Titre : Skinwalker 🇺🇸
Scénariste : Gabriel Katz 🇫🇷
Dessinateur : Steven Dhondt 🇧🇪
Édition : Drakoo – Fantasy (27/08/2025) – 96 pages
Résumé :
1870. Une cantatrice ruinée hérite d’un manoir perdu dans les montagnes, sur les terres de chasse des créatures maléfiques de la tradition native-américaine.
Star déchue de l’Opéra, Diane Mc Lane est complètement ruinée quand un héritage providentiel lui offre un manoir dans les lointaines forêts du Montana. Escortée par un porte-flingue à la retraite et sa nièce surdouée de la gâchette, elle se lance dans un dangereux voyage vers les terres inhospitalières de l’Ouest.
Dans le décor glacé des Rocheuses, le trio va affronter un étrange groupe de gangsters mené par un chef illuminé. Leur objectif : un sanatorium abandonné, au sommet de la montagne.
Mais ces anciennes terres sacrées ne livrent pas facilement leurs secrets. Ce territoire est celui des Skinwalkers, les plus redoutables créatures de la tradition native-américaine…
Critique :
Lorsque l’on est une cantatrice déchue, qu’il ne nous reste que quelques dollars au fond du porte-monnaie et qu’un admirateur nous lègue un manoir, même si c’est à l’autre bout du pays, dans le trou du cul paumé des Rocheuses, ma foi, on ne fait pas la fin bouche et on accepte l’héritage.
Le titre et la couverture me disaient que j’allais me retrouver dans un western sanglant, peut-être avec un peu d’horreur et je n’ai pas été déçue, puisque, en fait, c’était un weird western (un mélange entre le western et le fantastique). Oui, j’ai appris un nouveau mot et vous aussi.
Ce western, c’est la rencontre improbable entre une cantatrice déchue, un vieux cow-boy sur le déclin qui a appris à sa nièce à tirer aussi bien qu’un Durango ou autre Blondin (Trilogie de l’homme sans nom).
Vous voyez le bazar ? Nos trois personnages qui vont prendre la route vers l’Ouest sauvage afin d’arriver au manoir paumé de la chanteuse d’opéra ? Épique expédition ! Drôles, aussi. Le trio fonctionne bien.
Bon, si vous n’aimez pas le fantastique, il faudra passer votre chemin, parce que la traduction du titre veut dire « Porteur de peaux » et dans les légendes amérindiennes, cela sous-entend des humains qui deviennent des monstres. Bref, nous sommes aux frontières du réel, si chères à Fox Mulder et dans ce western, il aurait pris son pied !
Le western est nerveux, amusant, possède des scènes d’action, ainsi que celles d’horreur. L’adrénaline est présente, ma tension a monté en flèche, dans le final et le lire aux alentours de la Toussaint, quand le ciel est si bas qu’un canal s’est perdu, cela rajoute un brin de terreur que l’on éprouverait moins si c’était jour de canicule.
Et puis, l’histoire se déroule en hiver, dans la neige, il fait caillant, alors, le moment était bien trouvé pour découvrir ce western mâtiné de l’élément fantastique, qui ne dépareillait pas du tout avec le genre, puisque nous étions en plein dans les légendes ancestrales du pays.
Alors oui, on pourrait trouver que le scénario est classique, mais il est diablement efficace et les trois personnages centraux donnent un supplément d’âme à ce western sanglant. L’alchimie a lieu entre eux et avec eux. On marche avec eux, on tremble avec eux et on croise les doigts pour que tout se termine bien.
Un western en un seul album, qui fait le job, celui de divertir et de foutre un peu des frissons. C’est haletant et plaisant à la fois. Une bonne pioche, que ce western !

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