vote ne savent même pas à quoi servent certains scrutins!

                Aimé par 1 personne

                • Putain, aucun Belge ne connait tous ses gouvernements !! Impossible… faut des sketches marrants pour arriver à comprendre, sans compter qu’AUCUN ministre ne sait ce que le 21 juillet représente chez nous (fête nationale, prestation de serment du roi Popol 1 le 21/07/1831) et j’ajouterai que notre premier sinistre de l’époque (Leterme, pour ne pas le citer) avait chanté la… Marseillaise au lieu de la Brabançonne…. Alors, niveau intégration, on va fermer nos gueules 😆 et ne pas demander aux autres d’êtres plus catho que le papa ou plus royalistes que le roi.

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