Noir comme l’Enfer – Bourbon Kid 11 🇺🇸 : Anonyme

Titre : Noir comme l’Enfer – Bourbon Kid 11 🇺🇸

Auteur : Anonyme
Édition : Sonatine (06/11/2025) – 500 pages
Édition Originale : The Return of Hitler (2024)
Traduction : Cindy Colin-Kapen

Résumé :
Préparez-vous au pire…
Dans la petite ville de Darkness, trois jeunes femmes ont été kidnappées. La police arrête un suspect. Surprise : son ADN correspond en tout point à celui de Jack l’Éventreur. Avant d’avoir eu le temps d’être interrogé, l’homme disparaît mystérieusement.

Une seule personne semble en mesure de le retrouver : le Bourbon Kid, le tueur le plus impitoyable que la terre ait jamais porté. Pendant ce temps, une armée de femmes robots ressemblant tout trait pour trait à Jasmine, l’ex-prostituée tueuse de démons, se met à commettre des crimes dans toute la région.

Appelés à la rescousse, les Dead Hunters, vénérable confrérie de chasseurs sanguinaires, entrent dans la danse. Toutes les pistes les conduisent bientôt vers le mystérieux strip-club d’une ville nommée Despair, où plane l’ombre d’un revenant inattendu : Adolf Hitler himself !

Critique :
Amis de la poésie, de la logique, du bon sens, du sérieux, des scénarios profonds, des dialogues intelligents, passez votre chemin, ce roman n’est pas fait pour vous.

Aucun de la série, d’ailleurs. Par contre, si vous aimez le fantastique, les vampires, les voyages dans le temps, la gaudriole, le sexe, la scatologie, les beaux culs, les récits dingues, illogiques, un peu fou, déjanté, tarés, barrés, alors, plongez dans le 11ᵉ opus de la série de Bourbon Kid.

Non, il ne faut pas chercher de la profondeur dans cette série, il faut juste la lire pour passer un bon moment un peu hors du temps, tant les romans sont déjantés, fous, dans lesquels vous pourriez croiser le diable ou être au téléphone avec Dieu.

Ayant trouvé le tome 9 très en dessous de ce que j’attendais, j’avais zappé le 10 et je suis revenue avec le 11, pour tenter le coup une nouvelle fois. Bien m’en a pris, parce qu’il était bon et m’a fait passer un moment de lecture totalement dingue.

N’oubliez pas, si vous lisez ce roman, que nous sommes dans le registre du fantastique et du complétement déjanté ! Tout est donc possible, comme la présence de Jack L’Éventreur et de Hitler.

Si dans Harry Potter, on voyageait en passant par les cheminées (en passant par les feux ouverts), dans la série de Bourbon Kid, ce sont par les chiottes, que l’on voyage. L’avantage est que l’on en trouve partout, même dans les grands magasins, contrairement aux cheminées…

Et oui, j’ai pris plaisir à retrouver les personnages phares que sont Elvis, Rex, Jasmine, Flake, Sanchez, Jasmine la star du porno et JD, qui est le Bourbon Kid, un tueur de masse, implacable et un peu taiseux.

Non, ça ne vole pas très haut, mais ce n’était pas le but de cette lecture non plus. Notre groupe des Dead Hunter vont devoir se pencher sur l’enlèvement de trois jeunes filles, sur l’apparition de clones d’un autre personnage, sur la présence d’un tueur qui est insensible aux balles, sur le fait qu’un moustachu qui ressemble à Hitler se promène dans le coin et sur les événements étranges qui se déroulent dans la ville de Désespoir, voisine de celle de Ténèbres.

L’humour est noir, féroce, scatologique, les personnages adorent s’envoyer en l’air et on se demande avec quel homme de pouvoir Jasmine n’a pas baisé ! L’écriture est assez cinématographique, on a de l’action, des moments plus calmes, un peu de réflexion, des situations cocasses, des morts à la pelle, des affrontements aux révolvers, bref, ça pétarade plus que dans un western.

Oui, c’est délirant à fond, on sourit, on se marre et on se rend compte que l’auteur boucle une boucle en faisant correspondre une partie des événements du tome 11 avec ceux du premier opus (qui était déjanté, j’avais adoré cette découverte).

Le final est assez long (sans l’être trop), intéressant, se déroulera sur plusieurs niveaux temporels et à la fin, tout est raccord, la boucle est bouclée et on sait maintenant tout sur ce qu’il s’est passé dans le bunker de Hitler, à la fin. Les Historiens n’y avaient pas pensé.

Non, ne cherchez pas du rationnel, l’auteur a dû se faire plaisir et lâcher la bride à tous ses fantasmes, ses folies narratives. C’est noir, glauque, sanglant, violent, mais je me suis bien marrée avec ce nouvel opus et ça m’a fait plaisir.

PS : à cause de Faulkner, je ne regarde plus les épis de maïs de la même manière, mais désormais, à cause de ce livre, je ne verrai plus les ananas de la même manière non plus…