Les carnets secrets de Sherlock Holmes : June Thomson

Titre : Les carnets secrets de Sherlock Holmes

Auteur : June Thomson
Édition : Le Masque (1993)
Édition Originale : The Secret Chronicles of Sherlock Holmes
Traducteur : Jef Tombeur

Résumé :
SIR Arthur Conan Doyle n’avait pas tout dit des enquêtes menées par le plus renommé des résidents de Baker Street et pas son inséparable compagnon, le fameux Dr WATSON.

Élémentaire …

Au hasard des successions et des péripéties de la vie, une pleine malle de cahiers en est venue à tomber dans les mains d’un obscur orthodontiste, du nom de Watson lui aussi. Il les fait publier.

Ainsi nous sont révélées les solutions d’énigmes encore inconnues, dans un Londres où le pas des chevaux des cabs s’étouffe dans le smog.

Et où le bon Mr Holmes nourrit ses réflexions des senteurs du tabac de sa pipe et des charmes sulfureux de ses chères seringues…

– Préface
– L’affaire de la chambre Paradole
– L’affaire du prodigieux Jacquemart
– L’affaire de la pie voleuse de Maplestead
– L’affaire du spécialiste de Harley Street
– L’affaire de la vieille servante russe
– L’affaire de l’empoisonnement de Camberwell
– L’affaire du rat géant de Sumatra
– Appendice (par John F. Watson)

Critique :
Ah, la bonne vieille boîte en fer blanc appartenant au docteur Watson… Ou la malle, ça marche aussi…

TOUS les auteurs d’apocryphes holmésiens ont commencé leurs préfaces par de vieilles valises, des vieilles malles, des vieilles boîtes, des lettres, trouvée chez un notaire ou dans un coffre à la banque… à croire que Watson en a semé partout.

Bref, c’est dans une boîte en fer blanc que l’on retrouve ces carnets appartenant au brave docteur Watson et ces aventures ne pouvaient être publiées du vivant des protagonistes.

Je peux concevoir qu’il n’y a pas 36 manières différentes d’aborder le fait que l’on publie une nouvelle du Docteur Watson lorsque l’on sait qu’il ne publia que 4 romans et 56 nouvelles !

June Thomson est toujours aussi savante dans sa connaissance canonique et c’est toujours intéressant de les découvrir ou de se replonger dedans, comme je le fais maintenant.

Ai-je vieilli ? Suis-je moins encline en prenant de la bouteille ? Mais il me semble que les nouvelles n’étaient que d’un intérêt moyen.

En fait, ce recueil de nouvelles est composé de ce que l’on appelle des untolds stories, c’est-à-dire des histoires nommées par Watson dans le canon, mais jamais narrées par lui, comme ce fut le cas avec l’histoire du « Rat géant de Sumatra » (cette histoire « à laquelle le monde n’est pas encore préparé » comme le disait si bien Holmes).

Watson, sale garnement, nous mettait l’eau à la bouche dans le canon avec des titres d’enquêtes qu’il ne nous raconterait jamais. Sadique !

Anybref, ça se lit avec plaisir, mais rien d’exceptionnel non plus.

La nouvelle sur le fameux Rat Géant de Sumatra qui termine l’ouvrage, est assez crédible, sauf en ce qui concerne le mobile. Fallait vraiment avoir la dent dure et la rancune tenace !

Un recueil plaisant à lire, mais les nouvelles ne marqueront pas durablement mon esprit, hélas. Mémoire, quand tu nous quitte…

À noter que les appendices à la fin de chaque nouvelle expliquent bien certains petits détails à côté desquels un petit chiffre est noté et qui vous y renvoi.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

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12 réflexions au sujet de « Les carnets secrets de Sherlock Holmes : June Thomson »

  1. Bon ben là tu vois ça m’en gêne moins sur le principe. Les untold stories ça s’intègre dans le canon et si l’auteur respecte la psychologie (tiens? Pas de psychologie sauvage de comptoir ce volume ?) des personnages tout va bien! Bon maintenant il faut que l’écriture reste un tantinet victorienne et qu’il y ait une intrigue solide et que ça ne soit pas juste un truc qui serve de prétexte à déployer sa culture holmesienne à la truelle comme le font trop de pasticheurs! 🧐

    Aimé par 1 personne

    • On ne peut pas faire de la mauvaise psychologie à chaque tome ! Celui de Holmes/Watson, elle « analysait » les personnages, là, elles les fait enquêter. Elle le fait « bien ». Pas trop de coup de truelle, comme tu le dis si bien. Enfin, ceci est mon avis personnel.

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  2. Vive les valises et les vieilles boites en fer blanc 😉
    C’est vrai que sur le principe c’est un peu simple, mais du moment que l’écriture suit, ça ne me dérange pas vraiment.

    Si je ne me trompe pas, ça fait un moment que ce livre est dans ma LAL, il faudra que je me décide à le lire, un jour. Même si elle n’est pas extraordinaire, une nouvelle aventure de SH ne fait jamais de mal.

    Aimé par 1 personne

    • Ils pourraient varier le principe et nous faire un Watson qui a écrit l’histoire et ensuite Holmes qui lui dit qu’il ne pourra pas la publier… On a toujours des héritiers qui ont trouvé une malle et qui certifient que le contenu est véridique 😆

      Le pastiche n’est pas exceptionnel, mais il est plaisant à lire. À une époque, c’était les vaches maigres pour trouver des apocryphes sans l’Internet et la mode n’était pas à Holmes.

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