Largo Callahan – Tome 1 – Six petites gouttes de sang : Michel Robert

Titre : Largo Callahan – Tome 1 – Six petites gouttes de sang

Auteur : Michel Robert
Édition : Fleuve Noir (24/01/2019)

Résumé :
Largo Callahan vit sur le fil, écartelé entre le monde des Apaches et celui des Blancs. Le métis ne connaît qu’une loi, la sienne.

Ses passions : les armes, les femmes, et la vengeance, car il a juré d’expédier en enfer les assassins de son père.

Avec sa bande de hors-la-loi, il écume l’Ouest, toujours prêt à un mauvais coup, du moment que ça rapporte.

Jusqu’au jour où une comtesse italienne, aussi belle que mystérieuse, lui propose une mission dangereuse et bien payée.

Largo, ayant cruellement besoin de dollars, accepte. Mais cette aventure va l’entraîner bien plus loin qu’il n’aurait pu l’imaginer. Sur un territoire où le danger n’a rien d’humain.

Critique :
Un western, ça faisait longtemps, tiens… (juste un mois).

Une petite chevauchée avec des Tuniques Bleues, même sans le sergent Chesterfield et le caporal Blutch, ça ne se refuse pas, surtout que Josh Kendall avait tout l’air d’un gai luron, lui qui avait culbuté la fille du colonel Belker, commandant en second du Fort Riley…

Alors que nous étions pris dans une embuscade avec les Apaches, je me suis rendue compte que j’avais joué le mauvais chameau et suivi un personnage secondaire qui n’allait plus intervenir ensuite.

Bon sang, mais c’est bien sûr ! Dans le titre, c’est le nom de Largo Callahan qui s’y trouve, pas celui de Josh Kendall. Sherlock Holmes se gausserait de moi, je n’avais pas observé et pire encore, je n’avais pas vu !

Les westerns, je les aime aussi avec le bruit des armes à feu, le tout durant de grande chevauchée, de bivouac dans la nature, d’attaques de train, ou d’autre chose car je n’ai rien contre les mauvaises fréquentations des hors-la-loi et des bandits.

Là, j’ai été servie puisque maintenant je fais partie de la bande le Largo Callahan et ses membres sont devenus des copains. On a tout fait ensemble, alors, maintenant, c’est à la vie à la mort.

Reprenant tous les codes qui font les westerns, l’auteur a su pourtant marquer son territoire et ne pas reproduire ce que nous connaissons tous et toutes. Utiliser les règles tout en les cassant, tout en les changeant, c’était un pari osé et il est réussi car Largo est un métis né d’une mère Apache et d’un père Blanc Irlandais.

Vous savez comme moi que la place du métis n’est pas aisée car il n’est pas considéré comme un Apache dans la nation du N’De (les Apaches) et si les Blancs savaient qu’il est moitié Indien, ils ne le verraient plus comme un Blanc mais comme un Homme Rouge. Bref, le cul entre deux chaises, ni l’un, ni l’autre. De quoi être vénère.

Si la partie des aventures de hors-la-loi de la bande à Callahan sont trépidantes à suivre, j’ai aussi apprécié la partie où il retourne dans la ranchiera de son peuple, retrouvant sa sœur et ceux qu’il considère comme sa famille. Cette partie était riche en enseignement et j’aurais aimé qu’elle dure plus longtemps.

Lorsque je disais que l’auteur suivait les codes du western tout en s’en affranchissant, notamment avec son métis comme personnage principal, il a osé franchir le Rubicon en sautant une barrière, de celle qui ne se franchi pas sans risque… Je n’en dis pas plus.

Ça passe ou ça casse ! Ouf, on a passé l’obstacle sans faire tomber de barre.

Cela aurait dommage de foirer son coup car l’univers était riche et rythmé, bourré de suspense, d’aventure, de personnages agréables (même s’ils auraient mérité un peu plus de nuances), ainsi que de descriptions de personnages qui donnent au roman un côté cinématographique.

Heureusement, ma lecture n’a pas tourné au fiasco dans le final et j’ai même hâte de lire la suite de leurs aventures car le premier tome se termine sur un cliffhanger de malade, limite sadique, comme tout bon cliffhanger, entre nous.

Donc, si vous aimez les westerns qui sortent un peu de l’ordinaire, des personnages intéressants, aux portraits qui auraient pu être plus nuancé, de la testostérone, une histoire de vengeance mais pas que ça, des aventures trépidantes, de l’amitié, du sexe (un peu), des Indiens, une attaque de train, des vols d’armes, une pincée d’Indiana Jones et un roman qui dépote, il est fait pour vous car il rempli sa mission de divertissement.

On ne lui en demandera pas plus…

Dommage qu’il n’y ait pas eu un ton un peu décalé pour apporter une note d’humour au récit, cela aurait ajouté du piment à tout cela. Mais bon, c’est minime comme bémol, ce n’en est même pas un vrai.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°94 et Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

14 réflexions au sujet de « Largo Callahan – Tome 1 – Six petites gouttes de sang : Michel Robert »

  1. Oh ben oui! Ça faisait longtemps!!! 😂🤣😂 En même temps, c’est ton blog, c’est toi qui commande! Et tu lis ce que tu veux na! 😉 Est-ce que j’ai envie de faire ou de lire une fiche sur la critique de la raison pure de Kant, moi? 🙄

    Aimé par 1 personne

    • Oui, ça faisait longtemps ! 😆 J’avais envie que vous sentiez un peu l’odeur d’un cheval qui transpire. Et la poudre à fusil ! 😛

      Mais qui a envie de le lire et de le chroniquer ? Bon, maintenant, si tu l’as lu, faire la chronique est le plus facile, non ??

      J'aime

      • C’est pas dit! Si tu savais le nombre d’essais de philo, socio, psycho, ou psychanalyse dont je serais incapable de faire un retour une fois la lecture finie! 🙄

        Bon… je bosse pour toi en ce moment ! Le premier volume d’Hamish MacBeth est lu… et j’attaque Agatha 18… avant Agatha 19 (à moins que ce soit 19 et 20? J’ai jamais su compter!)… Bref… des fiches à venir… Au boulot!

        Aimé par 1 personne

        • Oulà, on se réveille, Ida est au travail pour nous !! Je vire le fric comme d’hab, sur ton compte Suisse ? 😆

          Tu fais un retour rapide sur les horreurs que tu as lues et tu notes, comme d’autres le font : « me suis faite chier » ou « nul » ou « rien compris ». PTDR

          J'aime

          • Ça je l’ai déjà fait sur deux trois bouquins archi nuls dans lesquels ils défonçaient des portes ouvertes ou se masturbaient la cervelle pour rien… sans parler des torchons illisibles! Et il y a les livres auxquels j’ai appris à voler… Les livres de Dolto volent très bien… ceux de Lacan un peu moins parce que trop lourdingues… Je fais bien voler les livres sur les thérapies brèves brièvement thérapeutiques aussi… les trucs sur le psychodrame morenien…

            Aimé par 1 personne

  2. Je te reconnais bien là! Avec le western! Je l’avais noté lui! Juste pour la couverture hyper tendance 😉 Je sais c’est zarbi de mélanger Mode et Lecture, mais bon, apparemment j’ai bien senti puisque tu en fais un joli retour! Et tu fais partie de leur bande? Ça a l’air sympa ça, je peux venir?

    Aimé par 1 personne

  3. Ping : Bilan Livresque Mensuel : Novembre 2019 | The Cannibal Lecteur

  4. Ping : Bilan n°4 de décembre 2019 du challenge Polar et Thriller | deslivresetsharon

C'est à votre tour d'écrire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.