Titre : Cache-cache – Naia Thulin et Mark Hess 02 🇩🇰
Auteur : Søren Sveistrup 🇩🇰
Édition : Albin Michel (01/10/2025) – 700 pages
Édition Originale : Tælle til en, tælle til to (2024)
Traduction : Caroline Berg
Résumé :
Un, deux, on va jouer à un jeu.
Tout commence par une innocente comptine que chantent les enfants lorsqu’ils jouent à cache-cache…
Trois quatre, je vais te battre comme plâtre.
Pour soudain tourner au cauchemar…
Cinq, six, il faut que le jeu finisse.
Et réveiller le souvenir d’un passé sanglant.
Critique :
Une fois de plus, le bandeau-titre faisait des belles promesses. Ont-elles été tenues ? Oui !!
Effectivement, durant ma lecture, j’ai eu des moments d’apnée, où je retenais mon souffle et à certains moments, j’avais envie de crier « Cours, Forest, cours ». Adressé autant à des victimes qu’aux flics.
Octobre, le premier tome, était excellent et le deuxième n’est pas en reste non plus.
Le récit commence en 1992, avec un petit épisode bien glaçant, avant de revenir à notre époque, avec un harceleur dont on n’a pas envie de croiser la route, puisqu’elle se finira au terminus des prétentieux (la mort).
Il n’est jamais facile de mettre la main sur un tueur en série, surtout s’il change de victimes et que l’on n’a pas de point commun entre elles. Notre duo, composé de Naia Thulin et de Mark Hess, va avoir du fil à retordre, et les flics qui bossent sur ces affaires sordides, aussi. Surtout si certains ont tendance à ne pas vouloir écouter les idées des autres (ou leurs soupçons, leurs déductions).
Si l’auteur commence avec un premier chapitre intriguant, dont on ne sait comment il se rattachera avec la suite du récit, après, il va introduire tous les personnages. Le narrateur, omniscient, nous fera partager leur quotidien, leurs peurs, leurs interrogations,… Pas de panique, impossible de les confondre.
Avec ce genre de narration, cela donnera du rythme au roman, ajoutera du piquant, du piment et des véritables moments d’adrénaline pure et dure ! Les personnages sont bien travaillés, ou juste ce qu’il faut, mais en tout cas, ils sont réalistes.
Le suspense montera crescendo, avec quelques pics, très mauvais pour les cardiaques ou pour la tension de tout le monde. En tout cas, malgré les 700 pages, le récit restera tout le temps addictif, tout comme l’était son prédécesseur.
Bizarrement, en découvrant un personnage, je m’étais dit que c’était le coupable. C’était au vogelpik total, puisque je n’avais aucun mobile, aucun indices, aucunes preuves pour accuser cette personne. Et pourtant, j’avais bien trouvé ! Mais ce n’est que sur la fin que le mobile est apparu et à ce moment-là, je ne pouvais dire que « bon sang, mais c’est bien sûr.
Le final est encore plus rythmé que tout le reste, là, on entre dans l’adrénaline pure, dans le suspense à couper à la hache et j’ai eu la bouche sèche durant tout l’affrontement. Une fois terminé la lecture, j’étais épuisée de tant de tension, mais heureuse d’avoir lu ce second volet des enquêtes de Naia Thulin et de Mark Hess.
Mon seul et unique bémol sera qu’on n’apprendra pas comment l’assassin a pu suivre certaines de ses victimes… Pourtant, l’une des futures victimes avait déployé des ruses de Sioux pour aller se planquer. J’aurais aimé savoir comment le tueur en série avait fait pour retrouver sa trace. Juste un détail, pour le reste, tout était génial, autant le scénario, que les personnages, leur psychologie, la gestion des infos que nous apprenions, la montée du suspense, les différentes pistes suivies…
Anybref, un excellent thriller policier comme je les aime, où l’on suit l’enquête, pas à pas, et ce n’est pas ma copinaute Bianca, qui était en LC avec moi, qui me dira le contraire. Si vous ne me croyez pas, je vous invite à aller lire sa chronique !

- Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2025 au 11 Juillet 2026) [Lecture N°61].

