Le grand monde : Christian de Metter et Pierre Lemaitre 🇫🇷

Titre : Le grand monde

Scénariste : Christian de Metter (d’après le roman de Pierre Lemaitre)
Dessinateur : Christian de Metter 🇫🇷

Édition : Rue de Sèvres (22/01/2025) – 184 pages

Résumé :
La famille Pelletier

Trois histoires d’amour, un lanceur d’alerte, une adolescente égarée, deux processions, Bouddha et Confucius, un journaliste ambitieux, une mort tragique, le chat Joseph, une épouse impossible, un sale trafic, une actrice incognito, une descente aux enfers, cet imbécile de Doueiri, un accent mystérieux, la postière de Lamberghem, grosse promotion sur le linge de maison, le retour du passé, un parfum d’exotisme, une passion soudaine et irrésistible.

Et quelques meurtres.

Critique :
Bizarrement, je n’avais pas vraiment apprécié ce premier roman de la nouvelle trilogie de Pierre Lemaitre, sur l’après-guerre, mais en version bédé, j’ai adoré !

Comment est-ce possible ? En adaptant le roman en bédé, il a fallu condenser les histoires et de ce fait, je n’ai pas ressenti les longueurs du roman, ni les montagnes russes qui m’avaient fait apprécier certains passages et pas d’autres.

En version bédé, comme c’est plus concentré, que l’on a juste gardé la crème de la crème, tout est passé comme une lettre à la poste. Tous les moments de cette adaptation m’ont plu et la manière dont ils étaient présentés m’ont fait passer un super bon moment lecture.

Il m’a même semblé que les personnages avaient plus de flamboyance dans la bédé que dans le roman… Un comble, non ? Sans doute que, étant moins dilué, les faits m’ont parus plus clairs, plus simples, plus intéressants.

Tiens, j’avais même oublié le lien entre un personnage de cette nouvelle trilogie et l’ancienne, celle consacrée à l’entre-deux-guerres. Très bien amené et cela a ajouté un petit truc en plus. Comme ces meurtres, dont nous savons très bien qui est le tueur, mais pas les flics… enfin, pour le moment !

Une adaptation réussie, qui se recentre sur l’essentiel du roman, sur le primordial. Après l’avoir passé au tamis et dans un alambic, la version bédé n’a gardé que la quintessence de l’histoire et de l’Histoire (parce que celle avec un grand H est importante aussi).

Vivement la suite de l’adaptation, parce que là, je kiffe absolument et que j’ai bien envie de découvrir l’entièreté de la fresque de monsieur Lemaitre, mais en version bédé…

Comme quoi, tout est possible…