Titre : Alan 🇫🇷
Auteur : Jean-Marc Dhainaut 🇫🇷
Édition : Taurnada (21/08/2025) – 256 pages
Résumé :
Hiver 1948, Côtes-d’Armor. Dans un hameau isolé, quatre enfants s’évanouissent dans la nuit sans laisser de trace. Aucun témoin, aucun indice.
Très vite, la panique cède la place à la suspicion, et les regards se tournent vers une maison. Sa propriétaire traîne une sombre réputation, certains murmurent même qu’elle pratique la sorcellerie.
Mais la terreur atteint son paroxysme quand Alan, 6 ans, le petit-fils de Madenn Carvec, disparaît à son tour. Prête à tout pour le retrouver, elle devra s’aventurer au cœur des ténèbres et pousser les portes de l’enfer.
Critique :
Si j’ai acheté et lu ce roman, c’est à cause (ou grâce) à la chronique de ma copinaute Sharon. La couverture me plaisait bien aussi, parce qu’il y a un corbeau et que j’adore ces oiseaux (entre autres) très intelligents. Ils me fascinent.
Ayant tout oublié ensuite, j’ai entamé ma lecture vierge de tout savoir, si ce n’est que nous étions en 1948, en décembre, dans un hameau isolé et que des enfants allaient disparaître mystérieusement.
Il y a une chose importante à dire, sur ce polar dans lequel la grand-mère d’Alan, Madenn Carvec, va mener l’enquête, afin de retrouver son petit-fils de 6 ans : c’est un polar dans lequel l’élément fantastique est important et pas juste en trame de fond, avec les vieilles légendes du coin.
Donc, si vous n’aimez pas ça et si vous cherchez un polar habituel, passez votre chemin, parce qu’ici, nous n’affronterons pas que des êtres humains…
Une fois ma surprise passée, cela ne m’a pas dérangé du tout, étant plus étonnée qu’une femme croie au diable, mais pas à Dieu, alors que pour moi, ils sont indissociables et que si l’on croit à l’un, on croit à l’autre et que si l’on ne croit pas en Dieu, alors le diable passe à la trappe aussi. Ceci n’est que mon point de vue, pour le reste, je sais juste une chose : que je ne sais rien !
Madenn Carvec est une femme qui n’a pas froid aux yeux, qui est prête à aller affronter l’Ankou ou le diable en personne, afin de sauver son petit-fils et elle n’aura pas facile pour mener son enquête. Les gendarmes laissent déjà tomber, son beau-fils est trop rationnel pour elle et les suspects ont été désignés : les marginaux du village (une gueule-cassée de 14/18 et une centenaire, qui vit recluse chez elle).
Même si nous sommes dans le fantastique, les enquêtes restent les mêmes que pour le terre-à-terre : il faut trouver le coupable, relever les indices, ne pas suivre les mauvaises pistes, interroger les bonnes personnes (ouf, la gitane aura toutes les réponses pour Madenn). Ok, je pinaille un peu, mais bon, c’est facile, dans les romans.
Il y a des moments, dans ce thriller, qui mettent les nerfs à rude épreuve et j’ai apprécié recevoir ma dose de frissons, autrement que par le froid ou par les mauvaises nouvelles du monde. Madenn était touchante, forte tout en étant fragile, couillonne tout en étant téméraire. Humaine, tout simplement et prête à tout pour sauver son petit-fils.
L’auteur ne se contentera pas de nous pondre un polar à la sauce fantastique, mais il parlera aussi de la Première Guerre mondiale, de l’exode, de la vie dure à cette époque, du climat de la Bretagne, de ses paysages, sans jamais trop en dire, tout en nous donnant ce qu’il fallait pour que l’on comprenne bien.
Sans le savoir, j’ai donc découvert l’enfance d’Alan Lambin, qui a déjà une série de romans qui lui est consacrée, une fois adulte (6). Ce roman est l’explication du pourquoi il a exercé un tel métier. Et moi qui pensais, dans les derniers chapitres, que l’auteur avait ajouté des trucs pour étoffer son personnage adulte : que nenni ! Il faisait référence à des vraies affaires résolues par son personnage !
Une lecture qui ne manquait pas de suspense, de tension, d’effroi, de frissons et que j’ai dévorée sur une grosse soirée, tant les pages se tournaient toutes seules (mon Dieu, il y avait un esprit dans mon salon).
Une lecture plaisante, sans être exceptionnelle, mais elle m’a fait passer un bon moment de lecture et parfois, je ne demande pas plus.
PS : sans le savoir, lorsque j’ai commencé à lire ce roman, le 31 décembre 2025 (il comptera pour 2026, mon bilan était clôturé), je me suis rendu compte qu’il se déroulait en décembre et que j’allais passer le réveillon, ainsi que la nuit de Noël, avec ses personnages. Une nuit sous haute-tension, en plus !

- Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2025 au 11 Juillet 2026) [Lecture N°86].
- Un hiver polar (du 21 décembre 2025 au 20 mars 2026) chez « je lis, je blogue ».



