Le Pire des Noëls – Spécial frayeur : Collectif (La Ligue de l’Imaginaire) 🇫🇷 ❄️🎄

Titre : Le Pire des Noëls – Spécial frayeur 🇫🇷 / 🇺🇸

Auteur : La Ligue de l’Imaginaire 🇫🇷
Édition : Livre de Poche (01/10/2025) – 240 pages

Résumé :
La Ligue de l’Imaginaire vous donne rendez-vous pour un Noël de sueurs froides et de frissons !
Onze auteurs s’engagent et offrent dans ce recueil des histoires riches en sensations fortes et en émotions. Certaines vous feront peur ou douter de la réalité, d’autres vous couperont le souffle ou vous glaceront le sang…

Vous êtes prévenus, ce sera le pire des Noëls !

En achetant ce livre, vous soutenez l’action du CTEB qui favorise l’accès au livre et à la culture des aveugles. Le Centre de transcription et d’édition en braille est une association à but non lucratif et reconnue d’intérêt général, parrainée par l’écrivain Bernard Minier. Elle agit depuis 37 ans pour adapter l’actualité littéraire en braille et tous types de projets à la déficience visuelle.

Critique :
Des nouvelles sur Noël, avec plus de frissons que de flonflons, moi, je suis pour ! Et en plus, en l’achetant, je faisais une bonne action. Le livre n’a pas eu le temps de dire ouf qu’il était déjà lu.

Attention, si vous êtes fan de téléfilms de Noël sirupeux, guimauves et bourrés de bons sentiments, vous risquez de ne pas aimer les versions de Noël proposées par les auteurs de la Ligue de l’Imaginaire.

Dans ces nouvelles, on entre dans le fantastique, mais version épouvante, frissons, peurs, saloperies, bref, rien de joyeux ! Alors, je vous rassure tout de suite, pas de quoi finir sous votre lit en ayant peur de votre ombre. Juste de quoi vous faire frissonner, augmenter votre rythme cardiaque et flipper un peu.

Les soirées du lapin chasseur (Bernard Minier) : bon, à la place du gamin, je n’aurais pas eu peur de ce que j’aurais vu, mais quand on sait ce que lui a vu, on comprend qu’il ait eu les chocottes. Une histoire que j’ai vraiment bien aimée.

Le lac (Olivier Bal) : là, je comprends que le mec ait flippé grave sa race. C’était extrêmement intriguant et le final m’a bien plu aussi.

Mon petit Jésus (Niko Tackian) : les belges ont hurlé sur la nouvelle crèche exposée sur la Grand Place, notamment en raison de son prix (et de sa mocheté – 65.000€ qu’elle nous a coûtée), mais je pense que si l’on avait proposé un petit jésus comme celui dans la nouvelle, toute la ville et le pays aurait trouvé ça malsain à mort. Chucky ou trop d’imagination ? En tout cas, j’ai eu peur et j’ai aimé.

La rose et l’épine (Eric Giacometti) : pas d’horreur, pas d’épouvante, mais un final qui m’a laissé sans voix, avec un petit sourire sur les lèvres. J’espère ne pas cauchemarder sur mon canapé…

Méchant de Noël (Cédric Sire) : une nouvelle que j’ai appréciée aussi où l’on se rend compte que tel est pris qui croyait prendre.

Le Manuel des Instructions spéciales (Erik Wietzel) : le récit se déroule dans un phare isolé, battu pas les flots et à des petits airs lovecraftiens.

Derrière la porte 29 (Sébastien Drouin) : les caves des immeubles, leurs longs couloirs, les minuteries… L’endroit parfait pour se faire un trip de terreur pure. Squeezie a des tas d’histoires horribles avec les caves des immeubles et tout le monde sait que les terreurs enfantines sont les plus terribles. Terrible !

L’envol du colibri (Alexis Laipsker) : oh la vache ! C’était vraiment malsain, mais j’ai adoré le final qui est bourré d’humour noir et de revanche.

La boîte (Franck Thilliez) : ce fut celle que j’ai le moins bien aimée de ce recueil. En fait, si dans les autres, j’ai au moins un peu frissonné, ici, il n’en fut rien. Pourtant, le pitch était bon…

Ho Ho Ho ! (Jean-Luc Bizien) : encore une nouvelle assez drôle, même si c’était de l’humour noir qui pourrait faire rire jaune. À ne pas faire lire aux enfants qui y croient encore.

La Dodecalogia dell’orrore (Olivier Norek) : du temps des premiers films, on ne savait pas capter le son en même temps que les images, il fallait donc faire ensuite les bruitages. On parle de films d’horreur et si j’avais vu venir un truc, je me suis prise l’autre dans la face. Bien vu.

Bref, un petit recueil de nouvelles pour frissonner, pour se faire plaisir, pour assassiner un peu Noël et son consumérisme, ses guirlandes, ses cadeaux, sa fameuse magie dont on nous rebat les oreilles partout.

Même si j’ai bien aimé la plupart des nouvelles, j’ai trouvé qu’elles manquaient d’un peu plus de piments pour être vraiment des récits qui foutraient bien la trouille. Bon, maintenant, si je veux vraiment avoir la trouille, il me suffit d’aller écouter les annonces de nos politiciens… mais je ne sais pas si j’y survivrai !