Pasó por aquí : Eugene Manlove Rhodes 🇺🇸

Titre : Pasó por aquí

Auteur : Eugene Manlove Rhodes 🇺🇸
Édition : Actes Sud – L’Ouest, le vrai (05/06/2024) – 128 pages
Édition Originale : Pasó por aquí (1927)
Traduction : Serge Chauvin

Résumé :
Ross McEwen cambriole un magasin au Nouveau-Mexique avant de s’enfuir dans les montagnes, pourchassé par Pat Garrett et sa milice. Mais l’opiniâtre shérif va bientôt découvrir que McEwen n’est pas un desperado comme les autres…

Western humaniste et nostalgique écrit par un authentique westerner qui fut lui-même cow-boy, à une époque où la frontière n’existe plus depuis longtemps, Pasó por aquí est justement considéré comme l’un des chefs-d’œuvre du genre.

Il sera porté à l’écran par Alfred E. Green (Four Faces West en 1948 – distribué en Belgique sous le titre Le Destin du fugitif. Diffusé des décennies plus tard sur une chaîne câblée, il a enfin été édité en DVD par Sidonis/Calysta, tantôt sous son titre original tantôt rebaptisé 3 000 $ mort ou vif, accompagné d’entretiens avec Bertrand Tavernier, Yves Boisset et Patrick Brion).

Critique :
♫ Il est passé par ici (Pasó por aquí), il repassera par là ♪ Il court, il court, le furet, le furet Ross McEwen ♪

Pourquoi il se carapate, Ross le rouquin ? Parce qu’il a cambriolé un magasin au Nouveau-Mexique et qu’il toutes les milices à son cul.

Pourtant, le hold-up s’est passé gentiment, sans qu’il y ait de blessé, hormis le commerçant, blessé dans son orgueil. Le shérif Pat Garrett est lancé à ses trousses.

Crapahutant dans des paysages magnifiques, Ross McEwen va devoir ruser pour ne pas se faire attraper, pour semer ses poursuivants, pour les envoyer sur des fausses pistes.

Notre cambrioleur n’est pas un mauvais bougre, il n’est même pas taiseux, puisqu’il parle avec son cheval, lui fait part de ses pensées philosophiques. Non, le cheval ne répond pas, ils ne répondent pas souvent, les chevaux.

Soucieux de s’en sortir, il économise sa monture afin de voyager loin et met an point quelques ruses et subterfuges, avant qu’un problème n’arrive à ses pieds. Certains auraient continués leur route, lui, s’est arrêté, parce que c’est un homme bien.

Ce western est très court, ave 128 pages, il est difficile de développer abondamment ses personnages, l’auteur y est donc allé au plus court et nous en capterons le principal.

L’auteur ayant été un cow-boy, on peut dire que son récit sent le vécu. Je vous rassure de suite, son histoire n’est pas en odoramat, mais on peut très bien s’immaginer que notre cow-boy ne sent pas la rose, après ses chevauchées.

Un western qui, pour une fois, est sans duel, sans morts, sans flingues tirés des ceintures, sans balles expédiées dans le buffet d’un type. Il n’est même pas crépusculaire, ni sombre, mais rempli de lumière, d’entraide et de rédemption.

Ils pouvaient être des durs à cuire, ce cow-boy, mais aussi savoir où était leur devoir et ne jamais oublier oublier que dans ces contrées isolées, la solidarité n’était pas un vain mot, mais un truc hyper important, garant de la survie de tous.

Un petit western qui se lit très vite, mais qui fait du bien au moral.