Titre : Pèlerinage Mortel – Frère Athelstan 17 🇬🇧
Auteur : Paul Doherty 🇬🇧
Édition : 10/18 (08/11/2018) – 336 pages
Édition Originale : A Pilgrimage to Murder (2016)
Traduction : Christiane Poussier & Nelly Markovic
Résumé :
Qui est Azrael, ce mystérieux assassin, aussi appelé « l’ange noir », qui menace Athelstan ?
La Grande Révolte a été écrasée et la paix du Roi impitoyablement appliquée. Frère Athelstan se prépare à entreprendre un pèlerinage vers la tombe de St Thomas Becket, à Canterbury, en remerciement pour la protection dont a bénéficié sa congrégation pendant la violente rébellion.
Mais les préparatifs sont interrompus quand Athelstan est convoqué dans une modeste demeure de Cheapside, où a eu lieu un violent triple meurtre. L’une des victimes était le chef de la Chancellerie secrète de Jean de Gand. Serait-ce là un acte de vengeance des Upright Men, ces rebelles qui ont survécu à la Grande Révolte ?
Au même moment, Athelstan reçoit des messages menaçants d’un assassin se faisant appeler Azrael, l’Ange de la Mort. Qui est-il et pourquoi viserait-il un frère inoffensif ? Le pèlerinage d’Athelstan pourrait-il le mener dans un piège mortel ?
Critique :
Voici qu’en six ans, j’ai réussi à lire 17 enquêtes du frère Athelstan et du coroner John Cranston.
Il faut dire que c’est toujours un plaisir à lire, notamment grâce au duo constitué d’un frère Dominicain et du coroner de Londres, qui aime la bonne chaire, le bon vin et qui n’hésite pas à dégainer son épée du fourreau (n’y voyez pas d’image cochonne).
Sans compter les descriptions détaillées du Londres, au XIVe siècle (1381), toujours précises, afin de nous donner des images de ce que c’était la vie, à cette époque. Il ne manque que les odeurs putrides et on s’y croirait. Pas trop envie d’y vivre, mais au fond de mon canapé, je ne risquais pas grand-chose.
On commence tout de suite avec trois cadavres, trois personnes qui ont été étranglées et notre frère Athelstan qui ne sait pas trop où commencer ses recherches. L’assassin, qui se fait appeler Azrael, n’a rien à voir avec le chat de Gargamel Ici, c’est de ‘ange de la mort, dont on parle. L’assassin a choisi un bon pseudo qui envoie direct du lourd.
Et comme toujours, les cadavres vont se ramasser à la pelle, l’assassin étant toujours insaisissable, les victimes ne s’étant même pas débattues ! Pourtant, lors d’un étranglement, paraît qu’on danse la gigue et qu’on se débat.
Puisque l’on parle d’ange de la mort, nous avons aussi Peter, qui voit des démons partout et qui vient chercher asile dans l’église de St Erconwald, qui est celle de notre frère préféré. Et Azrael envoie des messages de menaces à Athelstan…
Notre moine, oups, notre frère, aura bien du mal à faire toute la lumière sur ses sordides affaires, sans compter qu’il comptait partir en pèlerinage à Canterbury, tranquillou minou et que voilà que par un prompt renfort, il se retrouve avec plein de personnes voulant voyager à ses côtés.
Pour une fois, j’ai vu la lumière avant Athelstan. Bizarrement, depuis le début, un indice m’avait sauté aux yeux et j’ai suspecté un personnage, me doutant que c’était lui, l’assassin, ayant compris une subtilité dans le truc, mais sans rien savoir du mobile et du modus operandi (je n’avais pas tous les détails). Bingo !
Athelstan, prends garde à toi, j’arrive pour te faire de l’ombre et résoudre tes enquêtes à ta place. Bon, je plaisante, parce que souvent, je suis à côté de mes pompes et sans Athelstan, je n’entraverais que pouic.
Comme toujours, l’auteur a bien restitué les atmosphères de Londres, ainsi que tous les problèmes de l’époque, notamment celui de la régence, ceux d’après la grande révolte et le fait que Jean de Gand, ayant épousé Constance de Castille, avait des prétentions sur la couronne de Castille (Espagne). Des envies d’annexion, peut-être ??
J’ai apprécié que nous avions deux affaires dans ce roman, même si celle concernant Peter et ses démons était la plus simple (facile à dire une fois que l’on a eu la solution, là, je me fais un peu docteur Watson).
Une fois encore, une bonne enquête de ce frère perspicace, ce petit furet qui fouine partout, qui réfléchit et rassemble les indices. Son ami, le coroner, a fait moins de petites siestes et bu avec modération (il y a du laisser-aller, John !).

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