Les Enquêtes de l’Inspecteur Pendergast – 06 – Danse de Mort : Douglas Preston & Lincoln Child 🇺🇸 [par Dame Ida, Nouille Orquaise]

Titre : Les Enquêtes de l’Inspecteur Pendergast – 06 – Danse de Mort 🇺🇸

Auteurs : Douglas Preston et Lincoln Child 🇺🇸
Édition : J’ai Lu – Thriller (2015/2019) – 528 pages
Édition Originale : Dance of Death (2005)
Traduction : Sebastian Danchin

Résumé :
Imaginez Sherlock Holmes…

« Mon cher Vincent, si vous lisez ces lignes, cela signifie que je n’ai pas survécu… » L’inspecteur Pendergast du FBI est donc mort ! Et c’est d’outre-tombe qu’il confie à son ami, le lieutenant D’Agosta, la mission d’empêcher un être démoniaque de commettre le forfait suprême, l’apothéose de sa carrière criminelle.

… engagé dans un combat à mort…

Mais comment D’Agosta pourra-t-il, seul, et en sept jours, déjouer un crime dont il ignore tout ? Et comment lutter contre un adversaire supérieurement intelligent : Diogène, le propre frère de l’inspecteur ?

… contre un frère plus malin que lui.

Par chance, Aloysius Pendergast se propose de revenir du royaume des défunts pour contrecarrer les desseins de son cadet – qui lui voue une haine sans égal – et se lancer dans une danse de mort… Qui le premier quittera le bal ?

L’avis de Dame Ida :
Messieurs Preston & Child, vous m’avez terriblement déçue. Je vous l’accorde, ce n’était qu’un détail sans importance ni incidence sur l’histoire…

Mais non… Non, non, non… On n’a pas retrouvé le tombeau de Néfertiti (il y en a même qui prétendent qu’elle serait dans le prolongement de la tombe de Toutankhamon et qu’on la trouverait en pétant le mur de sa chambre funéraire) et… on n’est même pas certains que la momie qu’on lui a attribuée soit forcément la sienne, puisqu’elle aurait été retrouvée dans une cache de momies où les prêtres de l’Antiquité égyptienne regroupaient les momies royales et princières des tombeaux profanés.

Bref, le tombeau de Néfertiti, c’est comme le tombeau de Cléopâtre, ou celui de Dame Ida… Bref, comme tous les tombeaux des Grandes Reines… il reste introuvable.

Cette parenthèse étant refermée, revenons-en à notre livre !

Le résumé vous demande d’imaginer Sherlock Holmes, et vous raconte qu’il est mort en laissant un petit mot à son Watson-d’Agosta, avant de revenir à la vie…

Et oui, les auteurs nous ont fait le coup de la Maison Vide : Pendergast, il est mort et puis après il est démort. Le pire, c’est que… dans le bouquin d’avant, on a essayé de le buter au fusil à lunette de la maison d’en face, comme dans la Maison Vide.

Et oui, notre Pendergast ressemble de plus en plus à Holmes ! Il a même des cachettes secrètes partout dans la Grosse Pomme, là où Holmes les avaient à Londres, qui était l’équivalent de New York à l’époque.

Et puis pas de Holmes sans un Moriarty ! Et la Pendergast en a un à sa mesure : c’est son p’tit frère.

Un sociopathe de très haut niveau et plutôt pervers qui adore les meurtres bien mis en scène et qui ne pense qu’à sa gueule et à sa vengeance qui forcément se doit d’être terrible.

Sauf que… Ce ne sera pas sans dommage pour l’un de nos personnages secondaires récurrents.

La police de New York est évidemment sur le pont et d’Agosta y a retrouvé sa place… Voilà qui le distraira de son enquête sur le pilleur de distributeurs de billets qui aime montrer sa quéquette aux caméras de sécurité.

Le Musée d’Histoire Naturelle de New York sera encore au centre de l’action, avec une formidable exposition qui devrait déchaîner positivement les foules… Avec soirée d’ouverture grandiose, buffet de caviar et champagne… Comme d’habitude quoi.

Je crois que je vais même finir par y prendre une chambre si ça continue…

On m’y a bien proposé un sarcophage égyptien de la 6ᵉ dynastie vide en me disant qu’il est confortable… et que le loyer y restera très bas à condition que je porte des bandelettes et que je fasse la sieste pendant les heures d’ouverture, ce qui ne me changerait pas trop du bureau…

Malheureusement, une certaine Brigitte, très pistonnée, a usé de son droit de préemption sous prétexte qu’elle allait perdre son logement actuel dans deux ans… Elle serait prioritaire… Ben voyons ! Pfff… De toute façon dès qu’il y a champagne et caviar, on sait qu’elle est là !

Et puis le journaliste Smithback est toujours là pour vous faire l’article tout en donnant un coup de pouce à l’histoire.

Avec Pendergast, on ne s’ennuie jamais. Suspens haletant jusqu’au bout ! Et la recette habituelle reste toujours efficace et infaillible : on laisse toujours le lecteur sur sa faim en lui balançant une bombe qu’il aimerait voir se désamorcer à la fin de chaque chapitre mais… on embraye sur un autre fil.

Bon, les fils s’entremêlent et s’entrecroisent et ça donne encore du bel ouvrage à la fin m’sieurs, dames !

Alors oui… bon… je ne suis pas certaine de la juste chronologie de certains chapitres… Et une scène énigmatique faisant brièvement intervenir un personnage secondaire d’une histoire sans rapport avec le Musée (le Tome 4 je crois) ne prendra pas son sens au moment où le livre se termine…

Alors oui… les libertés prises avec la loi par d’Agosta et Pendergast pourront aussi me questionner quant à leur pertinence…

Mais comme le roman se termine de sorte à vous obliger à lire le roman suivant toutes affaires cessantes, parce que non… ça ne peut pas finir comme ça… je vous dirai très bientôt si tous ces éléments que j’ai eus du mal à saisir étaient bien nécessaires !

  • Challenge « American Year 3 » – The Cannibal Lecteur et Chroniques Littéraires (du 16 novembre 2025 au 15 novembre 2026) # N°03 [Dame Ida].