Dark Horse : Craig Johnson

Titre : Dark Horse – Une enquête du shérif Walt Longmire – T5

Auteur : Craig Johnson
Édition : Gallmeister (2013) / Points (2015)

Résumé :
Comment Mary Barsad, si douce, a-t-elle pu abattre son mari de sang-froid ? Elle a tout avoué. Et si les mobiles ne manquent pas : infidèle, magouilleur, il aurait peu avant sa mort enfermé les chevaux de course auxquels elle tenait tant dans sa grange, avant d’y mettre le feu.

Mais le shérif Walt Longmire se méfie des évidences. À Absalom, Wyoming, il décide de mener sa propre enquête …

Critique :
Wade Barsad a enfermé les chevaux de sa femme dans l’écurie et y a foutu le feu… Et elle s’est contentée de lui tirer 6 balles dans la tête ?

Moi, pour un crime pareil, je lui aurais tiré dans les genoux, coupé les couilles et le sexe, les lui aurait fait bouffer, puis, je l’aurais fait écarteler, donné aux fourmis rouges, pendu, guillotiné, éviscéré, ressuscité et puis passé à la chaise électrique avant de l’écorcher vif. Rien de moins.

Mais au lieu de donner une médaille à son épouse Mary, on l’a arrêtée et mise en prison en attendant son procès et cette brave femme qui a vu ses chevaux mourir dans un incendie est arrivée dans la prison de notre shérif préféré, Walt Longmire, policier dans le comté d’Absaroka.

La construction de ce roman mélange habillement le moment présent où notre shérif, déguisé en agent d’assurance, enquête sous couverture dans la petite bourgade d’Absalom afin de s’assurer que Mary Bardsad est bien coupable parce qu’il a comme dirait un doute et en prime, nous avons ce qu’il s’est passé 7 jours avant son immersion dans ce comté encore moins peuplé du Wyoming.

Comme toujours, pas de précipitation dans le déroulement de l’enquête, on prend son temps, on pose les bases, on présente les figurants, on installe les décors, le tout avec une plume qui manie l’humour subtil et l’art de la métaphore, sans pour autant en user et en abuser.

Lire une enquête de Walt Longmire est un dépaysement garantit, avec, en prime, les retrouvailles avec tout son équipe qui sont devenus des amis au fil des romans, sans oublier le chien, qui mènera l’enquête avec son maître et notre autre ami de la Nation Cheyenne, Henry Standing Bear, moins présent dans cet opus, comme le Basque.

Mais l’absence de son équipe de flics est atténuée par la découverte de quelques personnages hauts en couleur et fort sympathiques, tel Hershel le cow-boy solitaire ou Benjamin, le gamin à moitié-Cheyenne et sa mère, à 100% guatémaltèque et sans-papiers.

Des non-dits, des tas de choses suspectes, des magouilles, des embrouilles, de l’alcool, des chevaux, des paysages magnifiques qui donneraient envie de poéter et la violence des Hommes pour contrebalancer cela, ou c’est le contraire, c’est la nature, sa beauté et sa force qui contrebalance la violence de l’Homme.

Une fin dont j’avais senti venir l’odeur car moi aussi j’avais repéré l’anguille sous la roche, mais niveau course-poursuite, on a eu droit à une qui semblait venir tout droit des meilleurs films western ! Yahooooo !

Bref, une fois de plus la plume de Craig Johnson m’a emmenée par delà les montagnes, dans le Wyoming, retrouver des vieux potes, des amis, le tout pour une enquête pas facile, remplie de trous noirs et de pelote de laine à démêler, le tout dans une ambiance assez froide parce que les gens d’Absalom ne sont pas toujours des gens sympas, sauf quelques uns.

Allez, vivement mon prochain voyage dans l’état le moins peuplé en compagnie de mon shérif bougon au caractère d’ours, Walt Longmire.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018)  et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

Publicités

52 réflexions au sujet de « Dark Horse : Craig Johnson »

    • J’ai fait le vide dans mon cerveau, me suis dit « c’est de la fiction, de la fiction » et puis, dans ma tête, j’ai fait subir à ce mec tous les outrages de la terre possibles et imaginables !

      J'aime

      • Je comprends! Moi, petite je me couchais en imaginant que je torturais mon institutrice de CE1 qui se la pétait trop grave parce que c’était la femme du directeur! En plus quand j’avais tout bon en contrôle elle m’envoyait au coin lecture pour être sûre que je ne trichait pas! Quelle vieille truie!

        Aimé par 1 personne

        • Je les tuais aussi dans ma tête, je leur répondais dans ma tête, avec toutes les répliques qui venaient toutes seules, alors que devant, muette !!

          Là, je pourrais toujours en tuer certaines, mais bon, il y en a qui ont déjà la bonne idée de trépasser ! 😀

          J'aime

  1. Ping : Le mois américain 2017 : billet récapitulatif | Plaisirs à cultiver

  2. Oui, encore un très bon roman de ce cher Craig Johnson. Il a un goût un peu particulier du fait de son « déplacement » hors du comté d’Absaroka. mais le Walt en agent d’assurances, ça vaut son pesant de cacahuètes.
    Tu me tenterais… si je ne l’avais déjà lu… 😉
    La bise…

    Aimé par 1 personne

C'est à votre tour d'écrire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s