Si les chats pouvaient parler – Marzio Montecristo 02 : Piergiorgio Pulixi 🇮🇹

Titre : Si les chats pouvaient parler – Marzio Montecristo 02 🇮🇹

Auteur : Piergiorgio Pulixi 🇮🇹
Édition : Gallmeister (08/10/2025) – 330 pages
Édition Originale : Se i gatti potessero parlare (2025)
Traduction : Anatole Pons-Reumaux

Résumé :
La librairie de Marzio Montecristo, Les Chats Noirs, a été choisie comme « librairie flottante » pour un événement exclusif : le célèbre auteur de romans policiers Galeazzo écrira les derniers chapitres de son nouveau roman à bord d’un bateau de croisière qui fera le tour de la Sardaigne.

Marzio n’est pas très enthousiaste — il déteste Galeazzo —, mais la librairie est en difficulté et c’est une opportunité à ne pas manquer.

Le libraire se lance donc dans l’aventure, emmenant avec lui l’inspecteur Caruso, futur membre du club de lecture des « enquêteurs du mardi », et ses deux mascottes félines, Poirot et Miss Marple.

Marzio imagine passer des vacances somme toute agréables, mais le voyage prend une tournure inattendue lorsqu’un meurtre vient troubler l’atmosphère idyllique de la croisière. Personne ne peut quitter le navire et la tension est à son comble.

Critique :
J’avais hâte de retrouver le duo de choc, constitué de Miss Marple et de Poirot. Si, si, je vous assure, ils sont un couple d’enquêteurs ! Bon, ok, c’est un couple de chats…

Si les chats pouvaient parler, que nous diraient-ils ? Plus de croquettes ? Plus d’heures de sieste ?

En tout cas, nos deux félins seront du voyage pour une croisière qui aura des allures de Mort sur le Nil, puisque l’un des passagers se fera refroidir (on y assistera dans le premier chapitre).

Alors que l’on partait sur les chapeaux de roues avec déjà un assassinat dans les premières pages, la suite fut plus lente à se mettre en place. Le récit va repartir quelques jours auparavant et nous allons suivre Marzio Montecristo, notre libraire ronchon au sale caractère, dans ses problèmes de ventes. Entre nous, s’il parlait autrement à ses potentiels clients et prenait des cours de gestion de la colère, ça irait sans doute un peu mieux…

Avant que l’on se retrouve sur le bateau pour la croisière mortelle, il faudra patienter plus de la moitié du roman. Attention, ce n’était pas inintéressant ce qu’il se passait avant, mais l’inconvénient, c’est que le Club du Mardi n’enquêtera pas sur le bateau avec Marzio. Dommage, parce que ce club de lecture, composé de fans absolus de polars, était ce qui faisait le sel et le piment du premier tome.

Bon, au moins, les chats sont là, mais pour les interrogatoires, on repassera ! Eux, ils se baladent, observent tout, mais sont incapables de désigner le coupable du crime qui a eu lieu…

Si le début est lent, une fois sur le bateau avec l’écrivain, ses proches et notre libraire au caractère acariâtre, tout va se précipiter et j’ai eu l’impression que cela allait trop vite pour la résolution. C’est dommage quand on a des problèmes de vitesse dans un polar et que cela donne un trop grand écart entre les deux moitiés du roman.

Non, le deuxième volet des enquêtes de Marzio n’est pas mauvais, il ne manquait pas de suspense, de mystères, de secrets, de non-dits et notre libraire est toujours bon enquêteur, mais il manquait les membres du club du mardi, ainsi qu’un peu plus de pages dans le final, afin de ne pas trop précipiter la résolution.

C’était, malgré mes bémols, malgré le fait que je préfère le premier, ce fut une bonne lecture détente et ce n’est pas Bianca qui dira le contraire, elle qui lisait ce polar en ma compagnie et qui pense tout comme moi pour ce polar. Allez lire sa chronique !