Titre : Le dernier coyote – Harry Bosch 04 🇺🇸
Auteur : Michael Connelly 🇺🇸
Édition : Livre de Poche Policier (2019) – 600 pages
Édition Originale : The Last Coyote (1995)
Traduction : Jean Esch
Résumé :
Suite à une grave altercation avec son supérieur, le lieutenant Harvey Pounds, l’inspecteur Harry Bosch est mis en congé d’office et sommé de consulter une psychologue afin de maîtriser son agressivité : sa réintégration au sein de la police de Los Angeles en dépend.
Harry Bosch commence par refuser le traitement, puis, poussé à bout par ses questions, révèle au Dr Hinojos le secret qui le hante : sa mère, Marjorie Lowe, une prostituée, a été tuée alors qu’elle allait enfin l’extraire du centre où, tout petit enfant, on l’avait placé après l’avoir séparé d’elle.
Et, nœud du problème, l’enquête de police qui aurait pu l’aider à accepter la réalité de ce meurtre n’a pas abouti.
Libéré par cet aveu, Harry Bosch comprend alors que, malgré l’interdiction d’enquêter qui le frappe, il doit retrouver celui qui lui a ravi l’amour de sa mère, et rouvre le dossier.
Critique :
Après une grosse passe à vide avec l’inspecteur Harry Bosch et surtout son auteur, Connelly, je me suis réconcilié avec ce dernier et j’ai repris ma lecture des enquêtes de son inspecteur bourru, au sale caractère, mais excellent détective !
Rien ne va plus dans la vie de notre inspecteur : un tremblement de terre a rendu sa maison inhabitable (pas selon son avis), il a cassé la gueule à son lieutenant, ce qui lui vaut une mise à pied (avec solde) et il doit aller voir la psychologue de la police.
Comme il rumine, en plus de bricoler, il va ressortir le vieux dossier du meurtre de sa mère, jamais élucidé, et commencer par remonter la piste, lentement, mais sûrement.
Ceci est un roman policier et non un thriller, ce qui veut dire que le rythme n’est pas celui d’un 24h chrono, même si Bosch, en une semaine, abattra plus de boulot que les flics de l’époque. C’est un pavé de 600 pages, qui va à son rythme, mais qui n’est jamais ennuyant, bien au contraire, et qui se lit assez vite.
On va en apprendre beaucoup plus sur le passé de Harry, son enfance, le métier de sa mère, sa jeunesse et c’était très intéressant. Je comprends que l’auteur précise, au début de son roman, qu’il est son préféré. Je dois dire que c’est aussi mon avis (mais je n’ai pas encore lu toutes la série des Harry Bosch non plus).
Comme toujours, la ville de Los Angeles est un personnage intrinsèque de cette enquête, ainsi que la politique (à petite dose) et les policiers, avec les bons et les mauvais éléments.
Un policier qui va à son aise, sans pour autant perdre du temps, avec un Harry Bosch tourmenté, fracassé, essayant de gérer ses problèmes de violences, ses démons intérieurs, tout en essayant de résoudre (en dehors de tout cadre légal) le meurtre de sa mère, plus de trente ans après…
Une enquête difficile, tout en introspection, et qui réservera quelques surprises, autant à Harry qu’à nous.
PS : si j’ai acheté ce roman (seconde main) et que je ne l’ai pas laissé prendre la poussière, c’est à cause/grâce à la chronique de Pierre (Black Novel 1).
3,8/5

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