La ruche – Yvonne Chen 04 : Nicolas Lebel 🇫🇷

Titre : La ruche – Yvonne Chen 04

Auteur : Nicolas Lebel 🇫🇷
Édition : du Masque – Grands Formats (05/03/2025) – 324 pages

Résumé :
Genève. Un homme en costume s’arrête devant un sans-abri, lui donne son portefeuille, tous ses vêtements, et s’éloigne, nu, une arme à la main. À travers la vitre d’un restaurant, il fait feu sur un client avant de retourner l’arme contre lui.

Strasbourg. Une femme en accoste une autre dans la rue, avant de l’abattre et de se donner la mort. Même modus operandi. P

ourtant, les tueurs ne se connaissaient pas et ne connaissaient pas leurs victimes.À la tête des Furies, un groupe d’assassins professionnels, Alecto comprend aussitôt : quelqu’un en veut à son business, peut-être même aux Furies. Mais qui ?

Avec son équipe, dont l’indomptable Yvonne Chen, il fait face à une bande de tueurs d’un genre nouveau, pourvus d’aussi peu de scrupules que lui, et tente de sauver sa peau à l’heure où les Furies doivent affronter la Ruche.

Critique :
Le début du roman commence fort et la suite est du même acabit. Difficile de s’ennuyer… Des meurtres ont eu lieu et ils ne sont pas banals du tout, même s’ils ont eu lieu avec une arme à feu et sans mise en scène de fou.

Malgré tout, un mec qui se dessape avant d’aller flinguer un autre type et qui se suicide après, ce n’est pas banal. C’était des hommes sans histoire.

Les Furies sont sur le coup, puisqu’elles ont changé leur fusil d’épaule. Yvonne Chen est chargée d’enquêter en se faisant passer pour un flic (ce qu’elle était avant).

Alors oui, ce tome peut se lire indépendamment des trois précédents, mais ce serait un peu bête de passer outre l’évolution d’un personnage et du groupe des Furies. En débarquant dans celui-ci, vous pourriez vous trouver un peu perdu, parce que vous n’avez pas connaissance de l’univers mis en place par l’auteur. Et quel univers, quel groupe…

Si dans les premiers tomes, je n’avais pas aimé le personnage d’Yvonne Chen, depuis le troisième, entre nous deux, l’apaisement a eu lieu et maintenant, Yvonne Chen me plait bien, je la trouve toujours froide, mais moins qu’avant. Elle a toujours un côté poêle Tefal (tout glisse sur elle, rien n’attache) et pourtant, on dirait qu’elle s’est humanisée.

Ce quatrième tome est explosif, bourré d’action, de pas-de-deux entre les Furies et les autres (no spolier), de choses cachées par Alecto, qui compartimente tout dans son association d’anciens assassins et on en vient à se prendre d’affection pour eux, ces tueurs froids, parce qu’ils évitaient les dommages collatéraux, au moins.

C’est fou, tout de même : les Furies, que j’aurais aimé voir éliminées dans les tomes précédents, me sont devenues sympathiques dans ce 4ᵉ et j’en voulais aux autres Méchants. La preuve que l’auteur a réussi son coup, puisque j’en suis arrivée a apprécié les anciens Méchants.

Le récit, bourré d’action, reste néanmoins très réaliste et nous montrera comment il est possible de manipuler des personnes, sans avoir besoin d’en faire beaucoup. Une bonne histoire, les leviers adéquats, connaître les boutons sur lesquels il faut appuyer et hop, l’affaire est faite.

Un thriller qui décape, qui vous emportera dans son petit monde des assassins, des policiers et des jeux de vilains entre deux personnages qui n’avaient rien de guignol d’opérette. Quand les méchants sont réussis, le plus important est fait.

Un bon quatrième tome d’Yvonne Chen et des Furies. Je ne sais pas si nous aurons le plaisir de les retrouver dans un cinquième tome, mais si oui, je serai présente.