Titre : Vaincre ou mourir à Stalingrad 🇷🇺
Auteur : William Craig 🇺🇸
Édition : Pocket (2001) – 506 pages
Édition Originale : Enemy at the Gates: The Battle for Stalingrad (1973)
Traduction : Jacques Brécard
Résumé :
C’est à Stalingrad que les gonds du destin ont tourné. La bataille de Stalingrad, la plus sanglante de l’histoire militaire, a coûté la vie à près de deux millions d’hommes et de femmes.
Elle a marqué le début du déclin du IIIème Reich. Elle a été le signe précurseur du formidable redressement russe, qui devait aboutir à la destruction de Berlin et faire de l’Union soviétique une superpuissance.
William Craig a interrogé des centaines de survivants de la bataille, militaires et civils, russes et allemands.
Il a mêlé le récit de leurs incroyables expériences à la trame de documents restés inédits jusqu’à ce jour. Il en résulte une fresque d’une envergure exceptionnelle.
Son livre a inspiré Jean-Jacques Annaud pour son film Stalingrad.
Critique :
La bataille de Stalingrad fut terrible, fit des millions de morts, civils et militaires, et je ne spolie pas en disant qu’elle a été le tournant de la Seconde Guerre mondiale et qu’après ça, ce fut la débâcle pour les troupes du moustachu.
Cependant, malgré la couverture, ce livre n’est pas le récit du film de Jean-Jacques Annaud. Non, le cinéaste s’en est juste inspiré pour son film.
Par conséquent, je me suis retrouvée dans un livre historique au sens premier du terme. Ça passe ou ça casse.
Il m’a fallu assez bien de temps pour venir à bout de ce pavé historique, qui m’a semblé très long, du fait que l’Histoire n’était pas romancée, mais brute.
Désolée, mais pour mon petit cerveau, c’était trop. Il m’est toujours plus facile de lire un roman qu’un livre d’histoire, fût-il en livre de poche.
Il y avait énormément de protagonistes et vu que je m’attendais à lire le récit du film et me retrouver embourbée dans un récit très détaillé, très rigoureux de cette bataille, m’a pris de court.
Ce récit nous plonge véritablement dans la bataille de Stalingrad, avec des personnages réels, des témoignages qui vont nous conter les combats menés dans la ville, par des soldats, mais aussi par des civils, hommes, femmes.
L’auteur va nous parler des tactiques développées par les deux protagonistes (Hitler et Staline), ainsi que par leurs généraux et autres chefs des différentes armées présentes sur le front russe.
Bon, je ne cracherai pas sur ce livre, parce qu’il était très bien fait, bien écrit, détaillé, rigoureux et que l’auteur n’a jamais pris parti pour l’un ou l’autre camp, se contentant de raconter les faits, cette véritable partie d’échecs, grandeur nature, où les pions tombaient et ne revenaient jamais à la vie.
Malgré tout, j’ai ramé et, comme les soldats allemands, je me suis embourbée dans cette histoire.

- Challenge « American Year 3 » – The Cannibal Lecteur et Chroniques Littéraires (du 16 novembre 2025 au 15 novembre 2026) # N°29.
- Le Mois Russe (janvier 2026), chez Bianca – N°10.


