Titre : Mon grumpy coloc de Noël 🇬🇧
Auteur : Charlie Morgan 🇫🇷
Édition : Autoédité (24/09/2025) – 217 pages
Résumé :
Elliot, 27 ans, croyait que son premier Noël en solo serait un désastre. Sa rupture encore fraîche, ses amis partis en famille, il n’avait que son appartement londonien transformé en décor de téléfilm pour combler le vide.
Quand il décide de louer sa chambre libre, il ne s’attend pas à tomber sur Adam Carter : pompier taciturne, maniaque de l’ordre, qui semble être l’exact opposé de son énergie débordante.
Dès le premier jour, c’est l’explosion des routines : guirlandes clignotantes contre détecteur de fumée, biscuits brûlés contre cuisine millimétrée. Mais sous les piques et les silences, une complicité inattendue prend racine. Elliot découvre qu’Adam porte un passé douloureux et qu’il n’a pas fêté Noël depuis des années…
Et si la magie des fêtes, malgré les blessures et les résistances, pouvait leur offrir bien plus qu’une simple colocation ?
Une comédie romantique tendre, drôle et émouvante, qui célèbre les secondes chances, les chocolats chauds partagés et les guirlandes qui clignotent un peu trop fort.
Critique :
Comme vous le savez, maintenant, mon petit rituel de décembre consiste à lire quelques romances M/M. Cela me sort de ma zone de confort et en fin d’année, je n’ai parfois pas envie de me faire serrer les tripes par un roman noir.
Une fois de plus, c’est une romance qui va mettre en scène un sunshine et un grumpy et faire en sorte que l’attelage fonctionne.
Autrement dit, on met en scène un mec joyeux qui adore Noël, ses clichés, ses boules, ses films, téléfilms, son chocolat chaud, qui sautille un peu partout, n’est pas très ordonné et qui a l’air d’un ado, face à un mec carré, maniaque, qui vit pour son job et qui déteste Noël, ses guirlandes, ses sapins et tout le flonflon qui va avec.
Celui qui déteste Noël le fait toujours parce qu’il a une blessure secrète qui se ravive à ces moments-là : décès, rupture ou autre. Ce n’est jamais parce qu’il trouve que c’est du gaspillage, un manque d’écologie, cette débauche de lumières, de bouffe, de cadeaux et un mois qui met tout le monde dans le rouge (sauf les pétés de thunes).
Le squelette du récit est le même dans toutes les romances : les deux sont aux antipodes l’un de l’autre, mais ils vont se rapprocher. Le foufou essayera de faire aimer Noël au grognon, jouera au lutin fou, fera des litres de chocolat chaud et se demandera si son colloc est homo ou hétéro.
Comme toujours, il y aura des moments de joie, puis de doute, de tristesse, avant que tout ne se termine par un happy end… À ce jour, j’ai lu plusieurs romances gays et toutes étaient montées sur le même squelette, façonnées dans le même moule, à peu de choses près.
Et c’est bien dommage, parce qu’une fois qu’on en a lu une, on a l’impression que toutes les autres sont des redites, des copiées collées. Quels que soient les romances, d’ailleurs : hétéro, homo ou à la télé (même dans des séries policières, ce sont les mêmes ressorts).
J’apprécierais que les autrices (et auteurs, s’il y en a), innovent un peu dans leurs romances et sortent des sentiers battus, des clichés habituels, du duo sunshine/grumpy et que, pour une fois, ce soit le grumpy qui gagne et qui fasse diminuer la folie de Noël du sunshine foufou (et pas pour le motif qu’il ait subi une blessure à Noël, mais pour éviter les excès).
Alors, mesdames et messieurs les autrices/auteurs, innovez un peu dans vos romances, nom de Zeus ! Certes, je n’en lis pas beaucoup et uniquement en décembre, mais si j’en lisais plus, je sentirais la lassitude pointer le bout de son nez (et après quelques romans dans le même genre, elle va arriver, la lassitude et les soupirs).
Bon, malgré mes critiques, ce n’était pas une mauvaise lecture : j’ai souri, j’ai passé un moment un peu hors des problèmes du monde, de la crise et de toutes les merdes qui arrivent.
Je peux dire que c’était un moment de douceur dans ce monde de brute et que ce récit m’a donné du repos à mon cerveau. Je ne parle pas au sens péjoratif du terme, mais au sens ou, durant cette lecture, mon esprit était apaisé et mon cerveau aussi.


